ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


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Le passe sanitaire, un passe censitaire qui ne veut pas dire son nom

Il a d’ailleurs toutes les caractéristiques qui l’apparentent à un système censitaire, oligarchique. Il est le produit quintessencié d’une petite minorité qui occupe les hautes fonctions administratives, institutionnelles, économiques, politiques. Reste que ceux qui composent cette minorité, s’abritent derrière leurs diplômes. Mais pour ses membres, ceux-ci ne sont qu’une muraille de papier si on veut bien voir que tout diplôme, aussi prestigieux soit-il, n’est, au niveau qui est le sien, qu’un minimum d’aptitude. Or, au moment où l’importance des diplômes s’accroit, plus les diplômes sont élevés plus il sont survalorisés, et moins ils le sont plus ils sont dévalués.

Cela ne doit nous faire oublier la classe dirigeante à laquelle catégorie d’élite on affaire avec la plupart des membres de cette minorité dont la caractéristique est principalement dit G Bouthoul qu’ils exercent le pouvoir ou détiennent les richesses. Bref, ce sont surtout des gros bourgeois que P Rimbert du Monde Diplomatique dénomme « la bourgeoisie intellectuelle, une élite héréditaire ». Aussi tout est bon eux, tel ce dispositif pour ne plus reconnaître aux citoyens l’aptitude, le droit, la liberté de consentir ou non à une mesure, idée, concept que de manière servile ou forcée.

Pour moi, « la logique tyrannique » selon Ivan Rioufol que ce « passe sanitaire porte en lui » va de pair avec le projet d’instauration d’un régime censitaire que poursuit le gouvernement. Où, cette logique participe de la politique menée depuis 50 ans et du déclin notamment de l’enseignement public par lequel notre système d’éducation et de formation à l’intelligence de la population a cédé le pas à un système de formation et d’instruction des individus destinés à être catégorisés chacun dans une branche socioprofessionnelle, économique ou autre.

Ainsi, nous ne sommes bientôt plus capables à l’intérieur d’une même branche ou d’une branche à l’autre, et encore moins d’une génération à l’autre, de chercher à échanger, à essayer de se comprendre, à rester souverains. C’est le système censitaire en marche.


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Passe sanitaire: ne laissons pas les médecins de Molière de la politique nous circonvenir

Désolé J-É Schoettl*! Le mépris de l’intérêt général se trouve chez ceux qui tiennent et aiment à se faire remarquer moins par l’ouverture de leur esprit pour le respect des libertés fondamentales que par l’ardeur de leurs passions pour « l’ésotérisme de la langue des technocrates, parfois savamment entretenu pour forcer le respect et [toujours pour] imposer la décision, comme l’ont toujours fait, tous les Diafoirus de l’économie et de la politique (Jacques Claret Professeur de lettres, auteur d’ouvrages publiés notamment aux éditions des Presses Universitaires de France) ».

Qu’on puisse dire que «L’intérêt général a aussi ses droits», n’autorise pas que «Le passe sanitaire [fasse courir un] danger pour les libertés». Car, si «L’intérêt général a aussi ses droits», ceux-ci s’arrêtent où commencent ceux qui reviennent aux libertés fondamentales comme de pouvoir que chacun puisse décider personnellement de la façon qu’il a de rendre témoignage à lui-même du bien et du mal qu’il fait. Surtout sur des sujets -comme ce qui relève ou non de l’intérêt général- et qui touchent donc à la vérité que ne possèdent pas plus ceux qui occupent la position la plus élevée que ceux qui se situent à un rang inférieur.

*Désolé! face à ce que dit dans le Figaro Vox Société du 02 08 2021 Jean-Éric Schoettl ancien secrétaire général du Conseil constitutionnel de 1997 à 2007