ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


La loi Travail: 1 palliatif contre le chômage de masse!

"CONVERGENCE DES LUTTES",  Mouvement lancé par "Jour et Nuit Debout"...

« CONVERGENCE DES LUTTES », Mouvement lancé par « Jour et Nuit Debout »…

« Cette loi Travail n’est qu’un palliatif comme réponse au fléau de l’échec scolaire à l’origine du chômage de masse et une fuite du pouvoir face à ses responsabilités en la matière; et, « au pas camarade, au pas!!! » »

Ce n’est pas tant la loi TRAVAIL que le «mauvais esprit» qui l’habite  et la stratégie « UMPS » qui est derrière, qu’il faut condamner et combattre et dénoncer. Si je comprends donc les fort mouvements de grève  qu’elle a déclenchés, de colère qu’elle inspire, je trouve que les revendications dont elles font l’objet ne sont pas à la hauteur de la menace qu’elle fait peser sur la société entière; car elle ne concerne pas comme le pouvoir n’a cessé de le marteler, surtout que les jeunes et les demandeurs d’emploi…

C’est l’un des grands problèmes qu’on a avec ce gouvernement dont la manie de vouloir traiter chaque situation à problème en dehors e tous les liens qu’elle a avec les autres est le défaut majeur.

C’est d’ailleurs ce qui explique les deux points de désaccord que dis plus haut avoir avec ceux qui ne manifeste contre cette loi qu’en raison de son contenu et qui dans leur approche inverse au gouvernement commettent le même défaut.

Ils s’en prennent aux effets de cette loi d’un mal qu’ils ne connaissent pas puisque cette loi n’est pas encore en application, de sorte qu’ils font de mon point de vue à tort de cette loi la cause de leur mal, de leur souffrance, alors ce qui peut expliquer leur malaise c’est de comprendre le mal qui est à l’origine de cette loi et non la loi en elle-même, ni même en soi son contenu. Il est en tout point très contestable, mais s’en prendre à elle par ce biais ne l’empêchera pas de passer. Je dirai même , au contraire.

Car, contester cette loi de la sorte ne peut pas mobiliser avec assez de gens pour faire contrepoids. Cette loi n’est qu’un attrape nigauds UMPS pour piéger les récalcitrants afin de mettre tout le monde à sa botte. Et, au pas camarade, au pas!!!

Alors, on ne peut que comprendre la menace que cette loi fait peser sur les salariés et les demandeurs d’emploi les plus faibles; on ne peut que compatir au malaise qu’ils ressentent; ceux y sont indifférents sont des nigauds par aveuglement ou par malveillance. Cependant, chercher à renégocier tel point ou tel autre de cette loi avec le gouvernement ou même à la rejeter en bloc comme le demandent ces grévistes, revient à se tromper sur les vrais raisons de son malaise. Et d’ajouter selon moi qu’ils ne se défendent pas assez en juste cause.

La cause qu’on croit souvent être celle d’un problème quel qu’il soit, et face auquel on se heurte, et à laquelle on doit remonter nécessairement pour aller dans le sens d’y remédier ne suffit que trop rarement.  Elle n’est souvent qu’une conséquence d’une autre cause plus éloignée qui est surtout la cause véritable qu’il faut rechercher et surtout trouver si on veut être efficace face à l’un et l’autre d’entre eux pour les combattre et les résoudre.

Plus encore, cette cause éloignée est le plus souvent la conséquence d’une autre plus éloignée encore. Et ainsi de suite… nous devons remonter, une à une de la dernière cause consécutive aux autres elles-mêmes consécutives une à une, et ce jusque à la première cause à l’origine du problème qu’on a à traiter.

Bien évidemment, il ne s’agit alors que de remonter à des causes principales, ce qui complique un peu le travail de repérage pour les identifier; c’est là un autre problème, mais ce cheminement reste valable.

C’est dans ce sens à mon avis qu’il faut entendre ce que veut dire « apprendre pour savoir et savoir pour comprendre » pour ne pas tomber dans le travers dans lequel se perd l’humanité très souvent quand un grand nombre d’entre elle sombre dans cette pratique très néfaste qui consiste à « vouloir comprendre avant d’apprendre, et savoir avant d’apprendre (voir prière de Sainte Faustine) »:l’exemple de pratique à ne pas suivre que nous enjoint cette prière pour plaire à Dieu et par voie de conséquence pour aboutir en tout à la solution recherchée.

Qu’y a-t-il donc, qui nous permette de dire que l’esprit que cette loi sous-tend, est « mauvais » et en quoi, doit être notre questionnement, notre ligne à suivre pour être sûr de nous déterminer comme il convient de la manière la plus efficace, mais surtout la plus adaptée; c-à-dire avec la bonne lucidité. Celle qui pousse à voir les choses telles qu’elles sont et qui invite à agir en proportion.

