ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Nous avons un gouvernement « Macron »… Comment ça…et après?


Emmanuel Macron XVM3ab96436-89e7-11e5-ba64-d26ecf42c6b8«C’est … un sujet difficile, tant on ne sait pas par quel bout commencer. Toutefois, une chose est claire…depuis plus de 30 ans, le pouvoir en France(…)est dans les mains de frileux qui voudraient être comparés à des hommes sages bien calfeutrés derrière leurs longues barbes, mais qui s’apparentent plus en réalité à ceux qui se dissimulent sous de fausses barbes pour ne pas qu’on les reconnaisse, aussi bien que sous le gros pull à col roulé de la bonhomie…tels les « fainéants barbus(1) » de Paul Verlaine…»

Oui! Nous avons bien un gouvernement « Macron« ! De droit, non! Mais de facto oui, si on s’en tient à la nature des principales orientations prises en matière de politique générale à Matignon, celles-ci n’émanent plus, plus assez en tout cas, de Manuel Walls mais des directives d’Emmanuel Macron. Et ce n’est pas sans poser quelques problèmes.

M.Walls reste le Ier ministre bien entendu, mais à proprement parler, du gouvernement,  il n’est plus vraiment le chef… Il n’y a plus donc, dans l’état actuel des choses de gouvernement Walls que de façade; et il y a bien un gouvernement « Macron ». Tout cela est-il « normal »? On peut se poser la question: Qu’il en soit ainsi, ne témoigne-t-il pas d’un certain flou dans le pays par la manière transversale de procéder, de faire de la politique dont ceux qui en ont la responsabilité le dirige?

A quoi sert Manuel Walls, alors? Quelle France vraiment? N’est-ce pas là le signe qu’un remaniement ministériel, voire un changement de gouvernement était nécessaire et qu’on a voulu passer outre un peu à la légère? Qu’est-ce que finalement tout cela cache? Pourquoi ces mises en scène, ces évitements et tours de passe passe bizarroïdes? Nous devons nous interroger…sur la tournure que prend la démocratie

Toutefois, une chose est claire: Depuis plus de quarante ans, de gouvernement successif en gouvernement successif, le pouvoir en France (pour ne parler que d’elle) est dans les mains de frileux qui voudraient être comparés à des hommes sages bien calfeutrés derrière leurs longues barbes, mais qui s’apparentent plus en réalité à ceux qui se dissimulent sous de fausses barbes pour ne pas qu’on les reconnaisse, aussi bien que sous le gros pull à col roulé de la bonhomie…, et qui traite l’autre » qui a froid de frileux, celui qui a faim de paresseux, qui est maltraité de râleur « →(voir article précédent), qui les critiquent de rebelles, de gens qui les vilipendent, voire d’extrémistes et même – par la voix de leurs soutiens électoraux supplétifs dits rebelles entre deux élections mais qui les soutiennent à l’occasion de chacune d’entre elles quand elles sont à portée nationale a fortiori: – de fascistes les assimilant à une toute petite minorité dont ils ne sont même pas capables de venir à bout et dont les mauvais agissements  ne sont autre très vraisemblablement que le résultat des conditions de vie anormales dans lesquelles ils se trouvent à côté de celles dues à tout homme et qui  les poussent toujours plus loin à la périphérie de toute issue possible les concernant. Ce à cause d’un système que ces « fainéants barbus (2) », quoique d’apparence « bien rasés », ont mis en place…

(1 et 2).Terme que Paul Verlaine emploie dans son recueil de poésie  publié sous le nom de « poèmes Saturniens » , au vers 12 et au chapitre V d’un sonnet intitulé Monsieur Prudhomme, un personnage que Henri Monnier a créé et mis en scène dans sa pièce, justement sous ce titre de « Monsieur Prudhomme ». Ce personnage imaginaire mais très ressemblant au caractère d’homme auquel correspondent je trouve bon nombre de nos hommes politiques modernes, est le modèle que reprend et que dépeint Paul Verlaine dans son poème sous les traits caricaturaux sous lesquels Henri Monnier se représente l’archétype du bourgeois français « désireux de suivre l’évolution de son siècle, …persuadé qu’il possède les lumières de son siècle, alors qu’il est niais, conformiste et sentencieux » nous est-il dit dans le dictionnaire Le Robert » et que Verlaine compare je pense à tous ceux qui selon lui perdent leur temps à faire de la mauvaise poésie et qu’il nomme « les fainéant barbus ».

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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