ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Pourquoi «le système si décrié pourtant a encore de beaux jours devant lui»

Très brièvement, pourquoi le système, si décrié partout, a encore de beaux jours devant lui ? C’est que les français, – comme le faisait remarquer si justement Maurice Druon en son temps – tiennent à la fois des gaulois qui étaient jaloux et des romains qui étaient envieux; ce qui expliquerait à mon avis qu’ils sont ou trop rebelles ou pas assez critiques au sens où ils veulent se montrer objectifs et préserver « en même temps » leur pré carré ».

Et plus encore, souvent sont-ils les deux: à la fois trop rebelles et pas assez critique. Ce qui fait qu’ils ne se supportent pas et que ça a donné un boulevard à Emmanuel Macron.

Et tandis qu’il n’y a plus d’opposition, ni au Parlement bien sûr mais ni ailleurs non plus, et que les uns parlent de reconstruire la gauche les autres la droite, personne ne parle de reconstruire l’opposition.

C’est bien qu’on en est là parce qu’on est trop rebelle ou pas assez critique ou les deux. De cette situation générale, Ivan Rioufol en est je trouve un exemple type. C’est un très bon journaliste du figaro, mais allez sur sur blog, prenez ces derniers articles, autant il se montre très remonté contre Macron, autant est-il très peu critique envers sa politique.

De ce qui fait probablement que les extrêmes se touchent comme on dit, ça en fait un parfait rebelle à la fois contre le pouvoir mais aussi contre ceux qui s’opposent à la réforme du code du Travail qu’ils stigmatise laisse-t-il entendre comme des gens incapables de reconnaître la nécessité qu’il y a de procéder à «un allègement des contraintes pesant sur les employeurs». C’est passer un peu vite sur les manières de gouverner par ordonnances brutales du pouvoir.

Pour continuer sur Ivan Rioufol, voilà où tout ça mène: il va récriminer autant contre Macron que Mélenchon mais dans son fors intérieur il en est bien aise. Parce que être trop rebelle ou n’être pas assez critique, c’est composer avec ce qu’on combat. C’est comme cela qu’on peut être assuré que le système si décrié pourtant a encore de beaux jours devant lui…