ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Si le pouvoir est « faible » ce n’est que de ses propres erreurs…

Le pouvoir repartira d’un bon pied quand il emploiera sa force pour rapprocher les citoyens de la décision- au contraire d’user de celle-ci pour lui-même en les en écartant toujours plus…

(Si je me trompe, n’hésitez pas à intervenir: quoiqu’il en soit, le débat est ouvert; à savoir que si le pouvoir est faible est-ce bien ou non que ce ne peut être que de ses propres erreurs…)


Avec Bellamy, la politique n’est plus un théâtre d’ombre, mais un théâtre de son et lumière…

Wauquiez devait faire le jeu de Macron qui lui doit le relatif bon score qu’il a fait aux européennes et il a fait aussi celui de Bellamy, que le maigre score de 8,48% qu’il a obtenu à cette élection ne peut affecter, ayant pour lui d’avoir été comme fait exprès désigné trop tardivement tête de liste du LR. Il devient même un élément clé de première grandeur dans les rouages du système bien huilé dont les acteurs sont comme jamais auparavant amovibles et modulables à souhait.

C’est l’UMPS à un niveau jusque-là inégalé par sa capacité à berner des populations entières qui ne peuvent plus – on le comprendra aisément – se rendre vraiment compte de ce qui se passe, de la façon qu’elles sont traitées tellement elles sont moquées, déconsidérées. Macron peut casser du social tant qu’il veut, Bellamy ou un(e) autre reprendra le flambeau. Alors merci Bellamy: grâce à lui nous voilà débarrassés du théâtre d’ombre qu’était devenue la politique comme il aimait à le dire!

L’ennui, c’est qu’à la place a été élevé un théâtre dont il est en partie l’un des promoteurs la rendant encore plus redoutable dès lors qu’il n’est plus sous son apparence lugubre du monde des ombres mais sous les plus beaux atours du son et lumière. En cela, la comédie inhumaine du pouvoir s’est regonflé d’un nouvel élan. Ces partis de gouvernement qu’on disait effondrés qui de fait, n’étaient qu’embusqués, vont pouvoir rebondir, sous d’autre sigles éventuellement. Et tout sera resté comme avant, c-à-dire: pour quelque chose de toujours plus terrible, comme d’habitude tout d’abord pour les plus fragiles.

Si toutefois, de soulever de tels problèmes peut sembler rebutant et doit à cause de ça n’avoir d’effet même qu’à long terme, il est pourtant certain qu’on ne peut plus laisser les politiques n’en faire qu’à leur tête sans les lâcher d’une semelle.

Si donc, je disais juste ce matin dans mon  : à savoir que «À l’opposé des politiques, les citoyens ont le plus souvent le courage et l’honnêteté intellectuels mais il leur manque la rigueur… sans çà, le pouvoir, les politiques auraient de bons résultats par l’autorité qui convient que les citoyens auraient sur eux» c’est bien que sur  encore quand j’évoquais la nécessité d’un «authentique « citoyennat » que – précisais-je – les politiques n’ont jamais eu l’intelligence de favoriser» et que c’est donc bien par des citoyens s’adressant aux autres citoyens sur ces questions qu’on arrivera le faire reconnaître qu’importe quand on a le temps pour nous…

Si élites et peuple sont bien dans des mondes parallèles comme peuvent l’être des Diafoirus(1) de la politique et de l’économie et des petits rien de Philippulus(2), les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers…

  1. À l’instar des médecins de Mollière.
  2. À l’instar du prophète qui n’est malveillant mais surtout ridicule que Ergé l’auteur de Tintin représente dans un de ces albums en train d’annoncer l’imminence de la fin du monde en tapant avec un rondin de bois sur une grande poêle.


Que Macron se « fiche de l’élection présidentielle de 2022 » montre qu’il est avant tout le président d’un système

Depuis 2012, on élit moins un président qu’on reconduit un système. C’est la logique même. Un manège en marche qui cessera quand suffisamment de citoyens comprendront l’impensable régime des grands-élus et ex grands-élus sous la coupe duquel est le pays, des majorités artificielles aidant se modifient et que chacun à sa façon en subit les dures conséquences – pendant combien de temps encore: nul ne le sait.

