ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


La crise des gilets jaunes: «40 années de malaises» faute d’un « Contre-Partis » les poussant à revoir leur offre politique…

Sauf à revoir à la baisse le financement des partis afin de dégager des moyens pour que ceux-ci revoient leur offre politique, celle-ci sera de moins en moins représentative de tous les citoyens, et plus alors les rouages de la démocratie seront grippés et le pouvoir contesté…

Et si donc il y a bien une crise que tout le monde veut être celle de l’autorité, ce n’est pas, au national comme au local, en l’absence d’un pouvoir et contre-pouvoir forts: c’est faute plutôt d’UN CONTRE-PARTIS constitué d’élus et de citoyens au siège duquel les casquettes restent au vestiaires… un lieu où IL N’Y A PLUS QUE DES CITOYENS respectueux des institutions, des règles de courtoisies… Bref, des gens qui ont des choses à se dire et qui se parlent et travaille dans un premier temps à rattraper, retisser une vie démocratique très regrettablement laisser à vau-l’eau depuis près de 50 ans!

Tout ça, parce que des énarques trop imbus d’eux-mêmes auront – à n’en pas douter en pensant bien faire – tout fait pourtant pour écarter le peuple seulement de toute appréciation à la décision… Ce qui n’aurait jamais dû exister… Ce qui a donné lieu à des abus, des dérapages… a généré une abstention de masse incroyable qui ne pouvait conduire qu’à « la crise des gilets jaunes »…

Le fait est tel qu’Emmanuel Macron lui-même à pu reconnaître qu’à travers elle «c’est 40 années de malaises qui resurgissent»… Et 40 années de malaises qu’on doit (a-t-il oublié de dire) à près de 50 ans d’éviction de tout un peuple par toutes sortes de contours politiques…

Alors oui faut-il que le peuple, le pouvoir retrouvent leur démocratie d’origine. Et je ne vois pas qu’on y parvienne sans l’instauration d’un « Contre-Partis » qui redonne aux citoyens qui le désirent le rôle qui leur revient. Après, c’est à tous ceux que ces près de 50 années en cause préoccupent de travailler ensemble à sa réalisation.


Plus qu’«un bonus malus sur les contrats courts», un cadre « bénin malin » ne serait-il pas sûr pour combattre la précarité?

Ne serait-il pas en effet plus judicieux de soumettre les contrats courts à un cadre « bénin malin » qu’à un bonus malus. Surtout quand c’est pour combattre la précarité que connaissent aussi bon nombre d’entreprises. Et de surcroît lorsque la création d’entreprises se doit et se veut d’être encouragée en tant que moyen d’insertion comme un autre. Compte tenu aussi que s’il fallait 2, 3 ans pour qu’une entreprise s’implante durablement dans les années 80, 90, il en faut 5, 10, voire 15 maintenant.

Ou alors, on entre dans une facilité à excuser les excès qu’on dit vouloir combattre, un système d’indulgence profane où il suffit de payer pour passer outre une règle, au demeurant qui n’est pas très catholique. Car, comment définir autrement que de manière arbitraire le seuil après ou avant lequel le nombre de recours à des contrats courts tombe ou non dans le malus?

C’est impossible. Ou bien, c’est le serpent qui se mord la queue. Ce qui gagerait de rentrer dans un cycle loin d’être vertueux. En disant ça, je pense que les grandes entreprises seraient encore les grands gagnants aux dépens des petites comme des moyennes. Si donc on devait réduire la prolifération de ces contrats courts , ce ne peut être au nombre de fois auquel les entreprises y ont recours mais en le limitant de façon drastique à celles qui ont une solidité financière suffisantes pour aborder autrement que par les contrats courts les situations qui font qu’ils peuvent encore y faire appel.

À partir de là si on veut associer les entreprises à une démarche de lutte efficace les concernant contre la précarité des plus démunis face à l’emploi, ce n’est pas en faveur «d’un bonus malus sur les contrats courts» comme Muriel Pénicaud ministre du Travail le demande mais d’un « bénin malin » que nous devrions nous prononcer…


«Une révision du financement des partis guérira la démocratie des déficiences de l’offre politique»

Il manque un contrepoids citoyen médiatique qui pousse les élus (en charge de l’avenir souvent de millions de gens) à revoir leur offre politique dans laquelle l’abstention trouve sa source quand cette offre est trop peu représentative de tous les citoyens!

En effet, est-ce normal en démocratie qu’un gouvernement, une gouvernance à l’échelon national, régional ou autre, dispose de tant de pouvoir sans que personne ne trouve rien à redire au fait qu’on puisse occuper des fonctions les plus hautes mettant en jeu l’avenir souvent de millions de gens et être en charge de celles-ci comme c’est le cas depuis des dizaines d’années ce, malgré un taux d’abstention qui peut être très élevé sans que rien ne change par ailleurs en proportion; sans qu’aucune disposition ne soit prise qui conduise à faire que des mesures poussent à reconsidérer l’offre politique défaillante dans laquelle l’abstention trouve sa source?

Si donc on veut mettre fin aux injustices qui vont très au delà de celles qui ont mis les gilets jaunes dans la rue, faisons au moins que le collectif que veulent les citoyens corresponde à ce qu’il faut pour tout le monde: c-à-dire qu’il porte sur des revendications appelant surtout le gouvernement à vouloir combler cette lacune, ce déficit d’offre politique par des mesures qui ne peuvent être prises qu’en concertation avec les citoyens de manière autrement plus fouillée que par le biais du référendum… Soit, par un collectif digne de ce nom: celui que tiendront les citoyens quand ils feront valoir d’une même voix au gouvernement les dispositions de loi qui s’imposent et qui reconnaîtront, définiront et mettront en oeuvre, la place permettant aux citoyens de s’assembler en véritable entité politique où chacun quelle que soit sa couleur politique pourra être vu à part entière comme un acteur potentiel de la vie politique; et en tant que tel, sera le cas échéant entendu pour émettre des remarques, débattre, et éventuellement faire des propositions… Et ceux qui verraient dans un tel lieu, celui où régneraient le désordre et la confusion en seraient pour leurs frais: la pétaudière est dans ce qu’il se passe partout en l’absence justement du moindre espace citoyen de cet ordre; ce, faute de collectif qui appelle à son instauration et que des populations soutiennent massivement.

Aussi, un collectif constitué exclusivement de toutes les attentes même revêtues pour certaines d’entre elles du sceau des mesures à traiter de toute urgence par une masse écrasante de citoyens, n’aboutirait qu’à «un retour au réel douloureux» pour reprendre les termes de Jean-Pierre Le Goff pour qui «la défense de la République et la citoyenneté» sont menacées si nous manquons de «recul réflexif et critique, d’autonomie de jugement»; si nos revendications se bornent à «des propositions sur ce qu’il conviendrait de faire en matière de fiscalité, d’économies, de service public…, questions qui sont éminemment du ressort de Macron et de celui de son gouvernement». Bien sûr devrons-nous obtenir des avancées de ce côté de l’échiquier politique. Mais celles-ci seront d’autant plus conséquentes que notre combat portera sur les faits et les causes politiques communes, à l’origine des grandes difficultés que chaque citoyen connait quasi personnellement et auxquelles il n’y aura de remèdes que communs. Soit, par l’instauration de cet espace numérique et autre à l’usage de tous les citoyens dont le principal souci doit concerner un collectif citoyen à l’adresse du pouvoir en place et qui ne peut consister qu’à faire qu’il porte sur une revendication appelant instamment les politiques à doter le pays des moyens de réformer le système qu’ils ont laissé s’installer pendant des décennies; lequel est malade non des excès de la démocratie mais de l’économie dont les rouages sociopolitiques sont bientôt totalement grippés. C’est bien qu’il faille guérir la démocratie des déficiences de l’économie non le contraire comme on s’acharne à le croire.

«Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… »

Aussi, où trouver les moyens entre autre matériels pour que cet espace voit le jour ailleurs que dans une certaine révision du financement des partis à travers des accords enfin démocratiques. Pour situer les choses dans les grandes lignes, 60 millions d’euros de financement publics vont annuellement au fonctionnement des principaux partis politiques. La REM, le parti lié directement au gouvernement touche un Jackpot de près de 23 millions d’euros (plus du tiers de la somme): et une part de celle-ci même moindre ne pourrait pas revenir à un espace à l’usage des citoyens qui auraient vocation à apporter de l’eau au moulin de l’offre politique défaillante en lien avec le problème que pose l’abstention dont les politiques sont responsables du moins financièrement. Et plus encore ceux qui appartiennent aux partis proches du pouvoir, puisque leurs propositions ne peuvent concerner que le quart des électeurs comme on l’a vu aux dernières Législatives en 2017. Mais après tout, reste-il encore assez de temps pour qu’une prise de conscience prenne suffisamment corps dans le pays assez tôt à ce propos et que des citoyens en assez grand nombre s’emparent de cette question et que ceux que ce collectif intéresse se déclarent et s’organisent en conséquence? Tout est là quand la situation dans laquelle on se trouve plongés tous par des décennies de fonctionnement de bric et de broc la vie politique a toutes les caractéristiques d’un incroyable chaos dont on ne peut plus qu’à grand-peine mesurer collectivement la complexité.

