ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Pessimistes, optimistes et politiciens peu scrupuleux

S’il est un sujet qui requière que notre lucidité rivalise avec notre détermination tant les faits qu’il concernent portent sur des comportements humains autant anodins en soi et ancrés en nous depuis la nuit des temps qu’ils affectent pourtant de plus en plus gravement le jeu normal de la vie politique… c’est bien celui des optimistes et des pessimistes.

Des philosophes, des médias, l’Eglise s’en emparent depuis peu pour en dénoncer les excès, les dangers, la gravité. Moi-même ai-je essayé dès l’ouverture de mon blog d’alerter sur la question…

Mais n’est-il pas temps de mettre fin à notre passivité collective qui fait le lit de la démocratie de façade qui en découle; de nous intéresser aux politiciens peu scrupuleux dont les optimistes et pessimistes sont la cible, la proie et par voie de conséquence la société tout entière aussi?

Eux savent que les voix des pessimistes et des optimistes s’additionnent très bien pour former des majorités de façade et progressivement, mandature après mandature, mettre tout le monde au pas à leur botte.

Ils ont l’art d’annihiler ou de tordre le discernement d’une foule hétéroclite de citoyens, faisant d’une partie d’entre eux des marionnettes et d’une autre des soldats de plomb. Le tout nous plongeant tous dans une espèce de brouillard qui rend impossible toute vraie communication qui – à n’en pas douter -a fait dire à François-Xavier Bellamy que «  la politique est devenue un théâtre d’ombres  ».

Croire et voir. Quel cadre plus propice aux intrigues alors que celui que forme autour d’eux, les politiciens peu scrupuleux quand il ne sont pas véreux en fondant dans un même courant politique, idéologique des gens aussi différents que ceux qui en sont à espérer dans n’importe quoi et ceux dont la situation est menacée; les premiers, parce que plus enclin que les seconds à croire qu’à voir, à se montrer déterminé que lucide, à s’illusionner au plus petit semblant de progrès… Pendant que les autres c’est le contraire. Ce qui ne va pas non plus parce que voir ne suffit pas. Il faut croire aussi et non faire semblant…

Ces comportements humains sont vieux comme le monde et les politiciens peu scrupuleux savent ce qu’ils peuvent en tirer pour faire illusion aux fins de leur « politique » dont les effets négatifs ne seront jamais parvenu au stade dans lequel toute une société voire toute une civilisation sera bientôt à la merci de ces politiciens véreux qui les manipulent et se servent des uns contre les autres, des autres contre des troisièmes si nous n’y mettons pas bon ordre rapidement.

Tous les dictateurs recourent à de tels procédés et les pires de tous sont ceux qui en toute sincérité se voient en défenseurs du bien commun à cause de quoi ils sont beaucoup plus difficiles à démasquer et donc à écarter.

Dans un monde où règne la loi du nombre pour que la démocratie quantitative prédomine sur la démocratie qualitative, à qui, sinon à des politiciens véreux, profite le développement de ces phénomènes comportementaux?

Alors se dira-t-on, que peuvent bien avoir en commun des gens aussi différents que des optimistes, des pessimistes et de tes politiciens?

« Les optimistes et les pessimistes [ne] regardent dans le réel [que] ce qui conforte leur parti pris» disait déjà François-Xavier Bellamy à l’occasion d’une des rencontres du Figaro, salle Gaveau à laquelle il était invité le lundi 11/04/2016.

Si nous ne remettons dans tout cela comme ailleurs ce qui est au premier plan comme au second à leur niveau respectifs qui convient, à terme il ne sera plus question de vie mais de mort politique, économique et sociale

Là-dessus, que penser, rajouter et faire? Libre à chacun évidemment. Pour ma part et entre autre chose, tout nous montre encore une fois la nécessité de travailler à l’instauration d’un « Parlement Citoyen » ou plutôt d’un « Parle-m’en citoyen », une organisation de type agora où les gens se parlent afin que ceux qui le désirent puissent faire valoir leur point de vue dans le but de faire que si on doit accepter ce qu’on ne peut pas changer, ils puissent faire changer ce qu’on ne doit pas accepter en réunissant les conditions qui leur permettent d’être tout à ce qu’ils font, d’assumer avec plus de lucidité et de détermination leurs devoirs terrestres… Ce sera le sujet de l’un de mes prochains articles.

