ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Le passe sanitaire, un passe censitaire qui ne veut pas dire son nom

Il a d’ailleurs toutes les caractéristiques qui l’apparentent à un système censitaire, oligarchique. Il est le produit quintessencié d’une petite minorité qui occupe les hautes fonctions administratives, institutionnelles, économiques, politiques. Reste que ceux qui composent cette minorité, s’abritent derrière leurs diplômes. Mais pour ses membres, ceux-ci ne sont qu’une muraille de papier si on veut bien voir que tout diplôme, aussi prestigieux soit-il, n’est, au niveau qui est le sien, qu’un minimum d’aptitude. Or, au moment où l’importance des diplômes s’accroit, plus les diplômes sont élevés plus il sont survalorisés, et moins ils le sont plus ils sont dévalués.

Cela ne doit nous faire oublier la classe dirigeante à laquelle catégorie d’élite on affaire avec la plupart des membres de cette minorité dont la caractéristique est principalement dit G Bouthoul qu’ils exercent le pouvoir ou détiennent les richesses. Bref, ce sont surtout des gros bourgeois que P Rimbert du Monde Diplomatique dénomme « la bourgeoisie intellectuelle, une élite héréditaire ». Aussi tout est bon eux, tel ce dispositif pour ne plus reconnaître aux citoyens l’aptitude, le droit, la liberté de consentir ou non à une mesure, idée, concept que de manière servile ou forcée.

Pour moi, « la logique tyrannique » selon Ivan Rioufol que ce « passe sanitaire porte en lui » va de pair avec le projet d’instauration d’un régime censitaire que poursuit le gouvernement. Où, cette logique participe de la politique menée depuis 50 ans et du déclin notamment de l’enseignement public par lequel notre système d’éducation et de formation à l’intelligence de la population a cédé le pas à un système de formation et d’instruction des individus destinés à être catégorisés chacun dans une branche socioprofessionnelle, économique ou autre.

Ainsi, nous ne sommes bientôt plus capables à l’intérieur d’une même branche ou d’une branche à l’autre, et encore moins d’une génération à l’autre, de chercher à échanger, à essayer de se comprendre, à rester souverains. C’est le système censitaire en marche.


Passe sanitaire: ne laissons pas les médecins de Molière de la politique nous circonvenir

Désolé J-É Schoettl*! Le mépris de l’intérêt général se trouve chez ceux qui tiennent et aiment à se faire remarquer moins par l’ouverture de leur esprit pour le respect des libertés fondamentales que par l’ardeur de leurs passions pour « l’ésotérisme de la langue des technocrates, parfois savamment entretenu pour forcer le respect et [toujours pour] imposer la décision, comme l’ont toujours fait, tous les Diafoirus de l’économie et de la politique (Jacques Claret Professeur de lettres, auteur d’ouvrages publiés notamment aux éditions des Presses Universitaires de France) ».

Qu’on puisse dire que «L’intérêt général a aussi ses droits», n’autorise pas que «Le passe sanitaire [fasse courir un] danger pour les libertés». Car, si «L’intérêt général a aussi ses droits», ceux-ci s’arrêtent où commencent ceux qui reviennent aux libertés fondamentales comme de pouvoir que chacun puisse décider personnellement de la façon qu’il a de rendre témoignage à lui-même du bien et du mal qu’il fait. Surtout sur des sujets -comme ce qui relève ou non de l’intérêt général- et qui touchent donc à la vérité que ne possèdent pas plus ceux qui occupent la position la plus élevée que ceux qui se situent à un rang inférieur.

*Désolé! face à ce que dit dans le Figaro Vox Société du 02 08 2021 Jean-Éric Schoettl ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel de 1997 à 2007


Tertullien au secours de la liberté des vaccinations.

«Est plus vrai ce qui est antérieur» *, disait Tertullien au 2e siècle de notre ère. Il est très clair contre l’hypocrisie de tous ceux qui, profitant des populations en grand nombre circonvenues pour voir dans la science l’alpha et l’oméga de la raison et de la vérité.

Il est très clair contre ceux qui voudraient, par exemple primer l’obligation des vaccins sur les traitements médiaux, c’est faire passer ce qui est subsidiaire pour principal et principal pour subsidiaire, alors que ces derniers sont antérieurs aux vaccins de centaines et même de milliers d’années; c’est faire passer pour plus vrai ce qui l’est moins, pour antérieur ce qui ne l’est pas.

Il est très clair contre cette vision de la science et de la loi qui ne cherchent qu’à se concilier par des manœuvres habiles : cette vision de la science est fausse, cette vision, ceux qui la prônent se trompent; cette vision de la loi est mensongère, leurs auteurs mentent, se mentent et ceux qui persistent à les soutenir aussi. Tertullien, au secours donc de la liberté des vaccinations.

Ceux-ci sont subsidiaires. Ce qui n’a rien de péjoratif. Mais. Leur rôle -et c’est la définition même de la subsidiarité- peut être qu’un recours venant à l’appui des traitements médicaux que SI nécessaire pour ceux qui y consentent. Suite aux prochains numéros. Vive la liberté sans laquelle la science n’existerait pas.


Départ de Brune Poirson: notre régime présidentiel soumis à des pratiques néo-censitaires devenues monnaie courante

Le fait que la députée Brune Poirson, démissionnaire de son mandat désigne son suppléant pour lui succéder à l’Assemblée nationale est révélateur de l’un des plus inquiétants changements de système politique qu’on n’ait pu connaître jusqu’ici sur le point de se mettre en place…

Que le suppléant d’une députée de la majorité puisse de manière aussi éhontée siéger à sa place comme manière de faire du pouvoir devenant monnaie courante sans que personne seulement ne s’émeuve plus que ça du caractère manifestement antidémocratique de ce procédé a quand même quelque chose de surprenant…

Pareille situation a néanmoins de quoi nous alerter sur la nature alarmante de ce qui se prépare contre notre régime semi-présidentiel qui est la cible depuis 40, 50 ans du centrisme technocratique qui n’a jamais été aussi puissant… Et surtout aussi dangereux comme peut l’être un système néo-censitaire d’un autre temps…

Car, c’est un système de ce type qui est en train de nous tomber dessus et qui ne peut avoir d’autre finalité -si rien ne se passe que le temps qu’il lui reste pour s’imposer- que la fin programmée de notre régime semi-présidentiel et l’aboutissement des 40, 50 ans de sécession des élites dont il aura fait l’objet…


«La crise sanitaire a ressuscité le père» (hélas!) dans ce qu’a de plus rétrograde l’autorité

Si Jean Paul Mialet peut dire que la crise sanitaire «a ressuscité le père sous la forme de l’État», que ce soit pour ne pas dire qu’elle a ressuscité « le pire », le pire des pères: le père du feu qui vient dont de Gaulle voulait préserver les français de ses ravages en instituant l’élection du président de la République au suffrage universel pour que ce soit eux qui aient le contrôle de la vie politique et non les experts, lequel contrôle échappera aux citoyens quand ce feu qui vient sera sur eux pour le leur enlever.

