ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Loi de moralisation de la vie publique: Quel peut bien être le fin mot de cette loi en préparation 


Ce projet de loi tient-il plus à ce qu’il sous-tend qu’à ce qu’il prétend?
Le Sénat, dernier endroit où des parlementaires pouvaient recadrer le gouvernement quand c’est nécessaire et exercer une opposition qui n’est plus que de façade ou n’a plus aucune envergure à l’Assemblée Nationale, vient – apprend-on – de revenir sur son vote rejetant préalablement la mesure prévoyant la suppression des emplois familiaux
Bientôt donc, – mais fallait-il aller jusques-là? – les parlementaires ne pourront plus faire appel à des membres de leur famille pour recruter des collaborateurs dans l’exécution de leur mission.
Ainsi ne doit-on pas y voir là, non sans raison, une atteinte de plus faite à l’image de la famille, un remède de cheval qui tue le malade… ou une énième tentation de légiférer d’après des faits divers comme l’aurait fait observer Catherine Tasca (PS)… Et, de nous demander aussi « quel peut bien être le fin mot de cette loi en préparation »…
Ou plutôt: comment espérer seulement une loi de moralisation-de-la-vie-publique digne de ce nom avec à l’Elysée Macron et au Parlement des députés toutes tendances confondues qui se sont pour la plupart fait élire en laissant Fillon porter le chapeau de tout ce que peut représenter de négatif qu’on doit à la vie publique menée pendant ces quarante dernières années.
Alors, quel peut être le fin mot de cette loi? Quand ce qui l’a inspirée n’a été d’autre qu’un slogan à des fins électorales (pendant les Législatives), de resserrage (après) des effectifs qui a vu le départ des Bayrou devenus encombrants; et qui est (maintenant) en train de devenir le couteau suisse du camp « En Marche » leur permettant d’introduire au pas de charge toutes sortes de règlements à la sauce tout est bon au nom de la moralisation de la vie publique pour dénaturer à la barbe des citoyens le fonctionnement du Sénat tel qu’il a été défini par les institutions… et faire croire à de réels et souhaitables changements… La réponse est dans la question: elle tient plus à ce qu’elle sous-tend qu’à ce qu’elle prétend…
La suppression des « emplois familiaux » ou quand le remède tue le malade: voilà où cette loi aura conduit dans ces conditions. Si personne ne se lève. Tout ça au nom « des nombreux abus » – qui ont perduré pendant des décennies sans gêner personnes – et auxquels est-il dit « ce système a en effet ouvert la porte ». Non! Le coupable, c’est l’absence de contrôle, de transparence et d’information en temps réel (appelons ça comme on veut)… 
Et je trouve très grave que le Sénat soit revenu sur son vote de rejet. À quel(s) autres abus cette loi « de moralisation de la vie publique » ouvrira-t-elle la porte » maintenant? C’est toute la question aussi/ comme de se demander à quoi sert encore le Sénat que tout le monde voulait supprimer bêtement il y a quelques mois. Parce que le Sénat serait malade, est-ce cela que veut Larcher son Président: le convenu plutôt que, le voulu; c-à-dire qu’on le soigne comme il se doit; soit, selon les principes d’un démocratie qualitative, non quantitative…

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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