ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

«Jusqu’où ira l’ascension des démocraties «illibérales» ?»


LE LIBÉRALISME QUI A MIS K.O «NOTRE MODÈLE ÉCONOMIQUE», NE PEUT LE «REMETTRE EN ETAT DE MARCHE»

«illibéral» ne devrait pas vouloir dire « AUTORITAIRE » dans un sens négatif, « AUTORITAIRE » voulant dire (faut-il le rappeler) : en mauvaise part, « qui abuse »; Mais et surtout dans son sens originel en bonne part, « qui use » . On est loin alors de l’image « coup de menton » que Valls veut nous donner du mot.

Dans le Figaro Vox du 09/12/2016, LAURENCE DAZIANO a publié un article sous le titre choc «Jusqu’où ira l’ascension des démocraties illibérales ?». Très bien.

Très bon départ même, parce qu’on comprend de suite où elle veut en venir, quel est son positionnement. A savoir que l’opposition au libéralisme d’après elle menace réellement les démocraties.

Après cela rien ou presque. Un contenu peu crédible, peu cohérent parfois. Venant d’un maître de conférence en Economie à Sciences Po Paris, ma première idée a été de me dire qu’elle a dû bâcler son ouvrage, trop occupée apparemment par un travail de professeur de haut niveau qui lui prend tout son temps.

Pourtant cela ne peut expliquer tout. Car, on découvre après relecture qu’elle est visiblement trop sous le charme d’un certain Fareed Zakaria qui serait l’auteur en 1997 d’un article intitulé «The rise of illiberal democracy», publié dans la revue Foreign affairs.

Tout ce que raconte LAURENCE DAZIANO tourne autour de cet article dans lequel ce politologue semble-t-il  » y développe la thèse selon laquelle une nouvelle forme de régime politique se développerait: des démocraties «autoritaires» n’ayant pas de pratiques politiques libérales ».

C’est son droit. Mais c’est le nôtre aussi – notre devoir même- de dire ce qu’on pense quand tout s’éclaire enfin. Et à bon droit je crois pouvoir dire que tout repose sur un malentendu sémantique dirons-nous.

Que penser d’autre sinon, quand le défaut de tout l’article tourne lui autour de ce mot « illibéral » dont ce politologue a la paternité, ce mot qu’elle reprend dans cette phrase où elle parle d’ « enracinement de régimes démocratiques illibéraux au sein de l’Union européenne ne manque pas d’interpeller ».

Bon c’est bien qu’elle ait un positionnement en faveur du libéralisme si c’est son truc. Justement, chacun le sien. Et le mien concernant cet article est que tout son positionnement part d’un parti pris qui gâche tout intellectuellement en tout cas.

Il gâche tout car si on peut comprendre que humainement ce n’est pas toujours possible de ne pas avoir de parti pris, qu’il soit au moins à l’endroit en relation à une logique irréfutable. Surtout sur des sujets aussi grave, qui porte tellement à conséquence sur le plan économique, social, culturel et autres.

Aussi fait-elle entendre clairement qu’elle soutient le libéralisme sur un ton qui se veut critique mais pas sans dénigrement mis à part comme le voudrait une argumentation empreinte d’un vrai esprit critique.

Quand elle dit par exemple « l’ascension des démocraties illibérales est résistible » ça dit bien à celui qui est contre le processus qu’elle évoque que ça représente une menace pour le libéralisme alors que ça peut vouloir dire aussi que cette menace plane sur les démocraties, pour persuader, quasi obliger – graduellement bien sûr – le lecteur à adopter son positionnement ou à l’exposer à se retrouver dans la situation où le rapport de force se résout entre la parole de l’élève face à celle du maître.

Cependant, les faits sont là. Dans son propos, «illibéral» ne devrait pas vouloir dire « AUTORITAIRE » dans un sens négatif.

Car ce qui est autoritaire dans un sens négatif c’est ce qui a avoir avec l’autoritarisme, lequel va du régime le plus dépourvu d’autorité au plus totalitaire.

La confusion vient de ce que un régime ne pourra être vraiment autoritaire que de façon en approché.

Ce, parce que tout régime est humain et ce qui est humain ne peut être parfait.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle mêmes les meilleures organisations politiques finissent toujours par péricliter et dégénérer.

Comme actuellement avec le libéralisme sous formes peu ou prou effrontées qu’il se développe partout de nos jours; laissant entendre quand il se montre effréné, qu’il ne devrait rien avoir soit disant avec l’autoritarisme. Alors que c’est ce qui n’est pas autoritaire qui conduit à l’autoritarisme et qui y procède.

Alors non à Laurence Daziano! « illibéral » ne devrait pas vouloir dire « AUTORITAIRE » dans un sens négatif. Pas que je sache.

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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