ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


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Que Macron se « fiche de l’élection présidentielle de 2022 » montre qu’il est avant tout le président d’un système

Depuis 2012, on élit moins un président qu’on reconduit un système. C’est la logique même. Un manège en marche qui cessera quand suffisamment de citoyens comprendront l’impensable régime des grands-élus et ex grands-élus sous la coupe duquel est le pays, des majorités artificielles aidant se modifient et que chacun à sa façon en subit les dures conséquences – pendant combien de temps encore: nul ne le sait.

À coup sûr pourtant en 2012, Nicolas Sarkozy ne voulait pas être réélu. Rappelons-nous. Bien qu’impopulaire à cause de ses cinq ans de pouvoir très contesté, François Hollande n’avait aucune chance contre lui s’il n’avait pas fait (volontairement contre lui-même) du Lepen notamment aux Sables-d’Ollones. Mais dans cette hypothèse, il n’aurait pas pu tenir cinq de plus sans devoir revoir sa politique: celle du système qui l’avait pressenti en 2007 comme étant le mieux placé pour le reconduire. À coup sûr également en 2012, c’est François Hollande qui devint le candidat du système. Il eut – aussi invraisemblable que ça paraisse à beaucoup de gens – pour tâche de préparer l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017, avec la loi Khomri de près-réforme du code du Travail, La loi Taubira sur le Mariage Pour Tous, etc… Ne reste plus qu’assez de citoyens le comprennent maintenant: et c’est tout le problème. En attendant, voilà à coup sûr pourquoi Emmanuel se fiche des élections présidentielles en 2022…

 


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Dire entre autre que «Les lois liberticides prospèrent sur NOTRE DÉMISSION COLLECTIVE» n’est pas recevable

Nous ne pouvons en rester à ce constat que fait François Sureau dans le Figaro Vox. pour qui les lois liberticides prospéreraient sur notre démission collective. Il fait là un constat trop réducteur et tendancieux comme le confirme selon moi ce qui ressort en substance de son propos.

Le refus des lois liberticides doit être plus fort que celui de l’erreur, même quand il s’agit de combattre la haine sur internet. Aucune loi du plus fort ne doit prévaloir même pour lutter contre la haine ou contre quoi que ce soit d’aussi moche et odieux. Comment pourrait-on dire de ces lois qu’elles prospèrent quand ça voudrait dire qu’on doive se réjouir pour ceux à qui elles profitent pendant qu’elles ne peuvent que nuire particulièrement à des millions de gens et plus généralement à tout le monde dès lors que ne serait-ce le pouvoir qui en est le principal instigateur n’en ressortira pas grandi. Pour toutes ces raisons, prétendre que les lois liberticides prospèrent sur notre démission collective est totalement irrecevable.

D’abord, cette accusation est injustifiée: Le terrain sur lequel se développent ces lois est à trouver dans la politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qui a orchestré l’état d’impuissance sociale et autre que connaissent des millions de citoyens. Dans la bouche de quelqu’un qui fait valoir sa position d’écrivain et d’avocat, c’est trop catégorique. Accuser de façon aussi péremptoire la démission collective à laquelle il s’associe, c’est laisser entendre qu’il serait prétentieux d’émettre une autre explication que la sienne. Aussi, François Sureau serait le premier de la classe de toute la société dans chaque membre de laquelle il dit voir une personne qui n’est «jamais dérangé par les opinions qu’il réprouve».

Et enfin, c’est un appel incroyable au défaitisme en forme presque de plaidoyer. Si, dans un premier temps, il condamne assez énergiquement les lois liberticides, dans un deuxième non seulement il s’en accommode très vite – il dit bien »notre démission collective » – mais ce notre a valeur de commandement à accepter. Il s’inclue dans cette démission. Du rejet pure et simple qu’il manifeste vis à vis de ces lois dans son analyse, il aboutit dans sa conclusion à la reconnaissance d’un constat que quoiqu’on en pense par ailleurs, ces lois liberticides sont compréhensibles même si elles sont injustes, et tout ce que vous voulez: criminelles, imbéciles et prospèrent sur une démission collective qu’il appelle presque de ses vœux… Tout cela ressemble au mieux à une bien étrange cabriole…

Plus encore. Si au nom de la liberté d’expression la haine sur internet est inadmissible, des restrictions de cette liberté le sont encore plus, si vertueux que soit ce qui anime tout refus de cette haine fait au nom du respect dû à des règles. Car de telles restrictions comme tout laisser-aller qui y conduise, reviendraient à supposer que la vérité considérée au mépris de la liberté serait préférable à l’exercice de la liberté pratiquée au mépris de la vérité. Ce serait pire que tout: la négation de la liberté et de la vérité comme idéal, modèle de société.

