ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


La loi Travail et 150 ans de socialisme… débridé

 Une loi Travail après 150 ans de socialisme … ou plutôt de « fraternité du travail intellectuel et industriel » débridée…

Le travail, le travail, le travail!

Après des décennies d’abandon complet au chômage de masse, tout semble dire qu’il serait enfin temps de remettre le pays au travail. Très bien.

Mais que nous passions de but en blanc de cette situation d’abandon à cette autre tout aussi extrême par sa subite-té, n’est-ce pas tourner un peu vite, trop vite, la page de 150 ans de socialisme?

N’est-ce pas dans ces conditions, la tourner dangereusement concernant ce qui peut en résulter à terme de problématique pour les entreprises, l’économie à quelque niveau que ce soit?

Surtout si c’est pour « faire le choix du travail » comme on dit maintenant avec des objectifs « de plein emploi » sachant qu’il peut être la meilleure comme la pire des choses; les exemples dans l’Histoire ne manquent pas sur ce point.

Dans quelle direction s’engager?

J’ai envie de dire, « comment agir ni vite ni lentement mais droit pour reprendre ma devise. Car c’est là que ça bloque: on aura traîné tant et plus pour agir, pendant des années tergiversé; et brusquement nous voilà parti bille en tête; et pour finir comme à l’accoutumée: par courir à la catastrophe, par voir les plus remontés contre ce qui bloque l’activité, exemple contre les trente cinq heures cracher souvent contre le vent quand ce n’est pas dans leur soupe, lorsqu’ils se gardent bien de dire que ce qu’ils dénoncent les sert, plaide dans leur sens, quand leur objet du délit qu’ils mettent en cause ne pourrait pas sinon combler le vide complet de tout argument.

D’abord, faire place nette.

Faire place nette avec 150 ans de socialisme qui a eu du bon sans aucun doute à ses débuts mais qui est devenu à la longue un fléau.

Aussi, gardons le cap du retour au plein emploi; ne ménageons pas les efforts dans ce sens, mais de grâce finissons-en avec le socialisme qui n’a plus de social que le nom, et d’autre mot plus antinomique que lui.

C’est bien lui l’obstacle. C’est le socialisme qui bloque; et un obstacle de cette nature ne se contourne pas. Souvenons-nous: ni vite, ni lentement, mais droit devons-nous aller. Nulle question de le contourner donc; car il sera toujours là; sous quelque forme nouvelle alléchante, aux accents de modernité qu’il prendra, il nous reviendra toujours dessus; et plein ou vide le retour à l’emploi ne sera tôt ou tard que la pire des choses.

Les choix possibles.

Six s’offrent à nous, dont trois sont totalement à exclure: soit nous levons l’obstacle; nous le franchissons ou nous l’écartons ou nous le mettons au remblai définitivement.

Mais en aucun cas nous le contournons par sa gauche ou sa droite ou par quelques interstice, tels nombre de politiques roués au socialisme qui vont comme les hérissons ou les serpents ou vite ou lentement mais jamais droit.

Et pour cause: pour le socialisme, la réalité sociale de l’homme n’est vue principalement que sous l’angle de sa situation matérielle socio éducative, économique et professionnelle qu’elle catégorise dans des termes qui finissent par les cloisonner aussi bien sur le plan spatial que politique.

Dans quelle situation nous trouvons-nous?

Elle est vraiment très critique. Cent cinquante ans de socialisme débridé auront mené le pays à la ruine. Le peuple surtout, que les élites ne tarderont pas à rejoindre non plus et bien que tout semble dire le contraire par toute les faveurs qu’elles s’octroient soient sans borne. Avec lui, l’ordre politique, économique et social s’est inversé: le but qu’est le social dans cette trilogie est devenu le moyen, le moyen qu’est l’économique la manière, et la manière qu’est le politique le but. Nous sommes devenu la proie d’un système devenu fou, tyrannique.

C’est une aberration puisque le but du politique n’est plus alors d’améliorer sa condition pour lui-même mais pour tirer profit de celle-ci. De sorte que ce n’est plus l’homme qui décide à terme de la politique qui lui convient, mais la politique qui décide l’homme, de sa vie comme de sa mort; l’exemple de l’euthanasie qu’elle essaie d’instaurer dans la loi est très parlante à cet effet.

Et dans cette optique donc, le bien être de la personne inhérente à sa nature anthropologique innée, n’est plus le but de l’économie et de la politique. Il n’est plus qu’un mot doucereux qui n’a plus de consistance que pour faire aimable.