À coup sûr pourtant en 2012, Nicolas Sarkozy ne voulait pas être réélu. Rappelons-nous. Bien qu’impopulaire à cause de ses cinq ans de pouvoir très contesté, François Hollande n’avait aucune chance contre lui s’il n’avait pas fait (volontairement contre lui-même) du Lepen notamment aux Sables-d’Ollones. Mais dans cette hypothèse, il n’aurait pas pu tenir cinq de plus sans devoir revoir sa politique: celle du système qui l’avait pressenti en 2007 comme étant le mieux placé pour le reconduire. À coup sûr également en 2012, c’est François Hollande qui devint le candidat du système. Il eut – aussi invraisemblable que ça paraisse à beaucoup de gens – pour tâche de préparer l’arrivée d’Emmanuel Macron en 2017, avec la loi Khomri de près-réforme du code du Travail, La loi Taubira sur le Mariage Pour Tous, etc… Ne reste plus qu’assez de citoyens le comprennent maintenant: et c’est tout le problème. En attendant, voilà à coup sûr pourquoi Emmanuel se fiche des élections présidentielles en 2022…

 


Dire entre autre que «Les lois liberticides prospèrent sur NOTRE DÉMISSION COLLECTIVE» n’est pas recevable

Nous ne pouvons en rester à ce constat que fait François Sureau dans le Figaro Vox. pour qui les lois liberticides prospéreraient sur notre démission collective. Il fait là un constat trop réducteur et tendancieux comme le confirme selon moi ce qui ressort en substance de son propos.

Le refus des lois liberticides doit être plus fort que celui de l’erreur, même quand il s’agit de combattre la haine sur internet. Aucune loi du plus fort ne doit prévaloir même pour lutter contre la haine ou contre quoi que ce soit d’aussi moche et odieux. Comment pourrait-on dire de ces lois qu’elles prospèrent quand ça voudrait dire qu’on doive se réjouir pour ceux à qui elles profitent pendant qu’elles ne peuvent que nuire particulièrement à des millions de gens et plus généralement à tout le monde dès lors que ne serait-ce le pouvoir qui en est le principal instigateur n’en ressortira pas grandi. Pour toutes ces raisons, prétendre que les lois liberticides prospèrent sur notre démission collective est totalement irrecevable.

D’abord, cette accusation est injustifiée: Le terrain sur lequel se développent ces lois est à trouver dans la politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qui a orchestré l’état d’impuissance sociale et autre que connaissent des millions de citoyens. Dans la bouche de quelqu’un qui fait valoir sa position d’écrivain et d’avocat, c’est trop catégorique. Accuser de façon aussi péremptoire la démission collective à laquelle il s’associe, c’est laisser entendre qu’il serait prétentieux d’émettre une autre explication que la sienne. Aussi, François Sureau serait le premier de la classe de toute la société dans chaque membre de laquelle il dit voir une personne qui n’est «jamais dérangé par les opinions qu’il réprouve».

Et enfin, c’est un appel incroyable au défaitisme en forme presque de plaidoyer. Si, dans un premier temps, il condamne assez énergiquement les lois liberticides, dans un deuxième non seulement il s’en accommode très vite – il dit bien »notre démission collective » – mais ce notre a valeur de commandement à accepter. Il s’inclue dans cette démission. Du rejet pure et simple qu’il manifeste vis à vis de ces lois dans son analyse, il aboutit dans sa conclusion à la reconnaissance d’un constat que quoiqu’on en pense par ailleurs, ces lois liberticides sont compréhensibles même si elles sont injustes, et tout ce que vous voulez: criminelles, imbéciles et prospèrent sur une démission collective qu’il appelle presque de ses vœux… Tout cela ressemble au mieux à une bien étrange cabriole…

Plus encore. Si au nom de la liberté d’expression la haine sur internet est inadmissible, des restrictions de cette liberté le sont encore plus, si vertueux que soit ce qui anime tout refus de cette haine fait au nom du respect dû à des règles. Car de telles restrictions comme tout laisser-aller qui y conduise, reviendraient à supposer que la vérité considérée au mépris de la liberté serait préférable à l’exercice de la liberté pratiquée au mépris de la vérité. Ce serait pire que tout: la négation de la liberté et de la vérité comme idéal, modèle de société.

C’est donc cette politique toujours à l’oeuvre menée depuis plus de 40 ans qu’il faut combattre. Ce qui ne sera possible que par une organisation pas à pas, point par point des citoyens, par les citoyens, pour les citoyens qui devront – puissent-il arrêter de penser et réfléchir avant – comprendre que c’est par une réforme bien comprise du Code électoral qu’il parviendront non à contrôler les lois ou à je ne sais quel rêve insensé de prendre et d’exercer le pouvoir mais à contrôler ceux qui les font


«Le RIC est-il gaulliste?» Est-il surtout ce sur quoi miser le plus pour sortir de la crise démocratique que nous traversons?

Si je trouve que l’historien Gaël Nofri a raison de voir dans le RIC (1) « une fausse bonne idée« , je ne suis pas d’accord sur toutes les raisons qu’il invoque ni dans toutes les conséquences négatives qu’il en résulterait en l’appliquant selon lui.

