ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Sur qui compter parmi les opposants à Macron vus par les français comme pouvant jouer un rôle important…

Que les opposants à Macron se renforcent ne prouve pas que Macron est mis en difficulté . Du moins pas comme on pourrait le penser.

Le tableau que nous dresse Carl Meeus du paysage politique en France montre surtout qu’elle est partagée entre plus de 25 minorités.

C’est en soi assez surprenant. Mais avec ceci de très particulier que parmi celles-ci c’est la minorité que Nicolas Hulot représente qui fait le meilleur score devant toutes les autres figurant au tableau alors qu’il n’est pas un politique mais un ancien présentateur vedette de TV; au même titre que l’astronaute Claudie Haigneré, David Douillet et tant d’autres qui n’en étaient pas non plus des politiques.

Autre particularité, de taille celle-là, ces minorités se présentent globalement en 2 catégories distinctes dont celle qui recueille le plus de soutien est aussi celle qui porte sur les minorités la plus divisées et incapables de s’entendre. Vient ensuite la catégorie des minorités qui recueillent moins de soutiens mais qui concernent des populations plus homogènes qu’il n’y paraît.

Elles peuvent se montrer divisées contre Macron aussi vite qu’elles peuvent se retrouver réunis derrière une même tête de liste qui obéit à celui (en l’occurrence Macron) auquel ces populations se disaient opposées quelques temps avant…


La démission de Hulot va être surtout une occasion pour Macron de durcir sa politique

En quoi Macron est-il affaibli par la démission de Hulot? Nicolas Hulot était son ministre fétiche à ses heures glorieuses jupitériennes qui lui ont permis le – jusques-là impensable – saccage du code du travail, etc, etc, etc.

Premier point. Maintenant que cette page gréco-romanesque est tournée, Nicolas Hulot lui est plus utile à l’extérieur. Car, en même temps, la perte de popularité que le départ du gouvernement de hulot fait subir à Macron, le sert. Par contrecoup.

D’ailleurs en est-il affecté: pas le moins du monde. Il a même dit «souhaite(r) pouvoir toujours compter sur son engagement d’homme libre et convaincu, là où il décidera d’être». Hulot se fera un plaisir de lui savonner la planche si c’est – c’est! – le but du jeu.

Deuxième point. E. Macron n’a pas (n’a plus) besoin d’être populaire. Il a besoin d’être impopulaire. D’abord, ça va affermir ses soutiens en interne. Aussi toutes « les pleureuses » vont le rejoindre. Et pour le reste, il va pouvoir durcir encore plus sa politique antisociale et antidémocratique puisqu’il a plus rien à perdre.

De plus, ce départ de Hulot va profiter aux partis traditionnels qu’on disait déconfits. Il leur doit bien ça. C’est à eux principalement qu’il doit son élection et qu’il la leur devra encore si pour le peuple (dans les grandes lignes) – les miracles dans ce sens n’existent que trop en politique – Macron retrouvait grâce à leurs yeux.

Les montagnes russes avec les intentions de vote sont toujours une question de calendrier et de ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier. Plus généralement, et même par définition, ce qui profite aux Républicains, au PS, aux écolos… profite à La République en Marche… Quoi d’étonnant là-dedans, sous des colorations différentes ils adhèrent à la même politique. Ce qui empêche tout libre cours à une vraie démocratie.


Erik Tegnér (LR) « prônant une union des droites »: autant chérir les causes dont on déplore les effets…

Erik Tegnér ne devrait pas faire de vieux os en politique. Il ferait mieux de s’atteler, se concentrer à remettre en place le social et l’économie que Macron a déséquilibré de toute part, à ce qui préoccupe les français et qui leur fait le plus besoin…

Autant chérir les causes dont on déplore les effets pour paraphraser Bossuet. Il me fait penser à ce que disait Shakespeare des feuilles qui poussent en dernier sur les arbres dont Shakespeare disaient qu’elles sont les premières qui tombent en automne…

Cette idée « d’union des droites » n’est pas de nature à rassembler une force en assez grand nombre ni de façon assez unitaire pour affronter la politique de Macron qu’elles disent vouloir combattre. Il est trop loin d’être le seul à l’incarner.

Bon nombre de ses prétendus opposants tant de gauche que de droite n’en sont que des adversaires de façades prêts à le soutenir ou à reprendre le flambeau avec plus de rigidité que lui encore à la moindre occasion…


Le risque pour Macron est le même que pour ses adversaires de façade…

D’après Bernard Sananès (1) «le vrai risque pour Macron» ce serait qu’il ne puisse pas «encore réformer rapidement en profondeur»…

Où va-t-il chercher ça quand ce sont justement ses réformes à tout berzingue antidémocratiques et antisociales qui exaspèrent le plus les français, si ce n’était alors que pour renvoyer à son adversaire de façade en chef (Laurent Wauquiez) pour qui depuis un an ce que Macron «a fait ne produit aucun résultat et qu’on ne peut pas gâcher quatre ans de plus». 

