ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


«L’éducation ne vise pas à la sélection mais à l’inclusion» bravo Mgr Follo!

«L’éducation ne vise pas à la sélection mais à l’inclusion» bravo Mgr Follo! Car, l’éducation visant à la sélection obnubile l’intelligence, visant à l’inclusion elle l’ouvre.
Voilà de bonnes graines à semer dans le jardin de systèmes éducatifs embroussaillés depuis des décennies par un enchevêtrement de réformes qui n’ont jamais donné satisfaction pour ne pas dire plus.
À en croire Mgr Follo pour qui à juste titre:
1) « L’éducation doit être au service d’un nouvel humanisme, pour promouvoir tout l’homme et les fins les plus hautes de l’humanité »,
2) « c’est dans la nature de l’éducation de pouvoir construire les fondements d’un dialogue pacifique et de permettre la rencontre entre les diversités pour édifier le bien commun »,
de quoi peut être fait l’inclusion qu’il appelle de si belle manière de ses vœux, si ce n’est du contraire de ce qui a conduit à la longue à la chosification de l’homme; lequel se voit alors trop rabaissé et sa parole démonétisée quand la situation qu’il occupe dans la société n’est pas assez reluisante et se voit-il trop haussé et sa parole parfois trop valorisée quand son statut en impose plus … D’ailleurs, Saint Jean Chrysostome n’a-t-il pas dit que «si la parole est étouffée, cela ne vient pas des épines, mais de ceux qui les ont laissé pousser en liberté»


Peut-on laisser le soutien à l’activité se faire au dépens de l’instabilité financière?

Que le soutien à l’activité ne soit bientôt plus possible qu’au dépens de l’instabilité financière ne peut être qu’un argument et un instrument de pouvoir contre le social des tenants de l’économie. Ce du reste, faute de combattants… de gens qui s’intéressent suffisamment à l’économie que -il faut bien le dire aussi- les spécialistes se sont ingénié à souhait à rendre rébarbative… Et alors, où est le vrai du faux dans tout ça?

Rapportant les propos de l’économiste Xavier Ragot, président de l’OFCE, Jean-Christophe Catalon des Échos nous dit (dans son article « mais où est passée la déflation » du 22 09 dernier) que l’économie européenne et aussi mondiale manquerait d’inflation qui laisse la BCE face à un dilemme : « soutenir l’activité économique ou réduire les risques financiers ».

D’après les experts,  l’absence de la « bonne » inflation caractérisée par la hausse des prix et des salaires en serait la cause.

Celle-ci (« bonne » inflation) aurait dû suivre la reprise de l’activité résultant « des mesures accommodantes » prises pour que baisse le chômage. Ce, en raison de la théorie qui veut que reprise de l’activité et hausse des prix dont dépend la stabilité financière, sont liés.

Mais le vrai du faux pour expliquer ce décalage faisant que cette règle pourtant automatique ne s’applique pas, le voici. La situation fait actuellement que le soutien à l’activité tend à se faire au dépens de la stabilité financière parce qu’elle sert d’argument contre le social parce que, les tenants de l’économie, tant à l’échelle mondiale, européenne que des pays membres du G8 et autres, ne regardent surtout dans le soutien à l’activité, dans les hausses de salaires et des prix et dans la stabilité financière que dans ce qui conforte surtout leurs intérêts, soit ce qui leur permet de garder le monopole sur ces trois domaines de détention du pouvoir…

Et comme celui qui détient le pouvoir dans ces trois domaines détient aussi la régulation de ceux-ci qu’il peut orienter par ses seules prérogatives, les décideurs peuvent, en bonne part comme en mauvaise, mettre de l’instabilité comme et quand ils veulent. C’est ce qu’il se passe, notamment contre le social… (À suivre donc)


Résultats des sénatoriales, une réplique de «l’ancien monde»… « sarkhollandais » devrait ajouter E.Macron.

Mais, E.Macron finit-il toujours ses phrases quand il dit par exemple que les résultats des sénatoriales sont une réplique de l’ancien monde?

Plutôt dire – ce qu’il a omis de préciser – que ces résultats sont 1 réplique de «l’ancien monde» « sarkhollandais » à SES ordres. Et pour cause: ces élections n’ont fait surtout que voir s’installer au Sénat l’opposition de façade qui n’était plus tenable à l’Assemblée Nationale où elle n’a que trop perduré pendant les deux précédents quinquennats…

Quand Gérard Larcher, à l’annonce de sa réélection déclare aux français, que les élus locaux veulent «confiance et respect de la part d’Emmanuel Macron», «ce qui a manqué ces derniers temps» précise-t-il comme pour insister et qu’il promet dans la foulée « une majorité exigeante et positive tandis qu’il ne réagit en aucune manière aux propos que Macron a tenus de son côté, disant que les résultats de ces élections sont « une réplique de l’ancien monde », -la question s’adresse autant à G. Larcher qu’à E.Macron- mais de quel ancien monde s’agit-il?

Que s’est-il installé sans tambour ni trompette dans l’univers visiblement un peu trop feutré du Sénat si ce n’est le sarkhollandisme qui était devenu intenable à l’Assemblée Nationale où il n’avait que trop perduré pendant les deux précédents quinquennats de N Sarkozy et F Hollande?

