ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Macron n’est pas de Gauche comme il le dit, mais plutôt du Centre.

Macron Emmanuel XVMc89f3e28-06d9-11e6-a6c0-4b0e602fbea0

« Macron se trouve-t-il à gauche où il dit se situer? »C’est évidemment son droit de choisir son bord. Mais pourquoi se dirait-il de gauche si ce n’est pas le cas? Nous devons vérifier ce qu’il en est exactement de lui à ce sujet. Ainsi doit-il en être de tout homme public qui se déclare en politique de manière aussi déterminée et spontanée que lui qui prétend vouloir incarner la troisième voie dont le pays à besoin. Après des décennies de déshérence économique et sociale…ce serait fautif de se faire avoir encore pour cinq ans.

Il est idéologiquement du Centre et se situe politiquement à gauche. Mais dans ce cas, il confond apparemment ce que veut dire être à gauche et être de gauche.

« Sommes-nous dans une démocratie qualitative au vrai sens du mot qui voudrait que tout soit fait pour unifier la société et que tout soit mis en oeuvre pour que ses membres puissent affronter la réalité par la raison…?

Macron n’est pas plus de gauche que Chirac n’était de droite et ne l‘est davantage Juppé, Sarkozy… Il se dit de gauche parce qu’il veut essayer de rassembler autour de la mouvance « progressiste » dans laquelle s’est toujours, « progressivement » du moins, située la gauche au cours de son évolution et dans laquelle également se reconnaît le Centre, et aussi beaucoup de gens à droite, tel que Jacques Chirac en tête en son temps ou beaucoup d‘autres au leur.

Souvenons-nous de Jacques Chirac qui, il n’y a pas si longtemps que ça, ne se disait pas autre chose que progressiste quand il se plaisait de qualifier de conservateur tout positionnement ou attitude qui consistaient à se ranger du côté de notables de gauche qui contestaient sa politique.

Dès l’instant par ailleurs où Emmanuel Macron se dit progressiste en revendiquant essentiellement un libéralisme qui – ouvertement, bien que implicitement – combat toute idée de protection sociale au nom de critères de compétitivité des entreprises contre-productifs et se trouve mêlé à un gouvernement situé à gauche qui n’est de gauche que d’étiquette, on ne peut que le trouver et le situer à gauche; ce qui ne suffit pas pour en faire un homme de gauche. C’est un un homme à gauche et non de gauche… Dans la lignée alors, de tous ceux qui nous dirigent depuis plus de trente ans, comme eux, il est du Centre.

S’il est sincère maintenant pour dire qu’il ne ment pas quand il prétend être un homme de gauche, alors c’est qu’il est le premier à ignorer ce qu‘il est vraiment; chose impossible pourtant. Et quand il dit que le libéralisme est une valeur de gauche, il se trompe. Qu’il dise que le libéralisme est à gauche, passe encore. Car en réalité, le libéralisme n’est ni de gauche ni de droite mais du Centre. Toutes ces remarques ne concernent pas des données sans importance pour comprendre dans quelle démocratie nous devons être pour savoir dans laquelle nous dérivons depuis tant d’années et agir en conséquence…

Dans quelle démocratie sommes-nous donc? Sommes-nous dans une démocratie de type qualitatif ou de type quantitatif comme le donnent à penser les sondages faisant apparaître qu’en un rien de temps 52 % de français verraient dans Macron un bon président et que 36 % d’entre eux sont prêts déjà à le soutenir en 2017?

     Qu’est-ce à dire au vrai sens du mot une démocratie qualitative, sinon une démocratie qui voudrait que tout soit fait pour unifier la société et que tout soit mis en oeuvre pour que ses membres puissent affronter la réalité par la raison…?   Ce, principalement sur le plan économique, l’économie étant le moyen central pour répondre aux besoins essentiels de tous les citoyens; qu’ils soient matériels, humains, éducatifs, culturels et politique?

      Sommes-nous donc dans une démocratie qualitative ou bien sommes-nous – ce qui est inquiétant parce que plus probable – dans une démocratie quantitative « organisée » qui permette à un groupe de pression de se servir à l’occasion d’élections des uns pour piéger les autres et mettre tout le monde au pas à sa botte? A celle d’hommes politiques comme lui et ils sont légion qui ne font surtout que jouer sur les mots, afin surtout de mettre ensemble des gens aussi disparates que possible pour que les uns soient lucides mais en proportion pas suffisamment déterminés et que les autres soient déterminés mais en proportion pas suffisamment lucides, de sorte à les rendre assez solidaires et malléables dans les mains d’un leader politique mais c’est à peu près tout.

De nous demander donc dans quelle démocratie sommes-nous, ne devrait-il pas  être un sujet d’interrogation plus fréquent? Peut-être que non sous des cieux politiques plus cléments, mais par les temps qui courent certainement pas. A suivre! Michel