D’abord, ça me semble très exagéré de parler de « référendum gaullien ». D’ailleurs, il n’existe pas de référendum gaullien.

Il y a un référendum que le général de Gaulle a bien voulu qu’il engage sa personne, mais comme F Mitterrand l’a montré « à l’occasion du référendum sur le traité de Maastricht en 1992 », le référendum n’engage que le chef de l’État qui le veut bien.

Le référendum n’a d’autre finalité que de faire un état des lieux de l’opinion sur une question de pouvoir, avec un outil exclusivement de pouvoir dont dispose un chef d’État, un exécutif.

Et si le général de Gaulle a engagé sa personne en 1969, c’est qu’il avait pris initialement toutes les précautions. Premier point.

Deuxième point, il y aurait mille et une raisons de penser que si par je ne sais quelle malice politicienne ce RIC était instauré, il ne serait laissé dans les mains du peuple que pour très peu d’initiative mise à sa disposition contrairement à ce que trop de gens croient peut-être un peu naïvement.

Et ce serait pour le coup la moins mauvaise chose parce que, dans une démocratie qui se respecte, le peuple ne peut disposer d’outil de pouvoir puisqu’il ne peut avoir de pouvoir qu’il n’a pas: son domaine étant l’autorité.

C’est elle qui lui est un peu plus confisquée à chaque élection par la façon dont les appareils avancent leurs pions avant chacune d’entre elles… Là est le nœud du problème qui ne pourra à mon avis maintes fois exprimé sur mon blog être résolu que par une réforme du code électoral via une réforme du financement des partis; notamment ceux « de gouvernement » proches de l’exécutif!

1) RIC, acronyme de Référendum d’Initiative Citoyenne


C’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit ses phrases…

Déjà (pour ne prendre que cet exemple) dans le titre de son article disant que «…nous avons besoin d’élites politiques»… , en soi c’est très vrai. C’est même incontestable. Mais où sont seulement les points de suspension, même tacites, laissant entendre (en disant ça) que ce n’est pas uniquement pour faire barrage au rejet toujours possible des élites par des citoyens que nous devons nous associer à lui pour dire que «nous avons besoin d’élites politiques». Ce serait oublier que si cela est vrai c’est aussi que nous en manquons qui en soient toujours de dignes représentants, qui en soient dans la durée: à toute heure en tout lieu, quand ils le peuvent évidemment. Car, ne sont-ils pas en grande part la cause du rejet dont ils peuvent faire et font l’objet: ho que si! Combien de fois en effet ne sont-elles reconnaissables dans leurs qualités d’élites moins de par leur action qui est de faire ce que le peuple doit attendre d’elles que de par leur diplômes, les situations les plus en vue qu’elles occupent dans la société

Et quand bien même les citoyens ne sont plus toujours en mesure de savoir ce qu’il doit attendre d’elles, c’est encore leur faute. Notamment d’avoir voulu depuis trop longtemps décider de tout à leur place en les divisant au besoin pour mieux les circonvenir, à mettre toujours en minorité – tout se jouant trop aux élections – le meilleur de l’homme qui est de se soumettre librement à ce qui est juste (fort ou non) pour faire triompher un semblant d’équilibre et de stabilité, de hiérarchisation des faits… hé bien, elles ne sont plus au pouvoir que l’ombre d’elles-mêmes. Et un retournement est inévitable: soit elles se remettront en cause de fond en comble; soit elles seront remplacées…

Donc oui, c’est Jean-Louis Bourlanges qui a «tout faux» ou à tout le moins… qui ne finit pas ses phrases: ce qui ne fait pas de lui un homme à part de tous les hommes politiques dont c’est pour un grand nombre d’entre eux de plus en plus le cas il faut bien le dire…


La crise des gilets jaunes: «40 années de malaises» faute d’un « Contre-Partis » les poussant à revoir leur offre politique…

Sauf à revoir à la baisse le financement des partis afin de dégager des moyens pour que ceux-ci revoient leur offre politique, celle-ci sera de moins en moins représentative de tous les citoyens, et plus alors les rouages de la démocratie seront grippés et le pouvoir contesté…

Et si donc il y a bien une crise que tout le monde veut être celle de l’autorité, ce n’est pas, au national comme au local, en l’absence d’un pouvoir et contre-pouvoir forts: c’est faute plutôt d’UN CONTRE-PARTIS constitué d’élus et de citoyens au siège duquel les casquettes restent au vestiaires… un lieu où IL N’Y A PLUS QUE DES CITOYENS respectueux des institutions, des règles de courtoisies… Bref, des gens qui ont des choses à se dire et qui se parlent et travaille dans un premier temps à rattraper, retisser une vie démocratique très regrettablement laisser à vau-l’eau depuis près de 50 ans!

