ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


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Les on-dit et les non-dits sur la montée de la violence en France

Comme souvent, en matière de grand problème, sommes-nous remontés assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de cette montée en puissance de la violence…

Pour ne prendre que les mesures fortes que propose Maurice Berger face à la montée en puissance de la violence et quand bien même elles semblent adaptées pour y faire face, qu’en serait-il dans la durée? Ses bons effets ne seraient-ils pas que très passagers quand de manière aussi grave, pire ou plus larvée, cette violence reprendrait de la vigueur. nécessitant d’autres mesures fortes; et ainsi de suite…

Tout cela parce qu’une fois de plus on ne sera pas remonté assez haut dans la chaîne des faits et causes responsables de ce phénomène, un phénomène que la culture de l’excuse, le manque de mesures fortes ou autre que dénoncent les uns ou les autres ne peuvent à eux seuls expliquer.

Pour tout dire, que peut-on alors attendre de ces mesures: selon moi pas grand-chose… Du moins, tant qu’on ne sera pas remonté, ne serait-ce d’un cran dans cette échelle de tous les faits responsables de cette violence, pour rendre toute sa place à la vie sociale qu’elle inhibe, qu’elle meurtrit. En outre, attendre tout de telles mesures ne revient-il pas à occulter les défauts de fonctionnement de la vie politique qui ont rendu possible cette montée de la violence dont l’exploitation à des fins trop sécuritaires voire politiciennes a sa carte à jouer. Notamment en vue de 2022.

Comment dans ces conditions ne pas craindre avec ces mesures que le remède ne sera pas pire que le mal, aussi criant soit-il, aussi pertinentes soient ces mesures? Par celles-ci et face alors à cette violence quelle que soit la façon par laquelle elle reparaîtra tôt ou tard ce mal ne finira-t-il pas, de n’avoir fait que d’en calmer trop longtemps la douleur par être incurable? De plus, à quel pouvoir aurons-nous affaire enfin quand nous n’aurons ni réglé tout à fait cette violence, quelle que soit encore la forme sous laquelle elle reparaîtra, ni agi peu ou prou sur le contexte politique qui en était responsable? 


Le plus gros de « nos ratés face au Covid-19 », ses causes et les conséquences à tirer…

Si avec Pierre Steinmetz on peut dire que « nos ratés face au Covid-19 n’ont aucun rapport avec un manque de décentralisation, c’est bien tout de même que le plus gros d’entre eux a été que le confinement ne s’est pas mis en place avec l’énergie qu’aurait eu le pouvoir, s’il avait dans le peuple une solide majorité qui le soutienne et qu’il n’a eu de cesse depuis 1/2 siècle de s’en modeler une tout artificielle à sa guise. Pour ne pas dire à sa solde.

Et c’est comme ça en France depuis 1/2 siècle. Tous les 5 ou 7 ans, le nouveau pouvoir qui n’a de nouveau que ce qu’il faut pour se faire élire et qui une fois fait ne l’exerce d’une mandature sur l’autre que suivant les mêmes objectifs de matraquage fiscal ou social sous l’égide des efforts de guerre ou de restriction du train de vie de l’État…

Ce au prix de sacrifices dont au peuple ne voit jamais le bout de tous ceux qu’on lui demande de faire.

Tout cela parce que ceux qui détiennent le pouvoir depuis tout ce temps n’ont fait que contourner la voie de la souveraineté que de Gaulle avait ouverte aux citoyens par l’élection au suffrage universel du président de la République qu’il avait institué à cette fin.

Et à cause de quoi, en temps de crise, le pouvoir n’a jamais la capacité ou que très tard de mobiliser le pays pour couper au plus court, là les ravages que peut faire le Covid-19…

Or, serons-nous prêts pour affronter la crise suivante: tout est là! J’ai peur que non si nous ne tirons pas au plus vite les conséquences de ces erreurs politiques… Cette crise suivante risque peu d’être due à une cause sanitaire, parce que même si elle est du type d’une 2e vague de ce Covid-19, nous ne ferons pas 2 fois la même erreur concernant les équipements hospitaliers et autres dont parle Pierre Steinmetz… Le pays se trouvera encore avec un pouvoir privé encore de la réactivité suffisante pour y faire face sans délai, parce qu’il aura moins encore le soutien des citoyens sans lequel il sera de nouveau impuissant tout n’allant ainsi qu’en s’aggravant…


La crise du coronavirus en France et 1/2 siècle de souveraineté citoyenne battue en brèche…

C’est dans son ADN historique, culturel, de par son passé gallo-romain et gallo-roman -ce, sans équivalent ailleurs en Europe-, la France (jusqu’à de Gaulle) a toujours été pour son plus grand bien et son plus grand mal, un pays « paternaliste »…

C’est à dire un pays sous tous les régimes où ses élites ont toujours eu tendance à imposer un contrôle et une domination sur les populations sous couvert de les protéger. Mais en vain, ou en y parvenant que passagèrement et pour une efficacité souvent trop cher payée; et donc, très peu effective à l’heure des comptes qui se fait toujours attendre.

C’est ainsi depuis que Jules César fit de la Gaule, alors un ensemble de peuples très divers à forte tendance localistes, un pays conquis. Même la grande Guerre que des politiques avaient vue par le brassage des populations qu’elle a entraîné comme un moyen de casser ce couple infernal n’y a rien fait.

Seul le Général de Gaulle avait réussi à combiner les 2 en établissant un lien direct entre le pouvoir central et les citoyens grâce à l’institution de l’élection du président au suffrage universel.

Mais les mécanisme de cette évolution n’ont cessé d’être battus en brèche 5 ans après sa mort. Ce à quoi, nul doute croyant bien faire, s’est employé l’élite dirigeante depuis et aussi habilement que désastreusement par toutes sortes de stratagèmes pour la contourner…

Cependant, étant si peu soutenue en retour, elle est si peu réactive quand survient entre autre une crise… Je ne vois pas d’autre explication…


Le coronavirus et ces machines plus à élire qu’à gouverner

Le coronavirus nous rappelle les effets désastreux dont la nature peut être capable et l’inconséquence dont l’homme peut faire preuve dans sa propension à la légèreté avec laquelle il peut s’embringuer dans des voies qui le mettent gravement en danger.

Trop assuré sans doute qu’il est de son génie et de sa bonne étoile. Incapable le plus souvent de faire la part des choses quand il s’agit de redresser la barre dans les situations difficiles, aussi peut-il basculer d’un mauvais état dans un autre.

Ainsi dans la succession des genres littéraires, artistiques quand survient un changement d’époque. Sauf qu’ici, l’assagissement peut prendre du temps: il n’y a jamais mort d’homme surtout inutilement.

