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"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

HULOT, l’un de ces ministres moins là pour la bonne mesure que pour la bonne figure


À l’instar de telle autre personnalité publique par ailleurs, Nicolas HULOT n’est-il pas l’un de ces ministres, moins là (où il se trouve en tant que ministre de l’environnement au gouvernement depuis un an) pour la bonne mesure que pour la bonne figure.

Quelles que soient grandes et autres leurs qualités personnelles, leur valeur, nombre de ministres ou autres personnalités politiques ne sont-elles pas en poste de responsabilité moins pour la bonne mesure qu’on pourrait attendre d’eux dans leur action que pour la bonne figure qu’ils représentent pour pouvoir camper le rôle qu’on veut leur faire jouer plutôt que pour agir comme ils le feraient plus pleinement avec toutes les prérogatives qui conviennent?

Le cas de Nicolas Hulot est très parlant à ce sujet. Il est même symptomatique du fonctionnement par étapes inacceptable dans la manière de faire de la politique, qu’il serait temps de dénoncer dont ferait preuve, à des fins pour le moins troublantes alors, E.Macron, son gouvernement dans leur agir politique concernant le rôle qu’ils peuvent faire jouer notamment à Nicolas Hulot dans l’une d’entre elles.

Comme il est montré depuis qu’il a été nommé ministre de l’environnement avec toujours un pied dans le gouvernement un pied dehors, Nicolas Hulot se trouve-t-il dans la situation difficile qu’on nous présente partout dans la presse, les médias selon ce qu’elle est vraiment?(1)

Ou bien la gêne qui semble liée à son tempérament et qu’il manifesterait de manière étrangement périodique au gouvernement tient-elle comme je le pense au fonctionnement par étape de la vie politique qui est dirigé par le pouvoir pas seulement actuel.

Un fonctionnement assez condamnable à mon avis dans le sens qu’il nous trompe sur les intentions véritables des gouvernements  qui se succèdent depuis des décennies, faisant de la plupart d’entre nous pour ce système des marionnettes très malléables qu’ils peuvent tourner çà et là à leur guise lors d’élections, afin de garder dans son ensemble la main mise du Parlement… Et qui a fait ce qu’il est devenu au cours du temps: un bureau d’enregistrement des décisions prises à l’Élysée  dont ils ne se cachent même plus, le but étant très probablement d’abroger l’élection du président de la république au suffrage universel sous couvert que les dérives de ce type en seraient la cause; alors que cet argument n’est qu’un prétexte à une autre étape toujours vers plus de rigidité du pouvoir et à terme de dirigisme de la démocratie, des institutions.

Comment ne pas voir ce genre de problème qu’on a avec le pouvoir pour qui la théorie du complot a bon dos et dont ceux qui l’évoque pour un oui ou un non sont bien aise au fait qu’à cause de ce fonctionnement ce qu’il en est exactement de Nicolas Hulot a pu nous échapper est bien le fait que, un de ces ministres ou autres peut se trouver dans une situation à un moment puis dans une autre très différente après; ce, moins pour la bonne mesure tel qu’on serait censé l’attendre que pour la bonne figure qu’on veut lui faire jouer ici ou là. Par ce fonctionnement par étapes Nicolas Hulot n’est qu’un figurant parmi d’autres.

Qu’est-ce qui a fait sinon que le calendrier des Présidentielles et des Législatives n’a pas été inversé comme il aurait dû l’être compte tenu des conditions intolérables dans lesquelles la campagne présidentielle s’est déroulé que tout le monde connaît.

À quoi ressemble tout ce théâtre d’ombre, sauf à un lamentable fonctionnement par étape de la vie politique digne moins du régime des partis issu de la IVe République mais CELUI DES PARTIS DE GOUVERNEMENT de la Ve dirigé en grande part par Bruxelles.

Et s’agissant de Nicolas Hulot, ce fonctionnement actuel par étapes est que globalement l’atermoiement auquel on assiste au sujet de la décision qu’il doit prendre de démissionner ou non de son poste ne vient pas de son hésitation, de sa difficulté à peser le pour et contre.

Cette présentation sent la poudre aux yeux à plein nez: si Nicolas Hulot doit quitter le gouvernement, ce ne peut être relié qu’à la question encore en flottement de savoir quand l’étape Hulot va se terminer, quand Macron, son gouvernement va lui demander de démissionner ou pas.

Et de nous demander alors à quelle autre étape le pouvoir est en train de nous préparer. Quelque chose plane. Qu’importe quoi tout de suite. On va le découvrir bientôt. Ça n’a en tout cas qui n’a rien ou peu à voir avec l’écologie.

Cette décision qui serait suspendue à la seule décision de Hulot se Ce qu’il en est plutôt sur ces questions n’est pas de savoir s’il va démissionner ou non mais de savoir quand l’étape Hulot va se terminer, quand Macron va lui demander ou pas de démissionner.

Et de nous demander alors à quelle autre étape le pouvoir est en train de nous préparer. C’est à quelque chose en tout cas qui n’a rien à voir avec l’écologie. Quelque chose de programmé qui ne se passe pas aussi bien que prévu. Probablement un coup de force ou un ralenti des réformes pour mieux frapper notamment au sujet du tripatouillage de la Constitution en préparation que laisse entendre tout se qui se dit ces temps-ci ici ou là dans les médias …

(1) Témoin la succession des articles, notamment ceux en rafale ces jours-ci dans le Figaro et ailleurs. Guillaume Tabard se demandant, la ficelle est quand même un peu grosse, s’il ne serait pas adepte de « la bonne vieille méthode du chantage à la démission pour arracher des arbitrages favorables »; le même jour: la rédaction du scan relatant ses propos disant que, «il serait écrasé par la tâche et tiraillé entre son action au sein de l’exécutif et ses engagements passés»; pierre lepelletier titrant «partira partira pas?» comme quoi «la question de sa démission aurait été évoquée de septembre 2017 à mercredi dernier pour la Xe fois »; …
Dans tout ce fracas de péripéties, que faut-il retenir surtout? Est-ce le doute perpétuel que Guillaume Tabard voit en lui; «combien les «rumeurs» de remaniement gouvernemental étaient fréquentes sous la Ve République» selon Jules Pecnard relatant les propos récents de Thierry Solère disant «je ne comprends pas, (…) comme beaucoup de [ses] collègues à l’Assemblée nationale, pourquoi il n’a pas l’air si heureux»; ou bien Nicolas Hulot, annonçant le 16 mai dernier «qu’il déciderait cet été s’il reste ou non à son poste» comme différant la réponse au conseil de quitter le gouvernement que P de PLUNKET  lui donne dans sa page facebook s’il ne veut pas, selon ses terme se retrouver «définitivement carbonisé dans l’opinion»?

 

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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