ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Les bons et les mauvais dessous du pragmatisme

Dans un monde où tout se doit d’être pragmatique, où tout ce qui n’a pas valeur d’action surtout quand par ailleurs l’inaction a souvent été de mise, il semblera dérangeant ou déplacé qu’on trouve de la sorte à redire du pragmatisme.

Pourtant et aussi étrange qu’il y paraisse, le pragmatisme a ses mauvais travers.  consiste dans la prises de mesures exagérées, dans l’exploitation des problèmes au lieu de leur résolution, que le monde des affaires et de la politique exerce sur nous, nous ne sommes pas aux prises avec un bon pragmatisme.

Et celui par lequel la vie politique, économique et sociale est conduite ne l’est pas. La succession de crises de plus en plus graves et allant en s’accélérant le montre. On change de plus en plus souvent de paradigme et rien n’y fait.

«Les réponses [apportées] … aux difficultés de notre temps sont sources de … marasmes involutifs» donc de complications sans fin que nous subissons tous sous des formes diverses

On se heurte toujours au même problème: celui lié à notre pragmatisme, anglo-saxon ou pas qui a le défaut dans le temps de créer des situations sujettes à beaucoup de déboires. Les réponses qu’il permet d’apporter aux difficultés de notre temps sont source de problèmes qui produisent leurs effets négatifs de plus en plus fréquents et nombreux que par le passé et qui se caractérisent par la survenue de marasmes involutifs qui ne peuvent être par définition que très embarrassants à démêler.

Et dès lors qu’il demande à être amélioré et qu’on a tout lieu de penser que la chose est possible avec peu de moyens me fait dire – doit nous faire dire – que nous avons bien à faire avec un pragmatisme retardataire.

La difficulté surtout est que de même que la vérité, la réalité et l’action très souvent nous échappent et nous embarrassent. Ce qui met entre ceux à qui échappe une chose et ceux à qui elle embarrasse comme une cloison.

C’est ce qui empêche la réunion des trois choses absolument indispensable pour sortir vraiment de cette situation d’aggravation continuelle de crises: c’est que non content dans une situation donnée de savoir et de comprendre ce qu’il en est exactement, encore faut-il pouvoir expliquer aux autres ce qu’il faut savoir et comprendre de ce qu’il se passe.

Tout est là parce que l’embarras n’est pas que pour celui qui explique; Il est aussi pour celui qui reçoit les informations en cause qu’il n’entend pas forcément d’une bonne oreille. Parce qu’il a aussi ses habitudes de vie, de pensée qui y sont rétives.

Refuser pourtant d’en savoir plus, serait alors comme vouloir ignorer les plus grands revers de la vie politique, économique et sociale qu’on lui doit et comment à travers les cultes divers qu’on s’en est fait d’époque en époque le pragmatisme a ceci de retardataire qu’il est prescrit sans réserve alors qu’une connaissance préalable de ses bons comme de ses mauvais dessous n’a jamais été clairement mise en évidence pour une meilleure efficacité.

Et à cinq mois d’une élection présidentielle aux enjeux peut-être inégalés jusqu’à présent, le moment est tout à fait choisi pour voir à leur sujet de quoi exactement il retourne précisément. Le but n’étant pas de devoir se positionner pour ou contre le pragmatisme, mais de voir comment remettre les pendules à l’heure concernant le goût du jour à ce sujet qui n’est pas aussi avancé qu’il faudrait.

À suivre prochainement, les chapitres concernant les bons et les mauvais dessous du pragmatisme …