ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Le monstre aux yeux doux, le vrai visage du libéralisme


S’il n’est pas de pire monstre entre les monstres que celui qui a les yeux doux puisqu’on ne peut le voit alors sous son vrai visage, il n’est rien de pire que le libéralisme. Quelque chose, quelqu’un peut-il d’ailleurs avoir des yeux doux en aussi grand nombre et commettre quarante ans durant autant de ravages que lui?

Aussi est-il traqué de partout, mais rien pour l’instant ne semble pouvoir l’ébranler et autant redoutable et dangereux qu’il soit dans les plus mauvais jours qu’il se trouve, autant l’incarnation du Hercule de l’Herne ne suffirait par pour le vaincre. Ce n’est donc ni par la force, ni par la ruse qu’on pourra en venir à bout mais en montrant son vrai visage. 

Le vrai et le faux du libéralisme. 

Un exemple seulement. Le libéralisme se pare de tous les beaux habits du prince charmant qui vient délivrer la France de l’Etat-providence : mais c’est lui qui l’a suscité, puis converti en dette publique abyssale avec laquelle il essaye de nous faire honte pour tuer toute légitimité à nos revendications quand elles sont surtout parfaitement justifiées

Le vrai visage du libéralisme.

Peine perdue toutefois que de vouloir connaître les noms de tous ceux qui sont derrière ce libéralisme pour savoir de quoi est fait son visage comme étant bien celui d’un monstre aux yeux doux.

N’y figureraient pas plus les noms de ceux dont les fonctions sont importantes que de ceux qui se trouvent plus au moins élevés à tous les autres niveaux de la société.

C’est donc dans tout ce qui est commun à tout ce qui fait ce libéralisme – et qui fait de ce libéralisme qu’il est monstrueux – que résident tous les traits de son visage.

Et si donc aussi:

  • nous sommes bien tous à chaque époque coresponsables même à des degrés très divers du contexte politique, économique… dans lequel nous vivons
  • le contexte dans lequel nous vivons est celui du libéralisme depuis 40 ans et plus ( Avec Valérie Giscard d’Estaing, c’était déjà le libéralisme; avec François Mitterrand c’était encore le libéralisme; avec Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy c’était aussi le libéralisme; et avec François Hollande encore aussi…)

quel meilleur moyen avons-nous alors de voir le vrai visage du libéralisme ailleurs qu’en allant le chercher dans l’essence de problèmes très graves, bien spécifiques à ces quarante dernières années et auxquels on est tous quelque part coresponsables.

Le libéralisme a tué certaines règles de bienséance qui lui faisait honte

À ses tout-débuts, il était devenu interdit d’interdire. On a banalisé le relâchement des mœurs. L’incongruité, l’impolitesse, le sans-gêne, l’indécence… sont devenues les nouvelles règles de bienséance… Le libéralisme a fait prendre de mauvaises habitudes de vie, de langage. En gros, il a commencé à cliver la société… pour disqualifier, dévaloriser, tuer se qu’elle a de noble et de beau qui lui fait honte…

Le libéralisme a tué l’enfance

Chemin faisant et comme c’est plus facile de se laisser aller que de résister à toutes les tentations possibles et imaginables, ce relâchement ne pouvait que s’accroître. Les conséquences ne se sont pas faite attendre: il fallait se cacher des enfants. Ne pouvant les tuer, les adultes ont tué l’enfance qui faisait que les enfants leur faisaient honte. Sous couvert d’éducation sexuelle qui leur était soit disant due, on les a pervertis. Tout ceci fut d’abord savamment orchestré pour que cela paraisse presque amusant. Maintenant, on déplore entre jeunes qui ont l’âge d’aller au collège qu’un viol a lieu en moyenne toute les heures.

Le libéralisme a tué la parité où elle était possible en l’ordonnant où elle n’était pas possible

De homo-technicus absurde qu’il est, le libéralisme est devenu homo-métonimicus. Honteux du gâchis intellectuel et autre dont il s’est rendu responsable et sont victimes des millions de gens, il a tout fait pour réduire l’homme à sa catégorie socioprofessionnelle quand ce n’est pas à celle de ses parents… réduisant ainsi et bêtement l’homme, la femme à ce qu’il (elle) fait, et la valeur de ce dont l’un ou l’autre est capable, intrinsèquement sur d’autres plans, à la seule hauteur de la situation qu’il occupe. Au lieu, en substance, d’avoir tout fait pour organiser la société de sorte que partant de sa condition d’origine socio-économique et du cercle à l’intérieur et en raison duquel il peut exercer une activité, il puisse progressivement exercer d’autres activités à l’intérieur d’autres cercles concentriques qui permettent à tout le monde d’avoir une vie sociale et politique harmonieuse…Au lieu de ça, il impose à tous une vie socialiste imbécile….

Le libéralisme ne sait que tuer ce qui lui fait honte

Parmi tout ce qui lui fait honte, tellement il a de morts sur la conscience, il s’apprête quand ce n’est pas déjà fait, à tuer politiquement, économiquement, socialement par des biais technocratiques plus que douteux… la famille, les vieux, les jeunes, les pauvres, les chômeurs, les travailleurs……. Il s’en prend aux retraités, aux petits épargnants, aux salariés, aux artisans, commerçants… à leurs moyens d’existence, leurs droits…. Il déconstruit tout ce qui passe par ses mains. Il veut détruire l’appareil de l’Etat…. sous prétexte de retour à la croissance, au plein emploi qui le servent plus que tout autre chose… lui – le libéralisme – qui est à l’origine d’une dette publique colossale qui l’a enrichi notamment de tous les pouvoirs dont elle le conforte, et de tous les leviers dont il dispose et tout le reste

Jusqu’où ira-t-il, si nous ne nous rendons pas enfin coresponsables en nous mettant en demeure chacun de regarder sans concession nos propres erreurs, nos manquements, nos fautes qui le nourrissent au lieu de les minimiser en se cherchant des excuses pour ne pas avoir à se les avouer.

Car s’il n’y a pas, non plus, d’humilité sans humiliation comme le disait le pape François lors de la messe qu’il donna le 30 mars 2015 (et non – pardon! – comme indiqué « dimanche dernier » initialement place st Pierre à Rome ), existe-t-il de honte plus honteuse que celle qui nous empêche d’agir, de changer comme on devrait parce qu’on ne veut pas les assumer…

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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