Ce qui leur arrivera très bientôt par plus d’1/2 siècle de mode de gouvernance sous 2 cultures de l’excuse aussi opposées l’une que l’autre pour déjouer la souveraineté du peuple … et à terme la lui enlever… s’ils laissent ceux qui dirigent l’université depuis plus d’1/2 siècle continuer ce projet funeste. Ce sont eux les pyromanes de notre souveraineté. Et oui, quand ce feu qui vient sera sur eux il sera trop tard…

Ce sont eux qui dirigent l’école, la presse, le Parlement, l’exécutif, le législatif, les régions, les Départements, les Municipalités, la Police, la Justice, l’Armée… Ce sont eux qui divisent le peuple contre lui-même pour les asservir. Je dis qu’il l’asservira d’abord parce que c’est déjà le cas, mais c’est pour dire surtout qu’il n’en sortira rien de bon…

Et si Jean-Paul Mialet peut dire que «La crise sanitaire a ressuscité le père» ce ne peut être comme on vient de le voir dans ce que l’autorité a de plus rétrograde… Parce que même la science et a fortiori la science doit être contrôlée par le peuple. Et puis, un scientifique doit n’être rien de moins ni de plus qu’un citoyen comme les autres…


Ce que E Macron veut surtout «Inscrire… dans la Constitution», c’est moins «la défense de l’environnement» que celle de la politique menée depuis 50 ans

«Inscrire la défense de l’environnement dans la Constitution», c est le type même de stratagème qu’on nous sert à la fin de chaque mandat présidentiel.

On nous a fait le coup sous Hollande, et même déjà sous N Sarkozy voire sous J Chirac… Ce type de stratagème est une évolution de la machine en action surtout depuis VGE et qui n’était plus aussi performante sous J Chirac et sans laquelle évolution jamais N Sarkozy, F Hollande ou E Macron n’auraient pu se faire élire…

Dès lors, et grâce -disons- à cette évolution, ce type de stratagème est à l’honneur à chaque fin de mandat présidentiel, ce du moins jusqu’au jour où il ne sera plus performant à son tour.

Il consiste à fédérer un électorat de bric et de broc de 20 à 30% voire plus, autour d’une idée assez fourre-tout mais séduisante qui apporte au candidat sortant que sera E Macron en 2022 non tellement une force pour lui-même, pour tenter de se faire réélire; Non.

Mais un réservoir où puiser ce qu’il en restera qui permette la victoire du candidat de substitution que décidera de soutenir la classe dirigeante pour se reconduire; ce bien sûr derrière le nouveau chef d’État, qui ne sera que le nouveau porte-étendard d’un système: celui qui devra passer pour le énième sauveur que chacun attend…


UNE ODE AMÉRICAINE, 1 film pour nous rendre surtout oublieux de ces esprits supérieurs qui dérangent… »

Un film très certainement comme on sait les faire à Hollywood pour être attractif et assez attendrissant pour séduire le grand public, les masses; pour être donc assez habilement et rondement mené pour qu’elles pensent qu’on s’intéresse enfin à elles; et pour être donc aussi assez juteux pour ceux qui les « exploitent » financièrement, ou les « éduquent » culturellement, politiquement…

Le but étant surtout de nous rendre oublieux des esprits supérieurs des couches inférieures et faire toujours et encore que tout change pour que rien ne change, plutôt que ne faire que ne change que ce qu’il faut qui change pour que tout change enfin comme il se doit…


Plus qu’ « en Absurdistan », ne sommes-nous pas en …Obscurantismistan?

Plus qu’ « en Absurdistan », ne sommes-nous pas « en Obscurantismistan », comme l’obscurantisme dont fait fort à propos état Florian Philippot sur son compte Youtube le montre, pour dénoncer tout ce que le peuple subit durant ces mois de confinement, et pas seulement…

Ce pour dire à quel point nous pouvons nous dire en Obscudistan, tant la comparaison avec le moyen-âge est faible, selon moi, je dirais que ce n’est pas d’un vrai savoir dont on écarte le peuple pour cause de hiérarchisation de la société: comme c’était le cas au moyen-âge.

Nous avons à faire là à un maintien de la masse du peuple dans l’ignorance de ce qui se trame contre elle depuis 40, 50 ans pour le déposséder en un mot de tout ce dont le général de Gaulle voulait la protéger…

Quand ceux qui nous dirigent durant tout ce temps ne veulent pas voir sur ces questions « d’instruction » pénétrer la masse du peuple, à quoi a-t-on affaire d’autre sinon à de l’obscurantisme et ne sommes-nous pas alors plus en Obscurdistan qu’en Absurdistan?


FratelliTutti, une encyclique qui nous appelle à réfléchir sur ce qu’on doit changer et accepter…

S’il y a vraiment une critique à adresser au pape, c’est à toute l’humanité, comme à toute la pensée moderne qui l’anime depuis environ 1000 ans, qu’il faut la faire. Qu’elle soit orientale ou occidentale, toute la mentalité qui va avec notre pensée moderne est à revoir.

L’être humain est ainsi fait. C’est la pensée, et la mentalité qui l’anime, qui régissent l’action; et c’est l’action qui régit le monde. Si notre pensée ou notre mentalité est bonne, notre action est bonne. Si elle est mauvaise, notre action est mauvaise. Et si elle n’est plus assez bonne parce qu’elle correspond à la fin d’un cycle de notre évolution, notre pensée, notre mentalité n’est plus assez bonne.

