ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Quand la droite va-elle se reconstruire pour former une véritable opposition à Macron?

Désolé de dire ça à ceux qui ne veulent pas faire travailler Laurent wauquiez pour construire une véritable opposition à Macron, mais «l’obsession des «castings», c’est l’argument facile pour ne pas entendre ce qu’on a à lui dire sur ce sujet.

Il sait très bien que la question du casting et non des castings obligerait les (réputés) Républicains à reconnaître que le projet qu’ils disent avoir en cours d’élaboration est parachevé depuis longtemps. Et que c’est la forme qu’il aura qui pose problème.

Ils se heurtent à un électorat de plus en plus multiforme, volatile, indécis et remonté contre Emmanuel Macron qui les empêche de se positionner par rapport à lui dont ils se montrent proche ou éloigné selon comme s’oriente l’opinion dans son ensemble en constante incertitude. D’où leur embarras, leur hantise pour présenter le casting, pour dire qui seront les têtes de liste aux européennes tant les Républicains de Droite, de Gauche et du Centre craignent un 09 mars à l’italienne aux européennes.

En perpétuel décalage entre leur discours et leurs intentions réelles, ne pouvant mettre toutes leurs «œufs» dans le même panier ils tiennent un double langage. Laurent Wauquiez en tête, avec son «Arrêtons de créer artificiellement des différences», alors qu’il n’a de cesse (comme s’il n’avait d’autre choix de multiplier les lignes politiques au sein de leur parti pour canaliser ses troupes…


«Une crise de la masculinité sans précédent» et plus d’un siècle de rigidité du pouvoir

Eugénie Bastié a fait son enquête. Elle dénonce «une crise de la masculinité sans précédent» que traverse l’Occident. Jusque-là je suis entièrement d’accord avec elle. Mais, comment la laisser dire que  «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» en seraient responsables quand ces trois phénomènes de société ont plus d’un siècle de rigidité du pouvoir pour seule et même origine.

Pour comprendre bien de quoi on parle, qu’on n’a plus trois mais quatre phénomènes et que ceux-ci sont bien liés comme énoncés dans cet article où, parmi ces phénomènes inquiétants en continuelle expansion, la rigidité du pouvoir est partout source d’augmentation et d’aggravation des crises. le dernier élément en date à ce propos, comme quoi il en sera toujours ainsi tant que le pouvoir ne se remettra pas en cause suffisamment est dans la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église, pris au piège qu’il est par plus d’un siècle de rigidité du pouvoir dans lequel est tombé le pouvoir lui-même .

L’homme jeune, moderne, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne fait qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà, faute de toute véritable remise en cause du pouvoir.   tellement  que  Voilà ce qui arrive quand on attribue à «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire ont engendré une crise de la masculinité sans précédent»    à l’origine n’a rien à voir avec   à quelle rigidité toujours opérante on a à faire avec le pouvoir, constatons que ces deux phénomènes en sont conséquence. le dernier en date est la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans (rien n’a changé comme il fallait depuis un an) et qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église.

L’homme jeune, moderne, les grandes qualités, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne font qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à elle avec cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà donc de la France tout l’Occident. Tout cela doit nous indiquer de façon patente qu’on est moins dans une crise de l’autorité mais plus dans une crise du pouvoir. Ne reste plus qu’à démontrer que c’est bien dans l’entêtement dans une rigidité insupportable dont font preuve tous ceux qui sont dépositaires de l’autorité dont se nourrit cette crise. Ces crises.

Si donc il y a bien une crise de la masculinité sans précédent, des interactions entre ce phénomène, la révolution féministe et l’avènement de la société égalitaire, suite à des erreurs, des fautes commises pendant plus d’un siècle par des gens détenteurs de l’autorité mais plus assoiffés de pouvoir que de justice dont ils n’ont le plus souvent que le vocabulaire, c’est d’avoir ignoré trop longtemps une donnée anthropologique qui définit une différence fondamentale autre que physique et anatomique qui existe entre l’homme et la femme et qui ne pouvait conduire qu’à cette crise du pouvoir. Le type même de crise involutive qu’on doit, de prendre pour la cause ce qui n’est en réalité que la conséquence d’une autre cause dont la particularité est d’être première.