Si nous voulons, comme nous le devons, obtenir des autorités une meilleure économie, fiscalité, justice, sécurité, de meilleures conditions de vie, d’étude, de travail, d’insertion, il nous faudra aussi prendre conscience à quel point nous avons à faire à très forte partie avec le suffrage quasi censitaire sur lequel repose le système: un système il-libéral, intolérant, oppressif qui est en place et qui sévit depuis trop longtemps; et qui de manière insidieuse achèvera bientôt son entrée définitive dans les textes si aucun collectif ne vient rendre aux citoyens les moyens qui leur permettent de reprendre leur destin en main que pourrait leur offrir cet espace citoyen que j’appelle de mes vœux… Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… Car c’est le seul moyen de casser le moule à une situation où tout un peuple se trouve sous le coup d’une opinion publique orientée et orchestrée autant dire désorientée par près de 50 ans de suffrage quasi CENSitaire et auquel on veut refiler un RIC qui n’a aucun SENS dans ces conditions. Après quoi la démocratie ne serait plus que le terrain de jeu des puissants avec tout ce que ça comporte d’arbitrage prétendument « collégial » mais de fait oligarchique, néfaste reposant sur des majorités artificielles, dont seul un collectif qui revendique une révision judicieuse du financement des partis viendra à bout, des risques qu’ils feraient courir à la Constitution voulue par le général de Gaulle, ainsi que des injustices qui ont mis les gilets jaunes dans la rue – lequel financement actuel des partis est inadapté à une démocratie représentative digne de ce nom et trop coûteux, non tellement au regard de la dépense publique élevée dont elle fait l’objet, mais davantage par le fait que ce financement n’est aucunement soumis à des règles qui obligent qu’une part (à définir) serait proportionnelle au taux d’abstention, de vote blanc et qui irait aux citoyens mis en demeure en dehors de toute considérations partisanes d’écouter l’autre, de le mettre en confiance…

Il reste encore beaucoup à dire à ce sujet. Soyez-en sûr, j’y reviendrai. Mais en attendant, voilà je crois un aperçu de ce qu’il en est selon moi de la situation de crise que nous traversons et des vrais moyens d’en sortir…


«E Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire (tant que cela) avant lui»

Comme chacun de ses prédécesseurs à son tour, Emmanuel Macron n’a fait que tirer parti de la situation qu’on lui a laissé en entrant, une situation globalement montée de toutes pièces par des élites. Lesquelles n’ayant jamais accepté, disons le droit de veto, que le général de Gaulle avait voulu mettre à la disposition des français en 1962 par son référendum qui aboutit à l’instauration de l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Aussi n’ont-ils eu de cesse de vouloir en découdre avec de Gaulle à ce propos. Tout aura été fait alors pour écarter le plus possible les populations des raisons cachées qui motivent les réformes, les évolutions: le système opaque d’alternance que les cohabitations auront institué et renforcé et qui a conduit au système « ni de droite ni de gauche » actuel, avec comme point culminant l’inversion du calendrier électoral voulu par de Gaule, etc.

Tout ceci, afin d’instaurer à terme un système (para)censitaire dépouillant les populations de leur souveraineté.

Reste à quiconque de développer davantage s’il le souhaite, mais le fait est qu’Emmanuel Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire avant lui…  Car, tout était rôti à sont arrivée au pouvoir pour qu’on puisse faire entendre dans l’opinion ce genre de discours…


Par quelles mesures combler le déficit de représentativité qu’engendre l’abstention?

Venez participer au (Grand) débat (citoyen) que je lance sur «le financement des partis» au sujet duquel je veux croire qu’une révision est primordiale à plusieurs titres parce que:

 -souhaitable pour épauler le pouvoir de mesures consécutives à l’abstention totalement absentes jusqu’à présent pour compenser le déficit si criant actuellement de représentativité dû à l’abstention.

-Aussi,  parce que possible avec des procédés rudimentaires, qui plus est « sans douleur. Bref, des mesures de bon sens que je suis prêt à défendre de bout en bout…

Prière à ceux qui voudront participer à ce débat* de s’inscrire chacun via ma messagerie twitter ou WordPress « nevousméprenezpas » en déclinant vos nom, prénom, pseudo si vous souhaitez rester anonyme et une adresse mail! Je ferai de même, suite à quoi je donnerai le cadre de l’idée que je soutiens et que je veux soumettre à l’examen des questions et des remarques de tous ceux qui voudront y participer… Merci!


Vincent Coquaz vs Jean-Claude Carrière. Son argument historique contre les dangers du référendum ne tient pas politiquement…

Dans son article, le vrai sujet, sur lequel Vincent Coquaz n’apporte aucun éclairage, n’est-il pas que: si « l’écrivain Jean-Claude Carrière a estimé à tort que les régimes des deux dictateurs (MUSSOLINI ET HITLER) ont « commencé comme ça », en évoquant le référendum d’initiative citoyenne » et que donc, le référendum d’initiative citoyenne ne serait pas dangereux, contrairement à ce que dit cet écrivain, ça ne fait pas pour autant de ce référendum d’initiative citoyenne le moyen-clé que 70% des citoyens voient en lui pour s’adresser enfin au pouvoir dans de meilleures conditions que actuellement… 

Et à ce propos, si ce journaliste de Libération marque un point contre Jean-Claude Carrière au plan historique, au plan politique avec cette « crise des gilets jaunes » qui est au cœur de nos préoccupations, il reste très évasif…

Car, rien ne dit en effet que ce référendum n’a pas une certaine dangerosité; ou à tout le moins qu’il ne nous fait pas passer à côté d’une solution plus efficace…  

Laquelle selon moi ne peut que résider dans l’instauration d’un espace citoyen numérique et autre financé précisément par les retombées d’une révision citoyenne du financement des partis liés au pouvoir en place…


Politique et environnement: un système dont le moteur à explosion tourne sur 3 pattes

Assez du politique, des médias et des intellectuels SANS LES CITOYENS!

Le gouvernement veut d’une transition énergétique qui fonctionne: il doit activer le piston citoyen enrayé par près de 50 ans de mise au placard de tout un peuple. Ou c’est tout le système qui explosera. Et comme nous l’a dit Montesquieu des civilisations, il aura péri par l’exagération de ses principes…

Afin donc d’éviter le pire, le clash, c’est bien le moteur à explosion du système qu’il faut revoir, et le piston citoyen qui doit être activé. C’est souhaitable vu la nécessité d’un nouveau départ avant que tout s’arrête, car cela finira ainsi sinon… Mais c’est possible aussi politiquement, financièrement, et autre…

Retrouvons-nous dans un de mes prochains articles qui se proposera de donner quelques pistes concernant ce peuple placardisé, la nécessité primordiale d’une renaissance de la vie politique et la révision du financement des partis appartenant à la majorité qui mettra fin à l’un et qui conduira à l’autre selon moi..


Les gilets jaunes: un mouvement issu de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir

Pendant près de 50 ans, le pouvoir, à l’appui de l’autorité d’une technocraties débridée qui a voulu tout contrôler, n’a eu de cesse pendant ces cinquantaine dernières années d’écarter par trop le pays de la Constitution telle qu’elle avait été conçue dans «la perspective tracée par le général de Gaulle» .

Les lieutenants de cette entreprise de remises en cause douteuses de la Ve République ou de bricolages politiques sortis d’une méthodologie proche du caporalisme ou autre du genre et à visée notamment européistes pour la contourner, n’ont jamais accepté cette réforme de la Constitution engagée par le général de Gaulle en 1962 permettant l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Ce fut pourtant une prévoyance qu’il voulut avoir pour que le peuple en cas de grands périls que feraient courir par une tendance que pourraient avoir ceux qui nous dirigent à abuser de leurs prérogatives par exagération des principes républicains, démocratiques définis dans la Constitution.

Globalement, ceux qui nous dirigent depuis si longtemps ne veulent plus de la Constitution (qu’on dit abusivement depuis peu avoir été taillée sur mesure pour le général de Gaulle mais que lui avait voulu pour les français.

Et les membres du gouvernement actuel, prétendument déterminé à faire ce que les membres des gouvernements précédents n’ont pas eu le courage de faire, ne font pas autrement si ce n’est que par un effet trompeur du fonctionnement en zigzag qui consiste dans ce que les gouvernements en place font depuis 50 ans: vouloir faire croire toujours qu’il fait ce que les autres avant lui n’a jamais eu le courage de faire.

Mais nous sommes toujours sur le même registre de langue propre aux abstractions arbitraires du pouvoir.