Pendant que pour surmonter de telles crises, la tendance habituelle est de sortir d’une situation aventureuse pour retourner à celle qui nous y a fait tomber. Et, privés que nous sommes à chaque fois des moyens nécessaires pour faire face aux situations dans de bonnes conditions, comme là pour affronter le coronavirus, les crises se succèdent toujours plus fréquentes et graves.

Ce parce que les mesures ne sont jamais prises comme elles le doivent; c-à-dire pour que nous soyons solides quoiqu’il arrive…

Mais non et au contraire, tout est fait semble-t-il pour que privés de ces moyens, on soit malléables à des systèmes étant ce qu’ils sont: des machines à élire au lieu d’être à gouverner…


Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Ce que propose Renaud Girard ne peut suffire. Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Il faudra nous y préparer aussi plus rigoureusement sur tous les autres plans.

D’abord, parce que la prochaine crise est déjà là… Et elle est économique, sociale, mais aussi politique et culturelle…

Tout est à revoir… Alors c’est vrai que nos soignants doivent disposer des équipements les plus performants soutenus…

Mais tout cela viendra par surcroît lorsqu’on en finira avec la politique menée depuis 1/2 siècle dont E Macron n’est que la dernière figure de proue et que ne sera que  le suivant de celle-ci en 2022 si nous n’y remettons pas d’ores et déjà bon ordre….


«Apprendre de nos erreurs», oui mais: quand et vraiment?

En cause, 1/2 siècle de politique. Et aussi de musellement de la presse: pardon de dire cela! Alors, oui! «Apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables» nous dit Jérôme Chapuis dans La Croix.

Mais quand? Oui quand va-t-on apprendre de nos erreurs, lorsque les crises toujours plus fréquentes et plus graves se succèdent depuis 50 ans? Et que veut dire alors « apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables » quand ce genre de message au sujet des erreurs en cause est du type à adresser des reproches non aux responsables politiques, aux multinationales, aux collectivités territoriales qui devraient être les premiers visés mais à tous ceux qui se doivent d’attendent d’eux des réponses qui ne viennent jamais?

De plus, que les journalistes disent ce qu’ils pensent est une chose. En revanche, qu’ils disent à tout bout de champs à leurs lecteurs comment ils doivent penser en est une autre parmi toutes celles qui font que tout va de mal en pis de décennie en décennie…

D’autant, que ce qui est en cause, c’est tout un système de vote par défaut bien huilé que les élites ont instauré en véritable institution, qui permet à 25% d’électeurs de tenir le pouvoir… …en poussant les 75 % restant dans l’abstention, l’enthousiasme de bazar ou la résignation…

Un exemple parmi combien d’autres: tandis que nos systèmes politiques, économiques et sociaux sont effondrés depuis très longtemps, que nous en a dit ne serait-ce la presse.

Pendant que les politiques au lieu de se l’avouer comme ils auraient dû le faire depuis tout ce temps n’ont fait que les installer dans le monde entier.

Là réside toujours le mythe de la mondialisation heureuse qui ne sait que faire toujours d’un mal, un bien pour un plus grand.

Là est le problème et c’est là aussi que la révolution est à faire et pas ailleurs!


«la source où « s’abreuvaient » les Clemenceau, de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État»

«Où sont passés les hommes d’État?» s’interroge à juste titre Benjamin Morel. Pour moi, nos chefs d’État ne vont plus à la source où s’abreuvaient les Clemenceau, les de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État sous le gouvernement desquels chacun qui s’en donnait la peine pouvait se consacrer sans crainte du lendemain à son travail, son foyer, au service des autres, où chacun disposait des moyens de réussir sa vie …

Ces hommes et ces femmes existent toujours. Cette source où s’abreuver aussi. Mais nous l’avons délaissée pour des lieux plus goûteux, raffinés qui font qu’on en impose plus, qu’on se trouve tout équipé des armes du pouvoir quand on en revient… mais ces armes-là ne sont que celles du pouvoir, qui donnent des moyens de rassembler pour être fort mais non ceux d’être fort pour rassembler. Ce qui change du tout au tout.

Tout ceci -très schématiquement- m’amène à dire que nous aurons de «Vrais Hommes d’État» quand ceux qui sont à ses commandes auront: 1) cette rigueur, ce courage et cette honnêteté font l’Aménité*; 2) cette aménité, ce rigueur et ce courage font l’Honnêteté; 3) cette rigueur, cette honnêteté et aménité font le Courage; et 4) ce courage, cette aménité et cette honnêteté font la Rigueur…

Aussi et de même (et selon ce qui peut passer pour une boutade mais qui est loin d’en être une, chez celui qui dit) que « l’honnêteté ne s’apprend pas » et que pour qu’un enfant l’acquiert « il faut lui apprendre tout le reste » dit cet auteur dont j’ai hélas oublié le nom…

De même pour être de plus en plus efficace pour exercer le plus simple comme le plus compliqué des métiers, il faudrait pouvoir le plus possible non seulement traiter dans les règles de l’art selon ce qu’on doit attendre chacun de lui dans son travail et dans les autres fonctions familiales et autres qui sont les siennes; mais, et tout devrait être fait ainsi à mon avis pour qu’on avance dans ce sens, nous devrions être enclin aussi à TRAITER DE TOUT LE RESTE. Ce alors, graduellement bien sûr et plus ou moins mais plutôt plus que moins et certes chacun à son niveau. Si donc le progressisme a tant soit peu de sens, ce ne peut être que là et là seul qu’il réside, à la source où venaient s’abreuver les vrais hommes d’État qui faisaient les vrais chefs d’État…

  1. Par aménité, de « amène » aimer… Mais de « aimer » au sens « adéquation au réel »…


Et si ce temps de confinement était une occasion pour devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres ! ¡ ! ¡ !

Confinement pour cause de coronavirus et après. Oui! Je crois que c’est là un vrai sujet et aussi une belle occasion. Je crois également que si nous étions -et ça laisse évidemment de la place à toutes celles et ceux qui auraient ici ou là des choses à m’apprendre (*)- je crois donc que si nous étions préparés dès notre plus jeune âge à devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres. Ce virus aurait peut-être été plus vite repéré voire anticipé et il ne se serait pas propagé sur toute la planète de manière aussi virulente.

Apprendre les uns des autres. Quand je vois à quel point les médias, les autorités incendient, c’est bien ça, les réseaux sociaux, alors que depuis 20 ans qu’ils sont ouverts à tous les vents mais aussi à tous les excès, pendant que durant tout ce temps ils ont allègrement laisser faire.