Tout ça, parce que des énarques trop imbus d’eux-mêmes auront – à n’en pas douter en pensant bien faire – tout fait pourtant pour écarter le peuple seulement de toute appréciation à la décision… Ce qui n’aurait jamais dû exister… Ce qui a donné lieu à des abus, des dérapages… a généré une abstention de masse incroyable qui ne pouvait conduire qu’à « la crise des gilets jaunes »…

Le fait est tel qu’Emmanuel Macron lui-même à pu reconnaître qu’à travers elle «c’est 40 années de malaises qui resurgissent»… Et 40 années de malaises qu’on doit (a-t-il oublié de dire) à près de 50 ans d’éviction de tout un peuple par toutes sortes de contours politiques…

Alors oui faut-il que le peuple, le pouvoir retrouvent leur démocratie d’origine. Et je ne vois pas qu’on y parvienne sans l’instauration d’un « Contre-Partis » qui redonne aux citoyens qui le désirent le rôle qui leur revient. Après, c’est à tous ceux que ces près de 50 années en cause préoccupent de travailler ensemble à sa réalisation.


Plus qu’«un bonus malus sur les contrats courts», un cadre « bénin malin » ne serait-il pas sûr pour combattre la précarité?

Ne serait-il pas en effet plus judicieux de soumettre les contrats courts à un cadre « bénin malin » qu’à un bonus malus. Surtout quand c’est pour combattre la précarité que connaissent aussi bon nombre d’entreprises. Et de surcroît lorsque la création d’entreprises se doit et se veut d’être encouragée en tant que moyen d’insertion comme un autre. Compte tenu aussi que s’il fallait 2, 3 ans pour qu’une entreprise s’implante durablement dans les années 80, 90, il en faut 5, 10, voire 15 maintenant.

Ou alors, on entre dans une facilité à excuser les excès qu’on dit vouloir combattre, un système d’indulgence profane où il suffit de payer pour passer outre une règle, au demeurant qui n’est pas très catholique. Car, comment définir autrement que de manière arbitraire le seuil après ou avant lequel le nombre de recours à des contrats courts tombe ou non dans le malus?

C’est impossible. Ou bien, c’est le serpent qui se mord la queue. Ce qui gagerait de rentrer dans un cycle loin d’être vertueux. En disant ça, je pense que les grandes entreprises seraient encore les grands gagnants aux dépens des petites comme des moyennes. Si donc on devait réduire la prolifération de ces contrats courts , ce ne peut être au nombre de fois auquel les entreprises y ont recours mais en le limitant de façon drastique à celles qui ont une solidité financière suffisantes pour aborder autrement que par les contrats courts les situations qui font qu’ils peuvent encore y faire appel.

À partir de là si on veut associer les entreprises à une démarche de lutte efficace les concernant contre la précarité des plus démunis face à l’emploi, ce n’est pas en faveur «d’un bonus malus sur les contrats courts» comme Muriel Pénicaud ministre du Travail le demande mais d’un « bénin malin » que nous devrions nous prononcer…


«Une révision du financement des partis guérira la démocratie des déficiences de l’offre politique»

Il manque un contrepoids citoyen médiatique qui pousse les élus (en charge de l’avenir souvent de millions de gens) à revoir leur offre politique dans laquelle l’abstention trouve sa source quand cette offre est trop peu représentative de tous les citoyens!

En effet, est-ce normal en démocratie qu’un gouvernement, une gouvernance à l’échelon national, régional ou autre, dispose de tant de pouvoir sans que personne ne trouve rien à redire au fait qu’on puisse occuper des fonctions les plus hautes mettant en jeu l’avenir souvent de millions de gens et être en charge de celles-ci comme c’est le cas depuis des dizaines d’années ce, malgré un taux d’abstention qui peut être très élevé sans que rien ne change par ailleurs en proportion; sans qu’aucune disposition ne soit prise qui conduise à faire que des mesures poussent à reconsidérer l’offre politique défaillante dans laquelle l’abstention trouve sa source?

