ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"

Y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?


D’aucuns parlent de reconstruire la droite, de rassembler les droites, de programme commun de la droite sur le modèle du programme commun de la gauche avec F. Mitterrand, mais de fait, ne devrait-on pas (et dans quelle mesure c’est possible?) parler de guérir la droite de la gauche comme on pourrait aussi parler de guérir la gauche de la droite? Car, y a-t-il 1 droite et une gauche qui ne soient pas malades l’une de l’autre, etc.

Que dire là-dessus, contre par exemple tous ceux d’une part pour qui la droite constitue l’ensemble de toutes les lignes politiques possibles réputée républicaines qu’elle peut rassembler; quand d’autre part, il nous est dit partout ex cathedra que le clivage droite gauche n’est plus pertinent; que tout ça appartient à l’ancien monde, n’est pertinent maintenant que celui qui est « et de droite et de gauche » connotation progressiste ou conservateur?

À ça je réponds aisément ceci: comment peut-on être sérieusement de droite ou de gauche par ailleurs dans une mosaïque de visions politiques, on ne constate que trop les résultats pitoyables de cette vision élection après élection; de même, comment peut-on comme le gouvernement actuel se dire « et de droite et de gauche » si ce n’est que d’agir comme lui de la manière la plus brutale qui soit quand on se veut juge et partie.

C’est bien là qu’on ne peut être que de gauche ou de droite plutôt que de l’une et de l’autre en même temps ou d’aucune des deux non plus. L’explication sur ces trois points en est très simple pour qui veut bien comprendre que sans clivage droite gauche bien clair, net, précis, la démocratie n’a plus de droite comme garde-fou, pas plus que l’économie n’en a de la démocratie. La démocratie comme l’économie deviennent folles, malades l’une de l’autre comme G-K Chesterton pour qui les vertus chrétiennes étaient devenues folles. C’est ainsi que et il n’y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr et encore moins d’Harvard ou de l’ENA pour comprendre ça que si la droite est malade de la gauche et à quel point elle l’est depuis surtout un an, de même la démocratie est à nouveau malade de l’économie, comme la gauche vis à vis de la droite et l’économie vis à vis de la démocratie le furent de 1981 à 2017.

Et maintenant que droites et gauches se fondent en clivage conservateurs/ progressistes, cette situation ne peut aller qu’en s’aggravant puisque, en économie comme en démocratie qui ne sont viables que soumises à des rapports d’équilibre, nul ne peut en politique comme en justice être juge et partie. C’est pourtant ce à quoi on assiste depuis trop longtemps, à savoir qu’il n’y a plus de vrai opposition, de majorité, de pouvoir, de contre- pouvoir que de façade; et que dans ces conditions, tous les efforts de reconstruction ou d’unité resteront vains tant à droite qu’à gauche, tant qu’on n’aura pas admis ces notions comme règles de base…

Alors oui, y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?

Auteur : Michel BAUDE

Un ami de ... "tout rare et antique savoir"... Comme tout ce que je dis et écris par ailleurs, je tiens à préciser que je n’affirme ici que ce que je pense et je crois. Qu’on ne se méprenne donc pas sur la nature de mon activité de blogueur. Elle consiste principalement à sensibiliser un lectorat aux petits détails dont les effets négatifs dans le temps sont à l'origine des grands problèmes humains parce que justement ils ont la propriété de nous échapper et de nous embarrasser à la longue - soit, parce qu'ils nécessitent des remises en cause gênantes; soit, parce qu'ils sont difficiles à mettre en évidence et à faire accepter. Si pour autant, cette activité m'oblige de m'exprimer sur un ton assuré, je tiens à préciser aussi que jamais je n'ai prétendu avoir la science infuse, et ce n’est pas ni demain ni un autre jour que je vais commencer. C’est à chacun après de réagir, ici même sur nevousméprenezpas s’il le veut, comme il l’entend, pourvu que son opinion reflète sa pensée véritable et qu’il accepte la controverse objective qui suppose une volonté de concordance de vue avec autrui

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