Pire que laisser faire, ils ont souvent -j’ai de nombreux exemples personnels- la modération a été bien des fois à contre courant du bon sens. Il y aurait à faire l’historique de toute la modération depuis l’an 2000 pour mesurer le prix que nous payons de ces excès de tous bords. Nous verrions que ce prix est pour beaucoup celui que nous devons en grande part à la diffusion quasi unilatérale de l’information, une situation qui tient au trop peu de cas, trop restrictif, qui est fait des lanceurs d’alerte. Ce que nous serions chacun en puissance et dans une mesure raisonnable, utile et pour le plus grand bien de la communauté, si nous étions plus soucieux que sourcilleux les uns envers les autres. Et là, je crains pour tout ce qui reste à faire pour nous préparer les uns les autres qu’on n’y soit pas vraiment décidés.

Mais c’était le sens de mon propos d’aujourd’hui: peut-être, et à l’instar de st Paul disant qu’il vaut mieux tirer une opportunité d’une calamité plutôt que de tirer une calamité d’une opportunité, ne serait-il bon de mettre à profit ce confinement, entre autre opportunité, à celle justement se rapportant à cette question.

D’autant que si nous restons trop peu nombreux à nous préoccuper de ce sujet, tandis que ces mots, que ce soit celui de »soucieux » ou de « sourcilleux » sont de plus en plus pris l’un pour l’autre, j’ai peur qu’une fois le confinement sera terminé, les mauvaises habitudes reprenant très vite leurs droits, les choses n’aillent encore qu’en s’aggravant.

  • du reste toute ma vie n’a été que, aussi loin que je me souvienne, que d’apprendre des autres, notamment qu’il faut transmettre)


«Louis XIV créa les fonctionnaires. Ils ont pris ensuite sa place et depuis rien ne va plus…»

Si une évolution vers plus de démocratie participative ne nuit pas, croire que c’est par ce moyen qu’on va régler la crise politique est une erreur: la démocratie doit conserver sa forme représentative initiale. Sur ces points je suis d’accord avec J Julliard; de même que comme lui je déplore qu’on «estime qu’il y ait des régimes préférables à la démocratie».

Pour le reste, je suis beaucoup plus partagé.  Quant à dire par exemple, que, comparé aux «différents régimes qui se sont succédé en France depuis la Révolution française: tous présentent des insuffisances supérieures aux nôtres»; ce, pour dénier que notre démocratie est malade, quand justement des crises politiques toujours plus graves se succèdent à cause des dommages que l’administration lui a infligé, en adjoignant la décision (domaine de l’autorité) à l’habilitation de faire (exercice du pouvoir) seul champs d’application qui lui revenait.

C’est oublier que l’administration telle qu’on la connait de nos jours vient bien des fonctionnaires que Louis XIV a créé il y a environ 3 siècles pour écarter les nobles des fonctions du pouvoir en représailles aux troubles qu’ils occasionnèrent pendant la Fronde.

Le rôle des fonctionnaires était bien alors de se plier aux décisions du roi. Ils détiennent bien toujours ce pouvoir. Sauf qu’en plus de ça, ce sont eux qui décident aussi à sa place.

De là selon moi l’enchaînement des crises où«la multiplicité des facteurs n’est qu’un ensemble de causes et de conséquences secondes qui ne peuvent expliquer celui-ci…

Louis XIV créa les fonctionnaires destinés à travailler à son service pour exercer des fonctions opérationnelles du pouvoir. Mais peu à peu, ils ont pris sa place qui était celui d’exercer les fonctions fonctionnelles du pouvoir soit liées à l’exercice de l’autorité. Ils les exercent également et quasi sans partage dès lors; et depuis rien ne va plus…


L’amateurisme au pouvoir est bien plus critiquable que celui qu’on lui reproche

Malheureusement pour les français, l’amateurisme reproché au gouvernement et à sa majorité n’est pas celui plus que louable que décrit Hollande.

C’est celui qui a donné à Macron, à ses lieutenants et alliés de tous bords une majorité absolue de façade leur permettant de passer au forcing des lois et réformes tout juste bonnes le plus souvent pour produire un simulacre de renouveau sociopolitique et autre. Sans cet amateurisme bien huilé, ils n’auraient rien pu faire des 40 ans d’atomisation de la société que ses prédécesseurs lui avaient apporté sur un plateau. On en est là donc , que grâce -si j’ose dire – à cet amateurisme utile au gouvernement, que ne raillent bidon que leurs amis de l’opposition de façade pour piquer de la voix à toute vraie opposition à cette mascarade de pouvoir.

C’est ainsi qu’ils ont pu casser par exemple le code du Travail qu’ils avaient au préalable soigneusement gavé de clauses devenues bien redondantes comme un fruit mûr. Mais qu’il ne fallait dénoncer que lorsque l’atomisation de la société aurait atteint le quota sans lequel le coup du code du Travail obèse, celui le la PMA pour toutes qu’ils ont donné aux couples de femmes et qui donnera la GPA aux couples d’hommes, celui de la transition énergétique qu’ils ont donnés aux entreprises du CAC 40 qui conduira bon mal an à un accroissement d’un endettement insupportable des ménages…

Sans tout cet amateurisme, tout cela, ajouté à tous les pseudo résultats positifs engrangés depuis 2 ans 1/2, tout cela aurait été remis à plus tard: ce que Hollande, étant de mèches avec eux ne peut nous le dire évidemment ! ! !


Vote de la PMA au Sénat, manichéisme progressiste et mollesse complice des conservateurs

Sans le tour de force extravagant par lequel au cours du temps l’élite dirigeante a fait de la gauche un progressisme et de la droite un conservatisme: deux termes, soit dit en passant, issus de leur vocabulaire, Jamais le Sénat n’aurait voté la PMA qui plus est pour toutes.

Pourquoi a-t-elle été voulue en effet pour toutes, pendant que dans un équilibre droite gauche classique elle aurait dû ne rester accessible que dans des cas particuliers autorisant tout au plus des dérogations; car Bruno .Retailleau président du groupe LR au Sénat avait tout à fait le charisme, les arguments pour gagner la bataille qui était la sienne contre cette loi qui insiste-t-il «dépasse de très loin la seule question de la PMA pour toutes».

Mais, contre toute logique, il l’a quoique de justesse belle et bien perdue. Et tous ses coups d’éclats auront beau le faire rentrer quand viendra l’heure dans l’Histoire par la grande porte, le modèle ultra libéral anglo-saxon  qu’il accuse si justement de toutes parts, c’est tout de même le vote de la PMA qui s’est imposé; et que les espoirs de Bruno Retailleau et de tous ceux aussi qui ne pouvaient compter peu ou prou sur lui se sont évanouis.

Tout cela parce que la vie politique n’étant plus qu’une affaire entre conservateurs et progressistes n’est plus qu’un jeu d’appareils entre les «et-et» (et de droite et de gauche) et les ré-ré (les républicains réunis, réunis pour quoi faire: le plus souvent pour faire bloc avec les progressistes). Là donc est le grand responsable des causes profondes de cet échec; et non comme le prétend Bruno Retailleau, l’égalitarisme ou le dévoiement de l’égalité qui n’est quel que soit le nom qu’il lui donne que le corollaire d’une certaine mise sous tutelle inacceptable de tout vrai rapport droite gauche.