Si donc on veut mettre fin aux injustices qui vont très au delà de celles qui ont mis les gilets jaunes dans la rue, faisons au moins que le collectif que veulent les citoyens corresponde à ce qu’il faut pour tout le monde: c-à-dire qu’il porte sur des revendications appelant surtout le gouvernement à vouloir combler cette lacune, ce déficit d’offre politique par des mesures qui ne peuvent être prises qu’en concertation avec les citoyens de manière autrement plus fouillée que par le biais du référendum… Soit, par un collectif digne de ce nom: celui que tiendront les citoyens quand ils feront valoir d’une même voix au gouvernement les dispositions de loi qui s’imposent et qui reconnaîtront, définiront et mettront en oeuvre, la place permettant aux citoyens de s’assembler en véritable entité politique où chacun quelle que soit sa couleur politique pourra être vu à part entière comme un acteur potentiel de la vie politique; et en tant que tel, sera le cas échéant entendu pour émettre des remarques, débattre, et éventuellement faire des propositions… Et ceux qui verraient dans un tel lieu, celui où régneraient le désordre et la confusion en seraient pour leurs frais: la pétaudière est dans ce qu’il se passe partout en l’absence justement du moindre espace citoyen de cet ordre; ce, faute de collectif qui appelle à son instauration et que des populations soutiennent massivement.

Aussi, un collectif constitué exclusivement de toutes les attentes même revêtues pour certaines d’entre elles du sceau des mesures à traiter de toute urgence par une masse écrasante de citoyens, n’aboutirait qu’à «un retour au réel douloureux» pour reprendre les termes de Jean-Pierre Le Goff pour qui «la défense de la République et la citoyenneté» sont menacées si nous manquons de «recul réflexif et critique, d’autonomie de jugement»; si nos revendications se bornent à «des propositions sur ce qu’il conviendrait de faire en matière de fiscalité, d’économies, de service public…, questions qui sont éminemment du ressort de Macron et de celui de son gouvernement». Bien sûr devrons-nous obtenir des avancées de ce côté de l’échiquier politique. Mais celles-ci seront d’autant plus conséquentes que notre combat portera sur les faits et les causes politiques communes, à l’origine des grandes difficultés que chaque citoyen connait quasi personnellement et auxquelles il n’y aura de remèdes que communs. Soit, par l’instauration de cet espace numérique et autre à l’usage de tous les citoyens dont le principal souci doit concerner un collectif citoyen à l’adresse du pouvoir en place et qui ne peut consister qu’à faire qu’il porte sur une revendication appelant instamment les politiques à doter le pays des moyens de réformer le système qu’ils ont laissé s’installer pendant des décennies; lequel est malade non des excès de la démocratie mais de l’économie dont les rouages sociopolitiques sont bientôt totalement grippés. C’est bien qu’il faille guérir la démocratie des déficiences de l’économie non le contraire comme on s’acharne à le croire.

«Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… »

Aussi, où trouver les moyens entre autre matériels pour que cet espace voit le jour ailleurs que dans une certaine révision du financement des partis à travers des accords enfin démocratiques. Pour situer les choses dans les grandes lignes, 60 millions d’euros de financement publics vont annuellement au fonctionnement des principaux partis politiques. La REM, le parti lié directement au gouvernement touche un Jackpot de près de 23 millions d’euros (plus du tiers de la somme): et une part de celle-ci même moindre ne pourrait pas revenir à un espace à l’usage des citoyens qui auraient vocation à apporter de l’eau au moulin de l’offre politique défaillante en lien avec le problème que pose l’abstention dont les politiques sont responsables du moins financièrement. Et plus encore ceux qui appartiennent aux partis proches du pouvoir, puisque leurs propositions ne peuvent concerner que le quart des électeurs comme on l’a vu aux dernières Législatives en 2017. Mais après tout, reste-il encore assez de temps pour qu’une prise de conscience prenne suffisamment corps dans le pays assez tôt à ce propos et que des citoyens en assez grand nombre s’emparent de cette question et que ceux que ce collectif intéresse se déclarent et s’organisent en conséquence? Tout est là quand la situation dans laquelle on se trouve plongés tous par des décennies de fonctionnement de bric et de broc la vie politique a toutes les caractéristiques d’un incroyable chaos dont on ne peut plus qu’à grand-peine mesurer collectivement la complexité.