(Voir prochainement le 2ème épisode d’une longue série d’articles qui suivront sur ce sujet difficile des gilets jaunes, de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir et en quoi selon moi une révision du financement des partis serait appropriée comme pouvant être une des conditions importantes pour contribuer au succès d’une renaissance de la vie politique devenue par tout le monde ou presque une nécessité primordiale mais à laquelle rien d’aucun bord ne semble encore en mesure d’apporter de réponse qu’embryonnaire ou douteuse).


Tout ira en empirant tant que le peuple ne fera pas entendre sa propre voix.

Griveaux commence à nous chauffer les oreilles, avec son «Le ras-le-bol de ces 40 années où on n’a pas fait les choses !». Car, ce que fait dans la précipitation le gouvernement auquel il appartient va de pair avec ce qu’ont fait dans la lenteur les gouvernements précédents qu’il critique. Griveaux, l’hôpital qui se moque de l’infirmerie, la poêle qui se moque du poêlon, cette manie proprement tyrannique très à la mode surtout depuis 18 mois qu’ont les politiques issus des partis de gouvernement de faire retomber leurs erreurs, leurs fautes sur leurs prédécesseurs qu’ils n’ont surpassés en rien. Sauf en pire ou qu’en apparence.

Que se passe-t-il qui montre qu’il en est bien ainsi quand depuis près de 50 ans ils n’ont fait que « ne pas faire les choses » ce dont accuse Griveaux ses prédécesseurs et ce qu’il appelle agir, soit ce que fait le pouvoir en place sans tenir compte le moins du monde de la situation des français qu’il aggrave de jour en jour. Il n’y a pas de différence. Il n’y en a pas parce que si c’était sur le registre de l’inaction que les gouvernements antérieurs étaient critiquables, ça procédait des mêmes fautes qui étaient au grand jamais de ne pas tenir compte de la situation des français…

Et bien si on comprend ce que parler veut dire, tout ce qu’on doit à l’arrivée d’E Macron ne peut être vue que comme un durcissement des politiques antérieures.

Avant alors de nous demander comment faire pour que ça change, la question devant venir à l’esprit est quand, à partir de quoi tout deviendra enfin possible.

C’est tout simple: lorsque le peuple aura sa propre voix, et qu’il se donnera les moyens politiques de base pour la nourrir, la développer, l’organiser, la faire entendre… S’il veut s’en donner la peine, regarder où il faut, tout cela est à portée de main, à sa portée comme il va s’en rendre compte en emboîtant le pas dans celui des « gilets jaunes »; mais à leur suite politiquement et ce dans l’harmonisation des idées et des connaissances de tous les citoyens…


Sur qui compter parmi les opposants à Macron vus par les français comme pouvant jouer un rôle important…

Que les opposants à Macron se renforcent ne prouve pas que Macron est mis en difficulté . Du moins pas comme on pourrait le penser.

Le tableau que nous dresse Carl Meeus du paysage politique en France montre surtout qu’elle est partagée entre plus de 25 minorités.

C’est en soi assez surprenant. Mais avec ceci de très particulier que parmi celles-ci c’est la minorité que Nicolas Hulot représente qui fait le meilleur score devant toutes les autres figurant au tableau alors qu’il n’est pas un politique mais un ancien présentateur vedette de TV; au même titre que l’astronaute Claudie Haigneré, David Douillet et tant d’autres qui n’en étaient pas non plus des politiques.

Autre particularité, de taille celle-là, ces minorités se présentent globalement en 2 catégories distinctes dont celle qui recueille le plus de soutien est aussi celle qui porte sur les minorités la plus divisées et incapables de s’entendre. Vient ensuite la catégorie des minorités qui recueillent moins de soutiens mais qui concernent des populations plus homogènes qu’il n’y paraît.

Elles peuvent se montrer divisées contre Macron aussi vite qu’elles peuvent se retrouver réunis derrière une même tête de liste qui obéit à celui (en l’occurrence Macron) auquel ces populations se disaient opposées quelques temps avant…


La démission de Hulot va être surtout une occasion pour Macron de durcir sa politique

En quoi Macron est-il affaibli par la démission de Hulot? Nicolas Hulot était son ministre fétiche à ses heures glorieuses jupitériennes qui lui ont permis le – jusques-là impensable – saccage du code du travail, etc, etc, etc.

Premier point. Maintenant que cette page gréco-romanesque est tournée, Nicolas Hulot lui est plus utile à l’extérieur. Car, en même temps, la perte de popularité que le départ du gouvernement de hulot fait subir à Macron, le sert. Par contrecoup.

D’ailleurs en est-il affecté: pas le moins du monde. Il a même dit «souhaite(r) pouvoir toujours compter sur son engagement d’homme libre et convaincu, là où il décidera d’être». Hulot se fera un plaisir de lui savonner la planche si c’est – c’est! – le but du jeu.

Deuxième point. E. Macron n’a pas (n’a plus) besoin d’être populaire. Il a besoin d’être impopulaire. D’abord, ça va affermir ses soutiens en interne. Aussi toutes « les pleureuses » vont le rejoindre. Et pour le reste, il va pouvoir durcir encore plus sa politique antisociale et antidémocratique puisqu’il a plus rien à perdre.

De plus, ce départ de Hulot va profiter aux partis traditionnels qu’on disait déconfits. Il leur doit bien ça. C’est à eux principalement qu’il doit son élection et qu’il la leur devra encore si pour le peuple (dans les grandes lignes) – les miracles dans ce sens n’existent que trop en politique – Macron retrouvait grâce à leurs yeux.

Les montagnes russes avec les intentions de vote sont toujours une question de calendrier et de ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier. Plus généralement, et même par définition, ce qui profite aux Républicains, au PS, aux écolos… profite à La République en Marche… Quoi d’étonnant là-dedans, sous des colorations différentes ils adhèrent à la même politique. Ce qui empêche tout libre cours à une vraie démocratie.


Erik Tegnér (LR) « prônant une union des droites »: autant chérir les causes dont on déplore les effets…

Erik Tegnér ne devrait pas faire de vieux os en politique. Il ferait mieux de s’atteler, se concentrer à remettre en place le social et l’économie que Macron a déséquilibré de toute part, à ce qui préoccupe les français et qui leur fait le plus besoin…

Autant chérir les causes dont on déplore les effets pour paraphraser Bossuet. Il me fait penser à ce que disait Shakespeare des feuilles qui poussent en dernier sur les arbres dont Shakespeare disaient qu’elles sont les premières qui tombent en automne…

Cette idée « d’union des droites » n’est pas de nature à rassembler une force en assez grand nombre ni de façon assez unitaire pour affronter la politique de Macron qu’elles disent vouloir combattre. Il est trop loin d’être le seul à l’incarner.

Bon nombre de ses prétendus opposants tant de gauche que de droite n’en sont que des adversaires de façades prêts à le soutenir ou à reprendre le flambeau avec plus de rigidité que lui encore à la moindre occasion…


Le risque pour Macron est le même que pour ses adversaires de façade…

D’après Bernard Sananès (1) «le vrai risque pour Macron» ce serait qu’il ne puisse pas «encore réformer rapidement en profondeur»…

Où va-t-il chercher ça quand ce sont justement ses réformes à tout berzingue antidémocratiques et antisociales qui exaspèrent le plus les français, si ce n’était alors que pour renvoyer à son adversaire de façade en chef (Laurent Wauquiez) pour qui depuis un an ce que Macron «a fait ne produit aucun résultat et qu’on ne peut pas gâcher quatre ans de plus». 

Mais, Bernard Sananès croit-il ce qu’il dit: il y a fort à parier que non! Car, ce que ne peuvent dire les politologues du système, le risque pour Macron c’est que les français en grande majorité comprennent que, de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse et de Olivier Faure à Stéphane Le Foll en passant par Benoît Hamon, ce n’est que la sauce qui change.

Mais ça sera le même plat, la même cuisine avec des baratins différents. Sauf que Macron peut dormir tranquille: la France est un pays de minorités en plus grand nombre qu’ailleurs et qui sont incapables de s’entendre intelligemment!

  1. Bernard Sananès, président de l’institut Elabe


Comment la droite pourrait-elle apparaître autre que «critique envers Macron» sans être «en ordre dispersé»?

La droite n’est critique envers Macron que pour relayer sa politique dans l’hypothèse où, il deviendrait plus qu’il ne faut impopulaire comme il est à le craindre vu ses mesures antidémocratiques, antisociales, où aussi son déficit d’image allant grandissant pourrait remettre en cause en profondeur son action.««

L’enjeu des Républicains, et pas seulement eux, n’étant que la survie du système. Ce qu’ils ne peuvent laisser paraître à aucun prix: ils sont trop dépendant d’un électorat de plus en plus volatiles… Ils perdraient sinon tous les électeurs qui se sentiraient trahis.