C’est là le stade où nous en sommes. C’est alors le stade le plus difficile parce que c’est celui où nous avons beaucoup de certitudes très ancrées en nous et auxquelles nous sommes de ce fait très attachées et qu’il va falloir pour la plupart d’entre elles remettre en cause; jeter ce qui est à jeter et garder ce qui est à garder.

Nous sommes au bout d’un de ces cycles d’évolution de nos connaissances, de notre mentalité, un cycle qui peut durer mille ans, mille ayant une valeur de temps indéfinie mais d’évolution en revanche très précise qu’on doit acquérir comme condition pour parvenir au cycle suivant.

Pour situer un peu les choses, disons dans un premier temps que dans l’ordre des quatre dimensions de notre évolution les 2 cycles correspondant à celle de la longueur et de largeur sont déjà passé, celle de la hauteur arrive à son terme et qu’il ne nous reste plus maintenant qu’à passer le cap de la profondeur… Ça ne peut pas se faire du jour au lendemain et il va y avoir toute une pensée à élaborer pour en arriver là…

Bien sûr, je reviendrai sur ce sujet autant de fois que j’aurai des éléments nouveaux et intéressants à présenter, mais s’agissant de cette encyclique Fratelli Tutti, si je peux dire à quel type de pensée elle nous amène et à quelle action elle nous conduit, c’est de changer ce qu’on ne doit plus accepter et d’accepter ce qu’on ne doit pas changer parce que nous sommes tous appelés à nous montrer le plus tôt possible plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres…  


Ce qui fait ou non les vraies élites

Je ne vois pas du tout comment Arnaud Benedetti -ce qui n’empêche que je l’apprécie beaucoup- peut dire que, E Macron ait ramené, « ramène l’Etat au centre du débat »: ou bien n’en est-il pas ainsi comme il le faudrait. Je vois, en parallèle à tous les phénomènes naturels de grande ampleur qui nous tombent dessus et qui sont de plus en plus fréquents, graves, je vois qu’on a laissé filé tellement de manquements politiques, économiques, sociaux depuis si longtemps qu’on n’arrive plus à avoir de vision objective, claire, nette, précise de la réalité des situations dans son ensemble que très superficiellement ou que très grossièrement.

Il n’y a de moins en moins d’harmonisation des connaissances, des idées. C’en est trop alors au plus titré qui parle, à l’universitaire le plus gradé et au final à ne voir partout que c’en est rendu à qui de 2 camps face à face ce sera celui qui aura le dernier mot. En disant ça je n’ai rien contre les élites que de n’avoir en dose suffisante assez de courage, de rigueur, d’honnêteté et de sérieux qui fait selon moi que les élites sont ou dans la négative ne sont plus -mais ce encore jusqu’à quand!- de vraies élites…


Ce n’est pas en changeant les élites par d’autres qu’on sortira de 40 ans de marasme.

C’est en les faisant renoncer à leurs travers, à certains d’entre eux tout au moins, qu’on parviendra à en sortir. Les élites n’étaient pas meilleures en 1900 que sous Napoléon III; mais comme toujours quand leurs prédécesseurs se cassent la figure, tombent dans l’ornière, d’autres du camp d’en face prennent les rênes du pouvoir sur les décombres…

Mais comme aussi les courants émergents peuvent très vite, plus qu’il ne faudrait, s’enraciner durablement dans les organes, rouages de la vie politique, leur champs d’action est verrouillé pour agir ou pour les renverser.

Les changements alors sont trop lents ou se font en basculant d’un excès dans un autre pour retomber toujours dans les mêmes cycles… À cet effet, le système d’alternances qu’on subit depuis 40 ans et dont l’évolution en alterné simultané que E Macron a inauguré en 2017 n’est qu’une aggravation, sont une parfaite illustration de ce à quoi ces dysfonctionnements anciens ont abouti.

Ainsi, il n’y a plus s’il en était de vraie droite ni de vraie gauche. Et, ou le pays est gouverné à gauche quand il devrait l’être à droite ou l’est-il à droite quand il devrait être gouverné à gauche. Alors oui! Mettrons-nous encore 30 ans pour comprendre que ce n’est pas tant en changeant des élites par d’autres qu’on sortira du marasme actuel; c’est en les faisant renoncer à une tendance à l’exagération des principes politiques qui les caractérise depuis trop longtemps quel que soient leur bord et les valeurs qui s’y rattachent


Les on-dit et les non-dits sur la montée de la violence en France

Comme souvent, en matière de grand problème, sommes-nous remontés assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de cette montée en puissance de la violence…

Pour ne prendre que les mesures fortes que propose Maurice Berger face à la montée en puissance de la violence et quand bien même elles semblent adaptées pour y faire face, qu’en serait-il dans la durée? Ses bons effets ne seraient-ils pas que très passagers quand de manière aussi grave, pire ou plus larvée, cette violence reprendrait de la vigueur. nécessitant d’autres mesures fortes; et ainsi de suite…

Tout cela parce qu’une fois de plus on ne sera pas remonté assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de ce phénomène, un phénomène que la culture de l’excuse, le manque de mesures fortes ou autre que dénoncent les uns ou les autres ne peuvent à eux seuls expliquer.

Pour tout dire, que peut-on alors attendre de ces mesures: selon moi pas grand-chose… Du moins, tant qu’on ne sera pas remonté, ne serait-ce d’un cran dans cette échelle de tous les faits responsables de cette violence, pour rendre toute sa place à la vie sociale qu’elle inhibe, qu’elle meurtrit. En outre, attendre tout de telles mesures ne revient-il pas à occulter les défauts de fonctionnement de la vie politique qui ont rendu possible cette montée de la violence dont l’exploitation à des fins trop sécuritaires voire politiciennes a sa carte à jouer. Notamment en vue de 2022.

Comment dans ces conditions ne pas craindre avec ces mesures que le remède ne sera pas pire que le mal, aussi criant soit-il, aussi pertinentes soient ces mesures? Par celles-ci et face alors à cette violence quelle que soit la façon par laquelle elle reparaîtra tôt ou tard ce mal ne finira-t-il pas, de n’avoir fait que d’en calmer trop longtemps la douleur par être incurable? De plus, à quel pouvoir aurons-nous affaire enfin quand nous n’aurons ni réglé tout à fait cette violence, quelle que soit encore la forme sous laquelle elle reparaîtra, ni agi peu ou prou sur le contexte politique qui en était responsable? 