Si nous voulons, comme nous le devons, obtenir des autorités une meilleure économie, fiscalité, justice, sécurité, de meilleures conditions de vie, d’étude, de travail, d’insertion, il nous faudra aussi prendre conscience à quel point nous avons à faire à très forte partie avec le suffrage quasi censitaire sur lequel repose le système: un système il-libéral, intolérant, oppressif qui est en place et qui sévit depuis trop longtemps; et qui de manière insidieuse achèvera bientôt son entrée définitive dans les textes si aucun collectif ne vient rendre aux citoyens les moyens qui leur permettent de reprendre leur destin en main que pourrait leur offrir cet espace citoyen que j’appelle de mes vœux… Rien ne sortira de positif du Grand Débat qui ne soit soumis à une (certaine) révision du financement des partis, aussi bizarre que ça paraisse… Car c’est le seul moyen de casser le moule à une situation où tout un peuple se trouve sous le coup d’une opinion publique orientée et orchestrée autant dire désorientée par près de 50 ans de suffrage quasi CENSitaire et auquel on veut refiler un RIC qui n’a aucun SENS dans ces conditions. Après quoi la démocratie ne serait plus que le terrain de jeu des puissants avec tout ce que ça comporte d’arbitrage prétendument « collégial » mais de fait oligarchique, néfaste reposant sur des majorités artificielles, dont seul un collectif qui revendique une révision judicieuse du financement des partis viendra à bout, des risques qu’ils feraient courir à la Constitution voulue par le général de Gaulle, ainsi que des injustices qui ont mis les gilets jaunes dans la rue – lequel financement actuel des partis est inadapté à une démocratie représentative digne de ce nom et trop coûteux, non tellement au regard de la dépense publique élevée dont elle fait l’objet, mais davantage par le fait que ce financement n’est aucunement soumis à des règles qui obligent qu’une part (à définir) serait proportionnelle au taux d’abstention, de vote blanc et qui irait aux citoyens mis en demeure en dehors de toute considérations partisanes d’écouter l’autre, de le mettre en confiance…

Il reste encore beaucoup à dire à ce sujet. Soyez-en sûr, j’y reviendrai. Mais en attendant, voilà je crois un aperçu de ce qu’il en est selon moi de la situation de crise que nous traversons et des vrais moyens d’en sortir…


«E Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire (tant que cela) avant lui»

Comme chacun de ses prédécesseurs à son tour, Emmanuel Macron n’a fait que tirer parti de la situation qu’on lui a laissé en entrant, une situation globalement montée de toutes pièces par des élites. Lesquelles n’ayant jamais accepté, disons le droit de veto, que le général de Gaulle avait voulu mettre à la disposition des français en 1962 par son référendum qui aboutit à l’instauration de l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Aussi n’ont-ils eu de cesse de vouloir en découdre avec de Gaulle à ce propos. Tout aura été fait alors pour écarter le plus possible les populations des raisons cachées qui motivent les réformes, les évolutions: le système opaque d’alternance que les cohabitations auront institué et renforcé et qui a conduit au système « ni de droite ni de gauche » actuel, avec comme point culminant l’inversion du calendrier électoral voulu par de Gaule, etc.

Tout ceci, afin d’instaurer à terme un système (para)censitaire dépouillant les populations de leur souveraineté.

Reste à quiconque de développer davantage s’il le souhaite, mais le fait est qu’Emmanuel Macron n’a rien fait que ses prédécesseurs n’aient soit disant eu le courage de faire avant lui…  Car, tout était rôti à sont arrivée au pouvoir pour qu’on puisse faire entendre dans l’opinion ce genre de discours…


Par quelles mesures combler le déficit de représentativité qu’engendre l’abstention?

Venez participer au (Grand) débat (citoyen) que je lance sur «le financement des partis» au sujet duquel je veux croire qu’une révision est primordiale à plusieurs titres parce que:

 -souhaitable pour épauler le pouvoir de mesures consécutives à l’abstention totalement absentes jusqu’à présent pour compenser le déficit si criant actuellement de représentativité dû à l’abstention.

-Aussi,  parce que possible avec des procédés rudimentaires, qui plus est « sans douleur. Bref, des mesures de bon sens que je suis prêt à défendre de bout en bout…

Prière à ceux qui voudront participer à ce débat* de s’inscrire chacun via ma messagerie twitter ou WordPress « nevousméprenezpas » en déclinant vos nom, prénom, pseudo si vous souhaitez rester anonyme et une adresse mail! Je ferai de même, suite à quoi je donnerai le cadre de l’idée que je soutiens et que je veux soumettre à l’examen des questions et des remarques de tous ceux qui voudront y participer… Merci!


Vincent Coquaz vs Jean-Claude Carrière. Son argument historique contre les dangers du référendum ne tient pas politiquement…

Dans son article, le vrai sujet, sur lequel Vincent Coquaz n’apporte aucun éclairage, n’est-il pas que: si « l’écrivain Jean-Claude Carrière a estimé à tort que les régimes des deux dictateurs (MUSSOLINI ET HITLER) ont « commencé comme ça », en évoquant le référendum d’initiative citoyenne » et que donc, le référendum d’initiative citoyenne ne serait pas dangereux, contrairement à ce que dit cet écrivain, ça ne fait pas pour autant de ce référendum d’initiative citoyenne le moyen-clé que 70% des citoyens voient en lui pour s’adresser enfin au pouvoir dans de meilleures conditions que actuellement… 

