ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Va-ton pour 30 ans encore passer à côté des vraies réformes…


Tous les trente ans, surtout depuis 1929, année rattachée tristement au terme de crise économique sans précédent, les mêmes ou analogues manifestations, conséquences économiques et leurs prolongements sociaux et politiques reviennent avec leur lot de calamités en tous genres (baisse de la production, hausse des prix, menace des valeurs boursières, chômage, dirigisme, domination d’une partie de l’économie par une autre, instabilité politique… ).

Avec le temps, la survenue de telles crises aurait pu et dû être l’occasion de réfléchir en profondeur aux causes de la crise desquelles découlent inévitablement les paradigmes économiques les plus à même pour se prémunir de toute nouvelle rechute de celle-ci de sorte à tout le moins qu’elle n’apparaisse pas de manière aussi grave.

Mais non. À chaque fois, les remises en cause se font a minima des vrais besoins de l’homme. Ceux-ci furent méprisés dans les années 1930 par le gauchisme revanchard, combattus dans les années 60 par le néolibéralisme en gestation, méconnus 30 ans plus tard dans le contexte de l’économie de Marché à tout va et maintenant ceux-ci, leur notion même sont pour ainsi dire ignorés.

Qui seulement se soucie de nos jours de ce que nos conditions de vie et de travail s’établissent au regard des seuls paramètres qui vaillent: ceux inhérents à nos vrais besoins, tout étant de plus en plus basé sur les attentes mises surtout en perspective axées sur des faux besoins, n’en soyons pas dupes.

C’est d’ailleurs le glissement qui s’est opéré tout au long de cette période historique de référence prise ici, allant de 1929 à nos jours. À chaque fois encore, c’est la notion de besoin qui a cédé au profit désastreux – exception faite peut-être, c’est mêm’pas sûr, pour ceux qui tirent les ficelles de ces remises en cause de l’économie a minima – de celle d’attente.

C’est bien quand même que quelque chose ne va pas… se pourrait-il qu’on ne manque pas d’hommes de science mais d’hommes de conscience que ça ne m’étonnerait pas du tout.

J’en veux pour preuve le type de débats qu’on nous propose dans les médias ici ou là dans le cadre de la loi Travail bis en préparation, des débats que je trouve insidieux pour la plupart tant il est clair qu’ils se réduisent à cliver la société entre deux partis pris dont on sait d’avance lequel des deux est celui qui doit faire vendre l’autre, étant entendu que toute autre option se trouvant absente est exclue.

Exemple d’émission qui en dit long sur l’absence véritable de débat à laquelle on est confronté le plus souvent, tel celui que Renaud Dely donnait mardi 24 08 dernier sur ARTE intitulée <<chômage: faut-il continuer de subventionner les emplois? >>.

Pourquoi en effet un tel thème d’émission si ce n’est pour prêter à tout opposant à la politique de l’emploi de Macron les solutions de facilité et à ses tenants celui de la responsabilité; alors que cette politique ne s’appuie que sur le recul du chômage qui n’est qu’une espérance vaine dès lors qu’il le devra d’un accroissement de la pauvreté et de la précarité…

À ce sujet j’aurais voulu ajouter certaines autres remarques mais faute du temps nécessaire ce sera une occasion pour une autre fois…

 

 

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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