ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Macron, le petit dernier des présidents par défaut avant tout le reste…

S’il est bien le grand, « le vrai » chef d’État qu’on nous décrit après un an d’exercice du pouvoir, Emmanuel Macron n’est-il pas d’abord, avant tout le reste, ce qu’on ne veut pas voir de lui: le petit dernier des présidents par défaut, de tous ceux qui l’ont précédés? Nous avons toutes les raisons de penser que c’est ce qu’on veut nous faire oublier. Voici quelques-unes d’entre elles.

Si l’autorité n’est autre que de dire et le pouvoir de faire, que vaut le portrait remarquable qu’on nous fait de lui dans la presse de grande écoute, sans tenir compte de ce qui a changé sous Hollande et aussi déjà sous Sarkozy et qu’on occulte dans le but de tout focaliser sur Macron comme étant l’homme providentiel qui a surgi de l’Olympe et ainsi faire de lui le canal de tous les conditionnements qu’on veut nous imposer depuis près de cinquante ans via la gouvernance par ordonnance.

La politique de Macron le magnifique, quelle est-elle sinon, tout ce qui était déjà dans les tuyaux depuis longtemps, tout ce qui nous pendait au nez, dont on nous menaçait sans y parvenir jamais depuis des années maintenant.

C’est faux et malhonnête donc de dire et laisser entendre que tout a déjà considérablement changé avec Macron. Ça l’est aussi de ne pas voir, ne pas laisser voir que ce qui a pu changer avec Macron l’a été en grande part en raison de certains changements qui – certes oui! sont passés inaperçus chez la plupart d’entre nous et qui ont eu lieu sous Hollande et déjà sous Sarkozy.

Sous Hollande, Macron était le candidat du système . Le Parlement n’est plus que l’illusion d’un lieu de décision important. Il faut accréditer dans des proportions exagérées l’idée selon laquelle les français en ont assez de la petite politique qu’il faut habiller d’un semblant de verticalité, qu’il faut en finir avec les palables avec les corps intermédiaires . Le vrai Parlement est à l’Elysée. les élections, le mode de scrutin, qui sera élu, comment devra se dérouler le quinquennat: tout y est joué d’avance. La France est devenue une entreprise nous dit-on, une entreprise où plus personne n’est plus là pour durer, dont le saccage du Code du Travail à destination des puissants qui peuvent désormais virer ou introniser qui bon leur semble et quand ça les arrange n’est qu’un aperçu de la réalité qu’il en résulte sur le terrain. Et en même temps, c’est un moyen pour eux de pouvoir prétendre qu’ils ne sont pas accrochés au pouvoir. Enfin, c’est surtout un procédé militaro-technocratique pour entraver toute vraie opposition. Quand alors une ligne d’encerclement a donné tout ce qu’elle pouvait, le fait que le politique n’est plus là pour durer permet de passer à la ligne d’encerclement suivante.

Conclusion. Macron n’est-il pas l’arbre qui cache la forêt de tout un conglomérat de bourreaucrates qui veulent, pour faire court en découdre avec le peuple depuis près de cinquante ans sur le plan démocratique. Le pire dans tout cela étant si on veut considérer ces aspects de la réalité que rien ou presque n’est fait pour quelque chose de bien, même avec la meilleure intention qui soit; intention telle dont on ne peut douter qui les anime. Ceci dit, tout va bien à les entendre.