ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Par son mépris du code du Travail, l’anarchie n’est-elle pas du côté du gouvernement?


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Résultat du sondage que faisait le Figaro   Premium  et auquel 70139 lecteurs ont participé  ce matin. Soit:            38928 votants pas d’accord pour retirer le projet de loi; et 31211 votants d’accord pour le retirer

Au jusqu’au-boutisme  gouvernemental qu’est-ce que la CGT a d’autre à lui opposer que le jusqu’au-boutisme?

«Le gouvernement doit-il retirer le projet de loi travail pour arrêter les mouvements sociaux?  » était la question posée aux français dans un sondage paru dans le Figaro Premium de ce matin 24 05 2016

A propos de ces mouvements, le terme d’anarchie revient souvent dans les commentaires auxquels ce sondage dans le Figaro Premium a donné lieu, mais ailleurs également. A leur sujet, le mot de chienlit revient beaucoup aussi.

Mais l’anarchie n’est-elle pas surtout du côté du gouvernement qui se prend de faire volte-face de façon contestable, condamnable et brutale avec le code du Travail dont précisément les socialistes, et les membres de ce gouvernement figurant au nombre de ceux-là, sont en grande part à l’origine?

C’est lui qui le transgresse. Certes, le code du travail est-il encombré de textes devenus illisibles par leur nombre et désuets dans un monde globalisé, mais il a force de loi.

Et aussi bête soit la loi pour avoir infligé, souvent rudement aux entreprises comme aux salariés pendant des décennies un tel fardeau, il doit s’imposer  au gouvernement.

s’il n’en veut plus, qu’il le réforme, et de manière démocratique! En commençant par appeler les choses par leur nom: ce projet de loi n’a de loi-Travail que le nom et son contenu, n’a à voir à quoique ce soit sinon à une « loi compétitivité des entreprises »?

Cette loi Travail est une loi compétitivité mais masqué. Et pour cause : sous cette appellation, elle aurait soulevé un rejet plus grand encore parce qu’il aurait été clair qu’elle se fondait sur le dos des millions de gens qui issus des couches inférieures de l’économie qui l’auraient refusée.

Si toutefois le gouvernement n’avait pas été aussi indélicat avec le code du Travail, il n’aurait pas mis les 3/4 des français contre lui, poussé la CGT à bloquer l’approvisionnement des stations d’essence en carburant et mis le pays au bord de la paralysie la circulation routière de tout mouvement.

Le gouvernement a d’abord tout fait pour recourir coûte que coûte au 49.3 et « maintenant que ce 49.3 a mis à bout la CGT et la population prise au piège de cette grêve, il fait tout pour la réprimer.

C’est bien lui, qui se comporte en anarchiste, qui met le désordre à cause de l’ersatz d’autorité dont il fait preuve. L’autorité, c’est être ferme quand, où et comme il faut : c’est donc savoir aussi reconnaître ses erreurs, y renoncer, et même démissionner quand on n’est pas à la hauteur.

Aussi faut-il justement beaucoup d’intelligence pour faire marche arrière quand on est allé trop loin. Mais c’est là sans doute, trop demander à Manuel Walls ou à François Hollande. D’où cette colère de la CGT qui n’a pas d’autre recours que de rester déterminée face à un gouvernement partial.

Au jusqu’au-boutisme gouvernemental qu’est-ce que la CGT a d’autre à lui opposer que le jusqu’au-boutisme?

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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