Plus concrètement, jamais le Sénat n’aurait seulement voté cette PMA pour toutes, si la droite et la gauche, à défaut de l’avoir toujours été comme cela aurait dû être depuis le temps, si elles étaient devenue les 2 familles politiques d’idées  et non les 2 familles politiques de personnes qu’en ont fait le progressisme et le conservatisme en réduisant la droite et la gauche à l’état de satellites au service de l’un et l’autre, au cours de ces 40 dernières années.

D’ailleurs, s’il doit souligner par extraordinaire que ce soit qu’une majorité LR se trouve en accord avec des personnalités aussi éloignées politiquement d’eux que Sylviane Agacinski, Michel Onfray, José Bové, Alexis Escudero… c’est bien qu’on est face à un progressisme manichéen et-de-droite-et-de- gauche en sa faveur et un conservatisme mou organisés tous deux en force d’appoint pour faire passer les réformes qui fâchent tout en marginalisant les connexions possibles entre les éléments gênants de l’intérieur comme de l’extérieur…


Pour reconquérir la souveraineté du peuple, « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage »

Ce que ne peut reconnaître Jacques Julliard* , l’une des têtes pensantes de l’élite dirigeante et en tant que tel précisément, c’est leur échec qui n’est pas que celui d’E Macron…

À savoir, que si en plus de 40 ans de comédie inhumaine du pouvoir ils ont réussi à détruire politiquement la souveraineté populaire que de Gaulle avait donné aux français, ils n’en sont pas débarrassé pour autant. Ils n’arrivent pas à la leur ôter du crâne. C’est dans leur esprit qu’elle est, souhaitons-le, à tout jamais ancrée.

Ainsi, la reconquerront-ils (politiquement) lorsque enfin ils comprendront que là doivent converger tous leur efforts. Aussi, face à cette éventualité, les élites dirigeantes n’ont comme seul recours que le pourrissement de la situation pour faire que le temps joue en leur faveur.

C’est la tactique que J Julliard emploie tout au long de son article à nous bourrer le mou avec son appel à « une nouvelle fêtes de la Fédération ». Tout ça pour nous faire passer d’une ornière dans une autre.

Car si les français sont devenus individualistes, c’est bien à eux qu’ils le doivent et par là qu’ils les tiennent encore aujourd’hui. Le tout étant qu’ils dépassent « leur » individualisme pour faire d’eux leurs petits soldats. Aux français donc de sortir -ils le peuvent- de ces ornières le plus tôt possible par une action réfléchie… Et là ‘y a du boulot! Mais « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (La Fontaine) 

*«Le portrait de Macron en «Hamlet au pont d’Arcole» que nous brosse J Julliard est beaucoup plus dithyrambique & beaucoup moins réquisitorial qu’il se veut

ceci afin de faire passer son bilan pour beaucoup plus positif qu’il n ‘est»…  C’est un portrait qui se veut sévère pour faire mine d’aller dans le sens général des critiques dont fait abondamment l’objet Macron à juste et injuste titre; mais ce portrait est un vrai panégyrique en forme seulement de réquisitoire pour mieux le défendre, là où pourtant, et surtout sur son bilan, il serait beaucoup à critiquer…


Nous avons un défenseur des droits, mais nous n’avons pas de « défenseur des lois »

Voilà peut-être aussi ce qui fait le problème qu’on a avec cette réforme des retraites, qui a le défaut selon moi d’avoir -je pense pour plus longtemps qu’on veut bien le dire- mis vent debout: 1) attelé à cette réforme des retraites, un pouvoir qui se met à vouloir trop incarner la justice; et 2) ceux qui la réprouvent -comme c’est tout de même leur droit- à vouloir ne voir dans la justice surtout qu’un rempart pour ne lui opposer pour toute fin de non recevoir, qu’un refus.

Jules Simon* (1814-1896)nous avait prévenu, si « le Devoir est le seul et souverain maître des actions humaines… parce qu’il y a avec lui des accommodements… [tandis qu’il] n’y en a pas avec la Justice. Elle seule [argument-il avec beaucoup de justesse] est immuable, indépendante des opinions et des actions humaines… »

… Là Jules Simon n’épargne ni le gouvernement, ni ceux qui le soutiennent ni ceux qui le réprouvent… Quant à sa conclusion elle est terrible, sans appel et vaut pour tous, du plus grand au plus petit d’entre nous. « Parler de justice là où prime le Devoir c’est, -ajoute-t-il- « quitter la justice, qui est une intuition de l’absolu, pour suivre [les] appréciations vaines [qu’on en a], c’est livrer la morale à ses ennemis, c’est à dire à la passion et à la force ».

Il en est bien ainsi quand nous avons à faire d’un côté à un pouvoir dont le défaut précisément est de se vouloir « juste » (comment le pourrait-il et est-ce là ce qu’on peut attendre de lui?); et avec un peuple partagé entre ceux qui le soutiennent (30 à 36% de la population: c’est pour le moins très peu! et quelle crédibilité ont-il quand nombre d’entre eux appartiennent à des catégories sociales très favorisées pour qui repousser de 3 à 5 ans l’âge de départ à la retraite ne posent réellement aucune difficultés?) et, ceux qui trouvent cette réforme « injuste » (60 à 70% de la population, et là ça fait beaucoup, mais de l’un à l’autre que représentent-ils en proportion du peu de solutions et autre qui les rassemblent?).

Aussi, je le maintiens, nous n’avons pas -si ce n’est Jules Simon peut-être?- de défenseur(s) des lois, quelque chose qui aiderait à une sorte de co-traitance peuple élites pour ce qui est de retendre s’il y avait besoin des liens élus citoyens.

C’est peut-être ici ou là où trouver le préalable aux réformes que tout le monde appelle de ses vœux mais avec un manque de recul évident… *Jules Simon, Philosophe, homme politique, auteur entre autre de « Le Travail » et « Le Devoir »…


Tocqueville, l’anti-capitalisme et l’anti-communisme qu’il renvoie tous 2 dos à dos

Le problème qu’on a avec le duel, Alain Badiou et les exaltés du libéralisme, c’est l’anti-capitalisme des premiers et l’anti-communisme des seconds.

Si d’ailleurs Nicolas Baverez peut dire que «Tocqueville (1805-1859) nous permet de comprendre la crise que traversent nos démocraties», ce n’est pas seulement comme il le dit en raison du risque de décrochage d’un pouvoir laissant le champs libre à des forces faisant courir à la démocratie de voir l’État brimer toute liberté au nom de la volonté du peuple.