C’est pourquoi la droite doit se montrer + que jamais dispersée. Est-ce pour cela que ses leaders sont pour autant divisés? Tout ça c’est du théâtre laissé à l’appréciation de chacun. Le seul soldat à sauver est le sacro-saint Économisme. Ainsi n’ont-ils d’autre choix que de se diversifier, d’apparaître (de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse) sous tous les profils possibles propres à chaque grand créneau électoral. Le but du « jeu » est de remettre d’une manière ou d’une autre le plus de France possible dans leurs rangs. C’est fort heureusement loin d’être gagné.

sachant – cela dit – qu’ils se raccorderont illico presto dès que le temps des reports viendra… Ceci se vérifie aussi avec la gauche de gouvernement, celle-ci étant bien plus solide qu’on veut bien le croire. Car si le maître au pouvoir, au Parlement a changé de visage avec l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an dernier, on est toujours sous commandement de type Umps…


Entre social et économie: un équilibre à retrouver, une entreprise à reprendre à zéro

Si l’heure en politique serait bien à se montrer enfin «capable de formuler un discours offensif en direction (…) de tous ceux que les progressistes vouent aux poubelles de l’histoire» comme le suggère Jean-Claude Pacitto (1) à la droite (sous peine sinon de disparaître), je ne vois pas du tout, à cette fin, en quoi la difficulté à surmonter qui lui incomberait consisterait à savoir «articuler intelligemment le culturel et l’économique».

Ce, sous couvert que «le big business, à qui elle fait toujours les yeux doux, [serait] désormais acquis aux thèses progressistes». N’est-il pas plutôt que, traditionnellement la droite est le monde des affaires et la gauche celui de la démocratie?

Tout ça a-t-il pas volé en éclat? L’une comme l’autre ne sont-elles autres de plus que les deux faces d’un même affairisme?

N’est-ce pas là alors qu’un équilibre entre social et économie serait donc à reprendre à zéro !

«Jean-Claude Pacitto est maître de conférences HDR en sciences de gestion à l’université Paris-Est»


F. Hollande, un adversaire de façade à E. Macron: au même titre que moult autres personnalités politiques

François Hollande , se fiche bien de ne peser que pour 17% des français dans l’hypothèse d’un éventuel retour à la course à l’Élysée en 2022… François Hollande en bon technocrate qui se respecte reste avant tout un adversaire de façade à Emmanuel Macron. Manière de se diversifier, tels des jongleurs, ils se repassent la balle. Sauf que là, tout se joue sur le ton des dissensions, des rivalités, du « duel logique » pour faire illusion.

Alors, au même titre que Nicolas Sarkozy ou moult autres personnalités politiques moins en vue, une chose est sûre (selon moi): François Hollande, énième supplétif du candidat du système qui sera le mieux placé en 2022, candidat ou pas à cette élection, aura si besoin est le soutien qui se doit d’E Macron. Envers ou contre censément son propre intérêt, il se fera un plaisir de lui fournir le râteau électoral à sa taille si c’est nécessaire.

C’est là « l’esprit d’équipe » actuel des politiques, pourvu qu’un maximum de citoyens n’y voie que du feu. La règle en est très simple: si vous ne voulez plus de Hollande voici Macron! si vous ne voulez plus de Macron voici Hollande! Et si vous ne voulez plus ni l’un ni l’autre, ce ne sont pas les adversaires de façade des uns et des autres qui manquent!

Dans l’éventualité donc d’un retour à la course à l’Élysée en 2022 -, François Hollande se fiche bien de ne peser que pour 17% des français prêts à le soutenir. Ce serait d’ailleurs très intéressant de savoir combien parmi eux ont voté pour Emmanuel Macron. On comprendrait ce que « cartels électoraux » et « élection piège à cons » veulent dire. Et tant d’autres choses du genre…


Hausse du déficit extérieur: des chiffres « juteux » pour enclencher une nouvelle vague de réformes antisociales

Qu’ils soient déficitaires ou excédentaires, ces chiffres étant essentiellement indicatifs d’une valeur quantitative, sont par définition toujours inquiétants; ce qui ne veut pas dire toutefois qu’ils soient affolants.

Le fait est que les chiffres ont toujours d’inquiétants (au sens propre, concret et positif du terme) qu’ils appellent (à partir des données sensibles qu’ils reflètent) à préoccuper notre esprit à raisonner sur leur réalité intelligible. Autrement dit, à ce que derrière leur aspect à l’état brut, ils révèlent de facto.

Or, dans une économie développée comme en France qui ne doit pas tant que ça à E. Macron, F. Hollande ou autre, ce déficit (quand bien même il serait passé au deuxième trimestre de 10,6 milliards à 11,6 milliards) est largement compensé par les investissements qui le creusent; mais aussi par l’activité très importante du commerce intérieure, notamment dans le secteur du tourisme…

Il faut d’autant arrêter de regarder ce déficit du commerce extérieur sous l’angle trop fermé, étroit des chiffres que, c’est en regardant ainsi les chiffres que nous risquons tomber dans le piège du gouvernement qui a tout intérêt à développer dans l’opinion une vision alarmiste des chiffres pour mieux impulser une nouvelle salve de réformes antisociales par ordonnances à la rentrée sous le prétexte fallacieux d’un déficit extérieur chronique…


Bonnes vacances, bon été!

Rendez-vous à la rentrée. Pour ma part, je la démarrerai sur une critique que je fais au pouvoir dans son ensemble par la manière par laquelle il a géré l’affaire Benalla.

On verra comment (certes très habillement), il a fait de cette affaire un moyen de polarisation des grands et nombreux mécontentements dont il est à l’origine sur le terrain de son choix: faire que tout converge essentiellement vers un duel entre La Rem et les Républicains.

En premier chef, pour les Européennes en 2019, ce qui fait que les Républicains tardent à dévoiler leur programme, prétextant qu’il est en cours d’élaboration. Ce qui est faux bien évidemment, le jeu étant entre eux et La Rem de ratisser le plus large possible chacun de leur côté pour ensuite additionner leurs forces sur le candidat le mieux placé de leurs troupes. Un classique umpsiforme…

Bonne vacances et bon été en attendant!


Pour une vraie «loi Avenir Professionnel» !!!

«Les hommes ne sont pas faits pour les places, ce sont les places qui sont faîtes pour eux»; pour eux tous et non que pour une certaine et petite partie d’entre eux».

Si Jacques-Olivier Martin n’a peut-être pas tort de reprocher à François Hollande d’avoir [lancé] « en fin de mandat la formation en urgence de 500.000 chômeurs pour maquiller la courbe du chômageoù a-t-il vu que Emmanuel Macron était «un peu plus sérieux et audacieux que» lui pour ce qui est de « tenter de relever le défi » en la matière? En clair, où a-t-il vu avec sa «loi Avenir Professionnel» que Emmanuel Macron ne maquillait pas la courbe du chômage à sa manière aussi? A priori de surcroît! Et oui a priori, car baignés que nous sommes dans le sensible selon lequel l’homme se définit à sa valeur économique, tout se résout à relier le progrès social à ce qu’une place (un emploi) soit donné à chacun pour que tout aille bien. Autant dire alors « vivat, au temps de l’esclavage!

Plus encore: parce que ce n’est pas « maquiller la courbe du chômage que de traiter comme du bétail des millions de pauvres gens que les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont poussés dans la nasse du chômage de masse (les livrant au nom de la « méritocratie » à tous les sous-emplois).

Le seul exploit dont pourra se glorifier E. Macron, s’il réussit avec sa «loi avenir professionnel» le tour de force d’infléchir la courbe du chômage,  sera d’avoir fait passer les chômeurs d’une nasse dans une autre. Car tout cela n’est qu’un subterfuge.

L’Etat se sera déchargé de ses obligations régaliennes les plus élémentaires: celles liées par exemple à la cohésion sociale dont la mise en oeuvre des conditions qui y veillent, la maintiennent et la développent est à sa charge. Ceux qui sortiront par ce moyen du chômage resteront des chômeurs, sauf qu’il ne porteront plus ce nom-là. Qui plus est, le prétendu ex-chômeur sera devenu un travailleur obligatoire et – bon coup pour un Etat qui ne s’assume plus! – notre prétendu ex-chômeur ne recevra d’indemnité en rapport à son nouveau statut de chômeur que du revenu qu’il ne retirera que d’un emploi subalterne. quand alors, les cotisations de chômage ne financeront plus les chômeurs mais la machine qui les broient.

À moins donc que cette vision basique de L’Etat ne nous effleure pas du tout, aller voir dans cette «loi avenir professionnelle» une vraie solution au chômage de masse n’est qu’une dérobade. Surtout si celle-ci ne s’inscrit en aucune manière et de façon claire, nette, précise dans une optique, la seule qui vaille (surtout au XXIe siècle), celle selon laquelle «les hommes ne sont pas fait pour les places» mais celle où «ce sont les places qui sont faîtes pour eux» ou pire, pour une certaine et petite partie d’entre eux seulement. 


Affaire Benalla, le scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sert pour bruire la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales…

Cette affaire Benalla a pris des proportions volontairement exagérées, inadaptées telles, qu’elle ne peut qu’être à mettre en parallèle avec les difficultés que le mécontentement des français poserait au pouvoir s’il s’étendait trop et qu’il a lui-même provoqué par ses mesures brutales, antisociales qu’il leur inflige.