L’homme n’apparaît plus sous sa forme intrinsèque. Il n’existe plus qu’extrinsèquement. C’est la ségrégation sociale dans toute son horreur. – Mr Walls! N’y a-t-il que dans les banlieues ou parmi les immigrés que les inégalités sévissent gravement et scandaleusement; que l’homme n’est plus considéré dans sa dignité et sa vie devenue inadaptée à sa nature sociopolitique la même pour tous?

Pour répondre à cette question, je laisse ici le soin aux philosophes de clore celle qui les oppose encore au sujet de la controverse à laquelle se livrèrent il y a plus de deux mille cinq cent ans Héraclite et Parménide concernant la vision du monde dont l’homme a le plus besoin ou le moins pour organiser sa pensée correctement.

Considérations d’ordre pratique.

Je m’en tiendrai pour l’instant à la conclusion à laquelle je considère que cette réflexion peut nous conduire pour savoir que penser de cette loi Travail et de la manière dont on devrait selon moi la combattent.

Pour moi, donner un boulot à un chômeur ne suffit pas. Ce ne serait là que faire la moitié du chemin. Et c’est peu de le dire, car se réduire à ce seul aspect du problème revient à la fois à se faire le combattant et le complice d’un système que tout le monde condamne et que rien ni personne n’interdit.

Un système pourtant effroyable en ce sens qu’il fonctionne toujours par coups de balancier comme autant de coups d’épée dans l’eau loin de donner satisfaction à quoique ce soit.

Tantôt il penche trop vers le social qu’il dessert; et cela donne entre autre ce code du travail énorme, illisible, nuisible, parce que et pour ainsi dire inapplicable dont ne veulent plus seulement ceux-là mêmes qui l’ont rendu tels, ou ceux qui pourtant ne sont autres que leurs continuateurs.

Et tantôt, il penche trop vers l’économique; et on voit tous les jours les ravages que ça fait contre la démocratie.

Dans ce contexte, on se retrouve toujours avec une France contre une autre. Ce qui nous fait toujours passer à côté d’une France droite dont nous avons besoin; une France où le peuple comprendrait l’économie, le sens des affaires; et la classe dirigeante la démocratie dans ce qu’elle a de de plus harmonieux et dans un certain sens surtout de plus efficace.

Et dans ce ce domaine comme dans celui du Travail, tout reste à faire qui demanderait de reprendre tout à zéro.

Prenons le chômage de masse que la loi Travail prétend prendre à bras le corps et pouvoir inverser: elle n’est que l’arbre qui cache la forêt de tout ce que des décennies de dérive socialiste ont effondré entraînant notre pays dans un marasme involutif inquiétant (dettes publiques…privées colossales, paupérisation, violences, désordres galopants, faillites d’entreprises et de nos systèmes de protection sociale en chaîne…).

Que faire alors?

D’abord, ne pas tourner la page de 150 ans de socialisme à la légère. Au contraire même, y regarder de près. Ce que nous verrons devrait nous édifier sur un point que je considère à tout niveau de premier ordre: celui par lequel le socialisme montrera le défaut que le socialisme porte en lui depuis toujours me semble-t-il et qui n’était pas décelable à ses débuts; mais ce, pour la bonne et simple raison que comme il en est toujours ainsi de la marge d’erreur que renferme toute idée et davantage encore plus elles sont grandes, ses inconvénients ne pouvaient produire leurs effets très négatifs que beaucoup plus tard.

Soit plusieurs décennies après, sans qu’on puisse être enclin à agir en proportion suffisamment tôt, à temps pour intervenir et corriger le tir.

C’est-à-dire: avant que l’écheveau devienne presque inextricablement emmêlé. Le démêlé que réclame cet écheveau fera l’objet d’un prochain article. Je ne peux seulement en dire tout de suite que ceci: il répond au joli nom de « fraternité du travail intellectuel et industriel » que celui qu’un certain Jules Simon, ministre de l’instruction publique de son état à l’époque, lui a donné et qui correspond « maintenant » à une conception de l’organisation du Travail dont il faut sortir au plus vite si possible, pour rentrer dans une autre plus conforme aux nécessité de notre temps avant qu’il soit trop tard « pour faire bien »; une autre conception que je qualifierai « d’amitié du travail intellectuel et industriel ».

Pour se faire une petite idée de tout le travail que représentera la mise en oeuvre du changement sur lequel il porte, je crois pouvoir dire sans trop me tromper que ça devrait occuper la société toute entière pendant des décennies pour remettre toute la vie politique, économique et sociale sur ses pieds. A bientôt! Michel