Le plus gros de « nos ratés face au Covid-19 », ses causes et les conséquences à tirer…

Si avec Pierre Steinmetz on peut dire que « nos ratés face au Covid-19 n’ont aucun rapport avec un manque de décentralisation, c’est bien tout de même que le plus gros d’entre eux a été que le confinement ne s’est pas mis en place avec l’énergie qu’aurait eu le pouvoir, s’il avait dans le peuple une solide majorité qui le soutienne et qu’il n’a eu de cesse depuis 1/2 siècle de s’en modeler une tout artificielle à sa guise. Pour ne pas dire à sa solde.

Et c’est comme ça en France depuis 1/2 siècle. Tous les 5 ou 7 ans, le nouveau pouvoir qui n’a de nouveau que ce qu’il faut pour se faire élire et qui une fois fait ne l’exerce d’une mandature sur l’autre que suivant les mêmes objectifs de matraquage fiscal ou social sous l’égide des efforts de guerre ou de restriction du train de vie de l’État…

Ce au prix de sacrifices dont au peuple ne voit jamais le bout de tous ceux qu’on lui demande de faire.

Tout cela parce que ceux qui détiennent le pouvoir depuis tout ce temps n’ont fait que contourner la voie de la souveraineté que de Gaulle avait ouverte aux citoyens par l’élection au suffrage universel du président de la République qu’il avait institué à cette fin.

Et à cause de quoi, en temps de crise, le pouvoir n’a jamais la capacité ou que très tard de mobiliser le pays pour couper au plus court, là les ravages que peut faire le Covid-19…

Or, serons-nous prêts pour affronter la crise suivante: tout est là! J’ai peur que non si nous ne tirons pas au plus vite les conséquences de ces erreurs politiques… Cette crise suivante risque peu d’être due à une cause sanitaire, parce que même si elle est du type d’une 2e vague de ce Covid-19, nous ne ferons pas 2 fois la même erreur concernant les équipements hospitaliers et autres dont parle Pierre Steinmetz… Le pays se trouvera encore avec un pouvoir privé encore de la réactivité suffisante pour y faire face sans délai, parce qu’il aura moins encore le soutien des citoyens sans lequel il sera de nouveau impuissant tout n’allant ainsi qu’en s’aggravant…


La crise du coronavirus en France et 1/2 siècle de souveraineté citoyenne battue en brèche…

C’est dans son ADN historique, culturel, de par son passé gallo-romain et gallo-roman -ce, sans équivalent ailleurs en Europe-, la France (jusqu’à de Gaulle) a toujours été pour son plus grand bien et son plus grand mal, un pays « paternaliste »…

C’est à dire un pays sous tous les régimes où ses élites ont toujours eu tendance à imposer un contrôle et une domination sur les populations sous couvert de les protéger. Mais en vain, ou en y parvenant que passagèrement et pour une efficacité souvent trop cher payée; et donc, très peu effective à l’heure des comptes qui se fait toujours attendre.

C’est ainsi depuis que Jules César fit de la Gaule, alors un ensemble de peuples très divers à forte tendance localistes, un pays conquis. Même la grande Guerre que des politiques avaient vue par le brassage des populations qu’elle a entraîné comme un moyen de casser ce couple infernal n’y a rien fait.

Seul le Général de Gaulle avait réussi à combiner les 2 en établissant un lien direct entre le pouvoir central et les citoyens grâce à l’institution de l’élection du président au suffrage universel.

Mais les mécanisme de cette évolution n’ont cessé d’être battus en brèche 5 ans après sa mort. Ce à quoi, nul doute croyant bien faire, s’est employé l’élite dirigeante depuis et aussi habilement que désastreusement par toutes sortes de stratagèmes pour la contourner…

Cependant, étant si peu soutenue en retour, elle est si peu réactive quand survient entre autre une crise… Je ne vois pas d’autre explication…


Le coronavirus et ces machines plus à élire qu’à gouverner

Le coronavirus nous rappelle les effets désastreux dont la nature peut être capable et l’inconséquence dont l’homme peut faire preuve dans sa propension à la légèreté avec laquelle il peut s’embringuer dans des voies qui le mettent gravement en danger.

Trop assuré sans doute qu’il est de son génie et de sa bonne étoile. Incapable le plus souvent de faire la part des choses quand il s’agit de redresser la barre dans les situations difficiles, aussi peut-il basculer d’un mauvais état dans un autre.

Ainsi dans la succession des genres littéraires, artistiques quand survient un changement d’époque. Sauf qu’ici, l’assagissement peut prendre du temps: il n’y a jamais mort d’homme surtout inutilement.

Pendant que pour surmonter de telles crises, la tendance habituelle est de sortir d’une situation aventureuse pour retourner à celle qui nous y a fait tomber. Et, privés que nous sommes à chaque fois des moyens nécessaires pour faire face aux situations dans de bonnes conditions, comme là pour affronter le coronavirus, les crises se succèdent toujours plus fréquentes et graves.

Ce parce que les mesures ne sont jamais prises comme elles le doivent; c-à-dire pour que nous soyons solides quoiqu’il arrive…

Mais non et au contraire, tout est fait semble-t-il pour que privés de ces moyens, on soit malléables à des systèmes étant ce qu’ils sont: des machines à élire au lieu d’être à gouverner…


Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Ce que propose Renaud Girard ne peut suffire. Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Il faudra nous y préparer aussi plus rigoureusement sur tous les autres plans.

D’abord, parce que la prochaine crise est déjà là… Et elle est économique, sociale, mais aussi politique et culturelle…

Tout est à revoir… Alors c’est vrai que nos soignants doivent disposer des équipements les plus performants soutenus…

Mais tout cela viendra par surcroît lorsqu’on en finira avec la politique menée depuis 1/2 siècle dont E Macron n’est que la dernière figure de proue et que ne sera que  le suivant de celle-ci en 2022 si nous n’y remettons pas d’ores et déjà bon ordre….


«Apprendre de nos erreurs», oui mais: quand et vraiment?

En cause, 1/2 siècle de politique. Et aussi de musellement de la presse: pardon de dire cela! Alors, oui! «Apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables» nous dit Jérôme Chapuis dans La Croix.

