ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Le 1er ministre veut «Réparer le pays», en tirant parti des erreurs, des défauts qui l’ont abîmé


Le premier ministre Édouard Philippe a dit sur France-inter vouloir «réparer le pays». «Je veux réussir, participer à la réparation du pays», aurait-il dit exactement.
Mais si l’intention est louable dans l’énoncé de tels propos, quel résultat en attendre à la lumière des faits qui ne laissent pas l’ombre d’un doute sur le peu de sincérité à leur origine, tant toute idée de remettre à plat les erreurs, les défauts qui l’ont abîmé depuis plusieurs décennies est évacué sans aucun ménagement?
Réparer, c’est d’abord considérer sans ambages les erreurs, les défauts en cause dans tout dysfonctionnement; a fortiori lorsqu’il concerne un pays miné par plus de 40 ans de politique désastreuse. Sans dire de façon claire, nette, précise ce qu’ont été toutes ces années, son «je veux réussir, participer à la réparation du pays» est très insuffisant surtout quand de surcroît tous ceux qui tiraient la sonnette d’alarme de longue date pour qu’on y pourvoie sont traités de « déclinistes » ou leur attitude de défaitiste et de « bashing ».
Que ne voir là d’autre qu’une façon brusque mais embarrassée de tourner la page à plus de quarante ans de socio-économie distordue politiquement et financièrement, de couper court aussi à la longue tirade d’En marche: celle du mouvement sorti ex nihilo dans ce contexte inédit sous la Ve République de rejet massif des français pour le politique en période électorale majeure… Cette tirade qui disait vouloir tourner le dos au passé, à ses traditions, ses contradictions…
Tout allait être enfin réglé très bien, très vite. …  Ça allait être un bouleversement merveilleux, un enchantement à l’image de ce qu’on pourrait attendre du prince charmant pour qui voulait se faire passer Emmanuel Macron pendant les élections présidentielles et Législatives qui l’ont vu succéder à Hollande et donné la majorité absolue au premier ministre Édouard Philippe.
Il ne fait là que l’aveu tardif d’un gouvernement qui reconnaît bien là que le pays va terriblement mal, que reprendre ce qu’on sait depuis fort longtemps; il ne fait qu’évacuer des fautes qui ne sont même pas à demie pardonnées… C’est tout de même trop facile. Mais sommes-nous assez sensibles pour comprendre l’importance qu’ont les petites choses? Je crois que c’est là peut-être tout le problème…

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

Les commentaires sont fermés.