ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

l’escroquerie du clivage conservatisme / progressisme


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La vérité nous rendra libre mais que par la vertu d’une certaine logique qui nous rendra vrai d’abord.

Ce clivage conduit insidieusement à une démocratie par oui ou par non absurde, une sorte de système censitaire souterrain donc malhonnête.

Il vise une vie sociopolitique, économique et culturelle pire que féodale…néo-féodale. Le fait qu’on parle couramment autant de fiefs de droite que de fiefs de gauche est très évocateur de cette situation.

La vie sociopolitique féodale avait pour elle qu’elle découlait d’un cours contextuel historique transitoire qui devait conduire à la démocratie. Le clivage Progressisme / conservatisme nous ramène à un chemin inverse.

Cette évolution est contraire à la raison, au vrai sens commun parce qu’elle est naît de l’absence de toute conjonction et disjonction gauche droite où il faut.

Les dirigeants au pouvoir ou en passe de l’être ne sont pas à la hauteur. De Gaulle a fini son job de président. Non-pas les autres. Et comme les choses se présentent encore, ce n’est pas près de changer en mai prochain si on ne change pas radicalement de cap …

Conservatisme, progressisme, tout ça marche ensemble en réalité et n’est que mensonges pour rafistoler une autre majorité de façade en 2017 et qu’un UMPS-Bis nous ramène cette fois un Hollande bis ou Sarkozy bis par le jeu d’alliances qui n’a de front républicain que le toupet.

Que représente en vote d’adhésion effectif la France – ou plutôt les France et voire les Sous-France – qui asservit la majeure partie de ses composantes depuis quarante ans?

Cinq, dix, quinze, vingt pour cent au bas mot et selon l’ordre de la multitude de cercles concentriques qu’elle comprend par quoi entre 50 et 60 millions de français sont mangés après chaque élection depuis des décennies.   

Mais dès lors que ce mauvais fonctionnement de la démocratie devient trop visible notre élite qui est derrière redouble n’est pas décidée à lâcher la partie et se doit après avoir user des mêmes ruses pendant plus de quarante ans de réagir. Le désastre électoral aux présidentielles lui pend au nez. Quarante ans de mascarade apparaîtrait au grand jour. Finis aussi le faste et la vie la vie relativement facile. Et alors que la situation n’a cessé de s’aggraver dans les proportions inouïes qu’on connaît pendant tout ce temps, que faire pour sauver la face et repartir de plus belle?

Un jeu d’enfant pour les briscards de grands cerveaux qui sont derrière cette comédie du pouvoir de si mauvais goût: renverser les clivages. Et mieux, les croiser. «Ah! Ils ne veulent plus de nous sous la forme habituelle! Et bien apparaissons sous une autre» en ont-il conclu.

Et après nous avoir fait subir depuis que Hollande est président toute sorte de choc – que sais-je? – de compétitivité, de simplification administrative,  et combien d’autre, ils ont décidé « maintenant » de nous faire passer à un choc de renversement des valeurs, des notions. Ce qui n’était pas rouge, vert, rose, bleu… l’est devenu; ce qui l’était ne l’est plus.

Autre bizarrerie, Manuel Walls qui n’est pas étranger à ce méli-mélo veut user de tout son poids d’homme d’État de façade pour rassembler la gauche. Comprenez: remettre quant à lui dans le rang les récalcitrants de gauche au nouveau vocabulaire dont les socialistes ont besoin en vue d’une refonte du PS. Après le choc des balourdises, celui des roublardises.

Si c’était le seul, mais non! Tous nos grands cerveaux travaillent depuis des mois, chacun dans son officine à ce qui peut ressembler à une ébauche de changement.

Tout de suite, ceux-là mêmes qui tiennent à nous inculquer que les jours du clivage gauche droite étaient comptés, et qu’à mesure qu’il diminue le clivage progressisme conservatisme va croître, sont les grands champions. Comme-là par exemple avec Marion Mourgue dans le figaro Premium d’hier soir dans son article sur les chantiers de francois fillon pour préparer l’alternance.

La voilà l’escroquerie sous couvert de clivage progressiste/conservateur: c’est celui par lequel ceux qui nous dirigent depuis plus de quarante ans essayent de nous avoir en mai prochain.

Rien n’est plus facile par ce biais en effet d’exploiter encore une fois le défaut que permet le vote par défaut que l’absence  antidémocratique de règle n’empêche pas de fonctionner en vote censitaire déloyal ignominieusement puisqu’il permet une forme grave de délit d’initié qui consiste non seulement à pousser de plus en plus d’électeurs à voter de plus en plus pour des candidats dont ils ne voudraient pas pour ne pas dire plus.

Mais encore à développer le vote opportuniste à grande échelle sans que rien ni personne ne voit par un manque de transparence intolérable la réalité des alliances qui s’opèrent de façon occulte sur le plan électoral… C’est peu dire jusque-là toute l’étendue du problème.

Pour s’en faire une petite idée, je crois pouvoir dire que si ne serait-ce chaque bulletin de vote portait déjà les mentions vote adhésion et vote par défaut avec ordre formel de rayer la mention inutile sous peine d’invalidation du vote, la vie démocratique en serait très vite améliorée.

Si donc,  rapidement nous ne nous réveillons pas en nous mettant les yeux bien en face des trous, nous ne serons plus verrouillés par la ruse la fois suivante, mais par la privation de nos libertés et partant de toutes nos potentialités de discernement.

Que celui qui reste après ça encore sur sa faim garde patience, je compte bien essayer de lui dire la suite dans les jours et les semaines qui vont suivre…

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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