Mais quand? Oui quand va-t-on apprendre de nos erreurs, lorsque les crises toujours plus fréquentes et plus graves se succèdent depuis 50 ans? Et que veut dire alors « apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables » quand ce genre de message au sujet des erreurs en cause est du type à adresser des reproches non aux responsables politiques, aux multinationales, aux collectivités territoriales qui devraient être les premiers visés mais à tous ceux qui se doivent d’attendent d’eux des réponses qui ne viennent jamais?

De plus, que les journalistes disent ce qu’ils pensent est une chose. En revanche, qu’ils disent à tout bout de champs à leurs lecteurs comment ils doivent penser en est une autre parmi toutes celles qui font que tout va de mal en pis de décennie en décennie…

D’autant, que ce qui est en cause, c’est tout un système de vote par défaut bien huilé que les élites ont instauré en véritable institution, qui permet à 25% d’électeurs de tenir le pouvoir… …en poussant les 75 % restant dans l’abstention, l’enthousiasme de bazar ou la résignation…

Un exemple parmi combien d’autres: tandis que nos systèmes politiques, économiques et sociaux sont effondrés depuis très longtemps, que nous en a dit ne serait-ce la presse.

Pendant que les politiques au lieu de se l’avouer comme ils auraient dû le faire depuis tout ce temps n’ont fait que les installer dans le monde entier.

Là réside toujours le mythe de la mondialisation heureuse qui ne sait que faire toujours d’un mal, un bien pour un plus grand.

Là est le problème et c’est là aussi que la révolution est à faire et pas ailleurs!


«la source où « s’abreuvaient » les Clemenceau, de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État»

«Où sont passés les hommes d’État?» s’interroge à juste titre Benjamin Morel. Pour moi, nos chefs d’État ne vont plus à la source où s’abreuvaient les Clemenceau, les de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État sous le gouvernement desquels chacun qui s’en donnait la peine pouvait se consacrer sans crainte du lendemain à son travail, son foyer, au service des autres, où chacun disposait des moyens de réussir sa vie …

Ces hommes et ces femmes existent toujours. Cette source où s’abreuver aussi. Mais nous l’avons délaissée pour des lieux plus goûteux, raffinés qui font qu’on en impose plus, qu’on se trouve tout équipé des armes du pouvoir quand on en revient… mais ces armes-là ne sont que celles du pouvoir, qui donnent des moyens de rassembler pour être fort mais non ceux d’être fort pour rassembler. Ce qui change du tout au tout.

Tout ceci -très schématiquement- m’amène à dire que nous aurons de «Vrais Hommes d’État» quand ceux qui sont à ses commandes auront: 1) cette rigueur, ce courage et cette honnêteté font l’Aménité*; 2) cette aménité, ce rigueur et ce courage font l’Honnêteté; 3) cette rigueur, cette honnêteté et aménité font le Courage; et 4) ce courage, cette aménité et cette honnêteté font la Rigueur…

Aussi et de même (et selon ce qui peut passer pour une boutade mais qui est loin d’en être une, chez celui qui dit) que « l’honnêteté ne s’apprend pas » et que pour qu’un enfant l’acquiert « il faut lui apprendre tout le reste » dit cet auteur dont j’ai hélas oublié le nom…

De même pour être de plus en plus efficace pour exercer le plus simple comme le plus compliqué des métiers, il faudrait pouvoir le plus possible non seulement traiter dans les règles de l’art selon ce qu’on doit attendre chacun de lui dans son travail et dans les autres fonctions familiales et autres qui sont les siennes; mais, et tout devrait être fait ainsi à mon avis pour qu’on avance dans ce sens, nous devrions être enclin aussi à TRAITER DE TOUT LE RESTE. Ce alors, graduellement bien sûr et plus ou moins mais plutôt plus que moins et certes chacun à son niveau. Si donc le progressisme a tant soit peu de sens, ce ne peut être que là et là seul qu’il réside, à la source où venaient s’abreuver les vrais hommes d’État qui faisaient les vrais chefs d’État…

  1. Par aménité, de « amène » aimer… Mais de « aimer » au sens « adéquation au réel »…


Et si ce temps de confinement était une occasion pour devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres ! ¡ ! ¡ !

Confinement pour cause de coronavirus et après. Oui! Je crois que c’est là un vrai sujet et aussi une belle occasion. Je crois également que si nous étions -et ça laisse évidemment de la place à toutes celles et ceux qui auraient ici ou là des choses à m’apprendre (*)- je crois donc que si nous étions préparés dès notre plus jeune âge à devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres. Ce virus aurait peut-être été plus vite repéré voire anticipé et il ne se serait pas propagé sur toute la planète de manière aussi virulente.

Apprendre les uns des autres. Quand je vois à quel point les médias, les autorités incendient, c’est bien ça, les réseaux sociaux, alors que depuis 20 ans qu’ils sont ouverts à tous les vents mais aussi à tous les excès, pendant que durant tout ce temps ils ont allègrement laisser faire.

Pire que laisser faire, ils ont souvent -j’ai de nombreux exemples personnels- la modération a été bien des fois à contre courant du bon sens. Il y aurait à faire l’historique de toute la modération depuis l’an 2000 pour mesurer le prix que nous payons de ces excès de tous bords. Nous verrions que ce prix est pour beaucoup celui que nous devons en grande part à la diffusion quasi unilatérale de l’information, une situation qui tient au trop peu de cas, trop restrictif, qui est fait des lanceurs d’alerte. Ce que nous serions chacun en puissance et dans une mesure raisonnable, utile et pour le plus grand bien de la communauté, si nous étions plus soucieux que sourcilleux les uns envers les autres. Et là, je crains pour tout ce qui reste à faire pour nous préparer les uns les autres qu’on n’y soit pas vraiment décidés.

Mais c’était le sens de mon propos d’aujourd’hui: peut-être, et à l’instar de st Paul disant qu’il vaut mieux tirer une opportunité d’une calamité plutôt que de tirer une calamité d’une opportunité, ne serait-il bon de mettre à profit ce confinement, entre autre opportunité, à celle justement se rapportant à cette question.