Je n’aurai pas le temps tout de suite d’expliquer comment par ce cheminement logique je suis parvenu – mais je promets de le faire dès que je le pourrai – à comprendre en quoi cette loi est avant tout critiquable, et à me montrer si affirmatif pour dire et crier à qui veut et peut l’entendre que ce n’est pas tant la loi TRAVAIL qu’il faut condamner et combattre, mais « le mauvais esprit » de cette loi et la stratégie « UMPS » qui est derrière qu’il faut dénoncer pour prétendre répondre à la situation honteuse de chômage de masse ou des difficultés au travail de tous ordres devant laquelle se trouvent plusieurs millions de salariés ou de demandeurs d’emploi, mais également d’entreprises. La société toute entière s’en trouve affectée. Et la tentation est grande dans des situations de cette nature pour prendre de mauvaises opportunités dans les calamités. Au sommet de l’échelle ça donne de belles lois mais pas de bonnes car ainsi elles ne s’en prennent qu’aux symptômes.  Et en bas, les populations finissent par s’en accommoder. Et alors – catastrophe! – le problème nous revient un peu plus tard en pleine figure, avec toujours plus de vigueur. Le simple constat de la succession toujours plus rapide de crises toujours plus graves devrait nous éclairer…

Tout de suite donc, en attendant de trouver le temps très prochainement de pouvoir développer tous les axes permettant d’établir le lien entre d’un côté, cette loi et ce que je considère être le « mauvais esprit » qui est le sien, qui l’enveloppe et de l’autre, la cause mais aussi les visées réelles de celle-ci, je maintiens que s’il faut combattre cette loi pour ses aspects jugés « toxiques » pour les salariés pour ne parler que d’eux, par les syndicats organisateurs du mouvement de grève lancé ce matin, il faut surtout s’attaquer au mal à sa racine; mais aussi à la racine de ce mal et qui a rapport qu’à une stratégie « UMPS » insensée.

Et pour tout dire, une stratégie « sarkhollandaise » d’échec du pouvoir arrivé en fin de mandat. Ce, afin de permettre au pouvoir en place actuellement, et dans la continuité de ce qui s’est passé dans l’autre sens à droite à la fin de la mandature précédente,  d’installer Alain Juppé ou autre si Nicolas Sarkozy ne parvenait toujours pas à remonter suffisamment dans les sondages.

Je ferai même le pronostic suivant que, si la grève prenant une ampleur suffisante, parvenait à  obtenir le retrait pur et simple de cette loi ou à la vider d’à peu près tout, les grévistes auraient tort de penser que c’est eux qui auront obligé le gouvernement à céder; car, ça fait partie certainement de ce que le pouvoir en place veut leur faire croire. Ainsi, il n’auront gagné contre cette loi que son retrait ou un grelot.

Mais, cette stratégie qui ne porte pas que sur l’inscription de cette loi dans les textes, vise surtout à mobiliser autant au Centre droit qu’au Centre gauche, contre une possible troisième voie en 2017 que les chevaliers de l’Umps, grands chambellans de la Démocratie et de la République ont totalitaire-ment exclue. Et là, le rouleau compresseur UMPS de droite continuera dans l’autre sens la besogne où l’UMPS de gauche l’aura laissé.Qu’auront gagné alors les grévistes dans le meilleur des cas, rien.

Si maintenant, dans le contexte du chômage de masse et de l’effet d’aubaine que le mécontentement que cette loi provoque, par la mobilisation relativement grande aussi qu’il peut susciter dans le peuple en faveur de cette loi, le gouvernement réussissait contre toute attente à l’instaurer quand même, l’argument selon moi selon lequel à la base de cette loi il y a bien une stratégie de l’UMPS que je dénonce tient toujours; même dans le plus mauvais cas de figure.

Pour la bonne raison que, en terme de son impact dans l’opinion public, toute grève et contestation menée contre cette loi mobilise autant à gauche qu’à droite et favorise les clivage entre ces deux pôles de gouvernance dont se nourrit l’UMPS; ce, que ce soit pour le déplacer comme jusqu’à présent dans le sens plus ou moins démocratique qu’elle voulait l’orienter au Centre aussi, mais plus vers le curseur « Sarkozy; ou, que ce soit en le redéfinissant au Centre vers lequel le pouvoir se tourne pour maintenir ce mode de gouvernance qu’il souhaite d’une manière ou d’une autre invariable.

D’où ces tentatives très fortes de remodelage selon moi encore de sa part, sous la forme nouvelle « progressiste conservateur » tant évoquée depuis un certain temps et qu’il tente se donner par l’action de centristes de gauche comme Emmanel Macron, Arnaud Montebourg, Manuel Walls… et de droite comme Nathalie Khosiusko Moriset, Alain Juppé ou Jean Pierre Raffarin…J’y reviendrai.  J’espère à bientôt, en attendant.

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