Quelle est cette donnée anthropologique qu’on ignore et que les hommes et les femmes de pouvoir se sont complu de méconnaître abusivement depuis trop longtemps, quelle est cette donnée anthropologique notamment physiologique autant sociologique, si ce n’est que si l’homme davantage que la femme est plus naturellement porté à développer des qualités d’invention, à l’inverse la femme davantage que l’homme est plus naturellement porté à développer des qualités d’application. Et donc en quoi plus d’un siècle de rigidité du pouvoir est bien entre autre la cause de la crise de la masculinité? C’est bien que nos dirigeants se voulant que trop être les seuls détenteurs de la vérité, sont responsables de ce que les qualités d’application sont devenus prédominantes sur les qualités d’invention. Car il avaient tout intérêt à installer cette prédominance, leur principale préoccupation étant de se faire obéir au mépris même de la vérité. Ce qui n’a fait que développer la féminisation de la société, cette révolution du féminisme, cet avènement de la société égalitaire, cette crise de la masculinité, et tous ces grands problèmes de masse qu’on ne fait que remplacer par d’autres plus graves. Et si on persiste par exemple à croire que «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» seraient la cause de la «crise de la masculinité sans précédent», craignons que ces trois phénomènes ne feront que s’amplifier ainsi que toutes les autres crises que nous traversons par ailleurs. À commencer, les féministes redoubleront de détermination, les «cucks, ces «hommes qui cherchent sans cesse l’approbation des femmes» que fustigent – et ne feront que fustiger davantage – les «trolls» comme s’en inquiète Eugénie Bastié. ne feront que fustiger davantage».


Pourquoi le «limogeage de Virginie Calmels» n’était qu’une mascarade

Ce limogeage n’était qu’une mascarade des Républicains. Cette dramaturgie du «limogeage de Virginie Calmels» n’était que pour faire croire que le risque de division est la raison principale au fait que leur projet politique n’en serait qu’en cours d’élaboration alors que celui-ci est fixé dans le marbre depuis des lustres.

La difficulté relève plutôt de ne pouvoir dans la durée en donner une forme définitive qui convienne à un électorat de plus en plus multiforme, volatile et indécis, cet état de l’électorat n’étant que le résultat des attentes que furent les-leurs pour ouvrir la voie à l’incrustation de la politique d’Emmanuel Macron qu’ils ont à cœur de continuer  en même temps qu’ils s’en défendre. D’où leur embarras pour présenter le casting destiné à savoir qui seront les têtes de liste des Républicains aux prochaines élections devant avoir lieu en 2019, 2020 et 2022. Comment out ça ne serait qu’invention fantaisiste, sans fondement, quand depuis un an les Républicains se disent tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division est exclue?  Que venaient faire alors les proportions exagérées qu’avait pris cette histoire de tract que reprochait Virginie Calmels à Laurent Wauquiez, ce désaccord et qui a démarré il y a plus de trois semaines, a atteint son apogée toute la semaine dernière et qui s’est achevé en point d’orgue il y peu n’aurait-il pas dû se régler entre eux deux entre « quat-z-yeux » au sein de l’exécutif. Si film il y a c’est avec le «limogeage de Virginie Calmels» et toute la dramaturgie qui à gravité autour qu’il existe. Et l’on peut aisément imaginer, ça tient parfaitement la route, que les Républicains, Laurent Wauquiez en tête, aient eu besoin de cette petite dramaturgie pour se remettre le plus insensiblement possible en ordre de bataille face à l’opinion. Tout cela s’explique très bien par le fait qu’ils ne peuvent pas dévoiler leur projet politique non parce qu’il est en cours d’élaboration comme il disent; mais à cause d’une condition embarrassante qui les empêche d’en parler trop à l’avance ne pouvant savoir quelle forme acceptable lui donner sans avoir (ce qui serait contre-productif électoralement) à en changer tous les quatre matins tant il est très certainement très proche sur le fond, de la politique d’E. Macron ce qu’il ne peuvent laisser paraître à aucun prix se voulant incarner – et pour cause – la principale opposition.