D’autant que si nous restons trop peu nombreux à nous préoccuper de ce sujet, tandis que ces mots, que ce soit celui de »soucieux » ou de « sourcilleux » sont de plus en plus pris l’un pour l’autre, j’ai peur qu’une fois le confinement sera terminé, les mauvaises habitudes reprenant très vite leurs droits, les choses n’aillent encore qu’en s’aggravant.

  • du reste toute ma vie n’a été que, aussi loin que je me souvienne, que d’apprendre des autres, notamment qu’il faut transmettre)


«Louis XIV créa les fonctionnaires. Ils ont pris ensuite sa place et depuis rien ne va plus…»

Si une évolution vers plus de démocratie participative ne nuit pas, croire que c’est par ce moyen qu’on va régler la crise politique est une erreur: la démocratie doit conserver sa forme représentative initiale. Sur ces points je suis d’accord avec J Julliard; de même que comme lui je déplore qu’on «estime qu’il y ait des régimes préférables à la démocratie».

Pour le reste, je suis beaucoup plus partagé.  Quant à dire par exemple, que, comparé aux «différents régimes qui se sont succédé en France depuis la Révolution française: tous présentent des insuffisances supérieures aux nôtres»; ce, pour dénier que notre démocratie est malade, quand justement des crises politiques toujours plus graves se succèdent à cause des dommages que l’administration lui a infligé, en adjoignant la décision (domaine de l’autorité) à l’habilitation de faire (exercice du pouvoir) seul champs d’application qui lui revenait.

C’est oublier que l’administration telle qu’on la connait de nos jours vient bien des fonctionnaires que Louis XIV a créé il y a environ 3 siècles pour écarter les nobles des fonctions du pouvoir en représailles aux troubles qu’ils occasionnèrent pendant la Fronde.

Le rôle des fonctionnaires était bien alors de se plier aux décisions du roi. Ils détiennent bien toujours ce pouvoir. Sauf qu’en plus de ça, ce sont eux qui décident aussi à sa place.

De là selon moi l’enchaînement des crises où«la multiplicité des facteurs n’est qu’un ensemble de causes et de conséquences secondes qui ne peuvent expliquer celui-ci…

Louis XIV créa les fonctionnaires destinés à travailler à son service pour exercer des fonctions opérationnelles du pouvoir. Mais peu à peu, ils ont pris sa place qui était celui d’exercer les fonctions fonctionnelles du pouvoir soit liées à l’exercice de l’autorité. Ils les exercent également et quasi sans partage dès lors; et depuis rien ne va plus…


L’amateurisme au pouvoir est bien plus critiquable que celui qu’on lui reproche

Malheureusement pour les français, l’amateurisme reproché au gouvernement et à sa majorité n’est pas celui plus que louable que décrit Hollande.

C’est celui qui a donné à Macron, à ses lieutenants et alliés de tous bords une majorité absolue de façade leur permettant de passer au forcing des lois et réformes tout juste bonnes le plus souvent pour produire un simulacre de renouveau sociopolitique et autre. Sans cet amateurisme bien huilé, ils n’auraient rien pu faire des 40 ans d’atomisation de la société que ses prédécesseurs lui avaient apporté sur un plateau. On en est là donc , que grâce -si j’ose dire – à cet amateurisme utile au gouvernement, que ne raillent bidon que leurs amis de l’opposition de façade pour piquer de la voix à toute vraie opposition à cette mascarade de pouvoir.

C’est ainsi qu’ils ont pu casser par exemple le code du Travail qu’ils avaient au préalable soigneusement gavé de clauses devenues bien redondantes comme un fruit mûr. Mais qu’il ne fallait dénoncer que lorsque l’atomisation de la société aurait atteint le quota sans lequel le coup du code du Travail obèse, celui le la PMA pour toutes qu’ils ont donné aux couples de femmes et qui donnera la GPA aux couples d’hommes, celui de la transition énergétique qu’ils ont donnés aux entreprises du CAC 40 qui conduira bon mal an à un accroissement d’un endettement insupportable des ménages…

Sans tout cet amateurisme, tout cela, ajouté à tous les pseudo résultats positifs engrangés depuis 2 ans 1/2, tout cela aurait été remis à plus tard: ce que Hollande, étant de mèches avec eux ne peut nous le dire évidemment ! ! !


Vote de la PMA au Sénat, manichéisme progressiste et mollesse complice des conservateurs

Sans le tour de force extravagant par lequel au cours du temps l’élite dirigeante a fait de la gauche un progressisme et de la droite un conservatisme: deux termes, soit dit en passant, issus de leur vocabulaire, Jamais le Sénat n’aurait voté la PMA qui plus est pour toutes.

Pourquoi a-t-elle été voulue en effet pour toutes, pendant que dans un équilibre droite gauche classique elle aurait dû ne rester accessible que dans des cas particuliers autorisant tout au plus des dérogations; car Bruno .Retailleau président du groupe LR au Sénat avait tout à fait le charisme, les arguments pour gagner la bataille qui était la sienne contre cette loi qui insiste-t-il «dépasse de très loin la seule question de la PMA pour toutes».

Mais, contre toute logique, il l’a quoique de justesse belle et bien perdue. Et tous ses coups d’éclats auront beau le faire rentrer quand viendra l’heure dans l’Histoire par la grande porte, le modèle ultra libéral anglo-saxon  qu’il accuse si justement de toutes parts, c’est tout de même le vote de la PMA qui s’est imposé; et que les espoirs de Bruno Retailleau et de tous ceux aussi qui ne pouvaient compter peu ou prou sur lui se sont évanouis.

Tout cela parce que la vie politique n’étant plus qu’une affaire entre conservateurs et progressistes n’est plus qu’un jeu d’appareils entre les «et-et» (et de droite et de gauche) et les ré-ré (les républicains réunis, réunis pour quoi faire: le plus souvent pour faire bloc avec les progressistes). Là donc est le grand responsable des causes profondes de cet échec; et non comme le prétend Bruno Retailleau, l’égalitarisme ou le dévoiement de l’égalité qui n’est quel que soit le nom qu’il lui donne que le corollaire d’une certaine mise sous tutelle inacceptable de tout vrai rapport droite gauche.

Plus concrètement, jamais le Sénat n’aurait seulement voté cette PMA pour toutes, si la droite et la gauche, à défaut de l’avoir toujours été comme cela aurait dû être depuis le temps, si elles étaient devenue les 2 familles politiques d’idées  et non les 2 familles politiques de personnes qu’en ont fait le progressisme et le conservatisme en réduisant la droite et la gauche à l’état de satellites au service de l’un et l’autre, au cours de ces 40 dernières années.

