ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Démocratie bafouée par 40 ans de dissociation éhontée de l’économie et du social

Dans les faits, la monstruosité du système a été que cette dissociation de l’économie du social  a été conduite d’abord dans le sens de faire du social en dehors de toute considération économique ou presque; ce qui a préparé le terrain ensuite, aux tenants de ce système qui font maintenant de l’économie en dehors de toute considération humaine et sociale. Et qu’il en ait été ainsi avec les meilleures intentions du monde ne change rien.

Le résultat est là. C’est celui d’un climat socio-économique et politique très délétère qui s’est installé notamment en France depuis plus de quarante ans. Il étouffe le peuple et qui empêche toute possibilité de vrais changements, de vrais réformes. Cette privation a spolié le pays dans son entier où plus personne bientôt ne peut vivre seulement de son travail, subvenir aux besoins de sa famille.

Quant à assumer correctement ses obligations sociales et autres c’est devenu de plus en plus difficile. C’est la honte de la France de se trouver sous le joug de ce système qui est en train de faire de chacun de nous un citoyen toujours plus réduit à ne pouvoir se dépatouiller que de ses propres difficultés.

Aussi notre premier devoir doit être de mettre au carré qu’il n’y a pas un réel de ceci ni de cela. Le réel est un ensemble où tout est lié. Et de même que Michel-Ange disait de ses sculptures qu’elles étaient déjà dans le marbre avant qu’il ait donné le premier coup de ciseau, il en est de même des vrais réformes que le pays attend…

Mais si ce marbre de carrare réside dans cette critique du système, le ciseau qui en fera voler les éclats ne tiendra que dans une adhésion générale à celle-ci… ce qui fait de chacun de nous qu’il appartiendra au destin réservé aux vierges sages ou à celui des vierges folles de la parabole…

Oui, notre destin sera-t-il celui des vierges folles ou celui des vierges sages de la parabole car oui, les vraies réformes sont dans le marbre dont les éclats feront jaillir le vrai visage du système.


Ruffin, l’idiot utile de Macron

Avec Ruffin, c’est du n’importe quoi. Avec lui tout est bon pour susciter la colère du peuple pourvu que ça serve son parti pris de  « progressiste ».

Oui! Si le conservatisme a ses tares car tout n’est pas à conserver; de même tout progressisme a les siennes car tout progrès n’est pas souhaitable. Loin s’en faut.

<<Il ferait mieux de se pencher sur les frasques politiciennes dont la gauche est coutumière depuis plus de 40 ans.>>

Ruffin, du Mélenchon en pire. Comme baratineur, Mélenchon se pose là; mais comme député baragouineur, Ruffin bat des records.

En bon héritier du programme commun de la gauche auquel les excès ont conduit à mettre Macron au pouvoir, non content de laisser la voie libre à la loi Travail en préparation, que propose-t-il pour lui barrer la route?

Ruffin veut pèle-mêle étaler au grand jour les potins qui courent sur Macron avec les situations tragiques que vivent des centaines de millier de français, peut-être des millions, pour réussir des coups politiques. Quand bien même Macron serait critiquable dans ses rapports élyséens avec l’argent, compter sur la misère, dont la gauche à laquelle il appartient en est pour une grande part responsable, c’est faire là du populisme de bas étage…

Selon lui, s’en prendre au chef de l’État sur ses réformes serait l’attaquer << sur un angle trop technique >>. Trop c’est trop, Ruffin! Là où il y a monstruosité du système, monsieur voit de l’inhumanité. La loi Travail ne le dérange pas s’il obtient des accommodations clientélistes.

Il ment sur les mots comme il ment sur les réponses à apporter à la situation économique. C’est pourtant la loi Travail qui pose problème. La rendre accommodante serait le pire qu’on puisse attendre de l’opposition dont Ruffin serait l’idiot utile de Macron mais aussi de tout son aréopage qui a des ramifications tant à gauche et à droite qu’au centre

« Ça s’appelle spéculer sur la misère » serait-il temps de lui dire une fois pour toutes.

Au lieu de ça, il ferait mieux de se pencher sur les frasques politiciennes dont la gauche est coutumière depuis plus de 40 ans.  Car, ce sont les excès de la gauche trop peu au fait des questions économiques qui ont conduits aux excès inverses auxquels nous sommes confrontés actuellement. Un peu de rigueur historique mettrait un peu de plomb dans la tête de son progressisme stupide.


Va-ton pour 30 ans encore passer à côté des vraies réformes…

Tous les trente ans, surtout depuis 1929, année rattachée tristement au terme de crise économique sans précédent, les mêmes ou analogues manifestations, conséquences économiques et leurs prolongements sociaux et politiques reviennent avec leur lot de calamités en tous genres (baisse de la production, hausse des prix, menace des valeurs boursières, chômage, dirigisme, domination d’une partie de l’économie par une autre, instabilité politique… ).