Alors! La majorité, que promet l’insubmersible Mr Larcher, envers qui et quoi sera-t-elle surtout le plus exigeante et le moins positive: est-ce envers ce qui soutient ou ce qui ne soutient pas la politique d’E.Macron quand elle doit et devra être combattue?

Comment en effet une majorité néolibérale d’opposition au Sénat va vouloir seulement exercer tant soit peu un contre-pouvoir sur la majorité actuellement ni gauche ni droite » paraît-il -sans qu’on sache très bien- et qui détient très largement le pouvoir à l’Assemblée Nationale et se trouve être également néolibérale, laquelle assemblée, depuis que les sénatoriales ont passé, est au ordre d’un président que de Gaulle aurait qualifié de cabri tant il n’est plus qu’à dire maintenant l’Europe, l’Europe, l’Europe…

Conclusion: face aux « tirs croisés d’un exécutif « ni gauche ni droite » qui fait feu de tout bois du libéralisme aux deux assemblées, le pays a besoin d’une union droite gauche également croisée maintenant. Et si on ne parvenait pas à l’enclencher rapidement pour la développer à un rythme suffisant pour la rendre opérationnelle en 2022, à cette date, comme cette années aux présidentielles, nous aurons perdu encore cinq ans…


Sénatoriales: «E Macron rate la marche» ou n’est-ce là que de la mise en scène?

Sénatoriales 2017: Si, dans son article du 29 09 dernier,  dit des résultats de ces Sénatoriales 2017 que «la droite se renforce et Emmanuel Macron rate la marche» et que ça résume assez bien tous les comptes rendus qui en ont été fait, ce n’est en réalité que ce que le Sénat actuel, calé dorénavant sur la majorité «En Marche», veut qu’on croie…

Ce n’est là qu’un leurre pour simuler un rééquilibrage des pouvoirs et « en même temps » installer au Sénat l’opposition de façade qui n’était plus tenable à l’Assemblée Nationale où elle a perduré pendant les deux précédents quinquennats…

Maintenant que le PS et LR essentiellement, l’opposition à l’exécutif REM actuel, a « la majorité »et que tout fait dire que «E Macron [a raté] la marche»; que cette majorité-ci se trouve renforcée au Sénat, comme les résultats l’ont montrés; qu’elle a l’intention de l’exercer pleinement, comme les principaux membres qui la composent l’affichent dans leurs déclarations, sera-t-elle suivie d’effets allant dans le sens de l’intérêt véritable des citoyens?

Où bien ce dit renforcement de la droite d’un côté et affaiblissement d’E Macron de l’autre ne cachent pas une réalité plus politicienne, plus inavouable assurément.

Je pense en effet que ce qui ressort de cette élection est le résultat d’une mise en scène pour une bonne part en tout cas.

Brièvement, disons que  » après le soutien que le PS et LR ont apporté à E Macron, les grands électeurs qu’il n’a pas eu de mal à décevoir ces derniers temps lui permettent de leur renvoyer l’ascenseur comme on dit…

Plus concrètement, l’opposition de façade qui a prévalu sous les deux précédents quinquennats de N Sarkozy et F Hollande pendant dix ans déménage au Sénat.

Cela permet alors à tout ce joli monde de simuler un rééquilibrage du pouvoir après le pseudo- renversement « ni gauche ni droite » qu’on doit à la vague artificielle « En Marche » et ainsi  faire croire – ce sur quoi E Macron a fait campagne – que la page était tournée avec les pratiques du passé.

Ce qui est faux… aussi faux que de croire qu’E Macron a raté la marche: ce n’est là qu’un des aspects de la mise en scène…

Et conclusion de ces Sénatoriales 2017:  si là comme ailleurs, nous n’avons ni ami ni ennemi, il n’y a que frères et faux-frères…

Comme quoi au Sénat comme ailleurs, nous n’avons ni ami ni ennemi mais que frères et faux-frères…


Sénatoriales: après 10 ans d’opposition de façade au Palais Bourbon, va-t-on la retrouver au Sénat?

Sénatoriales gros point d’interrogation: après avoir eue une opposition de façade pendant 10 ans au Palais Bourbon sous les deux précédents quinquennats, va-t-elle faire son apparition au Sénat?

Maintenant que l’opposition à l’exécutif actuel a « la majorité » et se trouve renforcée au Sénat, comme les résultats l’ont montré, reste à savoir si l’intention de l’exercer pleinement, que les principaux membres qui la composent affichent dans leurs déclarations, sera suivie d’effets allant dans le sens de l’intérêt véritable des citoyens.

Ou bien allons- nous retrouver au Sénat avec une opposition de façade du type qui avait prévalu sous N Sarkozy, puis sous F Hollande, et qui n’est plus depuis, en état de sauver les apparences sous l’écrasante majorité que détient la République En Marche à l’Assemblée Nationale… ? À suivre… de près.


J-L Mélenchon, E Macron: 2 voies à bannir… autant l’une que l’autre

J-L Mélenchon, E Macron: 2 voies « fraternalistes » les plus antagonistes des vraies valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité… autant l’une que l’autre.

J-L Mélenchon ainsi que son mouvement ont beau être très contestables pour leurs méthodes et dérives violentes et de trop bénéficier d’une paradoxale complaisance de la part «d’un ensemble de gens, certains intellectuels»  et plus largement d’une grande partie de « la gauche politique, syndicale, associative, dans la presse aussi, qui les soutiennent», J-L Mélenchon reste l’adversaire inespéré, presque idéal, de E Macron.

