ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Est-ce si important que le futur premier ministre soit de droite ou non

Maintenant qu’Emmanuel Macron est officiellement le nouveau Président de la République la question revient avec plus d’acuité que entre les deux tours: qui va être le futur premier ministre? L’enjeu sans doute étant tout de suite de tâter le pouls du mental post-présidentielles des électeurs, le Figaro.fr demandait hier matin à ses lecteurs s’ils souhaitaient qu’un responsable de droite devienne le premier ministre d’Emmanuel Macron.

Est-ce cependant si importance pour les français qu’un responsable de droite ou non devienne le 1er ministre de Emmanuel Macron, quand pareille question ne concerne surtout que tous ceux tant à droite qu’à gauche qui ont appelé à Voter Macron; et ce, moins contre le vote Le Pen que pour que pas une voix ne manque à Macron ni au 2nd tour dimanche dernier ni dans un mois aux Législatives, – leurs dernières préoccupations restant de savoir quelle sera leur stratégie la plus payante pour disposer de tous les leviers au Parlement le mois prochain. C’est tout. Globalement, deux possibilités s’offrent à eux qui correspondent à deux calculs politiciens : vont-ils plutôt devoir faire campagne dans les jours qui suivent pour faire émerger au Parlement une opposition de façade à droite comme précédemment ou bien cette opposition de façade devra-t-elle être de gauche…

Car, maintenant que le voilà Emmanuel Macron Président, les conditions sont réunies pour que tout continue comme avec François Hollande. Et la prochaine opposition sera de même nature que la précédente : elle prêtera le flanc au pouvoir ni-gauche ni-droite Macroniste le plus souvent, comme l’opposition a prêté le flanc à la majorité sous Hollande.

Quoiqu’il en soit concernant donc les décisions outrageuses à faire gober aux citoyens, tous les passages en force seront permis contre les levées de boucliers de façade que la nouvelle opposition ne manquera pas d’exercer.

Avec ça, c’était Emmanuel Macron, pas plus tard qu’il y a 8, 10 jours, qui se faisait le garant pour que l’Histoire ne se répète pas!!!


Aurons-nous un Valls à l’envers à Matignon en 2017

La question se pose déjà, par ci et par là, comme si tout était joué d’avance que ce serait Macron notre prochain Président de la République, comme pour troubler aussi ceux qui hésitent et veulent réfléchir encore. Mais quel mépris du peuple, de la démocratie ai-je pensé que de vouloir ainsi tout jouer d’avance. Et puis le déclic m’est venu de penser à Gandhi ce grand homme d’action tant admirable et admiré qui disait que  « Les buts ne sont pas supérieurs aux moyens qui ont permis de les atteindre »…

Que la droite gagne aux Législatives ne changera rien si Macron passe. Si! On aura tout de même quelques têtes nouvelles qui apparaîtront, un jeu de chaises musicales hors du commun.

Pour le reste ce ne sera que l’illusion du changement car, la victoire de cette droite, celle qui a appelé à voter Macron, ne nous ferait pas sortir de la démocratie de façade en place, marquée à gauche comme à droite par une emprise, du pouvoir économique et administratif, sur le politique.

Si donc cette droite passe, on aura au mieux une cohabitation de façade et au pire une coalition de celle-ci à Macron. Et dans le cas contraire où elle perdrait, notre droite de façade retombera dans l’opposition de façade qu’elle a pratiquée avec le pouvoir hollandais ces cinq dernières années.

Si par contre Macron ne passe pas, avec Le Pen et sa vision de l’économie et autre que seuls ne partagent qu’une minorité pour en faire un but pourrait être l’un des moyens pour en finir avec quarante ans de comédie inhumaine du pouvoir car rien ne serait joué d’avance pour elle et son parti aux Législatives si elle était élue… tandis qu’avec Macron, si! Avec lui tout est manigancé, « En Marche »-on ne-sait que trop-vers-où… N’est-il pas tant alors, sous l’égide de Gandhi disant que « les buts ne sont pas supérieurs aux moyens qui ont permis de les atteindre », n’est-il pas tant de s’apercevoir que si, comme le dit si complaisamment le grand journaliste du Figaro Guillaume Tabard pour qui Macron serait « le candidat des solutions ». Le Pen ne serait-elle pas quant à elle la candidate des moyens qui permettraient de les atteindre?

Juste une question comme ça, à laisser trotter dans notre tête – jusqu’à dimanche bien sûr! Après, il sera trop tard, etc.


Que vaut l’appel à voter Macron de Alain Juppé?

Que vaut l’appel à voter Macron de Alain Juppé?

Il loue Macron pour son sang-froid paraît-il. Ce, pourtant, tandis que la politique du premier est en grande partie coresponsable de la politique en place, pendant que Macron dit la combattre.

Qu’est-ce qui les rapproche donc tant que ça alors, si ce n’est justement que leurs conceptions divergentes de la politique ont par contre en commun qu’elles reposent sur des principes de causalité et non sur des principes d’équilibre sans la prise en compte desquels on arrive à n’en pas douter à de tels paradoxes.

En outre, une politique digne de ce nom doit-elle faire autre chose précisément que de mettre en équilibre l’économie et le social de sorte qu’il y ait toujours une interaction bénéfique de l’une sur l’autre.

Quand Alain Juppé a-t-il soutenu des politiques basées sur des principes permettant un équilibre entre l’économique et le social alors qu’il ne peut pas ne pas être coresponsable de toutes celles qui ont conduit à des phénomènes de masse du chômage, de l’échec scolaire sans précédent.

