ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

«La chronique malheureuse d’Enthoven» ou quand nous cesserons de faire le jeu des phobies et celui des folies


S’il n’est ici que de donner un aperçu dans l’étendue de tout ce qu’il en est du jeu des phobies et de celui des folies dans tous les domaines, et de trouver le moyen de comprendre de quoi il retourne et se faisant comment et en quoi avant de se raviser peu après, la pagaille qu’avait provoquée Raphaël Enthoven avec sa chronique malheureuse faite contre la parution de la traduction du Notre Père, disant qu’elle était islamophobe, en quoi elle n’a pas débouchée sur autre chose qu’un simple apaisement de part et d’autre?

Ce peut-il que tous les torts venait que de ce que ce philosophe avait été « mauvais » comme il s’est lui-même qualifié reconnaissant son erreur?

N’y avait-il pas une opportunité pour autre chose? N’étions-nous pas au seuil d’un grand dialogue pouvant ouvrir à un grand questionnement sur les raisons qui feraient de plus en plus que tout commence par de grands éclats de voix et finit toujours là où meurent les polémiques mais aussi les changements de mentalité – auxquelles elles auraient peut-être donné naissance : dans de mortes eaux de ce qui passe pour l’apaisement.

Une fois les palabres jugées non avenues, tout ayant été décidé en haut lieu pour que ça cesse: l’incident était clos. Pas de débat, de vrai débat. Entre autre, sur ce qui fait très étrangement qu’on puisse être sans cesse plus évolué sur le plan des sciences, des techniques et qu’on en soit, presque partout ailleurs, encore au temps des catapultes, avec nos folies et nos phobies.

Pourtant, de grands changements d’une importance capitale à plus d’un titre étaient comme chaque fois en semblable occasion à portée de main si nous avions pris la peine de voir qu’il n’en serait plus tristement ainsi des inévitables malentendus, si chacun de nous voulait mesurer à quel point la part « fautive » qui est la nôtre, sinon égale, est toujours non négligeable dans ce que nous pouvons de temps à autres reprocher à autrui.

Je suis même convaincu que tout ce remue-ménage  malheureux qui a connu une fin heureuse, aurait pu et même dû être évité.

J’en veux pour preuve qu’au terme comme il a été dit des quarante années de travail universitaire qu’a demandé cette traduction de cette sixième demande du Notre Père, il ne s’est pas trouvé un seul chrétien parmi tous ceux très nombreux qui devaient être au courant de cette nouvelle traduction et du jour où ce changement allait être officialisé, pas un chrétien n’a vu et pris les devants pour prévenir cette bévue qui était inévitable. Il n’était pas possible que G. Enthoven (c’est tombé sur lui mais c’aurait pu être un autre agnostique que lui), faute d’une mise en garde préalable indispensable ne tombe pas dans le panneau qui consistait à voir dans cette traduction ce qu’il a appelé un message subliminal islamophobe.

Pour le coup, la tentation était trop forte d’assimiler que cette traduction porte essentiellement sur la suppression d’un mot, celui précisément de « soumets » qui se trouve le même selon une idée fausse mais répandue qui voudrait qu’en arabe il ait donné ceux de « musulman et d’Islam » et qu’on aurait voulu comme de fait exprès exploiter pour des raisons islamophobes.

C’est bien quand même que tout n’accusait pas que Raphaël Enthoven mais quelque part pour partie aussi les chrétiens.

C’est bien aussi que si Raphaël Enthoven a fait son mea culpa, un « travail » des chrétiens reste à faire et restait par ailleurs à faire en parallèle à cette traduction du Notre Père également et qui n’a pas été faite.

À titre d’exemple, je crois que tout est donné aux chrétiens et même aux non-chrétiens pour en finir avec les difficultés de cet ordre dans la parabole Des Talents, si on veut bien y voir qu’elle ne décrit pas tant ce qui distingue ceux d’un côté qui gèrent en bon et fidèle serviteur et ceux qui de l’autre ne gèrent pas en bon et fidèle serviteur ce que leur maître leur à confié respectivement.

Je crois que cette parabole dit quelque chose de beaucoup plus profond que ce qu’on en pense le plus souvent, à savoir… que chacun des trois personnage à qui il est confié 5 talents à l’un, 2 talents au deuxième et 1 seul talent au troisième symboliseraient trois catégorie de personne: la première et la deuxième, celles qui concernent ceux qui globalement agissent conformément aux missions qui leur sont confiée au lieu de juger celui à qui ou ce à quoi il doit obéir; et la troisième, celle qui n’agit pas conformément à ce que la vie et autre attend de d’elle mais juge à tort et à travers.

Ce que dit surtout cette parabole à chacun de nous, et que soit élevée ou non notre situation dans la société, c’est que quelle que soient grandes ou non nos œuvres, nous ne méritons rien si nous ne prenons pas conscience chacun de cette part – oui! « fautive » – de responsabilité qui est la nôtre dans ce qu’on peut reprocher à autrui quel qu’il soit.

Car n’est-il pas dit dans cette parabole « À celui qui a (c-à-dire: celui qui fait bien son travail ou qui gère bien l’argent qui en provient par exemple), on donnera encore, et il sera dans l’abondance ; mais celui qui n’a rien (c-à-dire: celui qui ne reconnaît pas ses responsabilité dans ce qu’il peut et doit reprocher à autrui quand celui-ci le spolie par exemple) se verra enlever même ce qu’il a (c-à-dire: les mérites qui lui revient de son travail ou de la bonne gestion de l’argent qui en provient).

Alors oui! Quand cesserons-nous le jeu des phobies et celui des folies? Car oui! si – bien que je n’aime pas ces mots – on peut parler que trop parfois d’islamophobie, de christianophobie ou de xénophobie et de toute la clique des mots de ce genre dont la liste s’allonge de jour en jour, ne peut-on pas aussi parler que trop parfois tout aussi tristement d’islamofolie, de christianofolie de xénofolie etc une bonne fois pour toute?

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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