ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Cette réforme des retraites est comme celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a trente ans de retard

Le couplet du discours fantaisiste, récupérateur, rabat-joie, ou relevant du complotisme qu’on sert aux opposants à cette réforme comme sur bien d’autres sujets très souvent, c’est comme dire (même si ce discours, les arguments avancés ne semblent pas ou ne sont pas toujours bien rôdé, bien affûté – c’est trop facile.

C’est comme dire du homard ou du poisson qui voudrait dissuader leurs congénères de rentrer dans une nasse, les conjurer de n’en rien faire (comme quoi c’est dangereux pour des homards ou des poissons de rentrer dans une nasse). C’est comme dire que c’est lui ce homard, lui ce poisson, que c’est lui qui ne serait pas réaliste…

Brièvement, cette réforme des retraites est surtout très technique. Trop technique. Comme tant d’autres, elle est, comme toutes celles qu’on fait tous les 30 ans: elle a 30 ans de retard… Et à cause de cela, ce qu’on propose aujourd’hui a aussi 30 ans de retard    ce n’est pas si anodin que ça, si peu gênant que ça, qu’il en soit ainsi.

Souvenons-nous déjà des réformes du même genre, il y a 30 ans! Souvenons-nous de ce que l’on disait en ce temps-là de l’économie de « production »: c’était vrai mais avec 30 ans de retard et qui a fait que ce qu’on propose aujourd’hui a 30 ans de retard…

Ils étaient tout aussi fringants que ceux qui nous font la leçon aujourd’hui sur l’énergie, le climat, le chômage, le retour au plein emploi: le mal est fait maintenant depuis et pour longtemps. Et pendant qu’on pourrait enfin -tient!- avancer sans marcher, que fait-on encore? On marche sans avancer. C-à-dire: en ne nous tournant pas une fois encore vers une vraie économie d’environnement en nous mettant à l’heure des questions qui vont se poser durant les 30 prochaines années; et non comme tous les 30 ans à l’heure de toutes les questions qui se posaient 30 ans auparavant…