ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Ce que propose Renaud Girard ne peut suffire. Il faudra plus que nous préparer plus rigoureusement sur le plan sanitaire à la prochaine épidémie…

Il faudra nous y préparer aussi plus rigoureusement sur tous les autres plans.

D’abord, parce que la prochaine crise est déjà là… Et elle est économique, sociale, mais aussi politique et culturelle…

Tout est à revoir… Alors c’est vrai que nos soignants doivent disposer des équipements les plus performants soutenus…

Mais tout cela viendra par surcroît lorsqu’on en finira avec la politique menée depuis 1/2 siècle dont E Macron n’est que la dernière figure de proue et que ne sera que  le suivant de celle-ci en 2022 si nous n’y remettons pas d’ores et déjà bon ordre….


«Apprendre de nos erreurs», oui mais: quand et vraiment?

En cause, 1/2 siècle de politique. Et aussi de musellement de la presse: pardon de dire cela! Alors, oui! «Apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables» nous dit Jérôme Chapuis dans La Croix.

Mais quand? Oui quand va-t-on apprendre de nos erreurs, lorsque les crises toujours plus fréquentes et plus graves se succèdent depuis 50 ans? Et que veut dire alors « apprendre de nos erreurs et non de chercher des coupables » quand ce genre de message au sujet des erreurs en cause est du type à adresser des reproches non aux responsables politiques, aux multinationales, aux collectivités territoriales qui devraient être les premiers visés mais à tous ceux qui se doivent d’attendent d’eux des réponses qui ne viennent jamais?

De plus, que les journalistes disent ce qu’ils pensent est une chose. En revanche, qu’ils disent à tout bout de champs à leurs lecteurs comment ils doivent penser en est une autre parmi toutes celles qui font que tout va de mal en pis de décennie en décennie…

D’autant, que ce qui est en cause, c’est tout un système de vote par défaut bien huilé que les élites ont instauré en véritable institution, qui permet à 25% d’électeurs de tenir le pouvoir… …en poussant les 75 % restant dans l’abstention, l’enthousiasme de bazar ou la résignation…

Un exemple parmi combien d’autres: tandis que nos systèmes politiques, économiques et sociaux sont effondrés depuis très longtemps, que nous en a dit ne serait-ce la presse.

Pendant que les politiques au lieu de se l’avouer comme ils auraient dû le faire depuis tout ce temps n’ont fait que les installer dans le monde entier.

Là réside toujours le mythe de la mondialisation heureuse qui ne sait que faire toujours d’un mal, un bien pour un plus grand.

Là est le problème et c’est là aussi que la révolution est à faire et pas ailleurs!


«la source où « s’abreuvaient » les Clemenceau, de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État»

«Où sont passés les hommes d’État?» s’interroge à juste titre Benjamin Morel. Pour moi, nos chefs d’État ne vont plus à la source où s’abreuvaient les Clemenceau, les de Gaulle qui faisait d’eux des vrais hommes d’État sous le gouvernement desquels chacun qui s’en donnait la peine pouvait se consacrer sans crainte du lendemain à son travail, son foyer, au service des autres, où chacun disposait des moyens de réussir sa vie …

Ces hommes et ces femmes existent toujours. Cette source où s’abreuver aussi. Mais nous l’avons délaissée pour des lieux plus goûteux, raffinés qui font qu’on en impose plus, qu’on se trouve tout équipé des armes du pouvoir quand on en revient… mais ces armes-là ne sont que celles du pouvoir, qui donnent des moyens de rassembler pour être fort mais non ceux d’être fort pour rassembler. Ce qui change du tout au tout.

Tout ceci -très schématiquement- m’amène à dire que nous aurons de «Vrais Hommes d’État» quand ceux qui sont à ses commandes auront: 1) cette rigueur, ce courage et cette honnêteté font l’Aménité*; 2) cette aménité, ce rigueur et ce courage font l’Honnêteté; 3) cette rigueur, cette honnêteté et aménité font le Courage; et 4) ce courage, cette aménité et cette honnêteté font la Rigueur…

Aussi et de même (et selon ce qui peut passer pour une boutade mais qui est loin d’en être une, chez celui qui dit) que « l’honnêteté ne s’apprend pas » et que pour qu’un enfant l’acquiert « il faut lui apprendre tout le reste » dit cet auteur dont j’ai hélas oublié le nom…

De même pour être de plus en plus efficace pour exercer le plus simple comme le plus compliqué des métiers, il faudrait pouvoir le plus possible non seulement traiter dans les règles de l’art selon ce qu’on doit attendre chacun de lui dans son travail et dans les autres fonctions familiales et autres qui sont les siennes; mais, et tout devrait être fait ainsi à mon avis pour qu’on avance dans ce sens, nous devrions être enclin aussi à TRAITER DE TOUT LE RESTE. Ce alors, graduellement bien sûr et plus ou moins mais plutôt plus que moins et certes chacun à son niveau. Si donc le progressisme a tant soit peu de sens, ce ne peut être que là et là seul qu’il réside, à la source où venaient s’abreuver les vrais hommes d’État qui faisaient les vrais chefs d’État…

  1. Par aménité, de « amène » aimer… Mais de « aimer » au sens « adéquation au réel »…


Et si ce temps de confinement était une occasion pour devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres ! ¡ ! ¡ !