D’ailleurs, s’il doit souligner par extraordinaire que ce soit qu’une majorité LR se trouve en accord avec des personnalités aussi éloignées politiquement d’eux que Sylviane Agacinski, Michel Onfray, José Bové, Alexis Escudero… c’est bien qu’on est face à un progressisme manichéen et-de-droite-et-de- gauche en sa faveur et un conservatisme mou organisés tous deux en force d’appoint pour faire passer les réformes qui fâchent tout en marginalisant les connexions possibles entre les éléments gênants de l’intérieur comme de l’extérieur…


Pour reconquérir la souveraineté du peuple, « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage »

Ce que ne peut reconnaître Jacques Julliard* , l’une des têtes pensantes de l’élite dirigeante et en tant que tel précisément, c’est leur échec qui n’est pas que celui d’E Macron…

À savoir, que si en plus de 40 ans de comédie inhumaine du pouvoir ils ont réussi à détruire politiquement la souveraineté populaire que de Gaulle avait donné aux français, ils n’en sont pas débarrassé pour autant. Ils n’arrivent pas à la leur ôter du crâne. C’est dans leur esprit qu’elle est, souhaitons-le, à tout jamais ancrée.

Ainsi, la reconquerront-ils (politiquement) lorsque enfin ils comprendront que là doivent converger tous leur efforts. Aussi, face à cette éventualité, les élites dirigeantes n’ont comme seul recours que le pourrissement de la situation pour faire que le temps joue en leur faveur.

C’est la tactique que J Julliard emploie tout au long de son article à nous bourrer le mou avec son appel à « une nouvelle fêtes de la Fédération ». Tout ça pour nous faire passer d’une ornière dans une autre.

Car si les français sont devenus individualistes, c’est bien à eux qu’ils le doivent et par là qu’ils les tiennent encore aujourd’hui. Le tout étant qu’ils dépassent « leur » individualisme pour faire d’eux leurs petits soldats. Aux français donc de sortir -ils le peuvent- de ces ornières le plus tôt possible par une action réfléchie… Et là ‘y a du boulot! Mais « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (La Fontaine) 

*«Le portrait de Macron en «Hamlet au pont d’Arcole» que nous brosse J Julliard est beaucoup plus dithyrambique & beaucoup moins réquisitorial qu’il se veut

ceci afin de faire passer son bilan pour beaucoup plus positif qu’il n ‘est»…  C’est un portrait qui se veut sévère pour faire mine d’aller dans le sens général des critiques dont fait abondamment l’objet Macron à juste et injuste titre; mais ce portrait est un vrai panégyrique en forme seulement de réquisitoire pour mieux le défendre, là où pourtant, et surtout sur son bilan, il serait beaucoup à critiquer…


Nous avons un défenseur des droits, mais nous n’avons pas de « défenseur des lois »

Voilà peut-être aussi ce qui fait le problème qu’on a avec cette réforme des retraites, qui a le défaut selon moi d’avoir -je pense pour plus longtemps qu’on veut bien le dire- mis vent debout: 1) attelé à cette réforme des retraites, un pouvoir qui se met à vouloir trop incarner la justice; et 2) ceux qui la réprouvent -comme c’est tout de même leur droit- à vouloir ne voir dans la justice surtout qu’un rempart pour ne lui opposer pour toute fin de non recevoir, qu’un refus.

Jules Simon* (1814-1896)nous avait prévenu, si « le Devoir est le seul et souverain maître des actions humaines… parce qu’il y a avec lui des accommodements… [tandis qu’il] n’y en a pas avec la Justice. Elle seule [argument-il avec beaucoup de justesse] est immuable, indépendante des opinions et des actions humaines… »

… Là Jules Simon n’épargne ni le gouvernement, ni ceux qui le soutiennent ni ceux qui le réprouvent… Quant à sa conclusion elle est terrible, sans appel et vaut pour tous, du plus grand au plus petit d’entre nous. « Parler de justice là où prime le Devoir c’est, -ajoute-t-il- « quitter la justice, qui est une intuition de l’absolu, pour suivre [les] appréciations vaines [qu’on en a], c’est livrer la morale à ses ennemis, c’est à dire à la passion et à la force ».

Il en est bien ainsi quand nous avons à faire d’un côté à un pouvoir dont le défaut précisément est de se vouloir « juste » (comment le pourrait-il et est-ce là ce qu’on peut attendre de lui?); et avec un peuple partagé entre ceux qui le soutiennent (30 à 36% de la population: c’est pour le moins très peu! et quelle crédibilité ont-il quand nombre d’entre eux appartiennent à des catégories sociales très favorisées pour qui repousser de 3 à 5 ans l’âge de départ à la retraite ne posent réellement aucune difficultés?) et, ceux qui trouvent cette réforme « injuste » (60 à 70% de la population, et là ça fait beaucoup, mais de l’un à l’autre que représentent-ils en proportion du peu de solutions et autre qui les rassemblent?).

Aussi, je le maintiens, nous n’avons pas -si ce n’est Jules Simon peut-être?- de défenseur(s) des lois, quelque chose qui aiderait à une sorte de co-traitance peuple élites pour ce qui est de retendre s’il y avait besoin des liens élus citoyens.

C’est peut-être ici ou là où trouver le préalable aux réformes que tout le monde appelle de ses vœux mais avec un manque de recul évident… *Jules Simon, Philosophe, homme politique, auteur entre autre de « Le Travail » et « Le Devoir »…


Tocqueville, l’anti-capitalisme et l’anti-communisme qu’il renvoie tous 2 dos à dos

Le problème qu’on a avec le duel, Alain Badiou et les exaltés du libéralisme, c’est l’anti-capitalisme des premiers et l’anti-communisme des seconds.

Si d’ailleurs Nicolas Baverez peut dire que «Tocqueville (1805-1859) nous permet de comprendre la crise que traversent nos démocraties», ce n’est pas seulement comme il le dit en raison du risque de décrochage d’un pouvoir laissant le champs libre à des forces faisant courir à la démocratie de voir l’État brimer toute liberté au nom de la volonté du peuple.