 

 


Le libéralisme, un totalitarisme qui n’est pas encore arrivé à ses fins

Nicolas Bouzou, un étrange voire un piètre défenseur de la liberté d’expression. Il traite  de cinglés (ou de propagateurs de « sottises » et « d’apeurés de l’avenir »ce qui revient au même) tous ceux qui ne pensent pas comme lui.

Que je sache, le droit d’émettre une opinion n’est pas réservée aux siphonnés du libéralisme et de l’innovation et ceux qui les subissent ne les privent pas de continuer leurs basses besognes quand ils dénoncent leur aveuglement…

Oui! Le libéralisme, l’innovation érigés en absolu sont aveugles! Ils sont ces fenêtres aveugles qui ne permettent de voir que les contenants qu’il faut donc percer pour que la lumière commence enfin à se faire jour sur les contenus réels correspondants notamment aux éléments du cadre de vie et autre qu’on nous impose.

Or, qu’y a-t-il de plus important que de faire toute la lumière sur quelque chose d’aussi obscur que le libéralisme quand parmi ceux qui gravitent autour certains en retirent des pouvoirs exorbitants qu’ils exercent souvent de façon malveillante. Un exemple avec les réformes clientélistes: elles sont malveillantes et nous les devons au libéralisme de droite comme de gauche et du centre…

Le libéralisme est un totalitarisme qui ne veut pas dire son nom comme le totalitarisme est un libéralisme qui ne veut pas non plus dire le sien. La différence entre les deux n’étant qu’une question de stade d’évolution. Dans le premier, le système n’est pas encore parvenu à ses fins; et dans le second, si…


Le vote par défaut et plus de 40 ans de fiasco politique et de démocratie bafouée

Le fait le plus marquant de la Ve République. Sait-on que par son imperturbable rémanence, et aussi par son caractère tant anodin en apparence que faramineux par l’énormité des problèmes en tous genres qu’on lui doit sans que personne ne s’en inquiète … le vote par défaut concernant notamment l’élection du Président de la République au suffrage universel, est peut-être le fait le plus marquant mais pourtant aussi le moins remarqué de la Ve République.

Entre ceux qui au plus léger rebond économique et autre nous remettent sur le tapis leur sempiternel « ça va mieux » et ceux qui pensent que tout problème finit par se régler de lui-même, qui s’en émeut tellement: personne. Si, David DESGOUILLES récemment – encore que très subrepticement et sans qu’on ne sache de quoi il parle précisément – et pour qui «En 2017, le risque le plus grave est de voir encore un président élu par défaut».

Les faits parlent d’eux-mêmes. Après De Gaulle et Pompidou, soit depuis 42 ans, il n’est pas de Président de la République qui n’ait pas été élu autrement que par défaut.

En 1974, Valérie Giscard d’Estaing a été élu Président parce que les français ne voulaient pas de François Mitterrand. En 1981, François Mitterrand a été élu parce qu’ils ne voulaient plus de Valérie Giscard d’Estaing; il fut réélu en 1988 parce que les français ne voulaient pas de Jacques Chirac. En 1995, Jacques Chirac fut élu Président parce que les français ne voulaient pas de Lionel Jospin. Il fut réélu en 2002 parce que les français ne voulaient pas de Jean Marie Le Pen. En 2007, Nicolas Sarkozy fut élu président parce que les français ne voulaient pas de Ségolène Royal. Et en 2012, François Hollande fut élu parce que les français ne voulaient plus de Nicolas Sarkozy.

