ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Que n’est-il de « chèvre de GULLIVER » pour voir en politique?


Que n’est-il de « chèvre de GULLIVER » pour voir… à accorder nos « archets » en politique?

«…il s’en trouvera beaucoup… qui ne trouveront de bon que ce qui les arrange et leur plaît(1) » et qui rejetteront tout ce qu’il doivent faire en vérité… Voilà l’absurdité du monde…

Oui! Que n’est-il de « chèvre de GULLIVER » ou quelle est-elle en politique mais aussi en économie et autre qui nous oblige à frapper nos regards où il faudrait voir dans la simplicité la solution à nos grands problèmes de société?

Oui! Et comme à chaque veille d’élection! – Comment dire les choses autrement – sinon de dire que, aucune orientation, aucun programme qui nous est fournie pour l’instant, tant à gauche qu’à droite, tant progressiste que conservateur, ou dans ce qu’on nous propose par ailleurs, n’est la solution sincère et véritable à nos nombreux et grands problèmes de société, contrairement à la preuve de sincérité et de vérité que symbolise si bien la « chèvre de Gulliver » qu’on nous promet tout le temps en vain. 

S’il est un seul point sur lequel nous pouvons les uns comme les autres tomber d’accord, ce serait pourtant de devoir admettre que les politiques qui se succèdent depuis plus de 40 ans ont échoué à cause de cette promesse non tenue.

Or, c’est bientôt admis partout qu’elles aient échoué parce qu’elles étaient néolibérales ( Marcel Gauchet situe le libéralisme remonter en 1983) et que toutes celles qu’on nous prépare ou bien le sont-elles toujours et souvent de manière moins visible donc pire, ne nous voilons-pas la face ; ou bien ne sont-elle pas à la hauteur des enjeux quand bien même elles se veulent être à contre-courant du néolibéralisme.

Je ne mets pas en cause pourtant l’honnêteté ou la valeur de ceux qui les soutiennent en disant cela. Je crois seulement que la compétence que requiert la situation nécessite autre chose de plus comme de la simplicité.

On manque de simplicité, de ce qui n’est pas double, qu’on appelait autrefois le bon sens. Remarquez qu’on parle beaucoup et partout de souplesse, au nom de je ne sais quel progrès qui n’en n’est pas. La souplesse en politique, n’est-ce pas souvent un manque de simplicité qui ne veut pas dire son nom…

Quelque chose c’est donc passé il y a une quarantaine d’années qui a manqué son but, mais quoi? Je pense que c’est la technocratie qui, trop imbue à n’en pas douter de l’absoluité de sa puissance, s’est cru – ce, de moins en moins implicitement – au dessus de la démocratie.

Encore un qui ne croit pas si bien dire. Exemple avec l’UE… Ou – tiens! – Philippe Riès l’auteur en 2008 de « l’Europe malade de la démocratie »(2) pour qui « c’est une erreur de demander au peuple si nous avons besoin d’Europe » – comme si la question de l’Europe, de la démocratie se posait en ces termes.

Donc, que s’est-il passé ou que ne s’est-il pas passé qui puisse mettre en cause la technocratie ainsi? J’y reviendrai plus en détail une autre fois: levons le voile tout de suite seulement, le reste ne serait que noircir trop de papier dans la même page.

N’est-ce pas en règle générale que la technocratie n’aura été que trop longtemps le moyen, de bonne grâce peut-être – mais tout de même! -, de piétiner la démocratie ou plutôt de l’éloigner pas à pas de la cité, au lieu de la rendre effective… Tout cela est certainement très mal dit mais l’idée est là : son rôle n’était-il pas plutôt de lever, de franchir ou de pousser voire d’exploser les obstacles qui se trouvaient en travers d’elle, au lieu de prendre bien soin de les contourner?

Concernant quelque chose de simple et de très concret qui aurait pu relever selon moi de ce qu’on aurait pu espérer de la technocratie, je pense croyez-le bien à des améliorations très précises qui de ce point de vue demanderont à être développées dans un autre temps si vous voulez bien me pardonner de ne pouvoir en dire plus tout de suite à ce sujet…

– 1) Dans sa «Défense et Illustration de la langue française», ce que dit Joachim du BELLAY à travers cette citation s’applique aussi à toutes les activités humaines

-2) Aux éditions Grasset & Fasquelle, 2008

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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