Il aurait très certainement renvoyé les uns comme les autres dos à dos.

Car si son temps était de dénoncer les dangers que faisaient courir à la liberté au nom de la volonté du peuple, le risque n’était pas encore comme actuellement au danger que fait aussi courir la liberté poussée à outrance à une partie de cette volonté populaire dans ce que le pouvoir a à entendre d’elle…


[la France, un État en rien autoritaire] selon E Macron, Qu’est-ce qu’il lui faut?

Un pouvoir qui endigue la violence, la liberté d’expression au lieu de répondre à ce qui nourrit l’une. Et d’écouter ceux qui essayent de faire usage de l’autre pour lui faire entendre les besoins gravement insatisfaits mettant en cause l’exploitation qu’il en fait, sa responsabilité, c’est bien un pouvoir qui fait tout pour que cette violence, cette liberté d’expression débordent afin de contraindre le peuple à des mesures, des dispositions de loi qui ne correspondent en rien à ce qu’il se doit d’attendre de lui…

Ça ne fait pas la Chine de la France. Ni d’elle, une Allemagne aux pires heures de son Histoire. Mais ça ne fait plus de la France la France…

Pourquoi alors ne pas parler d’une forme a fortiori insidieuse de dictature… Comment alors rester les bras ballants en écoutant E Macron dire« allez en dictature » ceux qui comparent, à l’entendre abusivement, la France à un État autoritaire, Qu’est-ce qu’il lui faut?


Les personnes handicapées qui veulent s’engager en politiques méritent plus que « des places éligibles »

Ce qu’on devrait attendre selon moi de Sophie Cluzel, secrétaire d’État chargée des personnes handicapées, – et pour qui «ces personnes se confrontent parfois à de «l’autocensure» [et] «hésitent à se lancer en politique car elles jugent cela trop dur» -, serait qu’elle œuvre d’abord pour que tout ce qui est souhaitable soit fait dans son ministère, au gouvernement pour que par leur action, partout où c’est possible tout citoyen, (et pas seulement handicapé et à quelques mois d’une élection municipale) y retrouve son compte en condition d’emploi, de travail…

Bref, que toutes les mesures soient prises sans tarder afin qu’il dispose des conditions de vie socio-économique les meilleures lui donnant toute latitude de s’engager par lui-même en politique. Et ce quelque part, sans qu’on lui tienne la main comme ce que Sophie Cluzel veut demander aux chefs de parti de faire pour les handicapés…


Raffarin se plaint de la violence! Qu’il s’en prenne aux 40 ans de politiques qui l’ont nourri et auxquelles il a participé!

Plutôt que de s’en prendre à ceux qui tenteraient selon lui «de légitimer la violence», Raffarin ferait bien de… la boucler quand cette violence (aussi inadmissible et regrettable qu’elle soit) a pour origine une crise de régime sans précédent qui sévit en ne cessant de s’aggraver suite à 40 ans de politiques mal-fagotées qui ont nourri cette violence et auxquelles politiques, Raffarin a lui-même participé; lesquelles politiques non seulement se succèdent, mais se greffent les unes sur les autres tous les 5 à 7 ans.

Ce, surtout depuis 30 ans, époque où nous sortions de plus d’un siècle de politique déjà mal-fagotées basée sur une économie de production qui ne tenait aucunement compte de la demande du marché… Ne prévalait aux yeux des magnats des affaires jusqu’alors que l’offre de marché et où la vision de l’économie n’avait de réalité que pour eux-mêmes pour la plupart). Aussi est-ce à partir de là que nous sommes passés à une économie d’environnement, mal-fagotée aussi, dite basée sur les attentes et les besoins, tout étant alors axés et orientés principalement sur le réflexe conditionné d’achat et à la consommation à outrance tant sinon plus dans le pire que dans le meilleur avec comme seul mot d’ordre ou presque: vendre! Vendre! Et vendre!

Tout cela pour aboutir aux nouvelles crises que nous connaissons depuis et face auxquelles les élites n’ont d’autre alternative pour nous sortir de ces mauvais pas, que de nous donner à choisir entre la politique mal-fagotée habituelle, basée sur la théorie du ruissellement auquel tout le monde contribue par son travail mais auquel seuls vraiment les premiers de cordée sont rétribués, et celle tout autant mal-fagotée de l’égalitarisme où chacun est rétribué à la part congrue qu’on lui accorde mais à laquelle tout le monde ne contribue pas comme il comme il le faudrait pour sortir de ces plus de 40 ans de politiques désastreuses toujours à l’œuvre qui nourrissent cette violence!!!


La réforme des retraites d’E Philippe était déjà en phase de germination souterraine dans les lois Auroux de 1983 sur la retraite à 60 ans 

Ce que fait le gouvernement depuis 2017 ne répare pas la France. Sa réforme des retraites finit le carnage que les lois Auroux sur le retraite à 60 ans ont commencé en 1983.

Elle est un des nombreux malheurs qui affectent la France depuis 45 ans. Un « malheur » dont Molière disait, « [qu’il] nous est toujours l’avant-coureur d’un autre »; et donc d’une succession d’autres tant que, par manque de courage, d’honnêteté et de rigueur intellectuelle nous n’avons pas mis de coup d’arrêt aux événements néfastes en cascade (inversion du calendrier des élections, passage au quinquennat, loi des 35 heures…) auxquels ces lois Auroux et autres préparaient.

Tout le monde s’accorde à dire, avec 36 ans tout de même de retard, que ces lois ont été une énorme erreur. Qui peut dénier qu’elles ont été, et à plus d’un titre, un malheur encore aujourd’hui.

Même pour ceux qui en auront « profité »: ceux-là se seront souvent trouvé à subvenir aux besoins de leurs enfants, puis de leurs petits enfants au fait que ce genre de lois a poussé le régime économique à se durcir et avec plus de vigueur contre eux. Et par effet en chaîne, contre tout le monde.

Et ces lois ont ouvert la porte à d’autres malheurs. À commencer ceux qui nous attendent: si le peuple ne ravale pas sa colère, sa résignation ou son enthousiasme béat pour les futurs rieurs sans avenir que nous sert le pouvoir et s’il ne cesse pas de se donner en spectacle à se montrer comme étant celui de veaux, de vaches, de cochons et d’oies pour lesquels les élites trop souvent veulent les faire passer…


Cette réforme des retraites est comme celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a trente ans de retard

Le couplet du discours fantaisiste, récupérateur, rabat-joie, ou relevant du complotisme qu’on sert aux opposants à cette réforme comme sur bien d’autres sujets très souvent, c’est comme dire (même si ce discours, les arguments avancés ne semblent pas ou ne sont pas toujours bien rôdé, bien affûté – c’est trop facile.