Alors, la persistance du vote par défaut n’est-ce au fond qu’un sujet sans importance, très secondaire par rapport à toutes les difficultés et calamités à affronter qui s’amoncellent de mandature en mandature? Est-il le jeu normal de la démocratie?

Doit-on continuer de s’en accommoder, de vivre avec, considérant qu’il n’est qu’un épiphénomène de la vie politique, ou au contraire se pourrait-il que tous les phénomènes vus comme essentiels qu’ils soient économiques, sociaux, moraux ne soient que leur corollaire?

Plus grave, derrière ce fonctionnement boiteux du jeu électoral, y-aurait-il comme je le crains une volonté de contourner la Constitution s’agissant du mode d’élection du Président de la République au suffrage universel? Sinon, le vote par défaut ne serait-il qu’un mal nécessaire avec lequel on doit composer?

40 ans de fiasco politique et de démocratie bafouée, truquée, voilà ce qu’il en est de l’élection par défaut du Président de la République à quoi on le doit. Tout se tient comme les doigts de la main. Et il n’en est pas ainsi parce que le peuple n’aime pas les élites mais bien parce que ce sont les élites qui n’aiment pas le peuple.

C’est pourquoi elles n’ont de cesse à heure fixe de critiquer ce mode d’élection du Président de la République, en l’accusant tantôt d’être à l’origine des difficultés rencontrées par le gouvernement pour mener ses réformes, tantôt d’être à l’origine des dérives de la fonction présidentielle. Elles prirent toujours bien soin pour qu’aucun obstacle ne viennent barrer la route au vote par défaut.

Ce sujet n’a même jamais droit au chapitre et pour cause, c’est une carence de la Constitution. Celle-ci n’interdit pas le vote par défaut. C’est aux responsables politiques de s’emparer des outils mis à leur disposition pour que celle-ci joue à plein. Il est bien clair qu’elle ne peut avoir prévu tous les cas auxquels la vie politique peut être exposée.

Dans la mesure donc où ce qu’elle a défini n’est pas protégé malgré les moyens qu’elle donne pour y parvenir, il y a faute.

Mais quelle volonté attendre d’élites dont le seul moyen pour passer outre le principe qui veut que le Président de la République soit élu au suffrage universel est de fermer les yeux sur le vote par défaut qui permet de le contourner?

Rien n’était plus facile pourtant de remettre le suffrage universel sur ses rails et du même coup de permettre aux institutions de redonner au pays ses couleurs.

Comme je m’en ouvrais ici même il y a plusieurs mois, il suffisait d’instaurer un vote à bulletin motivé avec mention explicite par défaut et par adhésion   et le peuple restait le maître du jeu concernant l’élection du Président de la République tel que définie par la Constitution. Mais non. Nos élites ne l’ont pas voulu. Mais leur culpabilité n’en est que plus grande et le temps joue contre eux maintenant.

Oui! Ce vote à bulletin motivé est d’une importance capitale. Il ne nécessiterait que de préciser la nature du soutien qu’au apporte à celui pour qui on vote et automatiquement et selon le nombre de soutien par adhésion et par défaut qu’il obtiendrait, le vainqueur d’une élection Présidentielle verrait ses pouvoirs renforcés ou infirmés.

Ainsi, plus son pouvoir serait renforcé, plus sa majorité présidentielle serait renforcée; et plus son pouvoir serait infirmé, plus le pouvoir du Parlement serait renforcé.

Ce qui pousserait les fois suivantes les candidats à leur propre succession et les autres à renoncer aux calculs politiciens et à rechercher – sous peine de disparaître, de devoir retourner au rang des mauvais hommes d’Etat – le vote par adhésion des électeurs…

À  plus tard pour la suite concernant le chapitre des applications théoriques et pratiques liées à une telle mesure où une grande part devrait revenir aux citoyens.