Il est pourrait-on dire son exact opposé, avec contre lui, l’image négative qui le caractérise surtout celle « du retour aux années 80 » et leur Etat providence auxquelles on doit des décennies de politique qui ont conduit au néolibéralisme et à l’arrivée de E Macron. Tout est lié… 

Quelques exemples pêle-mêle: Là où E Macron est le banquier, le financier, celui qui appartient à la nouvelle génération, l’homme neuf, où il apparaît comme l’homme qui est tourné vers l’avenir, J-L Mélenchon est le flambeur, l’anti capitaliste, le vieux, l’homme du passé… Tout ce qui caractérise J-L Mélenchon fait de lui l’adversaire inespéré de E Macron.

Et la situation d’échec ou de démonétisation de la parole, il faut bien le dire dans laquelle se trouvent ces autres adversersaires font de J-L Mélenchon son moins mauvais opposant

Pour faire le poids contre E Macron, J-L Mélenchon va avoir fort à faire. Mais il n’en prend pas le chemin.

Pour faire le poids contre E Macron, il faudrait que J-L Mélenchon puissse capter assez de soutiens dans à peu près tous les autres électorats que le sien.

Chose quasi impossible, il symbolise trop « le retour aux années 80 et à son Etat providence dont pour ainsi dire plus personne ne veut.

Alors que E Macron – bien qu’il soit issu à l’en croire autant de la gauche que J-L Mélenchon – il est son exact opposé et a tout lieu de tirer les marrons du feu qui mine le pays depuis plus de quarante ans…

C’est pourquoi il se veut tant celui qui peut seul « réparer le pays » dont il faut tourner la page du passé selon lui qu’il veut qu’on ne voit que dans ce qu’il a de plus sombre, mis à part pour ce qui est du Siècle des Lumières dans ce que ce siècle était – ce qu’il se garde bien de dire – celui qui se voulait aussi réformateur de la monarchie et pas seulement de son renversement…

Ainsi peut-il avec J-L Mélenchon comme moins mauvais opposant, faire passer tous ses autres adversaires pour une minorité d’agitateurs et tenir tous leurs auditeurs potentiels à bonne distance pour que rien ne change.

Mais voilà, ce dans quoi E Macron essaie de nous entraîner est certainement pire que l’ancienne monarchie. Par son abolition la France a connu la terreur. Ensuite deux siècles de libéralisme et d’égalitarisme les plus antagonistes aux vraies valeur de liberté et d’égalité; avec E Macron elle connaitrait celui le plus antagoniste des vraies valeurs de la fraternité: LE fraternalisme…


J-L Mélenchon, l’adversaire inespéré de E Macron, son exact opposé: c’est… tout

J-L Mélenchon est l’exact opposé de E Macron avec contre lui surtout l’image négative du retour aux années 80 qui le caractérise et qui fait de lui l’adversaire inespéré de E Macron et son moins mauvais opposant.

Il ne suffit pas d’être l’exact opposé de son adversaire en politique. Encore faut-il être son plus efficace opposant. Contre Emmanuel Macron et sa majorité législative, J-L Mélenchon est justement dans ce cas: il est l’exact opposé d’Emmanuel Macron et de tout ce qu’il et qui le représente; mais il n’est pas en mesure – du moins dans son positionnement actuel… – de figurer en opposant crédible, capable donc de lui tenir tête…

Globalement, Le leader de la France Insoumise est à peu près tout ce que le chef de l’Etat n’est pas, et le chef de l’Etat à peu près tout ce que J-L Mélenchon est. Sauf s’il est vrai qu’il ont en commun de venir tous deux de la gauche, ils ont aussi en commun et par ailleurs chacun d’eux en propre qu’ils sont les exacts opposés.

Or, ce qui les oppose de façon si nette, si tranchée, comme il est très facile de le montrer, est plus favorable à E Macron(EM) qui – en étant opposé surtout à J-L Mélenchon – n’a aucun mal à passer pour celui qui peut réformer le pays, le réparer comme il dit – il ne fait à cet effet que d’agir de manière brutale et sur ce point Jean Luc Mélenchon(JLM) a raison de le critiquer mais sans efficacité réelle. Tous deux étant bien les exacts opposés. À la différence près que E Macron a le meilleur rôle, ne serait-ce dans l’esprit public – hélas!

l’un, (JLM), symbolise le retour aux années 80 dont une grande majorité de français ne veulent plus et qui a conduit à l’arrivée de l’actuel pouvoir grâce à des connections très fortes du PS et LR…

Et l’autre, (EM), précisément l’anti retour à cette époque caractérisée par trop de social gauchiste qui a ouvert un boulevard à l’économisme insupportable actuel …

Par ailleurs, ce particularisme entre J-L Mélenchon et E macron est tel qu’il a pu faire dire à  que «Mélenchon [était le meilleur ennemi de Macron]»…

Mais, question de point de vue personnel, je préfère croire qu’il est son moins mauvais opposant… C’est là tout le problème, car que fait l’opposition hors J-L Mélenchon!