Avec le temps, la survenue de telles crises aurait pu et dû être l’occasion de réfléchir en profondeur aux causes de la crise desquelles découlent inévitablement les paradigmes économiques les plus à même pour se prémunir de toute nouvelle rechute de celle-ci de sorte à tout le moins qu’elle n’apparaisse pas de manière aussi grave.

Mais non. À chaque fois, les remises en cause se font a minima des vrais besoins de l’homme. Ceux-ci furent méprisés dans les années 1930 par le gauchisme revanchard, combattus dans les années 60 par le néolibéralisme en gestation, méconnus 30 ans plus tard dans le contexte de l’économie de Marché à tout va et maintenant ceux-ci, leur notion même sont pour ainsi dire ignorés.

Qui seulement se soucie de nos jours de ce que nos conditions de vie et de travail s’établissent au regard des seuls paramètres qui vaillent: ceux inhérents à nos vrais besoins, tout étant de plus en plus basé sur les attentes mises surtout en perspective axées sur des faux besoins, n’en soyons pas dupes.

C’est d’ailleurs le glissement qui s’est opéré tout au long de cette période historique de référence prise ici, allant de 1929 à nos jours. À chaque fois encore, c’est la notion de besoin qui a cédé au profit désastreux – exception faite peut-être, c’est mêm’pas sûr, pour ceux qui tirent les ficelles de ces remises en cause de l’économie a minima – de celle d’attente.

C’est bien quand même que quelque chose ne va pas… se pourrait-il qu’on ne manque pas d’hommes de science mais d’hommes de conscience que ça ne m’étonnerait pas du tout.

J’en veux pour preuve le type de débats qu’on nous propose dans les médias ici ou là dans le cadre de la loi Travail bis en préparation, des débats que je trouve insidieux pour la plupart tant il est clair qu’ils se réduisent à cliver la société entre deux partis pris dont on sait d’avance lequel des deux est celui qui doit faire vendre l’autre, étant entendu que toute autre option se trouvant absente est exclue.

Exemple d’émission qui en dit long sur l’absence véritable de débat à laquelle on est confronté le plus souvent, tel celui que Renaud Dely donnait mardi 24 08 dernier sur ARTE intitulée <<chômage: faut-il continuer de subventionner les emplois? >>.

Pourquoi en effet un tel thème d’émission si ce n’est pour prêter à tout opposant à la politique de l’emploi de Macron les solutions de facilité et à ses tenants celui de la responsabilité; alors que cette politique ne s’appuie que sur le recul du chômage qui n’est qu’une espérance vaine dès lors qu’il le devra d’un accroissement de la pauvreté et de la précarité…

À ce sujet j’aurais voulu ajouter certaines autres remarques mais faute du temps nécessaire ce sera une occasion pour une autre fois…

 

 

 


«les réformes annoncées vont porter leurs fruits».Le ministre de l’intérieur prend les français pour des imbéciles…

D’après lui, «les réformes annoncées vont porter leurs fruits» – oui! mais pour qui et pour combien de personnes seront-ils délicieux? Gérard Colomb est peu bavard sur ce point. Mais, il s’en pourlèche trop les babines pour que nous butions très longtemps sur la réponse sans être sûr au moins de deux choses: nous aurons les fruits et ils seront amers…

Sous prétexte que – comme il dit – «on ne peut pas continuer dans une voie qui a amené le pays à 3 millions de chômeurs», le ministre de l’intérieur Gérard Colomb croit pouvoir prétendre qu’il n’y a que la voie des réformes annoncées par ordonnance que lui et ses amis du gouvernement appellent de leurs vœux … pour relancer tant l’emploi que l’économie? Balivernes!

Le chômage de masse, au même titre que celui de l’échec scolaire ou autre phénomène de masse, n’est qu’un épisode dans la longue saga du pouvoir économique régnant qui se poursuit depuis plus de quarante ans. Ce chômage de masse et la dette qui l’a financé ne sont un fléau que pour le peuple qui passe actuellement pour celui que les gouvernements précédents ont trop écouté… Tout cela est faux. C’est là l’épisode suivant de la comédie inhumaine de ce pouvoir: le moyen qu’il se donne pour exploiter le problème dans l’autre sens afin maintenant de sucrer le peuple de ses droits…

Gérard Colomb prend les français pour des imbéciles. Il n’y a aucun doute là-dessus, quand on sait que: 1) nous n’avons pas 3 mais 5 millions de chômeurs et 1 à 2 millions de précaires si ce n’est davantage. Et 2) l’une et l’autre voie en question (dans son propos) ne sont que les deux faces de la même médaille: celle qui revient aux tenants du pouvoir économique en place depuis plus de quarante ans.

Ce sont eux qui ont fait le choix du chômage de masse il y a plus de quarante ans; ce qui leur donne maintenant l’opportunité de revendiquer un retour au plein emploi à très bon compte pour eux tandis que tous les chiffres du social explosent de toutes parts et que dans ces conditions le peuple devient corvéable à merci.

