ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


La crise du présidentialisme, l’apparence la moins sombre de l’économisme

La supercherie est la suivante: nous rendre méfiant de la Constitution concernant l’élection du président de la République au suffrage universelle. Alors que c’est de tous ceux qui veulent l’abroger dont il faudrait se méfier. Oui! Il y a une supercherie et cette supercherie vient du pouvoir qui a tout intérêt à faire qu’on ne voie de ce qu’il en est de son action que la part la moins sombre qu’elle revêt. Et il y a bien une crise du présidentialisme qui sert un économisme qui n’a de fait de reluisant qu’à travers le prisme de la perception sensible.

Le vote par défaut – qui a perduré pendant près de 50 ans et qui – chose impossible dans le contexte d’une vraie démocratie, à vu Macron devenir président avec 66% des suffrages, ne sera plus tenable quand se feront sentir très vite  les effets négatifs de l’économisme, produit quintessencié de décennies de socialicisme.

Nous sommes sur ces sujets devant un écheveau extrêmement difficile à démêler.

La réalité est mille fois plus inquiétante que ce qui se trouve derrière la multitude de crises du présidentialisme et autres qui sont mises quotidiennement sur le devant de la scène pour qu’on se plaigne toujours en vain. C’est le bâton de la rigidité du pouvoir qu’on nous tend continuellement qui a donné les expressions toutes faites du français râleur, envieux, jaloux fainéant, – j’en passe.

Pendant que les phénomènes récurrents les plus négatifs passent inaperçus; tels que, parmi tant d’autres comme ces rigidités dont je viens de parler, mais aussi ce vote par défaut dont on ne mesure pas tout le caractère nocif de celui-ci parce que, érigés en système; pendant que l’absence de toute vraie alternative en politique sur le point de devenir irréversible… n’en est que la conséquence – certes fâcheuse – qui a permis des aberrations comme l’alternance gauche droite qui a conduit à la situation de pseudo déclin que traverseraient l’une et l’autre. Mais pas seulement. le lieu ici n’est que de débroussailler un peu la question. Non de faire un livre.

E.Macron a beau jeu de se moquer du très relatif succès de la manifestation qui a eu lieu le 26 mai dernier dans toute la France contre sa politique avec sa «mais où est la convergence des luttes». Dans les médias.. on nous bassine, nous endort à longueur de temps pour occuper tant de personnes ici ou là avec tel ou tel autre dérèglement toujours au fond beaucoup plus secondaire.

Si donc, nous continuons plus longtemps à rester passifs devant ces faits, faute de voir les choses du point de vue de ce qu’elles sont et non telle que l’on veut qu’elles nous apparaissent, l’étape suivante n’en sera que plus terrible.

En place par exemple de réformer le mode de financement des partis pour permettre de réguler ce phénomène de vote par défaut qui ne devrait pas – s’il a bien quelque raison d’être – se manifester de façon récurrente, on perdra le droit d’élire le président de la République, un de nos biens les plus précieux que nous devons à notre Constitution et que des technocrates véreux n’ont fait que contourner pour enlever l’autorité qui revient au peuple, aux citoyens.

Le pouvoir, ceux qui le détiennent, les élus, n’ont pour rôle de décider. Ils sont là pour faire ce que le pays attend d’eux.

Qu’en résulte-t-il de tout ça: Un économisme dont les réformes mènent les citoyens, à qui revient l’autorité, à l’ostracisme social, voire dans des goulags médiatiques, quand c’est pas dans des camps de la mort politique…