Mais, Bernard Sananès croit-il ce qu’il dit: il y a fort à parier que non! Car, ce que ne peuvent dire les politologues du système, le risque pour Macron c’est que les français en grande majorité comprennent que, de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse et de Olivier Faure à Stéphane Le Foll en passant par Benoît Hamon, ce n’est que la sauce qui change.

Mais ça sera le même plat, la même cuisine avec des baratins différents. Sauf que Macron peut dormir tranquille: la France est un pays de minorités en plus grand nombre qu’ailleurs et qui sont incapables de s’entendre intelligemment!

  1. Bernard Sananès, président de l’institut Elabe


Comment la droite pourrait-elle apparaître autre que «critique envers Macron» sans être «en ordre dispersé»?

La droite n’est critique envers Macron que pour relayer sa politique dans l’hypothèse où, il deviendrait plus qu’il ne faut impopulaire comme il est à le craindre vu ses mesures antidémocratiques, antisociales, où aussi son déficit d’image allant grandissant pourrait remettre en cause en profondeur son action.««

L’enjeu des Républicains, et pas seulement eux, n’étant que la survie du système. Ce qu’ils ne peuvent laisser paraître à aucun prix: ils sont trop dépendant d’un électorat de plus en plus volatiles… Ils perdraient sinon tous les électeurs qui se sentiraient trahis.

C’est pourquoi la droite doit se montrer + que jamais dispersée. Est-ce pour cela que ses leaders sont pour autant divisés? Tout ça c’est du théâtre laissé à l’appréciation de chacun. Le seul soldat à sauver est le sacro-saint Économisme. Ainsi n’ont-ils d’autre choix que de se diversifier, d’apparaître (de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse) sous tous les profils possibles propres à chaque grand créneau électoral. Le but du « jeu » est de remettre d’une manière ou d’une autre le plus de France possible dans leurs rangs. C’est fort heureusement loin d’être gagné.

sachant – cela dit – qu’ils se raccorderont illico presto dès que le temps des reports viendra… Ceci se vérifie aussi avec la gauche de gouvernement, celle-ci étant bien plus solide qu’on veut bien le croire. Car si le maître au pouvoir, au Parlement a changé de visage avec l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an dernier, on est toujours sous commandement de type Umps…


Entre social et économie: un équilibre à retrouver, une entreprise à reprendre à zéro

Si l’heure en politique serait bien à se montrer enfin «capable de formuler un discours offensif en direction (…) de tous ceux que les progressistes vouent aux poubelles de l’histoire» comme le suggère Jean-Claude Pacitto (1) à la droite (sous peine sinon de disparaître), je ne vois pas du tout, à cette fin, en quoi la difficulté à surmonter qui lui incomberait consisterait à savoir «articuler intelligemment le culturel et l’économique».

Ce, sous couvert que «le big business, à qui elle fait toujours les yeux doux, [serait] désormais acquis aux thèses progressistes». N’est-il pas plutôt que, traditionnellement la droite est le monde des affaires et la gauche celui de la démocratie?

Tout ça a-t-il pas volé en éclat? L’une comme l’autre ne sont-elles autres de plus que les deux faces d’un même affairisme?

N’est-ce pas là alors qu’un équilibre entre social et économie serait donc à reprendre à zéro !

«Jean-Claude Pacitto est maître de conférences HDR en sciences de gestion à l’université Paris-Est»


F. Hollande, un adversaire de façade à E. Macron: au même titre que moult autres personnalités politiques

François Hollande , se fiche bien de ne peser que pour 17% des français dans l’hypothèse d’un éventuel retour à la course à l’Élysée en 2022… François Hollande en bon technocrate qui se respecte reste avant tout un adversaire de façade à Emmanuel Macron. Manière de se diversifier, tels des jongleurs, ils se repassent la balle. Sauf que là, tout se joue sur le ton des dissensions, des rivalités, du « duel logique » pour faire illusion.

Alors, au même titre que Nicolas Sarkozy ou moult autres personnalités politiques moins en vue, une chose est sûre (selon moi): François Hollande, énième supplétif du candidat du système qui sera le mieux placé en 2022, candidat ou pas à cette élection, aura si besoin est le soutien qui se doit d’E Macron. Envers ou contre censément son propre intérêt, il se fera un plaisir de lui fournir le râteau électoral à sa taille si c’est nécessaire.

C’est là « l’esprit d’équipe » actuel des politiques, pourvu qu’un maximum de citoyens n’y voie que du feu. La règle en est très simple: si vous ne voulez plus de Hollande voici Macron! si vous ne voulez plus de Macron voici Hollande! Et si vous ne voulez plus ni l’un ni l’autre, ce ne sont pas les adversaires de façade des uns et des autres qui manquent!

Dans l’éventualité donc d’un retour à la course à l’Élysée en 2022 -, François Hollande se fiche bien de ne peser que pour 17% des français prêts à le soutenir. Ce serait d’ailleurs très intéressant de savoir combien parmi eux ont voté pour Emmanuel Macron. On comprendrait ce que « cartels électoraux » et « élection piège à cons » veulent dire. Et tant d’autres choses du genre…


Hausse du déficit extérieur: des chiffres « juteux » pour enclencher une nouvelle vague de réformes antisociales

Qu’ils soient déficitaires ou excédentaires, ces chiffres étant essentiellement indicatifs d’une valeur quantitative, sont par définition toujours inquiétants; ce qui ne veut pas dire toutefois qu’ils soient affolants.