Alors que depuis un an les Républicains s’étaient dit tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division étaient exclues, comment Laurent Wauquiez a-t-il pu laisser la nouvelle se répande en long et en large dans la presse quand le bruit des portes qui claquent entre eux deux a été le plus fort? Avait-il lieu d’attendre ce moment le plus mal choisi pour limoger Virginie Calmels ?  Est-il seulement à l’origine de cette décision? Beaucoup d’autres questions de cet ordre restent sans réponses. Mais, que n’avons-nous vu que tout cela n’était que du bruitage. Un bruitage tout ce qu’il y a de plus assourdissant dans le but par trop évident d’éveiller notre attention sur des niaiseries de vaudeville et nous rendre sourd à un aspect douteux de leur projet politique en vue des prochaines élections de 2019, 2020 et 2022. Cet aspect indicible de ce projet étant qu’ils doivent mettre impérieusement en sourdine que ce projet devra ne témoigner d’un courant très fort d’opposition à Emmanuel Macron que si ce dernier devenait trop impopulaire dans les mois qui vont suivre (comme on a tout lieu de le penser étant donné la dureté de sa politique sur le plan social); ou au contraire ce projet devra-t-il prêter le flanc à E. Macron si (comme on peut le penser aussi étant donné la proximité très grande  quoiqu’on en dise d’E. Macron avec les Médias à grande écoute, les élites et la grande influence que ce beau linge sait exercer sur les masses) s’il parvenait contre ce que voudrait la logique sociale à rester le mieux placé jusqu’à la fin de son mandat. Car quelle que sera la forme de ce projet, une chose est sûre, il se proposera de continuer la politique rigidiste d’E. Macron. D’une manière ou d’une autre. C’est dans l’air du temps qui n’est pas du tout à la démocratie: les personnels politiques ne sont plus là pour rester bien longtemps mais toutes leurs opérations se suivent comme les pignons d’une même roue dentée. Aussi doivent-ils user de toutes sortes de stratagèmes.

Ainsi, ce différend intenable au sujet de ce tract dont Virginie Calmels disait avoir regretté la diffusion – trop ouvertement au goût de Laurent Wauquiez -, n’aurait trompé personne sans toute cette dramaturgie. Notamment sur le fait qu’elle a participé amplement à cette diffusion, quand dans un contexte d’afflux migratoire sans précédent en Europe et d’affolement quasi général qu’il a produit sur leurs populations, quand donc dans ce contexte Virginie Calmels sur des plateaux de télévisions vient nous dire que ce tract (scandant  «pour que la France reste la France») « impose…  une ligne unique à la famille de la droite», qui serait «une ligne identitaire et populiste»… Sans parler de la pub qu’elle s’est fait, combien nombreux sont-ils tous ceux comme Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Thierry Mariani et tous les autres qu’on n’entendait plus et à qui elle a redonné une occasion formidable de reprendre de concert de la voix?

Quel est celui qui ignore que Laurent Wauquiez est le rassembleur « du monde ancien » en quête des électeurs partis au FN/RN, à DLF, au PCD et autres « amoureux de la France »; quel est celui qui ignore que le départ de Virginie Calmels a donné le coup d’envoi en fanfare à tous les électeurs de droite et du centre qui se reconnaitraient dans la ligne «DroiteLib» pour ne pas dire Macron-compatible et plus qu’elle a fondée; que les Républicains  ont aussi d’autres lignes politiques, tel valérie, Guillaume Peltier,  Qui igore le parcours épique de Virginie, comment de endémol France elle est passé à Endémol Monde; puis la première adjointe à la mairie de Bordeaux qu’elle est devenue etc, etc, etc; bref, tout ce qui fait d’elle combien elle avait le profil pour jouer le rôle de dissident à Wauquiez que seul un membre de la direction des Républicains pouvait jouer; combien pour Alain Juppé « elle « a des convictions. Et du courage (comme) elle vient de le montrer»; combien pour Mariani Thierry (sur twitter) autant elle méritait d’être (virée), autant elle «retrouve sa totale liberté de parole, n’étant plus membre de la direction des Républicains» sa liberté depuis une semaine le numéro deux des Républicains; depuis quand et pourquoi Laurent Wauquiez la limogée; Thierry Mariani  encore, lui qui a «appelé à une alliance avec le FN» ce parce que selon lui quand on n’est pas solidaire et qu’on ne démissionne pas, on est viré; ce parce que selon Damien Adad porte parole des Républicains elle a quelque part « falli » au «principe de loyauté d’autant plus qu’elle (appartenait ) à l’équipe dirigeante»; ceci dit tous lui accordent l’entière liberté de donner le coup d’envoi en fanfare de sa «DroiteLib», le mouvement qui plaide pour « une droite équidistante » de la politique menée par Emmanuel Macron et de celle proposée par le Front national, « sans pencher d’un côté ni pencher de l’autre »… Bon vent si ça leur chante mais quand cesseront-ils en revanche de nous en faire!