Confinement pour cause de coronavirus et après. Oui! Je crois que c’est là un vrai sujet et aussi une belle occasion. Je crois également que si nous étions -et ça laisse évidemment de la place à toutes celles et ceux qui auraient ici ou là des choses à m’apprendre (*)- je crois donc que si nous étions préparés dès notre plus jeune âge à devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres. Ce virus aurait peut-être été plus vite repéré voire anticipé et il ne se serait pas propagé sur toute la planète de manière aussi virulente.

Apprendre les uns des autres. Quand je vois à quel point les médias, les autorités incendient, c’est bien ça, les réseaux sociaux, alors que depuis 20 ans qu’ils sont ouverts à tous les vents mais aussi à tous les excès, pendant que durant tout ce temps ils ont allègrement laisser faire.

Pire que laisser faire, ils ont souvent -j’ai de nombreux exemples personnels- la modération a été bien des fois à contre courant du bon sens. Il y aurait à faire l’historique de toute la modération depuis l’an 2000 pour mesurer le prix que nous payons de ces excès de tous bords. Nous verrions que ce prix est pour beaucoup celui que nous devons en grande part à la diffusion quasi unilatérale de l’information, une situation qui tient au trop peu de cas, trop restrictif, qui est fait des lanceurs d’alerte. Ce que nous serions chacun en puissance et dans une mesure raisonnable, utile et pour le plus grand bien de la communauté, si nous étions plus soucieux que sourcilleux les uns envers les autres. Et là, je crains pour tout ce qui reste à faire pour nous préparer les uns les autres qu’on n’y soit pas vraiment décidés.

Mais c’était le sens de mon propos d’aujourd’hui: peut-être, et à l’instar de st Paul disant qu’il vaut mieux tirer une opportunité d’une calamité plutôt que de tirer une calamité d’une opportunité, ne serait-il bon de mettre à profit ce confinement, entre autre opportunité, à celle justement se rapportant à cette question.

D’autant que si nous restons trop peu nombreux à nous préoccuper de ce sujet, tandis que ces mots, que ce soit celui de »soucieux » ou de « sourcilleux » sont de plus en plus pris l’un pour l’autre, j’ai peur qu’une fois le confinement sera terminé, les mauvaises habitudes reprenant très vite leurs droits, les choses n’aillent encore qu’en s’aggravant.

  • du reste toute ma vie n’a été que, aussi loin que je me souvienne, que d’apprendre des autres, notamment qu’il faut transmettre)


«Louis XIV créa les fonctionnaires. Ils ont pris ensuite sa place et depuis rien ne va plus…»

Si une évolution vers plus de démocratie participative ne nuit pas, croire que c’est par ce moyen qu’on va régler la crise politique est une erreur: la démocratie doit conserver sa forme représentative initiale. Sur ces points je suis d’accord avec J Julliard; de même que comme lui je déplore qu’on «estime qu’il y ait des régimes préférables à la démocratie».

Pour le reste, je suis beaucoup plus partagé.  Quant à dire par exemple, que, comparé aux «différents régimes qui se sont succédé en France depuis la Révolution française: tous présentent des insuffisances supérieures aux nôtres»; ce, pour dénier que notre démocratie est malade, quand justement des crises politiques toujours plus graves se succèdent à cause des dommages que l’administration lui a infligé, en adjoignant la décision (domaine de l’autorité) à l’habilitation de faire (exercice du pouvoir) seul champs d’application qui lui revenait.

C’est oublier que l’administration telle qu’on la connait de nos jours vient bien des fonctionnaires que Louis XIV a créé il y a environ 3 siècles pour écarter les nobles des fonctions du pouvoir en représailles aux troubles qu’ils occasionnèrent pendant la Fronde.

Le rôle des fonctionnaires était bien alors de se plier aux décisions du roi. Ils détiennent bien toujours ce pouvoir. Sauf qu’en plus de ça, ce sont eux qui décident aussi à sa place.

De là selon moi l’enchaînement des crises où«la multiplicité des facteurs n’est qu’un ensemble de causes et de conséquences secondes qui ne peuvent expliquer celui-ci…

Louis XIV créa les fonctionnaires destinés à travailler à son service pour exercer des fonctions opérationnelles du pouvoir. Mais peu à peu, ils ont pris sa place qui était celui d’exercer les fonctions fonctionnelles du pouvoir soit liées à l’exercice de l’autorité. Ils les exercent également et quasi sans partage dès lors; et depuis rien ne va plus…