C’est donc cette politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qu’il faut combattre. Ce qui ne sera possible que par une organisation pas à pas, point par point des citoyens, par les citoyens, pour les citoyens qui devront – puissent-il arrêter de penser et réfléchir avant – comprendre que c’est par une réforme bien comprise du Code électoral qu’il parviendront non à contrôler les lois ou à je ne sais quel rêve insensé de prendre et d’exercer le pouvoir mais à contrôler ceux qui les font


«Le RIC est-il gaulliste?» Est-il surtout ce sur quoi miser le plus pour sortir de la crise démocratique que nous traversons?

Si je trouve que l’historien Gaël Nofri a raison de voir dans le RIC (1) « une fausse bonne idée« , je ne suis pas d’accord sur toutes les raisons qu’il invoque ni dans toutes les conséquences négatives qu’il en résulterait en l’appliquant selon lui.

D’abord, ça me semble très exagéré de parler de « référendum gaullien ». D’ailleurs, il n’existe pas de référendum gaullien.

Il y a un référendum que le général de Gaulle a bien voulu qu’il engage sa personne, mais comme F Mitterrand l’a montré « à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 », le référendum n’engage que le chef de l’État qui le veut bien.

Le référendum n’a d’autre finalité que de faire un état des lieux de l’opinion sur une question de pouvoir, avec un outil exclusivement de pouvoir dont dispose un chef d’État, un exécutif.

Et si le général de Gaulle a engagé sa personne en 1969, c’est qu’il avait pris initialement toutes les précautions. Premier point.

Deuxième point, il y aurait mille et une raisons de penser que si par je ne sais quelle malice politicienne ce RIC était instauré, il ne serait laissé dans les mains du peuple que pour très peu d’initiative mise à sa disposition contrairement à ce que trop de gens croient peut-être un peu naïvement.

Et ce serait pour le coup la moins mauvaise chose parce que, dans une démocratie qui se respecte, le peuple ne peut disposer d’outil de pouvoir puisqu’il ne peut avoir de pouvoir qu’il n’a pas: son domaine étant l’autorité.

C’est elle qui lui est un peu plus confisquée à chaque élection par la façon dont les appareils avancent leurs pions avant chacune d’entre elles… Là est le nœud du problème qui ne pourra à mon avis maintes fois exprimé sur mon blog être résolu que par une réforme du code électoral via une réforme du financement des partis; notamment ceux « de gouvernement » proches de l’exécutif!

1) RIC, acronyme de Référendum d’Initiative Citoyenne


C’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit ses phrases…

Déjà (pour ne prendre que cet exemple) dans le titre de son article disant que «…nous avons besoin d’élites politiques»… , en soi c’est très vrai. C’est même incontestable. Mais où sont seulement les points de suspension, même tacites, laissant entendre (en disant ça) que ce n’est pas uniquement pour faire barrage au rejet toujours possible des élites par des citoyens que nous devons nous associer à lui pour dire que «nous avons besoin d’élites politiques». Ce serait oublier que si cela est vrai c’est aussi que nous en manquons qui en soient toujours de dignes représentants, qui en soient dans la durée: à toute heure en tout lieu, quand ils le peuvent évidemment. Car, ne sont-ils pas en grande part la cause du rejet dont ils peuvent faire et font l’objet: ho que si! Combien de fois en effet ne sont-elles reconnaissables dans leurs qualités d’élites moins de par leur action qui est de faire ce que le peuple doit attendre d’elles que de par leur diplômes, les situations les plus en vue qu’elles occupent dans la société