C’est comme dire du homard ou du poisson qui voudrait dissuader leurs congénères de rentrer dans une nasse, les conjurer de n’en rien faire (comme quoi c’est dangereux pour des homards ou des poissons de rentrer dans une nasse). C’est comme dire que c’est lui ce homard, lui ce poisson, que c’est lui qui ne serait pas réaliste…

Brièvement, cette réforme des retraites est surtout très technique. Trop technique. Comme tant d’autres, elle est, comme toutes celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a 30 ans de retard… Et à cause de cela, ce qu’on propose aujourd’hui a aussi 30 ans de retard    ce n’est pas si anodin que ça, si peu gênant que ça, qu’il en soit ainsi.

Souvenons-nous déjà des réformes du même genre, il y a 30 ans! Souvenons-nous de ce que l’on disait en ce temps-là de l’économie de « production »: c’était vrai mais avec 30 ans de retard et qui a fait que ce qu’on propose aujourd’hui a 30 ans de retard…

Ils étaient tout aussi fringants que ceux qui nous font la leçon aujourd’hui sur l’énergie, le climat, le chômage, le retour au plein emploi: le mal est fait maintenant depuis et pour longtemps. Et pendant qu’on pourrait enfin -tient!- avancer sans marcher, que fait-on encore? On marche sans avancer. C-à-dire: en ne nous tournant pas une fois encore vers une vraie économie d’environnement en nous mettant à l’heure des questions qui vont se poser durant les 30 prochaines années; et non comme tous les 30 ans à l’heure de toutes les questions qui se posaient 30 ans auparavant…

 


Au gouvernement de montrer l’exemple concernant l’application de la trêve de Noël comme le voudrait la tradition.

C’est le gouvernement qui a poussé dans la rue, des milliers de gens, soutenus par des millions d’autres, à combattre ce projet de réforme des retraites ignoble pour peu qu’on prenne acte que cette réforme est consécutive à des décennies de politique qui ont fait le lit de ce type de projet et les sales draps dans lesquels il mettrait le pays pendant des décennies encore. Si on veut bien prendre la peine de faire les rapprochements de cause à effets, comme je m’en explique (pour ceux que ça intéresse) dans mon « Chiffre quatre de la réforme des retraites » prochainement.

Et ce, qui plus est en se revêtant des beaux habits du juste et en recouvrant ses adversaires de ceux du « vilain », du méchant personnage irresponsable qui n’a aucun respect des autres et des usages…

Alors que cette réforme tombe dans cette période par un hasard de calendrier plus que douteux… Aussi est-ce au gouvernement de montrer le premier l’exemple concernant l’application de la trêve comme le voudrait la tradition.

Si l’on veut donc que les grévistes appliquent cette trêve (comme le souhaite, en tête des premiers intéressés par cette trêve que sont les commerçants, et par ailleurs bon nombre on l’imagine, de personnalités de tout bord politique comme  au RN par la voix même hier de Marine Lepen) , que le gouvernement montre l’exemple en mettant ce chantier en suspens pendant cette trêve.

Il mis 2 ans pour le faire sortir de terre, il peut bien en différer le cours de 3 semaines!!!

 

 

 

 


Rien n’est fait pour que les citoyens soient bien à leur travail, dans leur environnement social, familial et acceptent de travailler plus tard…

Rien n’est fait dans ce sens et ne le sera avec cette réforme pour qu’ils acceptent en conséquence de travailler plus et plus tard. Et la question qui devrait être de se demander tout ce qui pourrait être fait pour que les citoyens soient bien à travail, dans leur environnement social, scolaire et familial et qui aille dans le sens de créer des conditions de vie décentes pour les retraités et les actifs, -cette question pour l’heure- s’est réduit à un pugilat général entre ceux qui veulent à tous prix cette réforme et ceux qui la rejettent en bloc…

Entre autre à ce sujet. Les différences que Tabard  montre, comme quoi le parallèle qui est fait entre Philippe 2019 et Juppé 1995 peut-être tentant mais trompeur, montrent aussi que les faire apparaître peut être tentant mais trompeur également.

Car ces différences ne sont pas si nettes et la situation que connait l’un en 1995 et l’autre en 2019 ne sont pas si opposables que ça. 

C’est surtout que le pouvoir a depuis tiré les leçons du passé dans la manière de procéder et que le contexte actuel de fragmentation de la société et le niveau sans précédent de précarité lui est plus favorable même en étant plus rigide, jusqu’à imposer les mesures injustes.

Ce qui n’est pas fait pour rassurer les français. Quand il dit par exemple que les démarches étaient dissemblables, à savoir que « en 1995, un texte était sur la table » et « en 2019, le texte est connu mais les mesures précises ne le sont pas », c’est assez faux.

Car, c’est connu: tout va surtout se jouer sur l’allongement de départ à la retraite. Simplement que le gouvernement trop content d’attendre de voir ce que va donner cette grève, se défend d’en préciser les modalités à l’avance -des fois qu’il pourrait desserrer la vis moins qu’il ne pouvait le craindre initialement.


La réforme des retraites d’Edouard Philippe: un cadeau pour une petite minorité parmi les élites!

J’espère que les français verront que tout « universelle » que se veut cette retraite avec cette réforme, tout ceci ne repose que sur de la magie du verbe; ce vocable radieux masquant une réalité bien plus sombre où les conditions dans lesquelles se ferait l’allongement de l’âge de départ à la retraite n’aurait rien de réjouissant.

Cet allongement irait croissant au gré et besoin des gouvernements devenant plus difficilement mis en demeure à faire de vraies réformes et pas seulement concernant la retraite. Car une telle réforme donne au pouvoir de se défausser totalement d’une responsabilité considérable qu’il n’a jamais assumé sur qui le peuple n’aurait plus alors aucun moyen de pression  pour le faire agir…

En gros, cette réforme ne serait supportable que pour ceux qui se trouvent bien à leur travail et ne vise qu’à exploiter le côté égoïste de l’homme qui veut laisser à l’autre de supporter les inconvénients des choses. Ce, ne profitant qu’à une petite minorité parmi les élites. C’est tout le problème. Et c’est là justement où il n’agit pas depuis plus de 40 ans. Et ça continue…

Rien n’est fait ou si peu pour que les gens soit bien à leur travail, dans leurs études, leur milieu social, leur famille, pour qu’ils aient des perspectives d’avenir viables…

Cette réforme n’est que mystification, sophistication, elle mettrait un énorme couvercle sur une situation appelant des mesures qui encouragent les ayant-droits à la retraite à un recul de l’âge de départ volontaire et non imposé par un pouvoir à même de vouer le social à toutes les fins inimaginables de non-recevoir…


Le social: l’un des mots les plus déformés qui soient

Le social, l’un des mots les plus déformés et galvaudés qui soient,  cause en grande part à 2 siècles d’excès tant à droite qu’à gauche, qui font surtout que politiques, économistes et autres grands de ce monde, s’occupent moins de remédier aux crises qu’ils ne s’en servent contre les citoyens.