En résumé, J-L Mélenchon ainsi que son mouvement ont beau être très contestables pour leurs méthodes et dérives violentes et de trop bénéficier d’une paradoxale complaisance de la part «d’un ensemble de gens, certains intellectuels»  et plus largement d’une grande partie de « la gauche politique, syndicale, associative, dans la presse aussi, qui le soutiennent», J-L Mélenchon reste l’adversaire inespéré de E Macron.

Il est pourrait-on dire son exact opposé, avec contre lui, l’image négative qui le caractérise surtout « du retour aux années 80 » auxquelles on doit des décennies de politique qui ont conduit au néolibéralisme et à l’arrivée de E Macron. Tout est lié…

 


«À quoi sert le Sénat?»

Le Sénat sert-il toujours à promulguer les lois où serait-il devenu une machine à tamponner tout se qui se décide à l’Assemblée Nationale?

À chaque renouvellement électoral – comme là dimanche – de la moitié des membres de la Haute Assemblée, la question de l’utilité ou non du Sénat revient avec plus de force.

«À quoi sert le Sénat?» est d’ailleurs le titre de l’article que publie Pierre Lepelletier dans le Scan du Figaro ces jours-ci…

«Les Sages peuvent retoucher les textes en y déposant des amendements.» fait-il remarquer. Mais, précise-t-il aussitôt «Seulement, le dernier mot pour adopter une loi revient toujours… à l’Assemblée nationale».

Cependant, cela n’est vrai, – peut-être aurait-il dû le rappeler – que si cette loi est rendue exécutoire officiellement ET formellement par le Sénat…  Or, l’est-elle toujours rendue ainsi FORMELLEMENT AVEC LA RIGUEUR VOULUE? Déjà, l’usage qui est fait des ordonnances, n’est-il pas abusif et si c’est le cas, comment le Sénat n’a-t-il pas autorité pour le rétablir à son périmètre d’action qui se doit d’être exceptionnel, même que ça déplaise au chef de l’Etat?

C’est là que son fonctionnement est peut-être à revoir et qui explique qu’on remette tant en cause son utilité…


Violence d’extrême-gauche, un moyen de « censure par le bruit » dont profite le pouvoir

«Pourquoi une telle complaisance du pouvoir pour la-violence d’extrême-gauche», demandait Alexandre Devecchio hier dans le FigaroVox à Laurent Bouvet entre autre professeur de Science politique à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines.

Selon lui, «le romantisme révolutionnaire, surtout lorsqu’il est assorti d’une violence dont ils [un ensemble de gens qui les soutiennent ou du moins qui prétendent le faire, tranquillement installés derrière leur ordinateur] sont strictement incapables, a toujours été très prisé chez certains intellectuels. Au-delà…  ces militants ont des soutiens… dans la gauche politique, syndicale, associative, dans la presse aussi.»

Mais il oublie de dire que la violence d’extrême-gauche est aussi un moyen de censure par le bruit, pour ne pas dire autre chose, dont profite le pouvoir…

Dans ce désordre, toute vraie opposition au gouvernement est inaudible: un contexte idéal pour celui-ci qui peut profiter de la confusion et passer en force ses lois par ordonnance sans difficulté…


Il y a surtout que trop souvent on ne voit même pas ou que trop par le petit bout de la lorgnette…

il n’y a pas de réel de ceci ou de cela. Le réel, c’est un tout. Il y a surtout que trop souvent on ne voit même pas par le petit bout de la lorgnette ou que trop ainsi… Ce qui fait que tout dialogue, cette chance qui nous est donnée sur internet et ailleurs devient peu à peu stérile, impossible…

Dire cela n’a aucun rapport avec de l’estime de soi démesuré… ou je ne sais quelle autre fadaise comme j’ai pu me l’entendre dire au sujet de réflexions, de commentaires dont je peux faire état dans la conversation (exemple hier). Non. C’est dire comment meurt une démocratie…

Tout ici est une invitation au dialogue notamment pour essayer de régler ce problème de myopie collective, lequel mal – aussi grave soit-il – n’appelle qu’à mettre sur la table tout ce qui est à changer qu’on ne doit pas accepter; et tout ce qui ne l’est pas qu’on doit accepter.

Tout ceci dans la mesure du possible indépendamment de nos attentes particulières. Encore une fois, il n’y a pas de réel de ceci ou de cela. Le réel, c’est un tout.


Départ au FN de Philippot, épiphénomène de la situation actuelle des partis

Ce à quoi tout le monde s’attendait depuis plusieurs semaines, Philippot à dit «sur France 2 qu’il quittait le FN». Rien d’étonnant à ça dira-t-on, étant donné les brouilles qui s’étaient multiplié entre lui et Le Pen depuis les présidentielles et qu’ils accumulent les échecs.

Mais au delà de leurs chicanes mélodramatiques, soit au regard de la situation actuelle des partis, cette rupture peut s’expliquer par des phénomènes bien plus inquiétants.

Les partis de gouvernements (LR, PS, UDI, PC: l’ex UMPS ) ont installé l’inspecteur gadget de Hollande « Emmanuel Macron », au pouvoir et se doivent de redistribuer les cartes de l’opposition qu’ils ont toujours eue sous contrôle.

Aussi se doivent-ils que cela reste inchangé et pour ce faire se repositionner dans l’opposition sur fond de recomposition bidon de la vie politique.

