ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Comment la droite pourrait-elle apparaître autre que «critique envers Macron» sans être «en ordre dispersé»?

La droite n’est critique envers Macron que pour relayer sa politique dans l’hypothèse où, il deviendrait plus qu’il ne faut impopulaire comme il est à le craindre vu ses mesures antidémocratiques, antisociales, où aussi son déficit d’image allant grandissant pourrait remettre en cause en profondeur son action.««

L’enjeu des Républicains, et pas seulement eux, n’étant que la survie du système. Ce qu’ils ne peuvent laisser paraître à aucun prix: ils sont trop dépendant d’un électorat de plus en plus volatiles… Ils perdraient sinon tous les électeurs qui se sentiraient trahis.

C’est pourquoi la droite doit se montrer + que jamais dispersée. Est-ce pour cela que ses leaders sont pour autant divisés? Tout ça c’est du théâtre laissé à l’appréciation de chacun. Le seul soldat à sauver est le sacro-saint Économisme. Ainsi n’ont-ils d’autre choix que de se diversifier, d’apparaître (de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse) sous tous les profils possibles propres à chaque grand créneau électoral. Le but du « jeu » est de remettre d’une manière ou d’une autre le plus de France possible dans leurs rangs. C’est fort heureusement loin d’être gagné.

sachant – cela dit – qu’ils se raccorderont illico presto dès que le temps des reports viendra… Ceci se vérifie aussi avec la gauche de gouvernement, celle-ci étant bien plus solide qu’on veut bien le croire. Car si le maître au pouvoir, au Parlement a changé de visage avec l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an dernier, on est toujours sous commandement de type Umps…


Entre social et économie: un équilibre à retrouver, une entreprise à reprendre à zéro

Si l’heure en politique serait bien à se montrer enfin «capable de formuler un discours offensif en direction (…) de tous ceux que les progressistes vouent aux poubelles de l’histoire» comme le suggère Jean-Claude Pacitto (1) à la droite (sous peine sinon de disparaître), je ne vois pas du tout, à cette fin, en quoi la difficulté à surmonter qui lui incomberait consisterait à savoir «articuler intelligemment le culturel et l’économique».

Ce, sous couvert que «le big business, à qui elle fait toujours les yeux doux, [serait] désormais acquis aux thèses progressistes». N’est-il pas plutôt que, traditionnellement la droite est le monde des affaires et la gauche celui de la démocratie?

Tout ça a-t-il pas volé en éclat? L’une comme l’autre ne sont-elles autres de plus que les deux faces d’un même affairisme?

N’est-ce pas là alors qu’un équilibre entre social et économie serait donc à reprendre à zéro !

«Jean-Claude Pacitto est maître de conférences HDR en sciences de gestion à l’université Paris-Est»