Et quand bien même les citoyens ne sont plus toujours en mesure de savoir ce qu’il doit attendre d’elles, c’est encore leur faute. Notamment d’avoir voulu depuis trop longtemps décider de tout à leur place en les divisant au besoin pour mieux les circonvenir, à mettre toujours en minorité – tout se jouant trop aux élections – le meilleur de l’homme qui est de se soumettre librement à ce qui est juste (fort ou non) pour faire triompher un semblant d’équilibre et de stabilité, de hiérarchisation des faits… hé bien, elles ne sont plus au pouvoir que l’ombre d’elles-mêmes. Et un retournement est inévitable: soit elles se remettront en cause de fond en comble; soit elles seront remplacées…

Donc oui, c’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit pas ses phrases: ce qui ne fait pas de lui un homme à part de tous les hommes politiques dont c’est pour un grand nombre d’entre eux de plus en plus le cas il faut bien le dire…


La crise des gilets jaunes: «40 années de malaises» faute d’un « Contre-Partis » les poussant à revoir leur offre politique…

Sauf à revoir à la baisse le financement des partis afin de dégager des moyens pour que ceux-ci revoient leur offre politique, celle-ci sera de moins en moins représentative de tous les citoyens, et plus alors les rouages de la démocratie seront grippés et le pouvoir contesté…

Et si donc il y a bien une crise que tout le monde veut être celle de l’autorité, ce n’est pas, au national comme au local, en l’absence d’un pouvoir et contre-pouvoir forts: c’est faute plutôt d’UN CONTRE-PARTIS constitué d’élus et de citoyens au siège duquel les casquettes restent au vestiaires… un lieu où IL N’Y A PLUS QUE DES CITOYENS respectueux des institutions, des règles de courtoisies… Bref, des gens qui ont des choses à se dire et qui se parlent et travaille dans un premier temps à rattraper, retisser une vie démocratique très regrettablement laisser à vau-l’eau depuis près de 50 ans!

Tout ça, parce que des énarques trop imbus d’eux-mêmes auront – à n’en pas douter en pensant bien faire – tout fait pourtant pour écarter le peuple seulement de toute appréciation à la décision… Ce qui n’aurait jamais dû exister… Ce qui a donné lieu à des abus, des dérapages… a généré une abstention de masse incroyable qui ne pouvait conduire qu’à « la crise des gilets jaunes »…

Le fait est tel qu’Emmanuel Macron lui-même à pu reconnaître qu’à travers elle «c’est 40 années de malaises qui resurgissent»… Et 40 années de malaises qu’on doit (a-t-il oublié de dire) à près de 50 ans d’éviction de tout un peuple par toutes sortes de contours politiques…

Alors oui faut-il que le peuple, le pouvoir retrouvent leur démocratie d’origine. Et je ne vois pas qu’on y parvienne sans l’instauration d’un « Contre-Partis » qui redonne aux citoyens qui le désirent le rôle qui leur revient. Après, c’est à tous ceux que ces près de 50 années en cause préoccupent de travailler ensemble à sa réalisation.


Plus qu’«un bonus malus sur les contrats courts», un cadre « bénin malin » ne serait-il pas sûr pour combattre la précarité?

Ne serait-il pas en effet plus judicieux de soumettre les contrats courts à un cadre « bénin malin » qu’à un bonus malus. Surtout quand c’est pour combattre la précarité que connaissent aussi bon nombre d’entreprises. Et de surcroît lorsque la création d’entreprises se doit et se veut d’être encouragée en tant que moyen d’insertion comme un autre. Compte tenu aussi que s’il fallait 2, 3 ans pour qu’une entreprise s’implante durablement dans les années 80, 90, il en faut 5, 10, voire 15 maintenant.

Ou alors, on entre dans une facilité à excuser les excès qu’on dit vouloir combattre, un système d’indulgence profane où il suffit de payer pour passer outre une règle, au demeurant qui n’est pas très catholique. Car, comment définir autrement que de manière arbitraire le seuil après ou avant lequel le nombre de recours à des contrats courts tombe ou non dans le malus?