Ceux-ci devenant toujours plus malléables, corvéables à merci…

Devenant ainsi incapables de donner le change pour qu’enfin le social reprenne tout son sens… Et devienne (ce qu’il devrait être depuis le temps): l’ensemble des rapports les meilleurs qui doivent exister sur les plans politique, économique, culturel… entre les personnes…

Faute de quoi: le social fait abusivement l’objet de partout, de toutes les exploitations & interprétations plus invraisemblables et incroyables les unes que les autres…*

Et mouche sur la cerise, raison pour laquelle, surtout de 1987 à 2017 … le social étant à trop à la remorque du changement, on ne faisait pas les réformes économiques nécessaires (changement dans la continuité*); et que, surtout depuis 2017, le social étant trop à la remorque des réformes, on ne fait pas les changements sociaux nécessaires (continuité dans le changement*)…

*Déjà en 1985, la tendance était plus aux changements qu’aux réformes (on parlait d’aillieurs de continuité dans le changement déjà en 1983, puis de réformettes, balladurettes, juppettes …), et depuis surtout 2017 c’est l’inverse sur des attendus opposés. La tendance étant alors plus aux réformes qu’aux changements nécessaires Soit: c’est du pareil au même! Tout cela « marche » ensemble sur des objectifs globalement identiques tant à droite qu’à gauche en leur sommet… 


Le rôle central du citoyen, celui du fonctionnaire et du politique

Le citoyen doit savoir ce qu’il doit attendre du politique dont le rôle est de veiller à ce que le fonctionnaire mette le nécessaire en oeuvre qui permette justement au citoyen de venir à bout de la situation où plus personne n’est dans son rôle le plus souvent…

le citoyen trop axé, ne lui déplaise sur des revendications trop catégorielles ne sait pas suffisamment ce qu’il doit attendre du fonctionnaire comme du politique; le fonctionnaire exerce de moins en moins son expertise dans le sens dans lequel il devrait lui être demandé d’agir et davantage dans celui qui sert sa vision de la réalité sinon ses intérêts; et le politique quant à lui fait plus le jeu des experts que de s’assurer si le citoyen va être en mesure de se faire entendre sur ce qu’il se doit d’attendre des fonctionnaires et des experts…

Concernant par exemple la PMA en discussion au Parlement qui, du citoyen, du fonctionnaire ou du politique aura au nom du peuple français – comme on dit pudiquement -, qui aura décidé de l’instauration de cette «PMA pour toutes»?

Certainement pas le citoyen pourtant le premier concerné. Hé bien voilà ce qui ne va pas et pourquoi ça va pas!


Si le pouvoir est « faible » ce n’est que de ses propres erreurs…

Le pouvoir repartira d’un bon pied quand il emploiera sa force pour rapprocher les citoyens de la décision- au contraire d’user de celle-ci pour lui-même en les en écartant toujours plus…

(Si je me trompe, n’hésitez pas à intervenir: quoiqu’il en soit, le débat est ouvert; à savoir que si le pouvoir est faible est-ce bien ou non que ce ne peut être que de ses propres erreurs…)


Avec Bellamy, la politique n’est plus un théâtre d’ombre, mais un théâtre de son et lumière…

Wauquiez devait faire le jeu de Macron qui lui doit le relatif bon score qu’il a fait aux européennes et il a fait aussi celui de Bellamy, que le maigre score de 8,48% qu’il a obtenu à cette élection ne peut affecter, ayant pour lui d’avoir été comme fait exprès désigné trop tardivement tête de liste du LR. Il devient même un élément clé de première grandeur dans les rouages du système bien huilé dont les acteurs sont comme jamais auparavant amovibles et modulables à souhait.

C’est l’UMPS à un niveau jusque-là inégalé par sa capacité à berner des populations entières qui ne peuvent plus – on le comprendra aisément – se rendre vraiment compte de ce qui se passe, de la façon qu’elles sont traitées tellement elles sont moquées, déconsidérées. Macron peut casser du social tant qu’il veut, Bellamy ou un(e) autre reprendra le flambeau. Alors merci Bellamy: grâce à lui nous voilà débarrassés du théâtre d’ombre qu’était devenue la politique comme il aimait à le dire!

L’ennui, c’est qu’à la place a été élevé un théâtre dont il est en partie l’un des promoteurs la rendant encore plus redoutable dès lors qu’il n’est plus sous son apparence lugubre du monde des ombres mais sous les plus beaux atours du son et lumière. En cela, la comédie inhumaine du pouvoir s’est regonflé d’un nouvel élan. Ces partis de gouvernement qu’on disait effondrés qui de fait, n’étaient qu’embusqués, vont pouvoir rebondir, sous d’autre sigles éventuellement. Et tout sera resté comme avant, c-à-dire: pour quelque chose de toujours plus terrible, comme d’habitude tout d’abord pour les plus fragiles.

Si toutefois, de soulever de tels problèmes peut sembler rebutant et doit à cause de ça n’avoir d’effet même qu’à long terme, il est pourtant certain qu’on ne peut plus laisser les politiques n’en faire qu’à leur tête sans les lâcher d’une semelle.

Si donc, je disais juste ce matin dans mon  : à savoir que «À l’opposé des politiques, les citoyens ont le plus souvent le courage et l’honnêteté intellectuels mais il leur manque la rigueur… sans çà, le pouvoir, les politiques auraient de bons résultats par l’autorité qui convient que les citoyens auraient sur eux» c’est bien que sur  encore quand j’évoquais la nécessité d’un «authentique « citoyennat » que – précisais-je – les politiques n’ont jamais eu l’intelligence de favoriser» et que c’est donc bien par des citoyens s’adressant aux autres citoyens sur ces questions qu’on arrivera le faire reconnaître qu’importe quand on a le temps pour nous…

Si élites et peuple sont bien dans des mondes parallèles comme peuvent l’être des Diafoirus(1) de la politique et de l’économie et des petits rien de Philippulus(2), les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers…

  1. À l’instar des médecins de Mollière.
  2. À l’instar du prophète qui n’est malveillant mais surtout ridicule que Ergé l’auteur de Tintin représente dans un de ces albums en train d’annoncer l’imminence de la fin du monde en tapant avec un rondin de bois sur une grande poêle.


Que Macron se « fiche de l’élection présidentielle de 2022 » montre qu’il est avant tout le président d’un système

Depuis 2012, on élit moins un président qu’on reconduit un système. C’est la logique même. Un manège en marche qui cessera quand suffisamment de citoyens comprendront l’impensable régime des grands-élus et ex grands-élus sous la coupe duquel est le pays, des majorités artificielles aidant se modifient et que chacun à sa façon en subit les dures conséquences – pendant combien de temps encore: nul ne le sait.