Et à ce propos, si ce journaliste de Libération marque un point contre Jean-Claude Carrière au plan historique, au plan politique avec cette « crise des gilets jaunes » qui est au cœur de nos préoccupations, il reste très évasif…

Car, rien ne dit en effet que ce référendum n’a pas une certaine dangerosité; ou à tout le moins qu’il ne nous fait pas passer à côté d’une solution plus efficace…  

Laquelle selon moi ne peut que résider dans l’instauration d’un espace citoyen numérique et autre financé précisément par les retombées d’une révision citoyenne du financement des partis liés au pouvoir en place…


Politique et environnement: un système dont le moteur à explosion tourne sur 3 pattes

Assez du politique, des médias et des intellectuels SANS LES CITOYENS!

Le gouvernement veut d’une transition énergétique qui fonctionne: il doit activer le piston citoyen enrayé par près de 50 ans de mise au placard de tout un peuple. Ou c’est tout le système qui explosera. Et comme nous l’a dit Montesquieu des civilisations, il aura péri par l’exagération de ses principes…

Afin donc d’éviter le pire, le clash, c’est bien le moteur à explosion du système qu’il faut revoir, et le piston citoyen qui doit être activé. C’est souhaitable vu la nécessité d’un nouveau départ avant que tout s’arrête, car cela finira ainsi sinon… Mais c’est possible aussi politiquement, financièrement, et autre…

Retrouvons-nous dans un de mes prochains articles qui se proposera de donner quelques pistes concernant ce peuple placardisé, la nécessité primordiale d’une renaissance de la vie politique et la révision du financement des partis appartenant à la majorité qui mettra fin à l’un et qui conduira à l’autre selon moi..


Les gilets jaunes: un mouvement issu de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir

Pendant près de 50 ans, le pouvoir, à l’appui de l’autorité d’une technocraties débridée qui a voulu tout contrôler, n’a eu de cesse pendant ces cinquantaine dernières années d’écarter par trop le pays de la Constitution telle qu’elle avait été conçue dans «la perspective tracée par le général de Gaulle» .

Les lieutenants de cette entreprise de remises en cause douteuses de la Ve République ou de bricolages politiques sortis d’une méthodologie proche du caporalisme ou autre du genre et à visée notamment européistes pour la contourner, n’ont jamais accepté cette réforme de la Constitution engagée par le général de Gaulle en 1962 permettant l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Ce fut pourtant une prévoyance qu’il voulut avoir pour que le peuple en cas de grands périls que feraient courir par une tendance que pourraient avoir ceux qui nous dirigent à abuser de leurs prérogatives par exagération des principes républicains, démocratiques définis dans la Constitution.

Globalement, ceux qui nous dirigent depuis si longtemps ne veulent plus de la Constitution (qu’on dit abusivement depuis peu avoir été taillée sur mesure pour le général de Gaulle mais que lui avait voulu pour les français.

Et les membres du gouvernement actuel, prétendument déterminé à faire ce que les membres des gouvernements précédents n’ont pas eu le courage de faire, ne font pas autrement si ce n’est que par un effet trompeur du fonctionnement en zigzag qui consiste dans ce que les gouvernements en place font depuis 50 ans: vouloir faire croire toujours qu’il fait ce que les autres avant lui n’a jamais eu le courage de faire.

Mais nous sommes toujours sur le même registre de langue propre aux abstractions arbitraires du pouvoir.

(Voir prochainement le 2ème épisode d’une longue série d’articles qui suivront sur ce sujet difficile des gilets jaunes, de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir et en quoi selon moi une révision du financement des partis serait appropriée comme pouvant être une des conditions importantes pour contribuer au succès d’une renaissance de la vie politique devenue par tout le monde ou presque une nécessité primordiale mais à laquelle rien d’aucun bord ne semble encore en mesure d’apporter de réponse qu’embryonnaire ou douteuse).


Tout ira en empirant tant que le peuple ne fera pas entendre sa propre voix.

Griveaux commence à nous chauffer les oreilles, avec son «Le ras-le-bol de ces 40 années où on n’a pas fait les choses !». Car, ce que fait dans la précipitation le gouvernement auquel il appartient va de pair avec ce qu’ont fait dans la lenteur les gouvernements précédents qu’il critique. Griveaux, l’hôpital qui se moque de l’infirmerie, la poêle qui se moque du poêlon, cette manie proprement tyrannique très à la mode surtout depuis 18 mois qu’ont les politiques issus des partis de gouvernement de faire retomber leurs erreurs, leurs fautes sur leurs prédécesseurs qu’ils n’ont surpassés en rien. Sauf en pire ou qu’en apparence.

