ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

De retour de la conférence-débat donnée par J-F POISSON hier à Bordeaux…


Post du 18 05 2018 publié le lendemain.

Avant de rendre compte ici de cette conférence-débat que donnait Jean-Frédéric POISSON hier, avec qui je ne suis pas d’accord sur tout, souvent loin de là (ce qui n’a rien d’étonnant à ça me connaissant), je voudrai lui rendre hommage sur un point selon moi méritoire qui le caractérise et me conforte dans l’idée que Jules Simon(1) avait, et à quel point, raison de dire que «la liberté est plus importante que la vérité» tant, dans une notion bien comprise comme je crois m’en être ouvert déjà plusieurs fois sur ce blog, ce rapport entre la liberté et la vérité me paraît satisfaisant comme condition indispensable pour que la vérité ressorte grandie à chaque occasion de dialoguer, d’échanger… Comme quoi sous le rapport inverse, l’une et l’autre ne deviennent plus que des mots vidés de leur sens, de leur raison. Et ne sont plus qu’un bien pour un mal.

Si, cette conférence-débat m’a moins satisfait par certains aspects que par d’autres, j’ai trouvé dans Jean-Frédéric POISSON, chose trop rare en politique, un homme qui accepte la critique; la critique qui n’est pas le dénigrement.

Globalement. Pour ce qui est de la conférence proprement dite, hormis un problème de sonorisation, je l’ai trouvée assez intéressante. Alors, est-ce que Jean-Frédéric POISSON ne parlait pas assez fort? Je retiens surtout qu’il a énuméré en 4 points quels étaient les problèmes que selon lui nous avions en France avec Macron… Il a parlé de «catastrophe» au sujet «des partis politiques qui sont devenus des cartels» électoraux [qui ont conduit au moins pour 5 ans à l’arrivée de Macron en lieu et place à la tête de l’État et à sa politique féroce contre laquelle seule une plate-forme capable de confédérer le plus de tendances, de mouvements qui s’y opposent pourra la maîtriser].

c’est à ce propos que je suis intervenu pour dire, à mon avis, en quoi et pourquoi ces dispositions, toutes fondamentales, indiscutables qu’elles soient au sujet de ce projet de plate-forme, ne suffiront pas si parmi toutes les leçons qu’ils convient de tirer des échecs antérieurs nous ne parvenons pas – l’or ne brille pas au soleil – à voir, à identifier en plus des phénomènes négatifs récurrents à l’origine de ces échecs qu’on évoquent toujours, ceux aussi dont on ne parle jamais qui passent inaperçus et qui cependant sont à mettre en cause comme étant les premiers responsables de ces échecs pour pouvoir seulement affronter les difficultés que peut poser la mise en place d’une telle confédération et la rendre dans la pratique assez opérationnelle. Et surtout, la plus élargie.

Au sujet de ces « phénomènes négatifs récurrents […que je considère] en cause comme étant les premiers responsables» en quelque sorte de tous les autres comme de tous nos ennuis en général, je publie prochainement un article … Et puis ce sera l’occasion de revenir plus en détail sur le déroulement de cette conférence-débat.

(1) Jules Simon, Homme politique chrétien qui fut ministre de l’instruction publique – certes – sous la IIIe République et qui fera dire aux progressistes primaires qu’il appartient à l’ancien Monde. Toujours est-il qu’il publia un livre « le Travail » que je trouve même plus actuel que de son temps à beaucoup d’égards.

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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