À coup sûr pourtant en 2012, Nicolas Sarkozy ne voulait pas être réélu. Rappelons-nous. Bien qu’impopulaire à cause de ses cinq ans de pouvoir très contesté, François Hollande n’avait aucune chance contre lui s’il n’avait pas fait (volontairement contre lui-même) du Lepen notamment aux Sables-d’Ollones. Mais dans cette hypothèse, il n’aurait pas pu tenir cinq de plus sans devoir revoir sa politique: celle du système qui l’avait pressenti en 2007 comme étant le mieux placé pour le reconduire. À coup sûr également en 2012, c’est François Hollande qui devint le candidat du système. Il eut – aussi invraisemblable que ça paraisse à beaucoup de gens – pour tâche de préparer l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017, avec la loi Khomri de près-réforme du code du Travail, La loi Taubira sur le Mariage Pour Tous, etc… Ne reste plus qu’assez de citoyens le comprennent maintenant: et c’est tout le problème. En attendant, voilà à coup sûr pourquoi Emmanuel se fiche des élections présidentielles en 2022…

 


Dire entre autre que «Les lois liberticides prospèrent sur NOTRE DÉMISSION COLLECTIVE» n’est pas recevable

Nous ne pouvons en rester à ce constat que fait François Sureau dans le Figaro Vox. pour qui les lois liberticides prospéreraient sur notre démission collective. Il fait là un constat trop réducteur et tendancieux comme le confirme selon moi ce qui ressort en substance de son propos.

Le refus des lois liberticides doit être plus fort que celui de l’erreur, même quand il s’agit de combattre la haine sur internet. Aucune loi du plus fort ne doit prévaloir même pour lutter contre la haine ou contre quoi que ce soit d’aussi moche et odieux. Comment pourrait-on dire de ces lois qu’elles prospèrent quand ça voudrait dire qu’on doive se réjouir pour ceux à qui elles profitent pendant qu’elles ne peuvent que nuire particulièrement à des millions de gens et plus généralement à tout le monde dès lors que ne serait-ce le pouvoir qui en est le principal instigateur n’en ressortira pas grandi. Pour toutes ces raisons, prétendre que les lois liberticides prospèrent sur notre démission collective est totalement irrecevable.

D’abord, cette accusation est injustifiée: Le terrain sur lequel se développent ces lois est à trouver dans la politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qui a orchestré l’état d’impuissance sociale et autre que connaissent des millions de citoyens. Dans la bouche de quelqu’un qui fait valoir sa position d’écrivain et d’avocat, c’est trop catégorique. Accuser de façon aussi péremptoire la démission collective à laquelle il s’associe, c’est laisser entendre qu’il serait prétentieux d’émettre une autre explication que la sienne. Aussi, François Sureau serait le premier de la classe de toute la société dans chaque membre de laquelle il dit voir une personne qui n’est «jamais dérangé par les opinions qu’il réprouve».

Et enfin, c’est un appel incroyable au défaitisme en forme presque de plaidoyer. Si, dans un premier temps, il condamne assez énergiquement les lois liberticides, dans un deuxième non seulement il s’en accommode très vite – il dit bien »notre démission collective » – mais ce notre a valeur de commandement à accepter. Il s’inclue dans cette démission. Du rejet pure et simple qu’il manifeste vis à vis de ces lois dans son analyse, il aboutit dans sa conclusion à la reconnaissance d’un constat que quoiqu’on en pense par ailleurs, ces lois liberticides sont compréhensibles même si elles sont injustes, et tout ce que vous voulez: criminelles, imbéciles et prospèrent sur une démission collective qu’il appelle presque de ses vœux… Tout cela ressemble au mieux à une bien étrange cabriole…

Plus encore. Si au nom de la liberté d’expression la haine sur internet est inadmissible, des restrictions de cette liberté le sont encore plus, si vertueux que soit ce qui anime tout refus de cette haine fait au nom du respect dû à des règles. Car de telles restrictions comme tout laisser-aller qui y conduise, reviendraient à supposer que la vérité considérée au mépris de la liberté serait préférable à l’exercice de la liberté pratiquée au mépris de la vérité. Ce serait pire que tout: la négation de la liberté et de la vérité comme idéal, modèle de société.

C’est donc cette politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qu’il faut combattre. Ce qui ne sera possible que par une organisation pas à pas, point par point des citoyens, par les citoyens, pour les citoyens qui devront – puissent-il arrêter de penser et réfléchir avant – comprendre que c’est par une réforme bien comprise du Code électoral qu’il parviendront non à contrôler les lois ou à je ne sais quel rêve insensé de prendre et d’exercer le pouvoir mais à contrôler ceux qui les font


«Le RIC est-il gaulliste?» Est-il surtout ce sur quoi miser le plus pour sortir de la crise démocratique que nous traversons?

Si je trouve que l’historien Gaël Nofri a raison de voir dans le RIC (1) « une fausse bonne idée« , je ne suis pas d’accord sur toutes les raisons qu’il invoque ni dans toutes les conséquences négatives qu’il en résulterait en l’appliquant selon lui.

D’abord, ça me semble très exagéré de parler de « référendum gaullien ». D’ailleurs, il n’existe pas de référendum gaullien.

Il y a un référendum que le général de Gaulle a bien voulu qu’il engage sa personne, mais comme F Mitterrand l’a montré « à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 », le référendum n’engage que le chef de l’État qui le veut bien.

Le référendum n’a d’autre finalité que de faire un état des lieux de l’opinion sur une question de pouvoir, avec un outil exclusivement de pouvoir dont dispose un chef d’État, un exécutif.

Et si le général de Gaulle a engagé sa personne en 1969, c’est qu’il avait pris initialement toutes les précautions. Premier point.

Deuxième point, il y aurait mille et une raisons de penser que si par je ne sais quelle malice politicienne ce RIC était instauré, il ne serait laissé dans les mains du peuple que pour très peu d’initiative mise à sa disposition contrairement à ce que trop de gens croient peut-être un peu naïvement.

Et ce serait pour le coup la moins mauvaise chose parce que, dans une démocratie qui se respecte, le peuple ne peut disposer d’outil de pouvoir puisqu’il ne peut avoir de pouvoir qu’il n’a pas: son domaine étant l’autorité.

C’est elle qui lui est un peu plus confisquée à chaque élection par la façon dont les appareils avancent leurs pions avant chacune d’entre elles… Là est le nœud du problème qui ne pourra à mon avis maintes fois exprimé sur mon blog être résolu que par une réforme du code électoral via une réforme du financement des partis; notamment ceux « de gouvernement » proches de l’exécutif!

1) RIC, acronyme de Référendum d’Initiative Citoyenne