ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Terrorisme et Economisme: l’ennemi et le problème


« Il faut nommer l’ennemi » avons-nous enfin convenu d’admettre. Qu’on admette alors qu’il faille aussi nommer le problème!

Sur notre sol, le terrorisme a monté d’un cran et non des moindres. Cette fois les chrétiens ont été la cible du terrorisme, dont un prêtre et cela s’est passé dans une église en pleine célébration de la messe. La France, il y a de quoi,  est en émoi.. Réaction bien compréhensible alors dans les médias, sur internet, consternation et explosion de la colère sont partout. Que ce soit dans les médias alternatifs ou non, les déclarations, les discours sans plus aucuns détours, voire musclés, guerriers vont bon train.

Dans tous les sens du terme, une économie qui nourrit une partie de la société et en affame une autre n’est pas de l’économie: elle n’est qu’un économisme…

Plus de doute donc, l’ennemi, c’est le terrorisme: et c’est lui frontalement. Mais – sinon l’ennemi et à fortiori frontalement – le problème et là transversal, n’est-ce pas par ailleurs l’économisme, cette conception de l’économie qui ne veut pas pour le politique que l’économie soit un moyen et le social un but.

Bien sûr que si, puisque, avec cette conception-là, tout ce qui est vecteur de ressource financière est mis au même niveau et que la réussite sociale et autre qu’elle engendre n’a plus de réalité qu’à travers une vision positiviste et fausse du profit. Pour ne parler que de l’aspect socio-économique de l’économisme. Abstraction faite donc de toute la dimension socio-éducative, culturelle, politique… Ce qui nous donne une notion parcellaire de la réalité qui la réduit à des critères anthropologiques exclusivement économiques et assimilés; et tout compte fait économiste… qui a donné par ailleurs naissance à des termes comme « méritocratie » aussi hideux du point de vue sémantique que du point de vue sociologique.

Dans ces conditions, comment s’étonner qu’on se soit montrés capables d’avoir pu instaurer un mariage pour tous et qu’on ne l’est pas été pour instaurer une économie pour tous… Comment s’étonner alors qu’on est su nommer l’ennemi concernant le terrorisme, l’immixtion et la prolifération de l’islamisme radical dans… notre quotidien et qu’on n’est pas su nommer seulement l’erreur qu’on doit à plus de 40 ans de socialisme qui a laissé l’un et l’autre « prospérer » dont les socialistes eux-mêmes ne veulent plus?

Il y a là un grand désordre qu’il faudra sans plus tarder tirer au clair… Car l’action, l’action – on ne parle plus que de ça : « l’heure n’est plus au débat » nous-est-il dit avec raison, mais qu’est-ce que l’action si nous ne sommes pas en mesure d’aviser correctement pour décider de ce qu’elle doit être en totalité parce que préalablement nous n’avons pas pris le recul nécessaire pour écouter la réalité avec toute la rigueur qui convient? L’actualité politique ne manque pourtant pas de nous donner des exemples tous les jours d’un tel désordre comme j’espère hélas en faire part prochainement…

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

Les commentaires sont fermés.