Il aurait très certainement renvoyé les uns comme les autres dos à dos.

Car si son temps était de dénoncer les dangers que faisaient courir à la liberté au nom de la volonté du peuple, le risque n’était pas encore comme actuellement au danger que fait aussi courir la liberté poussée à outrance à une partie de cette volonté populaire dans ce que le pouvoir a à entendre d’elle…


[la France, un État en rien autoritaire] selon E Macron, Qu’est-ce qu’il lui faut?

Un pouvoir qui endigue la violence, la liberté d’expression au lieu de répondre à ce qui nourrit l’une. Et d’écouter ceux qui essayent de faire usage de l’autre pour lui faire entendre les besoins gravement insatisfaits mettant en cause l’exploitation qu’il en fait, sa responsabilité, c’est bien un pouvoir qui fait tout pour que cette violence, cette liberté d’expression débordent afin de contraindre le peuple à des mesures, des dispositions de loi qui ne correspondent en rien à ce qu’il se doit d’attendre de lui…

Ça ne fait pas la Chine de la France. Ni d’elle, une Allemagne aux pires heures de son Histoire. Mais ça ne fait plus de la France la France…

Pourquoi alors ne pas parler d’une forme a fortiori insidieuse de dictature… Comment alors rester les bras ballants en écoutant E Macron dire« allez en dictature » ceux qui comparent, à l’entendre abusivement, la France à un État autoritaire, Qu’est-ce qu’il lui faut?


Les personnes handicapées qui veulent s’engager en politiques méritent plus que « des places éligibles »

Ce qu’on devrait attendre selon moi de Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, – et pour qui «ces personnes se confrontent parfois à de «l’autocensure» [et] «hésitent à se lancer en politique car elles jugent cela trop dur» -, serait qu’elle œuvre d’abord pour que tout ce qui est souhaitable soit fait dans son ministère, au gouvernement pour que par leur action, partout où c’est possible tout citoyen, (et pas seulement handicapé et à quelques mois d’une élection municipale) y retrouve son compte en condition d’emploi, de travail…

Bref, que toutes les mesures soient prises sans tarder afin qu’il dispose des conditions de vie socio-économique les meilleures lui donnant toute latitude de s’engager par lui-même en politique. Et ce quelque part, sans qu’on lui tienne la main comme ce que Sophie Cluzel veut demander aux chefs de parti de faire pour les handicapés…


Raffarin se plaint de la violence! Qu’il s’en prenne aux 40 ans de politiques qui l’ont nourri et auxquelles il a participé!

Plutôt que de s’en prendre à ceux qui tenteraient selon lui «de légitimer la violence», Raffarin ferait bien de… la boucler quand cette violence (aussi inadmissible et regrettable qu’elle soit) a pour origine une crise de régime sans précédent qui sévit en ne cessant de s’aggraver suite à 40 ans de politiques mal-fagotées qui ont nourri cette violence et auxquelles politiques, Raffarin a lui-même participé; lesquelles politiques non seulement se succèdent, mais se greffent les unes sur les autres tous les 5 à 7 ans.

Ce, surtout depuis 30 ans, époque où nous sortions de plus d’un siècle de politique déjà mal-fagotées basée sur une économie de production qui ne tenait aucunement compte de la demande du marché… Ne prévalait aux yeux des magnats des affaires jusqu’alors que l’offre de marché et où la vision de l’économie n’avait de réalité que pour eux-mêmes pour la plupart). Aussi est-ce à partir de là que nous sommes passés à une économie d’environnement, mal-fagotée aussi, dite basée sur les attentes et les besoins, tout étant alors axés et orientés principalement sur le réflexe conditionné d’achat et à la consommation à outrance tant sinon plus dans le pire que dans le meilleur avec comme seul mot d’ordre ou presque: vendre! Vendre! Et vendre!

Tout cela pour aboutir aux nouvelles crises que nous connaissons depuis et face auxquelles les élites n’ont d’autre alternative pour nous sortir de ces mauvais pas, que de nous donner à choisir entre la politique mal-fagotée habituelle, basée sur la théorie du ruissellement auquel tout le monde contribue par son travail mais auquel seuls vraiment les premiers de cordée sont rétribués, et celle tout autant mal-fagotée de l’égalitarisme où chacun est rétribué à la part congrue qu’on lui accorde mais à laquelle tout le monde ne contribue pas comme il comme il le faudrait pour sortir de ces plus de 40 ans de politiques désastreuses toujours à l’œuvre qui nourrissent cette violence!!!


La réforme des retraites d’E Philippe était déjà en phase de germination souterraine dans les lois Auroux de 1983 sur la retraite à 60 ans 

Ce que fait le gouvernement depuis 2017 ne répare pas la France. Sa réforme des retraites finit le carnage que les lois Auroux sur le retraite à 60 ans ont commencé en 1983.

Elle est un des nombreux malheurs qui affectent la France depuis 45 ans. Un « malheur » dont Molière disait, « [qu’il] nous est toujours l’avant-coureur d’un autre »; et donc d’une succession d’autres tant que, par manque de courage, d’honnêteté et de rigueur intellectuelle nous n’avons pas mis de coup d’arrêt aux événements néfastes en cascade (inversion du calendrier des élections, passage au quinquennat, loi des 35 heures…) auxquels ces lois Auroux et autres préparaient.

Tout le monde s’accorde à dire, avec 36 ans tout de même de retard, que ces lois ont été une énorme erreur. Qui peut dénier qu’elles ont été, et à plus d’un titre, un malheur encore aujourd’hui.

Même pour ceux qui en auront « profité »: ceux-là se seront souvent trouvé à subvenir aux besoins de leurs enfants, puis de leurs petits enfants au fait que ce genre de lois a poussé le régime économique à se durcir et avec plus de vigueur contre eux. Et par effet en chaîne, contre tout le monde.

Et ces lois ont ouvert la porte à d’autres malheurs. À commencer ceux qui nous attendent: si le peuple ne ravale pas sa colère, sa résignation ou son enthousiasme béat pour les futurs rieurs sans avenir que nous sert le pouvoir et s’il ne cesse pas de se donner en spectacle à se montrer comme étant celui de veaux, de vaches, de cochons et d’oies pour lesquels les élites trop souvent veulent les faire passer…