ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


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Vote de la PMA au Sénat, manichéisme progressiste et mollesse complice des conservateurs

Sans le tour de force extravagant par lequel au cours du temps l’élite dirigeante a fait de la gauche un progressisme et de la droite un conservatisme: deux termes, soit dit en passant, issus de leur vocabulaire, Jamais le Sénat n’aurait voté la PMA qui plus est pour toutes.

Pourquoi a-t-elle été voulue en effet pour toutes, pendant que dans un équilibre droite gauche classique elle aurait dû ne rester accessible que dans des cas particuliers autorisant tout au plus des dérogations; car Bruno .Retailleau président du groupe LR au Sénat avait tout à fait le charisme, les arguments pour gagner la bataille qui était la sienne contre cette loi qui insiste-t-il «dépasse de très loin la seule question de la PMA pour toutes».

Mais, contre toute logique, il l’a quoique de justesse belle et bien perdue. Et tous ses coups d’éclats auront beau le faire rentrer quand viendra l’heure dans l’Histoire par la grande porte, le modèle ultra libéral anglo-saxon  qu’il accuse si justement de toutes parts, c’est tout de même le vote de la PMA qui s’est imposé; et que les espoirs de Bruno Retailleau et de tous ceux aussi qui ne pouvaient compter peu ou prou sur lui se sont évanouis.

Tout cela parce que la vie politique n’étant plus qu’une affaire entre conservateurs et progressistes n’est plus qu’un jeu d’appareils entre les «et-et» (et de droite et de gauche) et les ré-ré (les républicains réunis, réunis pour quoi faire: le plus souvent pour faire bloc avec les progressistes). Là donc est le grand responsable des causes profondes de cet échec; et non comme le prétend Bruno Retailleau, l’égalitarisme ou le dévoiement de l’égalité qui n’est quel que soit le nom qu’il lui donne que le corollaire d’une certaine mise sous tutelle inacceptable de tout vrai rapport droite gauche.

Plus concrètement, jamais le Sénat n’aurait seulement voté cette PMA pour toutes, si la droite et la gauche, à défaut de l’avoir toujours été comme cela aurait dû être depuis le temps, si elles étaient devenue les 2 familles politiques d’idées  et non les 2 familles politiques de personnes qu’en ont fait le progressisme et le conservatisme en réduisant la droite et la gauche à l’état de satellites au service de l’un et l’autre, au cours de ces 40 dernières années.

D’ailleurs, s’il doit souligner par extraordinaire que ce soit qu’une majorité LR se trouve en accord avec des personnalités aussi éloignées politiquement d’eux que Sylviane Agacinski, Michel Onfray, José Bové, Alexis Escudero… c’est bien qu’on est face à un progressisme manichéen et-de-droite-et-de- gauche en sa faveur et un conservatisme mou organisés tous deux en force d’appoint pour faire passer les réformes qui fâchent tout en marginalisant les connexions possibles entre les éléments gênants de l’intérieur comme de l’extérieur…