Où Emmanuel Macron peut dire quant à lui que ce qu’il propose va dans ce sens alors que sa ligne politique est fondée sur le primat économique du social allant ainsi dans le droit fil de se que soutenait Hollande disant que le social devait être le moyen de l’économie et plus l’inverse.

Dans ces conditions c’est important de le rappeler, que vaut l’appel à voter en faveur de Macron de Alain Juppé: pas plus que celui de laisser à chacun surtout le soin de voter en son âme et conscience.

 


Macron a fait un discours de banquier devenu premier ministre et non de Président

Macron a fait un discours de banquier devenu premier ministre et non de Président et de chef-d’Etat. Rien de l’homme aussi compétent qu’on le dit donc pour exercer de telles fonctions. Avec lui, seul le primat de l’économie compte et non celui de l’équilibre entre l’économie et le social, entre la gauche et la droite.. tout est bon alors pourvu que l’économie prime donc sur le social.

C’est pourquoi tant de membres influents de la majorité-et-de-l’opposition le soutiennent parce que Macron celui devant qui ils s’inclinent par révérence et non prétendument car il serait le meilleur pour reprendre le pays en main ou autre « farines ». Il est surtout celui qui travestit le mieux l’impression de changement que les français espèrent en vain depuis des décennies. Il n’a de nouveau sur eux qu’une génération d’âge mais la génération d’idée est la-même. Et si ses orientations politiques diffèrent, ce n’est qu’en raison de considérations chronologiques. Macron n’est là que pour faire passer la politique menée jusqu’à présent au stade suivant qui ne peut être que différent…

Que veulent-ils « maintenant » ces braves gens qui n’ont fait que privilégier pendant 40 ans le primat du social sur l’économique qui a conduit à tous les phénomènes de masse du chômage, de l’échec scolaire et autre…

Ils veulent de l’excès inverse au-leur, c-à-dire dans lequel Macron s’apprête de nous faire tomber parce que, leurs visions dévoyées de la vie politique vont de pair…

D’un côté on a 40 ans de substrat politique… propice au primat social de l’économie qu »on a connu jusque-là; et de l’autre – avec Macron qui aurait pu s’appeler Bayrou, Barouin ou autre – on a le primat économique du Social.

Hé bien, il faut leur dire non! Car s’il est vrai que  «le leader d’En marche ! a dominé son adversaire sur les questions économiques», il n’est pas en mesure de répondre correctement aux attentes légitimes des français ni aux besoins vitaux de la France qui est nécessaire pour son redressement.


Avec Macron, tout dépendra du pouvoir économique et financier

Avec Macron, tout dépendra du pouvoir économique et financier.

Le monde s’ouvrira plus encore aux financiers et aux instigateurs et détenteurs de l’économie dominante au profit de qui les peuples sont de plus en plus corvéables à merci …

Tout ce qui ne sera pas politiquement, économiquement, socialement « correct » selon lui, sera pour le moins démonétisé, dévalué, relégué au rang des accessoires de ce que Macron appelle « l’ordre ancien » à l’emplacement duquel Monsieur veut ériger son nouvel ordre qu’il a dit avoir en préparation…


c’est contre tout ce qui est surtout méprisant qu’il nous faudra trancher dimanche

Même si Le Pen était méprisable – qui ne l’est pas tant soit peu quelque part -, toutefois qu’elle soit avant tout un rempart contre ce qui est surtout méprisant.

Et à ce titre, c’est plutôt Macron qui remporte la palme: d’ailleurs ce que Macron a de méprisable, c’est qu’il est méprisant; à savoir, qu’il est hautain, arrogant, dédaigneux; ce, surtout envers le peuple qu’il s’apprête pour l’heure politiquement de spolier en se faisant le faux-nez de Hollande dont les français ne veulent plus.

Après ce serait économiquement et socialement puisque toute sa politique se greffe sur celle de Hollande… Notamment pour les 35 Mds d’impôt qu’il leur a piqué, lui qui devait s’en prendre à la finance…


Comment Macron peut-il prétendre incarner une « République et Démocratie libre »

Soutenu par les membres les plus influents de la vie politique menée depuis 40 ans et qui a conduit au néo-esclavagisme actuel, à la dépendance à la loi des marchés de tout un peuple, Macron peut-il alors incarner une « République et Démocratie libre » comme il le prétend?

Certainement pas puisqu’il est déjà l’un des principaux financiers qui les dirigent.

Il nous refait du Hollande Bis. Hollande a été élu pour l’adversaire de la finance qu’il disait être: il la soutient. Et Macron dit vouloir incarner « la République et la démocratie libre »: et lui est soutenu par ceux qui les ont les plus verrouillées…


Allons-nous encore céder aux sirènes de Raffarin ou écouter les sages conseils de Nicolas Dhuicq

Pour Raffarin, ne pas pouvoir être franchement pour Macron au 2nd tour, c’est ne pas pouvoir être faussement dans l’opposition contre lui au Parlement si le candidat d »‘En Marche – qui sait vers où » – est élu.

On a ici un aperçu de la ligne politique des membres influents de l’UDI et du LR prêts à retravailler avec le PS sous l’étendard de Macron… Alors, de refuser d’appeler à voter Macron comme le propose Nicolas Dhuicq pour qui «Les électeurs sont adultes, il faut les respecter, les laisser libres», voilà ce que Raffarin appelle être ambigu.

Allons-nous encore céder aux sirènes de Jean Pierre Raffarin et consorts ou autre Guillaume Larrivé qui lui prêtent le flanc; ou plutôt écouter les sages conseils de Nicolas Dhuicq? Autant autrement se retrouver à nouveau avec eux pour chanter pendant 5 jours et déchanter pendant 5 ans…