ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Les cafouillages de la réforme de la taxe d’habitation: s’agit-il de couic ou de couacs?

Attention, surtout en politique, des couacs cachent souvent des couic… Et si les couacs ont de pénible qu’ils sont le résultat de maladresses, les couic ont de terrible qu’ils sont ravageurs: dans ces conditions ils arrivent masqués et quand ils sont sur nous il est trop tard…

Ne prenons-nous pas des couic pour des couacs quand dans le Figaro Immobilier d’hier,  il est dit que «l’avenir de la taxe d’habitation s’écrit plus que jamais en pointillés» pour expliquer « le couac [fait] autour du calendrier de la réforme de la taxe d’habitation », et le fait que Macron revienne de manière tâtonne sur cette taxe dont l’ampleur de la suppression ne porterait plus à 80 % pour les habitants qui la paient mais à 100 %?

Des couic selon les méthodes du voleur chinois. Ces remises en cause permanentes « on fait on fait pas » du Président de la République et de sa majorité n’ont de la maladresse due à la difficulté que l’apparence. Ce ne sont des couacs que pour des couic un mode de fonctionnement de la dictature douce selon les méthodes du voleur chinois.

« En Marche » vers une taxe d’habitation-bis par palier. Et en politique où l’économisme prime sur le politique et le social, cette manière de fonctionner du pouvoir en place est plus que redoutable, elle est dangereuse. Elle lui permet d’avancer par palier suivant un calendrier de remises en cause correspondant à un rythme politique en réalité très au point et qui n’a rien à voir donc avec « un avenir écrit en pointillé ». Aux dernières nouvelles, cette suppression de la taxe d’habitation qui était de 783 € en moyenne par habitant qui la paie en 2016 devrait maintenant aboutir à ce que «l’État […] transfère un autre impôt pour que [les municipalités « retrouvent »] de « l’autonomie fiscale»: le mot est lâché, qui plus est, c’est celui du nouveau président de l’AMF.

Combien au final nous coûtera la suppression de cette taxe? En fait donc de suppression de cette taxe, attendons-nous plutôt et seulement à un changement de son appellation. Et par ce biais, elle devrait pouvoir donner lieu à des augmentations moins impopulaires socio-politiquement puisque dans les têtes elle aura disparu mais – parce qu’il risque en être ainsi si on n’y prend gare – bien plus insupportables sera-t-elle socio-économiquement puisqu’elles pourront reprendre de la vigueur.

La suppression de la taxe d’habitation ne pourra être qu’un palliatif qui aura pour effet de faire oublier la douleur mais qui ne fera que développer le mal qui en était à l’origine… à moins qu’on cesse de prendre des couic pour des couacs.