Tout ça afin sous une forme nouvelle de maintenir dissociées l’économie du pouvoir et celle du peuple et de faire que ceux qui relèvent de la première restent à tout point de vue les bénéficiaires; et ceux qui n’en relèvent pas restent quant à eux le bec dans l’eau ad vitam aeternam. Non merci, monsieur le ministre de l’intérieur! Une autre voie est possible est autrement souhaitable, et démocratique celle-là: elle viendra lorsque le politique aura repris le dessus sur l’économique…

Si ce n’est un loup déguisé en agneau, comment Gérard Colomb, peut-il en outre laisser entendre aussi éhontément que le chômage de masse serait dû à quarante ans de politique par trop complaisante aux attentes excessives des citoyens qu’il fait passer pour des irresponsables; et que le courage politique serait subitement la marque du pouvoir Macron, le seul à même de face aux réalités?

Alors que le pouvoir Macron n’est qu’une parodie de mouvement en arrière qui succède à celui qui a conduit au chômage de masse puisque ce chômage de masse n’est qu’un moyen juteux pour le pouvoir économique toujours en place de produire à terme de la main d’oeuvre financièrement et juridiquement bon marché; rien ne sert par ailleurs de faire reculer le chômage, pas plus que les rigidités de l’économie, quand c’est surtout de résorber dans de bonnes conditions les problèmes de ceux-là et de celui-ci qui compte. Quand d’après Gérard Colomb «les réformes annoncées vont porter leurs fruits» – oui! – mais lesquels? De quels fruits amers parle-t-il?


« Parité entre les hommes et parité entre les femmes », notre prochaine révolution copernicienne

<< ON NE PEUT SAISIR LA RÉALITÉ QU’EN SE DÉPLAÇANT HORS DU CENTRE …>> ,  c’est là << l’un des leitmotivs de Bergoglio (avant même qu’il ne soit pape)>> que Bernadette Sauvaget tient de << Silvina Perez, responsable de l’édition espagnole de l’Osservatore Romano, le quotidien du Vatican >>.

Un leitmotiv que reprend Bernadette Sauvaget dans un article, publié dans Libération du 02 08 dernier et auquel Patrice de Plunkett, le journaliste catholique, grande figure de la nouvelle Évangélisation rend hommage sur Facebook, voulant honorer l’image qu’elle véhicule de  » FRANCOIS [en qui elle voit un pape qui] A CHANGÉ LE CENTRE DE GRAVITÉ DU CATHOLICISME  ».

C’est – belle passe d’arme de Patrice de Plunkett qu’on ne peut que saluer tant elle digne des meilleurs films de cap et d’épée – un hommage qu’il oppose vigoureusement à un certain « mensuel ultra-catho [qui aurait traité] de diplomatie de comptoir l’action internationale du pape ».

Dans tout cela, beaucoup est à lire… Mais tout de suite, si vous le voulez bien, retenons surtout que, selon moi bien sûr, si François n’a de cesse de dire que : << on ne peut saisir la réalité qu’en se déplaçant hors du centre… >>, n’est-ce pas en raison d’une règle de vie de bon sens, malheureusement très peu en usage encore de nos jours, qui voudrait – si on parvenait à se défaire de cette manie métonymique qui consiste à réduire l’homme à « sa situation… » – que plus l’homme voudra, devra, se rendre efficace, dans sa vie, son travail, ce dans tous les sens bienveillants du terme, plus il devra se rendre capable non seulement de bon professionnalisme mais aussi de traiter par ailleurs de tout le reste… Ce que je revendique entre autre depuis pas mal de temps maintenant… et qui passera forcément par l’acceptation de la parité entre les hommes et entre les femmes, avec tous les enjeux culturels, cultuels, politiques… que cela implique… Un sujet donc difficile, de première importance, que j’aurais plaisir à traiter prochainement…


La comédie inhumaine du pouvoir économique, et le politique et social moribonds

 Prochain article sur nevousméprenezpas.com. «La comédie inhumaine du pouvoir économique, et le politique et le social moribonds»: ce ne sont pas là les ingrédients d’un mauvais scénario de politique fiction, c’est la réalité: la comédie du pouvoir qui se joue devant nous est bien inhumaine; elle est celle du pouvoir économique dont les auteurs, les producteurs, les régisseurs et les acteurs-vedette ne sont autres que ceux qui le détiennent depuis plus de quarante ans. Et les autres protagonistes se trouvent être le politique et le social moribonds. Mais comme au théâtre ou au cinéma, le sort des uns et des autres n’est jamais fixé une fois pour toute et un dénouement inattendu n’est pas exclu… Si d’ailleurs, à ses heures les plus sombres, notre Histoire a pu donner raison à Churchill quand il dît pour revigorer ses troupes que « le succès [alors nazi] n’est pas définitif », « l’échec [alors des alliés] n’est pas fatal, [mais que]c’est le courage de continuer qui compte », tout est loin d’être perdu pour le politique et le social: s’il sont à ce point moribonds, une issue heureuse est encore possible… Là-dessus, je vous propose de nous retrouver prochainement ici-même…  pour faire le point sur ces questions….