Vitesse abaissée à 80 km/h sur les routes, c’est à la limite de la prévarication routière

Qu’est-ce qui peut être pire que la prévarication routière, si ce n’est comme le fait le gouvernement de se tenir à la limite de celle-ci, certes, en abaissant de 90 à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes départementales, mais selon un fonctionnement inadmissible en 4 étapes qui en dit long sur l’absence totale de bien fondé de la mesure. Par cette mesure, il peut faire payer très cher aux automobilistes ce nouveau contrôle des vitesses qu’ils ne manqueront pas de dépasser puisque techniquement tous les véhicules à part les tracteurs peuvent très facilement et sans danger dépasser le 80 km/h sur une très grande partie du réseaux concerné par cette nouvelle réglementation et qui comportent beaucoup de ligne droite tout à fait adaptée pour rouler à 90 km/h. Ainsi, en toute impunité et avec tous les honneurs il fait payer au prix fort aux automobilistes et motocyclistes, l’instauration la pire nouvelle réglementation qui soit. Si celle-ci frise la prévarication, qui rappelons-le est l’action de celui qui, par intérêt, par mauvaise foi, manque aux devoirs de sa charge, elle demeure très contestable sur beaucoup d’autres plans et surtout sur un en particulier.

Tout d’abord, et quand bien même cette mesure réduirait le nombre et la gravité des accidents, ce qui n’est même pas sûr – puisque les causes auxquelles elle s’attaquent ne sont que les conséquences d’autres causes qui font que, mis à part pour ce qui est des irresponsables, les usagers de ces routes roulent vite même si c’est beaucoup trop parfois – ce qu’on aura gagné d’un côté on le reperdra d’un autre, comme souvent on n’aura fait que de déplacer le problème. Par ailleurs, ça va aggraver les tensions sur la route, au travail. On va passer entre 10 et 100 h peut-être de temps supplémentaire dans sa voiture. L’économie de carburant réalisé sera autant de ressource pour l’Etat pour en augmenter plus facilement le prix.

Mais, le point en particulier le plus contestable tient surtout dans la manière de procéder très fumiste consistant dans un fonctionnement anormal, inadmissible en 4 étapes, qui aura été utilisé par le gouvernement pour parvenir à ses fins et parachever ce boulot commencé depuis longtemps sous les gouvernements précédents.

D’abord, l’étape n°1 a été cette longue période de laisser-aller, laisser-faire des pouvoirs publics durant cette époque, exemple en 1972 où on a déploré 18 000 morts suite aux accidents de la route…

L’étape n°2, a été celui de l’abaissement souvent excessif des vitesses autorisées sur les grands axes, en agglomération. Là où on pouvait rouler sans danger pour autrui à 40, 50, 60 km/h et même plus, on ne peut plus rouler qu’à 30, 40, 50 km / h; là où on peut encore rouler à 90 km/h, on ne pourra bientôt plus dépasser le 80 etc.

L’étape n°3, il s’est passé ce qui devait arriver à cause de cet abaissement excessif: un grand nombres d’automobilistes, ce dont les pouvoirs publics avaient bien conscience, ont pris l’habitude pour se rattraper d’accélérer plus que ça ne leur était nécessaire avant ça sur le reste du réseau routier où le 90 km/h est encore autorisé. Ajoutons à cela que cet abaissement excessif des vitesses autorisées procède d’une prévention routière des accidents dont la cause principale tient au mauvais entretien et aménagement des routes dû en partie à leur coût anormalement et de plus en plus exorbitant qui ne profite au passage qu’à une certaine économie donc forcément au détriment de toutes les autres…

L’étape n°4 étant celle de l’entrée en vigueur de cette mesure du gouvernement, une mesure en forme de coup fourré à la limite de la prévarication qui va faire payer au prix fort aux automobilistes et motocyclistes, l’instauration de la pire nouvelle réglementation qui soit en matière de prévention routière et qu’on doit à un fonctionnement par étapes du voleur chinois inadmissible que pratiquent les gouvernements successifs de façon éhontée dans tous les domaines: en ce qui concerne les fléaux du tabac, de l’alcool, de la drogue, la problématique du code du travail, de la sécurité, de l’éducation, de la formation, de la santé publique, du chômage de masse, de la réforme des retraites, du développement des entreprises…


Y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?