Les autres partis ne pouvant que faire de même, chacun rentre chez soi… Et le départ au FN de Philippot reste néanmoins un épiphénomène au verrouillage de l’opposition à Macron par ses « amis ex UMPS » toujours active… lequel verrouillage qui est en train de se jouer selon moi est plus important à considérer que le départ au FN de Philippot.

C’est ainsi surtout – et plus que jamais – que rien n’est près de changer. En gros, Philippot quitte le FN, l’opposition revient à la case départ et toujours le même pouvoir en place… mais un cran au dessus. Ceux qui veulent incarner une relève vont devoir passer à leur tour à la taille au dessus. C’est assez mal parti pour l’instant.


Pourquoi «le système si décrié pourtant a encore de beaux jours devant lui»

Très brièvement, pourquoi le système, si décrié partout, a encore de beaux jours devant lui ? C’est que les français, – comme le faisait remarquer si justement Maurice Druon en son temps – tiennent à la fois des gaulois qui étaient jaloux et des romains qui étaient envieux; ce qui expliquerait à mon avis qu’ils sont ou trop rebelles ou pas assez critiques au sens où ils veulent se montrer objectifs et préserver « en même temps » leur pré carré ».

Et plus encore, souvent sont-ils les deux: à la fois trop rebelles et pas assez critique. Ce qui fait qu’ils ne se supportent pas et que ça a donné un boulevard à Emmanuel Macron.

Et tandis qu’il n’y a plus d’opposition, ni au Parlement bien sûr mais ni ailleurs non plus, et que les uns parlent de reconstruire la gauche les autres la droite, personne ne parle de reconstruire l’opposition.

C’est bien qu’on en est là parce qu’on est trop rebelle ou pas assez critique ou les deux. De cette situation générale, Ivan Rioufol en est je trouve un exemple type. C’est un très bon journaliste du figaro, mais allez sur sur blog, prenez ces derniers articles, autant il se montre très remonté contre Macron, autant est-il très peu critique envers sa politique.

De ce qui fait probablement que les extrêmes se touchent comme on dit, ça en fait un parfait rebelle à la fois contre le pouvoir mais aussi contre ceux qui s’opposent à la réforme du code du Travail qu’ils stigmatise laisse-t-il entendre comme des gens incapables de reconnaître la nécessité qu’il y a de procéder à «un allègement des contraintes pesant sur les employeurs». C’est passer un peu vite sur les manières de gouverner par ordonnances brutales du pouvoir.

Pour continuer sur Ivan Rioufol, voilà où tout ça mène: il va récriminer autant contre Macron que Mélenchon mais dans son fors intérieur il en est bien aise. Parce que être trop rebelle ou n’être pas assez critique, c’est composer avec ce qu’on combat. C’est comme cela qu’on peut être assuré que le système si décrié pourtant a encore de beaux jours devant lui…


Ce que dit le pape aux nouveaux évêques s’adresse pour part aussi aux politiques

Ce que dit le pape aux nouveaux évêques au sujet du discernement contre la rigidité, l’immobilisme, nos politiques, qui sont aussi des évêques dans leur rôle analogue de gardiens et garants des institutions, feraient bien d’en prendre de la graine.

Mais où trouver un successeur de Paul en faisant office pour trouver quelqu’un qui le leur dise: ils n’en font qu’à leur tête comme le déplore visiblement le pape de certains évêques.

Après tout, ils sont aux citoyens, au même titre que les médias, tous ceux mais pas seulement qui ont aussi la responsabilité quant au devenir de la société, ce que le pape attend des nouveaux évêques dans leurs diocèses, appelés à leurs niveaux respectifs au discernement que le pape leur préconise en tant que  » antidote contre la rigidité »…

Mais voilà, si nos députés, nos politiques sont bien nos évêques au Parlement et dans nos départements, nos municipalités, les évêques auxquels François s’adresse dans son discours impeccable, c’est en tant que successeur de Pierre; mais, s’adressant aux politiques, peine perdue: nous n’avons pas de successeur de Paul à leur offrir, ni même quelqu’un pour en faire office, puisque autant qu’ils sont, ils n’ont hélas rien ni personne au dessus d’eux ou pas vraiment quand on voit ce qu’il advient d’eux quoiqu’ils fassent.

Mais voyons-y – c’est une bonne consolation – une belle occasion pour aller lire ce petit chef-d’oeuvre d’intelligence dont François a le secret. Pour ceux que ça intéresse et qui n’en n’ont pas encore entendu parler, c’est ici!


Le pouvoir Macron ou l’immobilisme « en marche »

Une alternative au pouvoir Macron est non seulement souhaitable mais possible, même avant 2022. Mais, sans parler tout de suite de ce qu’elle peut être – chaque chose en son temps après tout -, que peut représenter une alternative au nouveau pouvoir en place; aux changements envisagés, effectués si ce n’est ce qui va à l’encontre de l’immobilisme en marche: ce qui caractérise assez bien Emmanuel Macron et son mouvement contrairement à l’image qu’il veut donner d’eux-mêmes.

Tous les changements envisagés, effectués, en passe d’être faits qu’on veut à tort ou à raison être la marque de ce nouveau pouvoir auraient eu lieu de toute façon. Ils ne pouvait plus attendre tant désormais ils découlent pour la plupart du simple cours des choses.