C’est impossible. Ou bien, c’est le serpent qui se mord la queue. Ce qui gagerait de rentrer dans un cycle loin d’être vertueux. En disant ça, je pense que les grandes entreprises seraient encore les grands gagnants aux dépens des petites comme des moyennes. Si donc on devait réduire la prolifération de ces contrats courts , ce ne peut être au nombre de fois auquel les entreprises y ont recours mais en le limitant de façon drastique à celles qui ont une solidité financière suffisantes pour aborder autrement que par les contrats courts les situations qui font qu’ils peuvent encore y faire appel.

À partir de là si on veut associer les entreprises à une démarche de lutte efficace les concernant contre la précarité des plus démunis face à l’emploi, ce n’est pas en faveur «d’un bonus malus sur les contrats courts» comme Muriel Pénicaud ministre du Travail le demande mais d’un « bénin malin » que nous devrions nous prononcer…


«Une révision du financement des partis guérira la démocratie des déficiences de l’offre politique»

Il manque un contrepoids citoyen médiatique qui pousse les élus (en charge de l’avenir souvent de millions de gens) à revoir leur offre politique dans laquelle l’abstention trouve sa source quand cette offre est trop peu représentative de tous les citoyens!

En effet, est-ce normal en démocratie qu’un gouvernement, une gouvernance à l’échelon national, régional ou autre, dispose de tant de pouvoir sans que personne ne trouve rien à redire au fait qu’on puisse occuper des fonctions les plus hautes mettant en jeu l’avenir souvent de millions de gens et être en charge de celles-ci comme c’est le cas depuis des dizaines d’années ce, malgré un taux d’abstention qui peut être très élevé sans que rien ne change par ailleurs en proportion; sans qu’aucune disposition ne soit prise qui conduise à faire que des mesures poussent à reconsidérer l’offre politique défaillante dans laquelle l’abstention trouve sa source?

Si donc on veut mettre fin aux injustices qui vont très au delà de celles qui ont mis les gilets jaunes dans la rue, faisons au moins que le collectif que veulent les citoyens corresponde à ce qu’il faut pour tout le monde: c-à-dire qu’il porte sur des revendications appelant surtout le gouvernement à vouloir combler cette lacune, ce déficit d’offre politique par des mesures qui ne peuvent être prises qu’en concertation avec les citoyens de manière autrement plus fouillée que par le biais du référendum… Soit, par un collectif digne de ce nom: celui que tiendront les citoyens quand ils feront valoir d’une même voix au gouvernement les dispositions de loi qui s’imposent et qui reconnaîtront, définiront et mettront en oeuvre, la place permettant aux citoyens de s’assembler en véritable entité politique où chacun quelle que soit sa couleur politique pourra être vu à part entière comme un acteur potentiel de la vie politique; et en tant que tel, sera le cas échéant entendu pour émettre des remarques, débattre, et éventuellement faire des propositions… Et ceux qui verraient dans un tel lieu, celui où régneraient le désordre et la confusion en seraient pour leurs frais: la pétaudière est dans ce qu’il se passe partout en l’absence justement du moindre espace citoyen de cet ordre; ce, faute de collectif qui appelle à son instauration et que des populations soutiennent massivement.

Aussi, un collectif constitué exclusivement de toutes les attentes même revêtues pour certaines d’entre elles du sceau des mesures à traiter de toute urgence par une masse écrasante de citoyens, n’aboutirait qu’à «un retour au réel douloureux» pour reprendre les termes de Jean-Pierre Le Goff pour qui «la défense de la République et la citoyenneté» sont menacées si nous manquons de «recul réflexif et critique, d’autonomie de jugement»; si nos revendications se bornent à «des propositions sur ce qu’il conviendrait de faire en matière de fiscalité, d’économies, de service public…, questions qui sont éminemment du ressort de Macron et de celui de son gouvernement». Bien sûr devrons-nous obtenir des avancées de ce côté de l’échiquier politique. Mais celles-ci seront d’autant plus conséquentes que notre combat portera sur les faits et les causes politiques communes, à l’origine des grandes difficultés que chaque citoyen connait quasi personnellement et auxquelles il n’y aura de remèdes que communs. Soit, par l’instauration de cet espace numérique et autre à l’usage de tous les citoyens dont le principal souci doit concerner un collectif citoyen à l’adresse du pouvoir en place et qui ne peut consister qu’à faire qu’il porte sur une revendication appelant instamment les politiques à doter le pays des moyens de réformer le système qu’ils ont laissé s’installer pendant des décennies; lequel est malade non des excès de la démocratie mais de l’économie dont les rouages sociopolitiques sont bientôt totalement grippés. C’est bien qu’il faille guérir la démocratie des déficiences de l’économie non le contraire comme on s’acharne à le croire.

«Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… »

Aussi, où trouver les moyens entre autre matériels pour que cet espace voit le jour ailleurs que dans une certaine révision du financement des partis à travers des accords enfin démocratiques. Pour situer les choses dans les grandes lignes, 60 millions d’euros de financement publics vont annuellement au fonctionnement des principaux partis politiques. La REM, le parti lié directement au gouvernement touche un Jackpot de près de 23 millions d’euros (plus du tiers de la somme): et une part de celle-ci même moindre ne pourrait pas revenir à un espace à l’usage des citoyens qui auraient vocation à apporter de l’eau au moulin de l’offre politique défaillante en lien avec le problème que pose l’abstention dont les politiques sont responsables du moins financièrement. Et plus encore ceux qui appartiennent aux partis proches du pouvoir, puisque leurs propositions ne peuvent concerner que le quart des électeurs comme on l’a vu aux dernières Législatives en 2017. Mais après tout, reste-il encore assez de temps pour qu’une prise de conscience prenne suffisamment corps dans le pays assez tôt à ce propos et que des citoyens en assez grand nombre s’emparent de cette question et que ceux que ce collectif intéresse se déclarent et s’organisent en conséquence? Tout est là quand la situation dans laquelle on se trouve plongés tous par des décennies de fonctionnement de bric et de broc la vie politique a toutes les caractéristiques d’un incroyable chaos dont on ne peut plus qu’à grand-peine mesurer collectivement la complexité.

Si nous voulons, comme nous le devons, obtenir des autorités une meilleure économie, fiscalité, justice, sécurité, de meilleures conditions de vie, d’étude, de travail, d’insertion, il nous faudra aussi prendre conscience à quel point nous avons à faire à très forte partie avec le suffrage quasi censitaire sur lequel repose le système: un système il-libéral, intolérant, oppressif qui est en place et qui sévit depuis trop longtemps; et qui de manière insidieuse achèvera bientôt son entrée définitive dans les textes si aucun collectif ne vient rendre aux citoyens les moyens qui leur permettent de reprendre leur destin en main que pourrait leur offrir cet espace citoyen que j’appelle de mes vœux… Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… Car c’est le seul moyen de casser le moule à une situation où tout un peuple se trouve sous le coup d’une opinion publique orientée et orchestrée autant dire désorientée par près de 50 ans de suffrage quasi CENSitaire et auquel on veut refiler un RIC qui n’a aucun SENS dans ces conditions. Après quoi la démocratie ne serait plus que le terrain de jeu des puissants avec tout ce que ça comporte d’arbitrage prétendument « collégial » mais de fait oligarchique, néfaste reposant sur des majorités artificielles, dont seul un collectif qui revendique une révision judicieuse du financement des partis viendra à bout, des risques qu’ils feraient courir à la Constitution voulue par le général de Gaulle, ainsi que des injustices qui ont mis les gilets jaunes dans la rue – lequel financement actuel des partis est inadapté à une démocratie représentative digne de ce nom et trop coûteux, non tellement au regard de la dépense publique élevée dont elle fait l’objet, mais davantage par le fait que ce financement n’est aucunement soumis à des règles qui obligent qu’une part (à définir) serait proportionnelle au taux d’abstention, de vote blanc et qui irait aux citoyens mis en demeure en dehors de toute considérations partisanes d’écouter l’autre, de le mettre en confiance…

Il reste encore beaucoup à dire à ce sujet. Soyez-en sûr, j’y reviendrai. Mais en attendant, voilà je crois un aperçu de ce qu’il en est selon moi de la situation de crise que nous traversons et des vrais moyens d’en sortir…