Comment les français pourraient-ils en être satisfait, tant depuis à peine plus d’un an qu’il exerce sous étiquette « En Marche », il ne fait que les matraquer fiscalement, administrativement de manière effrénée qui plus est arrogante, humiliante, insultante. C’en est à un point tel que ce mécontentement est en train de se développer à la vitesse d’un incendie capable de renverser le gouvernement. Plus grave encore: il pourrait remettre en cause toute la politique menée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an passé.

Et c’est là l’explication de tout le chambard fait autour des agissements de ce premier de cordée de la bavure sécuritaire en tout genre. Alors – oui! – fallait-il démêler les responsabilités des parties prenantes dans cette affaire. Or, les français n’ont que le moyen de la contestation pour se faire entendre. Et tout ce remue-ménage inimaginable ne vise alors qu’à briser surtout toute possibilité de convergence sinon des luttes de ce qui motive le mécontentement global des français. À même de se sentir avoir été fragmentés, ceux-ci pourraient s’unir pour mettre fin aux abus dont ils sont victimes – ce que le pouvoir cherche à éviter.

D’où les proportions volontairement inadaptées qu’a pris cette affaire Benalla et l’intérêt pour le pouvoir que les raisons de tout ce raffut (trop embarrassant pour lui à leur sujet) restent secrètes. Du moins pendant quelque temps: celui qui lui permet de sortir du trou d’air descendant qui pourrait bien mettre La République En Marche en l’air. C’est le pétrin dans lequel s’est fourré La République En Marche d’avoir voulu aller trop vite dans les réformes pour profiter au maximum de l’effet de surprise que nous a joué Emmanuel Macron sur le registre du « vrai Président » et qui pourrait bien la faire imploser dans sa chute si leurs commanditaires ne trouvent pas de parade tout de suite à ce mécontentement grandissant que la politique brutale du gouvernement inspire aux populations. Mais après 12, 13 mois de pouvoir, ce registre est déjà usé. Il lui faut repartir sur d’autres bases et en même temps enjamber l’obstacle.

C’est là que Alexandre Benalla rentre en scène avec les écarts de conduite qui lui collent aux fesses depuis bientôt trois mois pour ses faits de violence et le dénouement qu’on sait qui tombe à pic pour faire diversion, occuper l’espace médiatique. Tout cela n’était avant tout qu’un montage de bruits de casserole liés à ces fameuses bavures en attendant de faire passer la grosse pilule, que les troupes fraîches arrivent pour reprendre le contrôle de la situation, et que tout reparte comme avant… Déjà, la polémique a viré au « mais oui mais non ».

N’assiste-t-on pas depuis peu à deux sons de cloches se faisant écho: celui d’un côté du « hou! mais ça n’va pas s’passer comme ça » et de l’autre celui disant (pas plus tard que hier soir sur BFMTV avec franz olivier giesbert) que « des affaires comme ça …    il y en aura d’autres… Ou encore celui du «pourtant, dans ses débuts, il avait tout fait pour restaurer une fonction dont la dignité passait aussi par une forme de distance et de rareté».

Et puis dans huit jours tout sera rentré dans « l’ordre ». On dira qu’il avait « pété les plombs« … À moins que – on peut rêver – vraiment les français se décident quand ils disent qu’ils ne lâchent rien de passer aux actes…

Quoiqu’il en soit, cette affaire Benalla aura été un scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sera servi pour briser la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales, antisociales. Ne nous l’enlevons pas de la tête…


Hollande peut-être de retour, un signe de faiblesse des candidats du système , y-compris les mieux placés à l’orée de 2019

«Des proches de François Hollande planifient son possible retour»,  nous détaille Sophie de Ravinel dans le Figaro d’hier soir . À quelle autre fin peuvent bien poursuivre ces proches de Hollande, lui qui, après avoir été le Président « normal » le plus invraisemblable qui soit, voudrait devenir le Président « humain », si ce n’est pour pousser à la roue les candidats du système les mieux placés en situation de faiblesse à l’orée de 2019. Et même au delà.

Avec ou sans le retour de Hollande , on est au moins sûr d’une chose: en bon technocrate, le peu qu’il pourra faire profitera au candidat du système le mieux placé. Comme ça a été avec Sarkozy (1) en 2007 mais ça aurait été Royale : c’était pareil. Comme a a été avec Hollande avec son  » Le changement c’est maintenant » en 2012 comme ça aurait pu être Sarkozy avec sa « France forte ». Comme ça a devait être Macron en 2017 pour faire semblant de piquer les fesses de l’éléphant. Pourquoi alors en serait-il autrement en 2019, en 2020 et en 2022: je me le demande, tant que les français se laisseront faire ???

1 les technocrates ne passent pas nécessairement par l’ENA. La technocratie n’a pas attendu l’ENA pour exister.


Bonne chance à la France face ce soir à la Croatie et retour demain sur l’autre match qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019!

À cette finale de Coupe du Monde de football 2018, n’étant pas croate mais français quoi de plus naturel que de souhaiter bonne chance à la France et que le meilleur gagne!

Retour donc dès demain et les jours qui vont suivre sur ce match et aussi sur celui qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019.

Ce sera pour moi l’occasion de vous raconter prochainement le coup de pouce que Macron est venu donner, devant les parlementaires qu’il a réunis sous les ors de Versailles, aux Républicains avec sa mise en scène «des vilains nationalistes» moins manichéenne que Guillaume Tabard veut bien le dire, en quête surtout d’une opposition docile contre lui.

 


«Les anciens soutiens de Macron sortent le carton rouge», comme si sa seule personnalité était la cause du mécontentement des citoyens…

Après la comédie des divisions des Réputés-Républicains, (une comédie à seule fin de ratisser plus large sur le tout-venant républicain avant les européennes et agir en Républicains En Marche ensuite), voici – toujours sur le même registre – la phase «Bertrand, Bussereau, Villepin, Borloo et consorts».

Dits «anciens soutiens de Macron – anciens: reste à vérifier -, ils sortent le carton rouge» titrait Marion Mourgue il y a deux jours dans le figaro. Après l’avoir soutenu depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle jusqu’à maintenant, pour ne citer qu’eux, il serait devenu «arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités» pour Dominique de Villepin, décevant pour Dominique Bussereau, Hervé Morin et François Baroin, «désagréable» pour Jean-louis Borloo etc. Sur le registre cette fois de la remontrance, il serait pour Vincent Trémollets de Villers devenu critiquable «lui le président qui s’était fait connaître et apprécié (nous dit-il) pour son énergie réformatrice et son constant pragmatisme» aurait « pris le risque de restaurer une disposition de méfiance qu’il voulait évacuer de la politique en «dérivant de vidéos anecdotiques en micro-polémiques, de «en même temps» en profondes contradictions.

Mais tout ça c’est du cinéma, de la récup pour faire porter sur sa seule personnalité la responsabilité du mécontentement des populations qui n’en peuvent plus de la politique de Macron à mesure qu’elles réalisent comment, catégories après catégories, poussées les unes contre les autres depuis un an, la politique menée par Emmanuel Macron les a rendues corvéables à merci au diktat de l’argent roi tout-puissant. Ce ne peut tout de même être pour retomber dans les griffes de Xavier Bertrand et compagnie qui restent solidaires des mesures prises par le pouvoir en place responsables du mécontentement grandissant des français.

Xavier Bertrand a beau jeu quant à lui de se prétendre soucieux de la situation des « milieux de cordée, ceux qui bossent, et qui savent pertinemment qu’ils ne peuvent compter sur personne parce qu’ils ne sont jamais aidés»? Là, c’est encore reprendre le mécontentement des français vis à vis de la politique de macron pour la détourner de son but premier qui est très loin de porter sur sa seule personnalité d’homme arrogant exerçant un pouvoir sans partage qu’il lui reproche.

Le but alors de ce cinéma est évident: laisser le moins d’espace à une vraie opposition à la majorité de sorte à ne voir le mécontentement des citoyens que, par la manière dont va évoluer l’opinion en faveur et en défaveur de Macron, pour que seule sa personnalité soit mise en cause. Un moyen, toujours le même, et à des fins surtout et notamment électorales d’établir un rapport de force, à trois éléments contre un, en défaveur de toute vraie opposition au pouvoir. Comme au temps de l’UMPS, mais dans une forme plus subtile.