Exemple avec le chômage de masse arrivé à son paroxysme suite à l’instauration d’une économie à deux vitesse qui a perduré pendant des décennies: dès lors que tant de gens sont sans emploi, à la rue, vulnérables, dans la précarité comme les travailleurs pauvres mais pas seulement, le coût de la vie qui ne cesse de monter à l’inverse de la protection sociale, juridique qui se détériorent bien qu’elle coûte de plus en plus cher… c’est devenu relativement très facile de relancer quelque peu l’emploi, l’économie…

C’est là un cycle qui se répète tous les trente ans. Un cycle précédé toujours d’un bon nombre d’innovations tant techniques, technico- commerciales que sociales, à mettre souvent au rang des gimmicks, et qui servent surtout à remettre à flot le système le temps que tout reparte comme à chaque fois par une période de retour à un semblant de normalité au début pour replongée et finir ensuite dans le même état qui ne va qu’en s’empirant que connaissent les malades qui ne veulent pas guérir …

Aussi faut-il reconnaître que si ceux qui nous dirigent de mandature en mandature ne savent pas ne veulent pas gouverner comme il le faudrait, ils savent se faire élire, trouver des gens pour les admirer ou les décrier à tort et à travers ce qui n’a aucun effet satisfaisant contre eux…

Hélas, ça ne laisse pas encore beaucoup d’issue pour espérer remédier à ces difficultés.

Alors, pendant que j’évoquais tous ceux qui ne font pas tout ce qu’il faut aux postes élevés qu’ils occupent, je pensais à Gustave Flaubert qui figure quant à lui parmi les grands noms de la littérature française selon qui pour que quelque chose devienne intéressant il faut la regarder longtemps, je me disais: dommage qu’il n’est pas dit ça pour ce qui est de discerner le vrai du faux de toute chose.

Lui, on l’aurait peut-être écouté, nous n’en serions pas là avec ce perpétuel et et cruel recommencement et je ne serais pas là à m’échiner à ne faire que prendre date sur l’Histoire, faute de pouvoir agir sur les événements. Mais c’est déjà ça… Et puis et surtout, viendra le temps – c’est affaire aussi et avant peu de discernement – de voir qu’une alternative au pouvoir Macron est non seulement souhaitable mais possible…


«La droite est retombée à ses effectifs… de 2010». Mais que faut-il en conclure?

«La droite est retombée à ses effectifs militants de 2010» apprend-on dans le Scan Politique du Figaro d’hier. Mais que cachent les chiffres, que faut-il en conclure surtout?

Le LR, mais aussi le PS et autre parti de gouvernement, sont comparables à des sacs qui prennent la forme de l’usage qu’en font depuis toujours leurs cadres dirigeants au gré de leurs besoins, leurs objectifs. Ceux-ci n’étant que de passer la main à Emmanuel Macron, dont il n’est de la plupart de ces cadres dirigeants actuels et anciens, certes sous une apparence nouvelle, que le faux-nez. Ce, depuis quelques mois que la corde Sarkozy, la corde Hollande et tant d’autres étaient usées…

Comment être plus clair!Ils ont promu Macron au rang de chef d’État par le conditionnement qu’ils ont opéré sur les populations pour le faire élire en prétextant qu’il n’y avait pas d’autre choix face à une prétendue menace FN vers lequel ils ont pourtant poussé ce qu’il fallait de gens qui le rejoignent pour que cette menace soit crédible mais qu’elle ne pèse rien ou presque.

On voit la situation du FN qui, pour l’heure, est en passe de démantèlement. Ils ont fait le même coup à fillon qui était le seul à pouvoir battre Macron.

Et maintenant que leur chouchou peut continuer à son stade la politique en place depuis plus de quarante ans, et que la plupart d’entre eux ont participé ardemment à l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, ils ont intérêt à faire apparaître leur recul dans l’opinion comme le résultat de leur trop ancienne inefficacité de la méthode en politique sanctionnée par la vague jupitérienne macroniste…

Aussi la reconstruction dite en cours tant à droite qu’à gauche n’est que l’image verbale trompeuse là pour masquer ce que sont devenus la droite et la gauche de gouvernement au fil du temps: des partis comparables à des sacs qui prennent la forme de l’usage qu’en font au gré de leurs besoins propres la plupart de leurs dirigeants…

 


Loi Travail, produit quintessencié de plus de 40 ans de politique asociale

Macron, comme sa loi de réforme du code de Travail,  est le produit quintessencié de plus de quarante ans de vie politique affairiste asociale(1) désastreuse qui ont conduit le pays au chômage de masse, qui – entre autres aberrations – ont fait, pourrait-on dire, le choix de ce chômage de masse. Ce, parce que celui-ci ne coûte sur tous les plans humains et autre (financier, économique, social…) qu’aux masses et ne rapportent qu’aux « élites qui peuvent les exploiter ensuite par ce déjà dont ils sont le plus privés à cause d’elles.

Sauf à ne pas comprendre ça, comment croire que ses réformes pourraient être plus satisfaisantes que celles de ses prédécesseurs?

Presque tous ceux qui ont participé au pouvoir depuis Mitterrand voire Giscard, ceux-là mêmes dont Macron veut axer ses méthodes à 180° des leurs, le soutiennent. Que faut-il de plus pour comprendre que rien ne changera avec Macron dans un sens convenable pour le pays.

Avec lui, c’est pareil qu’avant. Simplement que cette politique menée jusque-là est arrivée à un autre stade: celui de l’asservissement des masses.

