ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

« RÉFUGIÉS : EXISTE-T-IL UNE SOLUTION ? » II/II


Sommes-nous décidément et pour longtemps encore, voués à mille et une solutions comme à 36 mille misères, face à toutes celles qu’on nous propose et qui ne répondent toujours que de façon parcellaire aux nécessités dès qu’un problème survient de nos jours, comme là avec l’arrivée massive en Europe de réfugiés syriens? ».

Si on en croit les difficultés qu’avaient du mal à surmonter les 4 invités, que réunissait Arnaud Ardouin sur le plateau de télévision de LCPan avant hier dans son émission « ça vous regarde« , pour répondre à la question posée ce jour-là, qui était  « réfugiés, existe-t-il une solution », il est à craindre qu’on ne fasse qu’éterniser la situation pour la muer sous d’autres formes  pires.

Le fait, qu’après 45 minutes de débat aussi serein que acharné nous ne soyons pas parvenu à une plate-forme commune permettant seulement de mettre 4 personnalités du monde politique en situation d’agir en conséquence et dans un même sens, est significatif de notre manque de vision des situations géopolitiques dans leur ensemble.

Mais c’est la question que je me pose, n’aurions-nous pas depuis trop longtemps trop tendance comme je le pense à manquer de nous tenir à une bonne distance logique, des événements qui nous font face?

Et les 4 avis souvent très différents et rivaux que ces 4 personnalités émirent de la vie politique invitées sur ce plateau sur la question étaient très éclairant de ce point de vue.

On avait là, 4 approches qui ne pouvaient pas s’accorder; ce, bien plus parce qu’elles se situaient à 4 points de distance différents que parce qu’elles étaient différentes.

Chacun d’eux se situait ou trop près ou trop loin de l’événement à mon avis.

Françoise Sivignon, présidente de Médecins du monde et Karima Delli, députée européenne EELV appelaient à montrer plus de proximité avec les réfugiés, mais tout le reste concernant par exemple le fait que la paupérisme gagne chaque jour du terrain en France était mis au second plan; Ce n’était même pas sûr qu’elles auraient pu s’accorder sur les mêmes actions.

Dupont-Aignan, député de l’Essonne et président de Debout la France, quoique plus favorable à un traitement de fond de ce problème et qui aurait plus ma faveur, s’est montré très détaché du sort de ces réfugiés comme de l’aide qu’on doit leur apporter.

François Miquet-Marty, président de l’institut Viavoice se situait, quant à lui, à la croisée des chemins, mais il n’avait pas vraiment de solution.

Pourtant, devant un problème aussi considérable sur tous les plans, ils pouvaient, ils devaient  trouver un commun accord.

Encore une fois, c’est une question de distance logique à laquelle on se situe par rapport à l’événement qui l’aurait rendu possible.

Pris séparément dans leur logique respective, chacun d’eux avait raison. Mais pris ensemble, aucun d’eux n’apportait pas vraiment de solution. Et c’est tout le problème.

Parce qu’on ne peut pas répondre au problème des réfugiés si on ne répond pas en même temps au problème de la pauvreté en France et à tous les autres; on ne peut pas davantage répondre au problème de la pauvreté en France et dans le monde si on ne dénonce pas et ne remplace pas le système économique mis en place depuis plus de trente ans et qui est responsable non seulement de ce qui se passe en Syrie mais aussi de la plupart des tragédies qui ensanglantent le monde depuis.

La voilà la bonne distance logique qui doit permettre de mettre tout le monde d’accord pour agir « maintenant » comme il se doit.

Quand je dis qu’on ne peut pas traiter de quoique ce soit efficacement si on ne traite pas de tout en même temps, je ne dis pas autre chose.

Car c’est depuis que l’économie basée sur la consommation à outrance s’est substituée à celle basée sur la production à outrance que les conflits se sont multiplié partout dans le monde comme ceux qui ont chassé hors de leur pays tous ces syriens en déshérence, aggravant la situation des plus pauvres en Europe.

Tout ça parce que les promoteurs de cette économie de consommation ont bien pris soin de la baser sur des besoins de l’homme qui se confondent avec ses attentes, alors qu’il fallait la baser sur la seule anthropologie qui vaille qui n’est autre que celle qui lui est inné; c-à-dire celle qui est inhérente à ses vrais besoins qui sont tous ceux qui ne se confondent pas avec ses attentes.

Bien sûr tout homme a-t-il des attentes souvent distinctes de ses vrais besoins mais ceux qui ont sous leur responsabilité la vie politique, économique et sociale de populations entières se doivent de ne prendre en compte que les besoins qui ne se confondent pas avec les attentes pour ce qui les concerne.

C’est ce qui c’est passé aux abords des années 80 au siècle dernier et qui couvait déjà 10 ans plutôt.

On a laissé croupir d’abord les situations douloureuses qu’avait créé progressivement l’économie basée essentiellement sur la production, pour mieux faire accepter les changements de mentalité que nécessitait l’économie de consommation pour la rendre plus présentable et ainsi lui permettre de s’imposer. Sachant « maintenant » le chaos dans lequel cette économie, irrespectueuse des vrais besoins de l’homme liés à l’anthropologie qui lui est propre, nous a plongé pour ainsi dire tous, nous ne devons plus accepter de continuer ainsi.

Et les héritiers politiques de ces idéologues voudraient « maintenant » nous refaire le coup avec d’autres systèmes économiques tout aussi aberrants! Nous ne devons plus les laisser nous berner une fois encore.

Nous devons essayer d’en savoir plus à ce sujet afin d’empêcher que de telles mésaventures ne se reproduisent dans l’avenir. Cela fera l’objet d’un prochain article. A bientôt!

Michel

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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