Dans tout cela, comment laisser les élites dire alors que c’est au peuple comme on l’entend de plus en plus ces temps-ci que s’appliquerait la critique très fine que Bossuet adressait aux dignitaires de son temps leur reprochant de déplorer les effets dont ils chérissent les causes alors que c’est aux élites qu’elle devrait s’adresser. C’est bien elles encore ici qui déplorent les effets néfastes de la politiques d’Emmanuel Macron (jusque-là on est d’accord) mais non les vraies causes. Qui sinon elles chérissent leurs causes, quand au lieu de trouver une explication à ces effets dans la politique menée depuis un an qu’Emmanuel Macron est au pouvoir en grande part « grâce » à eux, ils veulent la voir dans un certain changement de manière d’être et autre de se comporter que Emmanuel Macron aurait contracté; à savoir que le pouvoir lui aurait tourné la tête, et que sais-je d’autre. C’est bien que tout cela n’est que mise en scènes, comédie des élites dont cette manière grotesque de faire se double se double aussi de cette manière tout aussi grotesque d’être…


Au capitaine revient de gouverner et aux passagers de fixer la destination, ou alors c’est la galère.

Quand on veut être nombreux, c’est pour être soi-même fort parce que tout seul on est trop faible. Par exemple pour déplacer un arbre, que l’orage a mis en travers de notre chemin; et que par conséquent on va devoir être suffisamment nombreux si pour le dégager le seul moyen va être de se mettre à plusieurs; ce qui va à son tour impliquer de devoir vouloir être nombreux pour être fort.

C’est là le domaine élémentaire de l’entraide. C’est le b a ba de la vie en communauté qui consiste à chercher (élire) les personnes les plus à même (en terme de moyen et de manière qu’il va falloir déployer pour régler le problème dans les meilleures conditions: délai, praticité…). Il ne viendra à personne – quoique dans le monde compliqué dans lequel nous sommes de nos jours ce ne serait pas étonnant – d’aller chercher à cent lieues voire à mille l’aide dont on a besoin et qu’on a à deux pas. Comme dans « le 22 à Asnières », le sketch hilarant de Fernand Raynaud (1)…

Mais ce qui vaut pour l’entraide au quotidien ne vaut pour la politique. Car, si dans le domaine de l’entraide au quotidien le contact avec la communauté, le rapport avec elle ne concerne que des démarches spontanées qui font appel le plus souvent au bon sens qui portent à trouver les solutions les plus simples (la subsidiarité), donner les premiers secours. Ça va être la plupart du temps de trouver (d’élire) des personnes sur la base, le principe selon lesquels il faut être assez nombreux pour se tirer d’embarras sur la route un soir d’orage.

En politique, c’est très différent. C’est même radicalement différent. Enfin, si on veut sortir de la caricature navrante de la politique et du pouvoir à laquelle on assiste depuis des décennies. En politique, le domaine de l’entraide n’est plus que de vouloir ni de devoir être nombreux pour être fort mais, et aussi bien pour le capitaine du bateau que les passagers, mais de vouloir et devoir être fort pour être nombreux.

Parce que pour qu’une traversée en bateau se fasse dans de bonnes conditions, si c’est au capitaine que revient de gouverner le bateau c’est aux passagers de fixer la destination, ou bien c’est la galère.

Et si dans un pays démocratique, républicain on repart après chaque mandature dans une nouvelle galère pour  les cinq ans, c’est bien que l’union ne fait la force pour quelque chose de bien, de louable, de normal qu’en société mais qu’elle la fait pour quelque chose de mal, de méprisable, de condamnable en politique. Si bien que si Blaise Pascal a pu affirmer que ce qui est fort n’est pas juste et ce qui est juste n’est pas fort ce n’est que vrai à ceci près que ça n’obéit qu’à un phénomène qu’on a laissé se développer parce qu’on en ignore les mécanismes le plus souvent par négligence. Par négligence intellectuelle quand par lassitude devant la multiplication des difficultés, par commodité personnelle étant donné notre distance par rapport aux événements. Par négligence morale quand on n’est pas directement concerné ou pire quand on y a un avantage.

Pour toutes ces raisons, on a fini par croire après Blaise Pascal que si le juste et le fort étaient contradictoires, c’était une fatalité au lieu d’y voir surtout un phénomène lié à un processus involutif bien que très fortement installé mais n’étant qu’un processus d’origine humaine demeure réversible comme celui qui avait conduit au tabagisme, à alcoolisme où tout autre processus ayant conduit aux pires fléaux dont on vient à bout quand on se donne la peine de les étudier, de les expliquer, d’enclencher les mécanismes de mise en route des processus inverse…

À commencer par admettre qu’en politique il faudrait, il faudra instaurer sur ces principes un rapport de force d’égal à égal entre tous les membres de la communauté. C’est là qu’il va y avoir encore du travail…

  1. le sketch « le 22 à Asnières,  quand le téléphone était encore manuel et que ne pouvant obtenir de l’opératrice des téléphones le fameux « 22 à Asnières » parce que – d’être tombé semble-t-il sur une opératrice obnubilée pour les appels vers les grandes Capitales – il se voit dans l’obligation de faire qu’on le branche sur New York pour avoir enfin quelqu’un à qui demander qu’on lui passe son « 22 à Asnières » pour joindre – qui c’est qui? – peut-être, son beau-frère qui est à deux pas. Pour – qui c’est quoi? – peut-être, qu’il vienne le chercher à la gare…


Quand la droite va-elle se reconstruire pour former une véritable opposition à Macron?

Désolé de dire ça à ceux qui ne veulent pas faire travailler Laurent wauquiez pour construire une véritable opposition à Macron, mais «l’obsession des «castings», c’est l’argument facile pour ne pas entendre ce qu’on a à lui dire sur ce sujet.

Il sait très bien que la question du casting et non des castings obligerait les (réputés) Républicains à reconnaître que le projet qu’ils disent avoir en cours d’élaboration est parachevé depuis longtemps. Et que c’est la forme qu’il aura qui pose problème.

Ils se heurtent à un électorat de plus en plus multiforme, volatile, indécis et remonté contre Emmanuel Macron qui les empêche de se positionner par rapport à lui dont ils se montrent proche ou éloigné selon comme s’oriente l’opinion dans son ensemble en constante incertitude. D’où leur embarras, leur hantise pour présenter le casting, pour dire qui seront les têtes de liste aux européennes tant les Républicains de Droite, de Gauche et du Centre craignent un 09 mars à l’italienne aux européennes.

En perpétuel décalage entre leur discours et leurs intentions réelles, ne pouvant mettre toutes leurs «œufs» dans le même panier ils tiennent un double langage. Laurent Wauquiez en tête, avec son «Arrêtons de créer artificiellement des différences», alors qu’il n’a de cesse (comme s’il n’avait d’autre choix de multiplier les lignes politiques au sein de leur parti pour canaliser ses troupes…


«Une crise de la masculinité sans précédent» et plus d’un siècle de rigidité du pouvoir

Eugénie Bastié a fait son enquête. Elle dénonce «une crise de la masculinité sans précédent» que traverse l’Occident. Jusque-là je suis entièrement d’accord avec elle. Mais, comment la laisser dire que  «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» en seraient responsables quand ces trois phénomènes de société ont plus d’un siècle de rigidité du pouvoir pour seule et même origine.

Pour comprendre bien de quoi on parle, qu’on n’a plus trois mais quatre phénomènes et que ceux-ci sont bien liés comme énoncés dans cet article où, parmi ces phénomènes inquiétants en continuelle expansion, la rigidité du pouvoir est partout source d’augmentation et d’aggravation des crises. le dernier élément en date à ce propos, comme quoi il en sera toujours ainsi tant que le pouvoir ne se remettra pas en cause suffisamment est dans la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église, pris au piège qu’il est par plus d’un siècle de rigidité du pouvoir dans lequel est tombé le pouvoir lui-même .

L’homme jeune, moderne, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne fait qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà, faute de toute véritable remise en cause du pouvoir.   tellement  que  Voilà ce qui arrive quand on attribue à «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire ont engendré une crise de la masculinité sans précédent»    à l’origine n’a rien à voir avec   à quelle rigidité toujours opérante on a à faire avec le pouvoir, constatons que ces deux phénomènes en sont conséquence. le dernier en date est la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans (rien n’a changé comme il fallait depuis un an) et qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église.

L’homme jeune, moderne, les grandes qualités, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne font qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à elle avec cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà donc de la France tout l’Occident. Tout cela doit nous indiquer de façon patente qu’on est moins dans une crise de l’autorité mais plus dans une crise du pouvoir. Ne reste plus qu’à démontrer que c’est bien dans l’entêtement dans une rigidité insupportable dont font preuve tous ceux qui sont dépositaires de l’autorité dont se nourrit cette crise. Ces crises.

Si donc il y a bien une crise de la masculinité sans précédent, des interactions entre ce phénomène, la révolution féministe et l’avènement de la société égalitaire, suite à des erreurs, des fautes commises pendant plus d’un siècle par des gens détenteurs de l’autorité mais plus assoiffés de pouvoir que de justice dont ils n’ont le plus souvent que le vocabulaire, c’est d’avoir ignoré trop longtemps une donnée anthropologique qui définit une différence fondamentale autre que physique et anatomique qui existe entre l’homme et la femme et qui ne pouvait conduire qu’à cette crise du pouvoir. Le type même de crise involutive qu’on doit, de prendre pour la cause ce qui n’est en réalité que la conséquence d’une autre cause dont la particularité est d’être première.