Après les avoir endettées, l’heure est venue pour lui et les siens de les réduire à leur merci en commençant par les déposséder d’elles-mêmes, de leurs vraies vies.

Et le seul espoir qui leur reste, c’est de refuser du tout au tout sa politique, son arrogance, ses injures, ses manières détestables de dresser les uns contre les autre en clivant le peuple sans cesse…

Pour ce qui est de manipuler les masses, il est à bonne école. Mais s’il parvient à ses fins, le pays n’en sortira pas grandi ni réparé comme il dit le vouloir. Parce que le pays, c’est tout le monde non seulement avec du travail mais surtout avec de vraies vies.

Le chômage de masse était une chance inouïe de remettre l’économie à l’heure d’une anthropologie fondée sur les besoins véritables de l’homme: une occasion manquée pour le peuple qu’un gouvernement aura spolié une fois de plus.

Mais plus que ça, car les fainéants, les cyniques, les extrêmes, pour reprendre les paroles tant offensantes qu’arrogantes que Macron adressent à tous ceux qui condamnent sa politique sont ceux qui comme ces prédécesseurs ont fait ce sinistre choix du chômage et tous ceux qui comme lui ne le dénoncent pas comme tel pour en faire leur chou gras non moins sinistre.

Aucun d’entre nous ne vaudra alors guère mieux que Macron, ses prédécesseurs et ses marcheurs si on s’en tient à Ézéchiel 33. Car si nous ne leur disons pas d’abandonner leur conduite mauvaise, il en coûtera au pouvoir et au peuple autant qu’à ce que Dieu disait vouloir faire payer à Ézéchiel quand il le prie d’avertir le méchant qu’il mourra de son péché » lui précisant bien, qu’il demandera compte de son sang s’il ne l’avertit pas comme il lui a dit de le faire.

  1. asocial: qui n’est pas adapté à la vie sociale; ce qu’elle est chaque jour un peu plus depuis plus de quarante ans…


Le 1er ministre veut «Réparer le pays», en tirant parti des erreurs, des défauts qui l’ont abîmé

Le premier ministre Édouard Philippe a dit sur France-inter vouloir «réparer le pays». «Je veux réussir, participer à la réparation du pays», aurait-il dit exactement.
Mais si l’intention est louable dans l’énoncé de tels propos, quel résultat en attendre à la lumière des faits qui ne laissent pas l’ombre d’un doute sur le peu de sincérité à leur origine, tant toute idée de remettre à plat les erreurs, les défauts qui l’ont abîmé depuis plusieurs décennies est évacué sans aucun ménagement?
Réparer, c’est d’abord considérer sans ambages les erreurs, les défauts en cause dans tout dysfonctionnement; a fortiori lorsqu’il concerne un pays miné par plus de 40 ans de politique désastreuse. Sans dire de façon claire, nette, précise ce qu’ont été toutes ces années, son «je veux réussir, participer à la réparation du pays» est très insuffisant surtout quand de surcroît tous ceux qui tiraient la sonnette d’alarme de longue date pour qu’on y pourvoie sont traités de « déclinistes » ou leur attitude de défaitiste et de « bashing ».
Que ne voir là d’autre qu’une façon brusque mais embarrassée de tourner la page à plus de quarante ans de socio-économie distordue politiquement et financièrement, de couper court aussi à la longue tirade d’En marche: celle du mouvement sorti ex nihilo dans ce contexte inédit sous la Ve République de rejet massif des français pour le politique en période électorale majeure… Cette tirade qui disait vouloir tourner le dos au passé, à ses traditions, ses contradictions…
Tout allait être enfin réglé très bien, très vite. …  Ça allait être un bouleversement merveilleux, un enchantement à l’image de ce qu’on pourrait attendre du prince charmant pour qui voulait se faire passer Emmanuel Macron pendant les élections présidentielles et Législatives qui l’ont vu succéder à Hollande et donné la majorité absolue au premier ministre Édouard Philippe.
Il ne fait là que l’aveu tardif d’un gouvernement qui reconnaît bien là que le pays va terriblement mal, que reprendre ce qu’on sait depuis fort longtemps; il ne fait qu’évacuer des fautes qui ne sont même pas à demie pardonnées… C’est tout de même trop facile. Mais sommes-nous assez sensibles pour comprendre l’importance qu’ont les petites choses? Je crois que c’est là peut-être tout le problème…


Surfer sur les décombres de la droite et de la gauche: du «pragmatisme comme boussole» pour le 1er ministre

Le dernier paravent d’En Marche. Depuis 3 mois qu’il est premier ministre sous l’autorité du Président Macron, Edouard Philippe, membre important Des Républicains – ce qui n’est pas rien dans sa situation -, ne distingue plus une politique de droite d’une politique de gauche.

Dixit Jim Jarassé dans le Scan-politique du Figaro du 03 09 dernier: à Laurent Wauquiez comme à tous ceux comme lui qui « s’inquiètent d’une orientation trop libérale de l’exécutif », « trop à droite », le premier ministre Edouard Philippe leur lance « je ne sais pas ce que c’est une politique de droite ou de gauche »…

Où est son «pragmatisme pour boussole»? C’est ce qu’il appelle «n’avoir que le pragmatisme pour boussole», un fonctionnement très orientable probablement quand juste après, nous dit Jim Jarassé, « il tacle Les Républicains » dont selon lui « le pacte fondateur des droites et des centres a été mis à mal par une droitisation progressive » …

Troublant pragmatisme tout de même, troublant accommodement aussi du plus grand nombre d’entre nous que rien n’offusque plus de façon normale.

