ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Pour l’instauration du vote à bulletin motivé


Ne changeons pas de République, améliorons le fonctionnement de ses institutions par des changements aussi simples que efficaces comme l’instauration du vote motivé!

L’industrie du porno en chiffres Elle rapporte plus de 50 milliards de dollars chaque année. Plus de 3000 dollars sont dépensés chaque seconde dans le monde pour de la pornographie.

LE VOTE À BULLETIN MOTIVÉ PRÉCISANT LA MENTION PAR ADHÉSION OU PAR DÉFAUT QUI A MOTIVÉ SON CHOIX, UNE CONDITION ÉLECTORALE SIMPLE, PRESQUE TROP, QUI POURRAIT POURTANT PERMETTRE UN MEILLEUR FONCTIONNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE ET DE SES INSTITUTIONS …

Recherchons l’instauration d’un vote à bulletin motivé* pour les non élus, et identifié pour les élus.

Par ce moyen, le vote par défaut deviendrait enfin démocratique et les conditions d’un exercice du pouvoir qui s’y rapportent deviendraient, à leur tour, possibles. Le pouvoir se conquérant de plus en plus par défaut que par adhésion ce procédé permettrait de replacer la stature de l’élu à hauteur de la nature plus en rapport à la majorité qu’il aura pu rassembler autour de lui; ce qui aurait pour première et bonne conséquence que dans l’opposition, l’électorat soit représenté de façon plus adaptée qu’il ne l’est actuellement, et en cours de mandat de pouvoir faire des ajustements qui s’imposent. Car se poserait alors plus clairement le problème qu’on rencontre en cours d’un mandat lorsque l’élu prend trop de liberté par rapport aux missions et aux objectifs qu’ils s’est fixé lui-même dans le cadre du mouvement directeur qui le soutient. C’est – je crois – une disposition qui auraient épargné à la France bien des vicissitudes si elle avait été inscrite dans notre constitution. C’est à cette lacune de nos institutions que le Général de Gaulle doit, à l’issue du référendum qu’il proposa en avril 1969, d’avoir mis fin à son mandat qu’il n’aurait jamais mis en jeu comme il s’y était engagé si comme cela s’est produit il le perdait. En l’occurrence, le Général de Gaulle aurait concédé une partie de son pouvoir à une autorité quelconque, mais il n’aurait pas mis tout son mandat en jeu dans cette élection parce que, cette lacune comblée, il aurait en préalable créé les conditions d’un exercice du pouvoir lui permettant ne serait-ce de préparer plus favorablement la France à son départ… La France ne serait pas où elle en est actuellement parce qu’elle aurait eu un tout autre cheminement après. Les chefs-d’Etat lâchés en cours d’exercice par leur électorat ou leur bonne étoile verraient entre autre une partie de pouvoir leur échapper limitant… les démissions intempestives dans certains cas de force majeure liés à des incapacités sévères ou les accélérant dans d’autres.

Finissons-en avec le vote par défaut antidémocratique dont les innombrables et mauvais travers contaminent élection après élection la vie politique de notre pays depuis des décennies. Le vote à bulletin non motivé pour les citoyens et non identifié pour les élus est le premier d’entre eux. Il laisse trop souvent la possibilité à des candidats de bords opposés ainsi qu’à leurs personnels politiques de s’entendre de façon déloyale envers leurs électeurs. Ce dont ils se privent de moins en mois, en favorisant les résultats d’une élection dans le sens adverse au leur si toutefois le pouvoir reste dans les mains de l’un et l’autre des membres appartenant au cercle très restreint où sont mêlés des financiers, toutes sortes de spécialistes issus de milieux scientifiques très divers et autre, d’industriels, de personnalités du show-business… Les cohabitations et alternances qui n’ont servi surtout que le renforcement du pouvoir sont issues de ce fonctionnement déficient de la vie politique et de ses procédés. C’est ainsi que la France est passée du régime des partis qui s’en est suivi sous la IVe République à celui de régime dans lequel la France se trouve actuellement et qui n’est autre que celui de l’UMP et du PS, deux partis présentés pour cette raison sous le terme d’UMPS : chassez l’un ou préférez-le, l’autre revient ou s’éclipse. Ce régime n’est plus tenable. Par lui une caste de politiciens s’octroient des pouvoirs démesurés dont le ravage le plus marquant à l’usage de ce vote par défaut antidémocratique, restera « l’économisme » qu’ils ont pu ériger en absolu. Devenu dieu, qui n’est de fait qu’un monstre aux yeux doux parmi ses nombreux congénères, cet économisme maintient au pouvoir des politiques qui s’autorisent tout ce qu’ils veulent ou presque. Ils n’ont plus qu’à agir sur tel curseur fiscal, administratif ou sur tel autre, à conditionner les chiffres qui influent sur l’opinion comme ça les arrange et le tour est joué. Les morts étant très souvent mieux traités que les vivants, le « peuple » peut bien crever mais en silence et à bonne distance des regards. Il n’a plus droit de cité que pour s’entendre dire qu’il est rétif aux réformes, à tout changement; qu’il ne comprend quasiment rien à l’économie et la politique…  pour Gérard Longuet, les français sont des « fainéants », « ils ont un poil dans la main »; pour Cohn Bendit avec son «Il faut arrêter de dire que le peuple a toujours raison», le peuple n’a raison que dès lors qu’il suit ses mots d’ordre. Bref, l’actualité regorge de traits de ce genre lancés contre lui… A terme la démocratie est menacée: c’est d’elle par ailleurs dont l’Europe serait malade. On prend l’eau du bain pour le bébé. On en viendrait à prendre l’eau du bain pour le bébé.

Sauvons le bébé, pas l’eau du bain. Sauvons nos institutions en demandant les changements et les réformes qui s’imposent, pas ceux « qui confortent nos partis pris ». Exigeons le vote à bulletin motivé pour les citoyens non élus et le vote à bulletin identifié pour les élus!

Alors ne changeons pas de République, changeons son fonctionnement! Et le vote par défaut et le pouvoir par défaut seront enfin démocratiques!

  • * Sur le bulletin figure deux cases laissant la possibilité à l’électeur de mentionner par une croix faîte dans l’une d’entre elles la nature du soutien qu’il accorde au candidat pour qui il décide de voter. Il doit alors témoigner de son soutien par adhésion ou par défaut en cochant la case correspondante. Et au nombre de soutiens par adhésion et par défaut, l’élu se voit attribué un pouvoir plus ou moins étendu selon les cas. Ces conditions doivent permettre de rétablir sans délai un équilibre entre majorité et opposition, pouvoir et contre-pouvoir. Sinon, de manière protectrice qu’ils devraient toujours s’exercer, le pouvoir et l’autorité deviendront de plus en plus répressifs comme ils tendent à l’être très particulièrement depuis peu.

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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