Quelle est cette donnée anthropologique qu’on ignore et que les hommes et les femmes de pouvoir se sont complu de méconnaître abusivement depuis trop longtemps, quelle est cette donnée anthropologique notamment physiologique autant sociologique, si ce n’est que si l’homme davantage que la femme est plus naturellement porté à développer des qualités d’invention, à l’inverse la femme davantage que l’homme est plus naturellement porté à développer des qualités d’application. Et donc en quoi plus d’un siècle de rigidité du pouvoir est bien entre autre la cause de la crise de la masculinité? C’est bien que nos dirigeants se voulant que trop être les seuls détenteurs de la vérité, sont responsables de ce que les qualités d’application sont devenus prédominantes sur les qualités d’invention. Car il avaient tout intérêt à installer cette prédominance, leur principale préoccupation étant de se faire obéir au mépris même de la vérité. Ce qui n’a fait que développer la féminisation de la société, cette révolution du féminisme, cet avènement de la société égalitaire, cette crise de la masculinité, et tous ces grands problèmes de masse qu’on ne fait que remplacer par d’autres plus graves. Et si on persiste par exemple à croire que «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» seraient la cause de la «crise de la masculinité sans précédent», craignons que ces trois phénomènes ne feront que s’amplifier ainsi que toutes les autres crises que nous traversons par ailleurs. À commencer, les féministes redoubleront de détermination, les «cucks, ces «hommes qui cherchent sans cesse l’approbation des femmes» que fustigent – et ne feront que fustiger davantage – les «trolls» comme s’en inquiète Eugénie Bastié. ne feront que fustiger davantage».


Pourquoi le «limogeage de Virginie Calmels» n’était qu’une mascarade

Ce limogeage n’était qu’une mascarade des Républicains. Cette dramaturgie du «limogeage de Virginie Calmels» n’était que pour faire croire que le risque de division est la raison principale au fait que leur projet politique n’en serait qu’en cours d’élaboration alors que celui-ci est fixé dans le marbre depuis des lustres.

La difficulté relève plutôt de ne pouvoir dans la durée en donner une forme définitive qui convienne à un électorat de plus en plus multiforme, volatile et indécis, cet état de l’électorat n’étant que le résultat des attentes que furent les-leurs pour ouvrir la voie à l’incrustation de la politique d’Emmanuel Macron qu’ils ont à cœur de continuer  en même temps qu’ils s’en défendre. D’où leur embarras pour présenter le casting destiné à savoir qui seront les têtes de liste des Républicains aux prochaines élections devant avoir lieu en 2019, 2020 et 2022. Comment out ça ne serait qu’invention fantaisiste, sans fondement, quand depuis un an les Républicains se disent tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division est exclue?  Que venaient faire alors les proportions exagérées qu’avait pris cette histoire de tract que reprochait Virginie Calmels à Laurent Wauquiez, ce désaccord et qui a démarré il y a plus de trois semaines, a atteint son apogée toute la semaine dernière et qui s’est achevé en point d’orgue il y peu n’aurait-il pas dû se régler entre eux deux entre « quat-z-yeux » au sein de l’exécutif. Si film il y a c’est avec le «limogeage de Virginie Calmels» et toute la dramaturgie qui à gravité autour qu’il existe. Et l’on peut aisément imaginer, ça tient parfaitement la route, que les Républicains, Laurent Wauquiez en tête, aient eu besoin de cette petite dramaturgie pour se remettre le plus insensiblement possible en ordre de bataille face à l’opinion. Tout cela s’explique très bien par le fait qu’ils ne peuvent pas dévoiler leur projet politique non parce qu’il est en cours d’élaboration comme il disent; mais à cause d’une condition embarrassante qui les empêche d’en parler trop à l’avance ne pouvant savoir quelle forme acceptable lui donner sans avoir (ce qui serait contre-productif électoralement) à en changer tous les quatre matins tant il est très certainement très proche sur le fond, de la politique d’E. Macron ce qu’il ne peuvent laisser paraître à aucun prix se voulant incarner – et pour cause – la principale opposition.

Alors que depuis un an les Républicains s’étaient dit tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division étaient exclues, comment Laurent Wauquiez a-t-il pu laisser la nouvelle se répande en long et en large dans la presse quand le bruit des portes qui claquent entre eux deux a été le plus fort? Avait-il lieu d’attendre ce moment le plus mal choisi pour limoger Virginie Calmels ?  Est-il seulement à l’origine de cette décision? Beaucoup d’autres questions de cet ordre restent sans réponses. Mais, que n’avons-nous vu que tout cela n’était que du bruitage. Un bruitage tout ce qu’il y a de plus assourdissant dans le but par trop évident d’éveiller notre attention sur des niaiseries de vaudeville et nous rendre sourd à un aspect douteux de leur projet politique en vue des prochaines élections de 2019, 2020 et 2022. Cet aspect indicible de ce projet étant qu’ils doivent mettre impérieusement en sourdine que ce projet devra ne témoigner d’un courant très fort d’opposition à Emmanuel Macron que si ce dernier devenait trop impopulaire dans les mois qui vont suivre (comme on a tout lieu de le penser étant donné la dureté de sa politique sur le plan social); ou au contraire ce projet devra-t-il prêter le flanc à E. Macron si (comme on peut le penser aussi étant donné la proximité très grande  quoiqu’on en dise d’E. Macron avec les Médias à grande écoute, les élites et la grande influence que ce beau linge sait exercer sur les masses) s’il parvenait contre ce que voudrait la logique sociale à rester le mieux placé jusqu’à la fin de son mandat. Car quelle que sera la forme de ce projet, une chose est sûre, il se proposera de continuer la politique rigidiste d’E. Macron. D’une manière ou d’une autre. C’est dans l’air du temps qui n’est pas du tout à la démocratie: les personnels politiques ne sont plus là pour rester bien longtemps mais toutes leurs opérations se suivent comme les pignons d’une même roue dentée. Aussi doivent-ils user de toutes sortes de stratagèmes.

Ainsi, ce différend intenable au sujet de ce tract dont Virginie Calmels disait avoir regretté la diffusion – trop ouvertement au goût de Laurent Wauquiez -, n’aurait trompé personne sans toute cette dramaturgie. Notamment sur le fait qu’elle a participé amplement à cette diffusion, quand dans un contexte d’afflux migratoire sans précédent en Europe et d’affolement quasi général qu’il a produit sur leurs populations, quand donc dans ce contexte Virginie Calmels sur des plateaux de télévisions vient nous dire que ce tract (scandant  «pour que la France reste la France») « impose…  une ligne unique à la famille de la droite», qui serait «une ligne identitaire et populiste»… Sans parler de la pub qu’elle s’est fait, combien nombreux sont-ils tous ceux comme Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Thierry Mariani et tous les autres qu’on n’entendait plus et à qui elle a redonné une occasion formidable de reprendre de concert de la voix?

Quel est celui qui ignore que Laurent Wauquiez est le rassembleur « du monde ancien » en quête des électeurs partis au FN/RN, à DLF, au PCD et autres « amoureux de la France »; quel est celui qui ignore que le départ de Virginie Calmels a donné le coup d’envoi en fanfare à tous les électeurs de droite et du centre qui se reconnaitraient dans la ligne «DroiteLib» pour ne pas dire Macron-compatible et plus qu’elle a fondée; que les Républicains  ont aussi d’autres lignes politiques, tel valérie, Guillaume Peltier,  Qui igore le parcours épique de Virginie, comment de endémol France elle est passé à Endémol Monde; puis la première adjointe à la mairie de Bordeaux qu’elle est devenue etc, etc, etc; bref, tout ce qui fait d’elle combien elle avait le profil pour jouer le rôle de dissident à Wauquiez que seul un membre de la direction des Républicains pouvait jouer; combien pour Alain Juppé « elle « a des convictions. Et du courage (comme) elle vient de le montrer»; combien pour Mariani Thierry (sur twitter) autant elle méritait d’être (virée), autant elle «retrouve sa totale liberté de parole, n’étant plus membre de la direction des Républicains» sa liberté depuis une semaine le numéro deux des Républicains; depuis quand et pourquoi Laurent Wauquiez la limogée; Thierry Mariani  encore, lui qui a «appelé à une alliance avec le FN» ce parce que selon lui quand on n’est pas solidaire et qu’on ne démissionne pas, on est viré; ce parce que selon Damien Adad porte parole des Républicains elle a quelque part « falli » au «principe de loyauté d’autant plus qu’elle (appartenait ) à l’équipe dirigeante»; ceci dit tous lui accordent l’entière liberté de donner le coup d’envoi en fanfare de sa «DroiteLib», le mouvement qui plaide pour « une droite équidistante » de la politique menée par Emmanuel Macron et de celle proposée par le Front national, « sans pencher d’un côté ni pencher de l’autre »… Bon vent si ça leur chante mais quand cesseront-ils en revanche de nous en faire!