D’aucuns parlent de reconstruire la droite, de rassembler les droites, de programme commun de la droite sur le modèle du programme commun de la gauche avec F. Mitterrand, mais de fait, ne devrait-on pas (et dans quelle mesure c’est possible?) parler de guérir la droite de la gauche comme on pourrait aussi parler de guérir la gauche de la droite? Car, y a-t-il 1 droite et une gauche qui ne soient pas malades l’une de l’autre, etc.

Que dire là-dessus, contre par exemple tous ceux d’une part pour qui la droite constitue l’ensemble de toutes les lignes politiques possibles réputée républicaines qu’elle peut rassembler; quand d’autre part, il nous est dit partout ex cathedra que le clivage droite gauche n’est plus pertinent; que tout ça appartient à l’ancien monde, n’est pertinent maintenant que celui qui est « et de droite et de gauche » connotation progressiste ou conservateur?

À ça je réponds aisément ceci: comment peut-on être sérieusement de droite ou de gauche par ailleurs dans une mosaïque de visions politiques, on ne constate que trop les résultats pitoyables de cette vision élection après élection; de même, comment peut-on comme le gouvernement actuel se dire « et de droite et de gauche » si ce n’est que d’agir comme lui de la manière la plus brutale qui soit quand on se veut juge et partie.

C’est bien là qu’on ne peut être que de gauche ou de droite plutôt que de l’une et de l’autre en même temps ou d’aucune des deux non plus. L’explication sur ces trois points en est très simple pour qui veut bien comprendre que sans clivage droite gauche bien clair, net, précis, la démocratie n’a plus de droite comme garde-fou, pas plus que l’économie n’en a de la démocratie. La démocratie comme l’économie deviennent folles, malades l’une de l’autre comme G-K Chesterton pour qui les vertus chrétiennes étaient devenues folles. C’est ainsi que et il n’y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr et encore moins d’Harvard ou de l’ENA pour comprendre ça que si la droite est malade de la gauche et à quel point elle l’est depuis surtout un an, de même la démocratie est à nouveau malade de l’économie, comme la gauche vis à vis de la droite et l’économie vis à vis de la démocratie le furent de 1981 à 2017.

Et maintenant que droites et gauches se fondent en clivage conservateurs/ progressistes, cette situation ne peut aller qu’en s’aggravant puisque, en économie comme en démocratie qui ne sont viables que soumises à des rapports d’équilibre, nul ne peut en politique comme en justice être juge et partie. C’est pourtant ce à quoi on assiste depuis trop longtemps, à savoir qu’il n’y a plus de vrai opposition, de majorité, de pouvoir, de contre- pouvoir que de façade; et que dans ces conditions, tous les efforts de reconstruction ou d’unité resteront vains tant à droite qu’à gauche, tant qu’on n’aura pas admis ces notions comme règles de base…

Alors oui, y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?


«on met un pognon de dingue dans les minima sociaux», de la com pour rendre moins révoltant les «emplois mal payés»

Comment sans réagir laisser Nicolas Bousou, donner «raison sur le fond et sur la forme» à Emmanuel Macron disant «on met un pognon de dingue dans les minima sociaux» quand c’est de la com pour rendre moins révoltant «les emplois mal payés» comme moyen de bâcler, évacuer la lutte contre la pauvreté qui n’est plus un sujet de préoccupation de l’État que de second plan…

C’est comme ça que le pouvoir actuel est en train de rétablir les emplois mal payés que le pouvoir a réprimé pendant tout le XXe s en instaurant toutes sortes de réglementations qui par leurs effets pervers ont accablé les salariés et employeurs de charges que ce pouvoir actuel remet en question maintenant, interdisant toute critique objective citoyenne.

Ainsi, ceux qui s’en plaignent sont les râleurs, les fainéants, les jaloux, les envieux, et pourquoi pas aussi les paranos, les colporteurs de fake news… Ainsi, les citoyens excédés par le matraquage fiscal peuvent ne voir dans le voisin, le cousin accroché à ses minima sociaux qu’un assisté.

Ainsi, un gouvernement n’est plus dans la nécessité impérieuse de rechercher les solutions liées aux causes politiques, aux dysfonctionnements de la vie démocratique qui ont fait que ces minima sociaux ne sortent de la pauvreté pas ceux a qui elles sont attribuées; et lesquelles coûtent si cher vu les chiffres (plus de 26 milliards d’€) dont on fait toutefois une exploitation abusive quand tout est fait justement pour occulter ces causes politiques.