ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Walls « aux frondeurs », l’Hôpital qui se moque de l’infirmerie


Jean-Frédéric POISSON revient sur une semaine passée dans les médias

MANUEL WALLS DANS LA DÉPÊCHE DU MIDI VENDREDI: SELON LUI? « UNE PARTIE DE LA GAUCHE A 40 ANS DE RETARD PAR RAPPORT AUX ÉVOLUTIONS DU MARCHE DU TRAVAIL, AUX CHANGEMENTS DANS L’ENTREPRISE »  ……………………………………..            COMBIEN A-T-IL ALORS D’ANNÉES DE RETARD QUANT À LUI SUR LES ÉVOLUTIONS QU’ON POUVAIT AU MINIMUM ATTENDRE DU SOCIALISME DONT LE MOT EST DEVENU TOTALEMENT ANTINOMIQUE DE CELUI DE SOCIAL?

Manuel Walls, aux frondeurs : «Une partie de la gauche a 40 ans de retard par rapport aux évolutions du marché du travail…»

Dans « La Dépêche du Midi » du 08/07/2016, sur un ton agacé que lui trouve Tristan Quinault-Maupoil dans son article publié le même jour à son sujet, Manuel Walls a prétendu que : «Une partie de la gauche a 40 ans de retard par rapport aux évolutions du marché du travail, aux changements dans l’entreprise» dit-il.

Je lui trouve pour ma part un ton que je dirai faussement agacé plutôt; car, ne pouvant s’en prendre trop sèchement à cette partie de l’électorat qui a également pour partie porté le PS au pouvoir en 2012, il doit tenir à se dire contrarié tout en se montrant mesuré, celui qui reste au dessus de la mêlée comme tout homme politique qui se veut bien sous tous les rapports; et donc tout à la fois il doit – ce qui n’est pas une mince affaire – s’en montrer déçu, sans plus, sans tomber dans la rupture ouverte avec mais sans manquer les « frondeurs qui ont cherché -sans succès- à lui imposer, jeudi, une motion de censure« et qu’il doit mourir d’envie à son corps défendant de railler… ceux-là mêmes qui se seront porté à leur chevet.

Quand par exemples, « à destination de ces frondeurs » Manuel Walls dit plus loin : «La norme aujourd’hui, c’est la précarité et le CDD!» et qu’il renchérit avec son «Alors, soit on réforme, soit on accepte le système tel qu’il est. Il faut assumer ce que nous faisons», n’est-ce pas l’hôpital qui se moque de l’infirmerie?

Par ailleurs, qu’attend-on d’un gouvernement? De changer un système pour un autre? Non! On attend de lui une politique qui ne consiste pas à s’aligner sur les desiderata des français qu’ils soient de simples citoyens ou des décideurs influents et à dire des uns qu’ils ont « 40 ans de retard sur les évolutions du marché » et se faire des autres « un marchand d’esclaves », un pourvoyeur de services aux tenants de « la marchandisation de l’humain ».

À quels 40 ans de retard donc, prête Manuel Walls ceux qui dans son propre camp le désavouent parce qu’il ne veulent pas de sa loi Travail? N’est-ce pas à cette politique menée pendant les mêmes 40 ans qui a conduit à ces années de crises successives toujours plus graves qui n’en finissent pas de casser du pauvre… que nous sommes bientôt tous chacun devenu d’une manière ou d’une autre, qu’il veut nous conduire? Est-ce à cette politique que Manuel Walls veut nous mettre à l’heure? Mais, sachant qu’on vient toujours plus vite à l’esclavagisme qu’en esclavage, on peut comprendre que ses propres électeurs, ni aucun autre, ne soient pas pressés de le rejoindre.

Alors, combien de fois 40 Manuel Walls a d’années de retard sur les évolutions qu’on pouvait attendre du socialisme dont le nom est devenu totalement antinomique de celui de social?

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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