Pourtant, ce qui distingue une politique de droite d’une politique de gauche est ce qui permet de mettre l’économie et le social en équilibre et avec un peu de bon sens et de logique c’est définissable pour le premier venu.

Je nomme ça surfer sur les décombres de la droite et de la gauche. Encore faut-il démystifier: ce qui n’est pas une mince affaire tant tout est fait pour qu’on soit trop sur l’événement et pas assez sur leurs causes à l’origine.

D’avoir été endiguées plutôt que d’avoir été soutenues, la gauche et la droite ont été galvaudées, dévoyées pour des raisons multiples le plus souvent malhonnêtes suscitant le rejet actuel de l’une et de l’autre. C’est ainsi qu’après avoir été endiguées elles ont débordé, puis ce sont diluées. Mais tout ça artificiellement pour les rendre inopérantes. Donc rien n’est perdu pour qui sait attendre.

Alors qu’en elles-mêmes, hors événement donc, la gauche et la droite comme la politique correspondant à chacune d’elles sont parfaitement identifiables et dans ces conditions peuvent refaire à tout moment surface.

Celle de droite concerne ceux qui sont davantage apparentés au pouvoir économique, lesquels ont surtout tendance à axer plus sur l’économie et les affaires et donc à ignorer la démocratie ou la submerger.

Pendant que celle de gauche concerne ceux qui sont quant à eux davantage apparentés au contre-pouvoir-économique et au social et donc ont tendance à axer plus leur intérêt sur le social et la démocratie et à ignorer les contraintes de l’économie.

Mais les excès de la gauche au lieu d’être mis à profit à droite et ceux de droite au profit de la gauche, ce sont les tenants du pouvoir économique qui en ont profité et le système à fini par s’enrayer privilégiant l’économisme au dépens du social avec à terme des problèmes sociopolitiques graves…

C’en est là dans un premier temps depuis que sous Giscard d’Estaing puis sous Mitterrand on a laissé la gauche s’emballer rendant dans un deuxième toute droite insupportable. Ce qui a permis aux tenants de l’économie et de l’argent-roi de rafler la mise sur fond de désenchantement général de la politique.

Mais derrière le si commode pragmatisme pour boussole d’Edouard Philippe, le dernier paravent d’En Marche… les problèmes sociopolitiques graves grouillent…

Alors faudra-t-il se grouiller aussi non pas pour les endiguer comme à l’accoutumée mais les traiter non pour les effets mais pour les causes qui les ont produites. C’est même vital pour l’économie…


Entre « laisser vivre » et « ne pas laisser mourir », qu’y a-t-il de plus humain…

« Si un humain n’est pas d’accord avec toi, laisse le vivre. Dans cent milliards de galaxies, vous n’en trouverez pas un autre » disait Carl Sagan (1)
Avec le recul et parce qu’il faut toujours essayer de pousser si possible plus loin la réflexion, ne devons-nous pas nous demander entre « laisser vivre » et « ne pas laisser mourir », ce qu’il y a de plus humain…

En ce qui me concerne, je crois qu’au lieu de dire « Si un humain n’est pas d’accord avec toi, laisse le vivre« , je proposerais plutôt de dire « si un humain n’est pas d’accord avec toi, ne le laisse pas mourir« .

Car n’est-il pas que laisser vivre se traduit très souvent par laisser mourir. Combien d’enfants ont mal fini dont les parents écoutaient entre autres des pédopsychiatres leur demander dans les années quatre vingt de les laisser vivre… ou qui ne laisse pas vivre ne serait-ce ceux qui meurent dans la rue… C-à-dire: obtenir le contraire du but recherché quand on veut laisser vivre en se montrant humain; soit, ne pas traiter l’autre en tant que semblable comme il se doit mais de façon trop superficielle. Ne sommes-nous pas alors trop dans l’ornement plus que dans la remédiation…

Parce que je crois aussi que c’est cela qu’il faut retenir surtout du fait que si chaque humain est unique dans l’univers, c’est que les hommes sont semblables et devraient être traités comme tels, et comme tels que de prendre soin d’eux reviennent à n’en laisser surtout aucun mourir: un parallélisme loin du d’un niveau voulu… « en parole, en pensée, par action et par omission » comme le prouve la chosification dont ils font de plus en plus l’objet… la démonétisation de la parole dont on ne donne de valeur qu’à la hauteur de la situation qu’on occupe, à la place qu’on a dans la société… ou au rôle qu’en haut lieu on veut nous faire jouer…

Et n’est-ce pas comme cela qu’on en fait trop pour les uns, pas assez pour les autres et qu’au bout du compte, rien ne marche comme il se devrait, la seule chose qui pourtant importe le plus pour que vaille notre action…

(1) Cal Sagan, Astronome américain (New York 1934 -Seattle 1996)Ses travaux concernent les planètes (études de la surface, l’atmosphère). Il s’intéressa également au problème de l’origine de la vie et à l’existence de vies intelligentes en dehors de la Terre. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et de science fiction. Petit Robert des noms propres.