ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Surfer sur les décombres de la droite et de la gauche: du «pragmatisme comme boussole» pour le 1er ministre

Le dernier paravent d’En Marche. Depuis 3 mois qu’il est premier ministre sous l’autorité du Président Macron, Edouard Philippe, membre important Des Républicains – ce qui n’est pas rien dans sa situation -, ne distingue plus une politique de droite d’une politique de gauche.

Dixit Jim Jarassé dans le Scan-politique du Figaro du 03 09 dernier: à Laurent Wauquiez comme à tous ceux comme lui qui « s’inquiètent d’une orientation trop libérale de l’exécutif », « trop à droite », le premier ministre Edouard Philippe leur lance « je ne sais pas ce que c’est une politique de droite ou de gauche »…

Où est son «pragmatisme pour boussole»? C’est ce qu’il appelle «n’avoir que le pragmatisme pour boussole», un fonctionnement très orientable probablement quand juste après, nous dit Jim Jarassé, « il tacle Les Républicains » dont selon lui « le pacte fondateur des droites et des centres a été mis à mal par une droitisation progressive » …

Troublant pragmatisme tout de même, troublant accommodement aussi du plus grand nombre d’entre nous que rien n’offusque plus de façon normale.

Pourtant, ce qui distingue une politique de droite d’une politique de gauche est ce qui permet de mettre l’économie et le social en équilibre et avec un peu de bon sens et de logique c’est définissable pour le premier venu.

Je nomme ça surfer sur les décombres de la droite et de la gauche. Encore faut-il démystifier: ce qui n’est pas une mince affaire tant tout est fait pour qu’on soit trop sur l’événement et pas assez sur leurs causes à l’origine.

D’avoir été endiguées plutôt que d’avoir été soutenues, la gauche et la droite ont été galvaudées, dévoyées pour des raisons multiples le plus souvent malhonnêtes suscitant le rejet actuel de l’une et de l’autre. C’est ainsi qu’après avoir été endiguées elles ont débordé, puis ce sont diluées. Mais tout ça artificiellement pour les rendre inopérantes. Donc rien n’est perdu pour qui sait attendre.

Alors qu’en elles-mêmes, hors événement donc, la gauche et la droite comme la politique correspondant à chacune d’elles sont parfaitement identifiables et dans ces conditions peuvent refaire à tout moment surface.

Celle de droite concerne ceux qui sont davantage apparentés au pouvoir économique, lesquels ont surtout tendance à axer plus sur l’économie et les affaires et donc à ignorer la démocratie ou la submerger.

Pendant que celle de gauche concerne ceux qui sont quant à eux davantage apparentés au contre-pouvoir-économique et au social et donc ont tendance à axer plus leur intérêt sur le social et la démocratie et à ignorer les contraintes de l’économie.

Mais les excès de la gauche au lieu d’être mis à profit à droite et ceux de droite au profit de la gauche, ce sont les tenants du pouvoir économique qui en ont profité et le système à fini par s’enrayer privilégiant l’économisme au dépens du social avec à terme des problèmes sociopolitiques graves…

C’en est là dans un premier temps depuis que sous Giscard d’Estaing puis sous Mitterrand on a laissé la gauche s’emballer rendant dans un deuxième toute droite insupportable. Ce qui a permis aux tenants de l’économie et de l’argent-roi de rafler la mise sur fond de désenchantement général de la politique.

Mais derrière le si commode pragmatisme pour boussole d’Edouard Philippe, le dernier paravent d’En Marche… les problèmes sociopolitiques graves grouillent…

Alors faudra-t-il se grouiller aussi non pas pour les endiguer comme à l’accoutumée mais les traiter non pour les effets mais pour les causes qui les ont produites. C’est même vital pour l’économie…