Vitesse abaissée à 80 km/h sur les routes, c’est à la limite de la prévarication routière

Qu’est-ce qui peut être pire que la prévarication routière, si ce n’est comme le fait le gouvernement de se tenir à la limite de celle-ci, certes, en abaissant de 90 à 80 km/h la vitesse maximale autorisée sur les routes départementales, mais selon un fonctionnement inadmissible en 4 étapes qui en dit long sur l’absence totale de bien fondé de la mesure. Par cette mesure, il peut faire payer très cher aux automobilistes ce nouveau contrôle des vitesses qu’ils ne manqueront pas de dépasser puisque techniquement tous les véhicules à part les tracteurs peuvent très facilement et sans danger dépasser le 80 km/h sur une très grande partie du réseaux concerné par cette nouvelle réglementation et qui comportent beaucoup de ligne droite tout à fait adaptée pour rouler à 90 km/h. Ainsi, en toute impunité et avec tous les honneurs il fait payer au prix fort aux automobilistes et motocyclistes, l’instauration la pire nouvelle réglementation qui soit. Si celle-ci frise la prévarication, qui rappelons-le est l’action de celui qui, par intérêt, par mauvaise foi, manque aux devoirs de sa charge, elle demeure très contestable sur beaucoup d’autres plans et surtout sur un en particulier.

Tout d’abord, et quand bien même cette mesure réduirait le nombre et la gravité des accidents, ce qui n’est même pas sûr – puisque les causes auxquelles elle s’attaquent ne sont que les conséquences d’autres causes qui font que, mis à part pour ce qui est des irresponsables, les usagers de ces routes roulent vite même si c’est beaucoup trop parfois – ce qu’on aura gagné d’un côté on le reperdra d’un autre, comme souvent on n’aura fait que de déplacer le problème. Par ailleurs, ça va aggraver les tensions sur la route, au travail. On va passer entre 10 et 100 h peut-être de temps supplémentaire dans sa voiture. L’économie de carburant réalisé sera autant de ressource pour l’Etat pour en augmenter plus facilement le prix.

Mais, le point en particulier le plus contestable tient surtout dans la manière de procéder très fumiste consistant dans un fonctionnement anormal, inadmissible en 4 étapes, qui aura été utilisé par le gouvernement pour parvenir à ses fins et parachever ce boulot commencé depuis longtemps sous les gouvernements précédents.

D’abord, l’étape n°1 a été cette longue période de laisser-aller, laisser-faire des pouvoirs publics durant cette époque, exemple en 1972 où on a déploré 18 000 morts suite aux accidents de la route…

L’étape n°2, a été celui de l’abaissement souvent excessif des vitesses autorisées sur les grands axes, en agglomération. Là où on pouvait rouler sans danger pour autrui à 40, 50, 60 km/h et même plus, on ne peut plus rouler qu’à 30, 40, 50 km / h; là où on peut encore rouler à 90 km/h, on ne pourra bientôt plus dépasser le 80 etc.

L’étape n°3, il s’est passé ce qui devait arriver à cause de cet abaissement excessif: un grand nombres d’automobilistes, ce dont les pouvoirs publics avaient bien conscience, ont pris l’habitude pour se rattraper d’accélérer plus que ça ne leur était nécessaire avant ça sur le reste du réseau routier où le 90 km/h est encore autorisé. Ajoutons à cela que cet abaissement excessif des vitesses autorisées procède d’une prévention routière des accidents dont la cause principale tient au mauvais entretien et aménagement des routes dû en partie à leur coût anormalement et de plus en plus exorbitant qui ne profite au passage qu’à une certaine économie donc forcément au détriment de toutes les autres…

L’étape n°4 étant celle de l’entrée en vigueur de cette mesure du gouvernement, une mesure en forme de coup fourré à la limite de la prévarication qui va faire payer au prix fort aux automobilistes et motocyclistes, l’instauration de la pire nouvelle réglementation qui soit en matière de prévention routière et qu’on doit à un fonctionnement par étapes du voleur chinois inadmissible que pratiquent les gouvernements successifs de façon éhontée dans tous les domaines: en ce qui concerne les fléaux du tabac, de l’alcool, de la drogue, la problématique du code du travail, de la sécurité, de l’éducation, de la formation, de la santé publique, du chômage de masse, de la réforme des retraites, du développement des entreprises…


Y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?

D’aucuns parlent de reconstruire la droite, de rassembler les droites, de programme commun de la droite sur le modèle du programme commun de la gauche avec F. Mitterrand, mais de fait, ne devrait-on pas (et dans quelle mesure c’est possible?) parler de guérir la droite de la gauche comme on pourrait aussi parler de guérir la gauche de la droite? Car, y a-t-il 1 droite et une gauche qui ne soient pas malades l’une de l’autre, etc.

Que dire là-dessus, contre par exemple tous ceux d’une part pour qui la droite constitue l’ensemble de toutes les lignes politiques possibles réputée républicaines qu’elle peut rassembler; quand d’autre part, il nous est dit partout ex cathedra que le clivage droite gauche n’est plus pertinent; que tout ça appartient à l’ancien monde, n’est pertinent maintenant que celui qui est « et de droite et de gauche » connotation progressiste ou conservateur?

À ça je réponds aisément ceci: comment peut-on être sérieusement de droite ou de gauche par ailleurs dans une mosaïque de visions politiques, on ne constate que trop les résultats pitoyables de cette vision élection après élection; de même, comment peut-on comme le gouvernement actuel se dire « et de droite et de gauche » si ce n’est que d’agir comme lui de la manière la plus brutale qui soit quand on se veut juge et partie.

C’est bien là qu’on ne peut être que de gauche ou de droite plutôt que de l’une et de l’autre en même temps ou d’aucune des deux non plus. L’explication sur ces trois points en est très simple pour qui veut bien comprendre que sans clivage droite gauche bien clair, net, précis, la démocratie n’a plus de droite comme garde-fou, pas plus que l’économie n’en a de la démocratie. La démocratie comme l’économie deviennent folles, malades l’une de l’autre comme G-K Chesterton pour qui les vertus chrétiennes étaient devenues folles. C’est ainsi que et il n’y a pas besoin de sortir de Saint-Cyr et encore moins d’Harvard ou de l’ENA pour comprendre ça que si la droite est malade de la gauche et à quel point elle l’est depuis surtout un an, de même la démocratie est à nouveau malade de l’économie, comme la gauche vis à vis de la droite et l’économie vis à vis de la démocratie le furent de 1981 à 2017.

Et maintenant que droites et gauches se fondent en clivage conservateurs/ progressistes, cette situation ne peut aller qu’en s’aggravant puisque, en économie comme en démocratie qui ne sont viables que soumises à des rapports d’équilibre, nul ne peut en politique comme en justice être juge et partie. C’est pourtant ce à quoi on assiste depuis trop longtemps, à savoir qu’il n’y a plus de vrai opposition, de majorité, de pouvoir, de contre- pouvoir que de façade; et que dans ces conditions, tous les efforts de reconstruction ou d’unité resteront vains tant à droite qu’à gauche, tant qu’on n’aura pas admis ces notions comme règles de base…

Alors oui, y a-t-il seulement 1 droite et 1 gauche qui ne soient malades l’une de l’autre?


«on met un pognon de dingue dans les minima sociaux», de la com pour rendre moins révoltant les «emplois mal payés»

Comment sans réagir laisser Nicolas Bousou, donner «raison sur le fond et sur la forme» à Emmanuel Macron disant «on met un pognon de dingue dans les minima sociaux» quand c’est de la com pour rendre moins révoltant «les emplois mal payés» comme moyen de bâcler, évacuer la lutte contre la pauvreté qui n’est plus un sujet de préoccupation de l’État que de second plan…

C’est comme ça que le pouvoir actuel est en train de rétablir les emplois mal payés que le pouvoir a réprimé pendant tout le XXe s en instaurant toutes sortes de réglementations qui par leurs effets pervers ont accablé les salariés et employeurs de charges que ce pouvoir actuel remet en question maintenant, interdisant toute critique objective citoyenne.

Ainsi, ceux qui s’en plaignent sont les râleurs, les fainéants, les jaloux, les envieux, et pourquoi pas aussi les paranos, les colporteurs de fake news… Ainsi, les citoyens excédés par le matraquage fiscal peuvent ne voir dans le voisin, le cousin accroché à ses minima sociaux qu’un assisté.

Ainsi, un gouvernement n’est plus dans la nécessité impérieuse de rechercher les solutions liées aux causes politiques, aux dysfonctionnements de la vie démocratique qui ont fait que ces minima sociaux ne sortent de la pauvreté pas ceux a qui elles sont attribuées; et lesquelles coûtent si cher vu les chiffres (plus de 26 milliards d’€) dont on fait toutefois une exploitation abusive quand tout est fait justement pour occulter ces causes politiques.