Le fait est que les chiffres ont toujours d’inquiétants (au sens propre, concret et positif du terme) qu’ils appellent (à partir des données sensibles qu’ils reflètent) à préoccuper notre esprit à raisonner sur leur réalité intelligible. Autrement dit, à ce que derrière leur aspect à l’état brut, ils révèlent de facto.

Or, dans une économie développée comme en France qui ne doit pas tant que ça à E. Macron, F. Hollande ou autre, ce déficit (quand bien même il serait passé au deuxième trimestre de 10,6 milliards à 11,6 milliards) est largement compensé par les investissements qui le creusent; mais aussi par l’activité très importante du commerce intérieure, notamment dans le secteur du tourisme…

Il faut d’autant arrêter de regarder ce déficit du commerce extérieur sous l’angle trop fermé, étroit des chiffres que, c’est en regardant ainsi les chiffres que nous risquons tomber dans le piège du gouvernement qui a tout intérêt à développer dans l’opinion une vision alarmiste des chiffres pour mieux impulser une nouvelle salve de réformes antisociales par ordonnances à la rentrée sous le prétexte fallacieux d’un déficit extérieur chronique…


Bonnes vacances, bon été!

Rendez-vous à la rentrée. Pour ma part, je la démarrerai sur une critique que je fais au pouvoir dans son ensemble par la manière par laquelle il a géré l’affaire Benalla.

On verra comment (certes très habillement), il a fait de cette affaire un moyen de polarisation des grands et nombreux mécontentements dont il est à l’origine sur le terrain de son choix: faire que tout converge essentiellement vers un duel entre La Rem et les Républicains.

En premier chef, pour les Européennes en 2019, ce qui fait que les Républicains tardent à dévoiler leur programme, prétextant qu’il est en cours d’élaboration. Ce qui est faux bien évidemment, le jeu étant entre eux et La Rem de ratisser le plus large possible chacun de leur côté pour ensuite additionner leurs forces sur le candidat le mieux placé de leurs troupes. Un classique umpsiforme…

Bonne vacances et bon été en attendant!


Pour une vraie «loi Avenir Professionnel» !!!

«Les hommes ne sont pas faits pour les places, ce sont les places qui sont faîtes pour eux»; pour eux tous et non que pour une certaine et petite partie d’entre eux».

Si Jacques-Olivier Martin n’a peut-être pas tort de reprocher à François Hollande d’avoir [lancé] « en fin de mandat la formation en urgence de 500.000 chômeurs pour maquiller la courbe du chômageoù a-t-il vu que Emmanuel Macron était «un peu plus sérieux et audacieux que» lui pour ce qui est de « tenter de relever le défi » en la matière? En clair, où a-t-il vu avec sa «loi Avenir Professionnel» que Emmanuel Macron ne maquillait pas la courbe du chômage à sa manière aussi? A priori de surcroît! Et oui a priori, car baignés que nous sommes dans le sensible selon lequel l’homme se définit à sa valeur économique, tout se résout à relier le progrès social à ce qu’une place (un emploi) soit donné à chacun pour que tout aille bien. Autant dire alors « vivat, au temps de l’esclavage!

Plus encore: parce que ce n’est pas « maquiller la courbe du chômage que de traiter comme du bétail des millions de pauvres gens que les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont poussés dans la nasse du chômage de masse (les livrant au nom de la « méritocratie » à tous les sous-emplois).

Le seul exploit dont pourra se glorifier E. Macron, s’il réussit avec sa «loi avenir professionnel» le tour de force d’infléchir la courbe du chômage,  sera d’avoir fait passer les chômeurs d’une nasse dans une autre. Car tout cela n’est qu’un subterfuge.

L’Etat se sera déchargé de ses obligations régaliennes les plus élémentaires: celles liées par exemple à la cohésion sociale dont la mise en oeuvre des conditions qui y veillent, la maintiennent et la développent est à sa charge. Ceux qui sortiront par ce moyen du chômage resteront des chômeurs, sauf qu’il ne porteront plus ce nom-là. Qui plus est, le prétendu ex-chômeur sera devenu un travailleur obligatoire et – bon coup pour un Etat qui ne s’assume plus! – notre prétendu ex-chômeur ne recevra d’indemnité en rapport à son nouveau statut de chômeur que du revenu qu’il ne retirera que d’un emploi subalterne. quand alors, les cotisations de chômage ne financeront plus les chômeurs mais la machine qui les broient.

À moins donc que cette vision basique de L’Etat ne nous effleure pas du tout, aller voir dans cette «loi avenir professionnelle» une vraie solution au chômage de masse n’est qu’une dérobade. Surtout si celle-ci ne s’inscrit en aucune manière et de façon claire, nette, précise dans une optique, la seule qui vaille (surtout au XXIe siècle), celle selon laquelle «les hommes ne sont pas fait pour les places» mais celle où «ce sont les places qui sont faîtes pour eux» ou pire, pour une certaine et petite partie d’entre eux seulement.