Que se passe-t-il qui montre qu’il en est bien ainsi quand depuis près de 50 ans ils n’ont fait que « ne pas faire les choses » ce dont accuse Griveaux ses prédécesseurs et ce qu’il appelle agir, soit ce que fait le pouvoir en place sans tenir compte le moins du monde de la situation des français qu’il aggrave de jour en jour. Il n’y a pas de différence. Il n’y en a pas parce que si c’était sur le registre de l’inaction que les gouvernements antérieurs étaient critiquables, ça procédait des mêmes fautes qui étaient au grand jamais de ne pas tenir compte de la situation des français…

Et bien si on comprend ce que parler veut dire, tout ce qu’on doit à l’arrivée d’E Macron ne peut être vue que comme un durcissement des politiques antérieures.

Avant alors de nous demander comment faire pour que ça change, la question devant venir à l’esprit est quand, à partir de quoi tout deviendra enfin possible.

C’est tout simple: lorsque le peuple aura sa propre voix, et qu’il se donnera les moyens politiques de base pour la nourrir, la développer, l’organiser, la faire entendre… S’il veut s’en donner la peine, regarder où il faut, tout cela est à portée de main, à sa portée comme il va s’en rendre compte en emboîtant le pas dans celui des « gilets jaunes »; mais à leur suite politiquement et ce dans l’harmonisation des idées et des connaissances de tous les citoyens…


Sur qui compter parmi les opposants à Macron vus par les français comme pouvant jouer un rôle important…

Que les opposants à Macron se renforcent ne prouve pas que Macron est mis en difficulté . Du moins pas comme on pourrait le penser.

Le tableau que nous dresse Carl Meeus du paysage politique en France montre surtout qu’elle est partagée entre plus de 25 minorités.

C’est en soi assez surprenant. Mais avec ceci de très particulier que parmi celles-ci c’est la minorité que Nicolas Hulot représente qui fait le meilleur score devant toutes les autres figurant au tableau alors qu’il n’est pas un politique mais un ancien présentateur vedette de TV; au même titre que l’astronaute Claudie Haigneré, David Douillet et tant d’autres qui n’en étaient pas non plus des politiques.

Autre particularité, de taille celle-là, ces minorités se présentent globalement en 2 catégories distinctes dont celle qui recueille le plus de soutien est aussi celle qui porte sur les minorités la plus divisées et incapables de s’entendre. Vient ensuite la catégorie des minorités qui recueillent moins de soutiens mais qui concernent des populations plus homogènes qu’il n’y paraît.

Elles peuvent se montrer divisées contre Macron aussi vite qu’elles peuvent se retrouver réunis derrière une même tête de liste qui obéit à celui (en l’occurrence Macron) auquel ces populations se disaient opposées quelques temps avant…


La démission de Hulot va être surtout une occasion pour Macron de durcir sa politique

En quoi Macron est-il affaibli par la démission de Hulot? Nicolas Hulot était son ministre fétiche à ses heures glorieuses jupitériennes qui lui ont permis le – jusques-là impensable – saccage du code du travail, etc, etc, etc.

Premier point. Maintenant que cette page gréco-romanesque est tournée, Nicolas Hulot lui est plus utile à l’extérieur. Car, en même temps, la perte de popularité que le départ du gouvernement de hulot fait subir à Macron, le sert. Par contrecoup.

D’ailleurs en est-il affecté: pas le moins du monde. Il a même dit «souhaite(r) pouvoir toujours compter sur son engagement d’homme libre et convaincu, là où il décidera d’être». Hulot se fera un plaisir de lui savonner la planche si c’est – c’est! – le but du jeu.

Deuxième point. E. Macron n’a pas (n’a plus) besoin d’être populaire. Il a besoin d’être impopulaire. D’abord, ça va affermir ses soutiens en interne. Aussi toutes « les pleureuses » vont le rejoindre. Et pour le reste, il va pouvoir durcir encore plus sa politique antisociale et antidémocratique puisqu’il a plus rien à perdre.

De plus, ce départ de Hulot va profiter aux partis traditionnels qu’on disait déconfits. Il leur doit bien ça. C’est à eux principalement qu’il doit son élection et qu’il la leur devra encore si pour le peuple (dans les grandes lignes) – les miracles dans ce sens n’existent que trop en politique – Macron retrouvait grâce à leurs yeux.

Les montagnes russes avec les intentions de vote sont toujours une question de calendrier et de ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier. Plus généralement, et même par définition, ce qui profite aux Républicains, au PS, aux écolos… profite à La République en Marche… Quoi d’étonnant là-dedans, sous des colorations différentes ils adhèrent à la même politique. Ce qui empêche tout libre cours à une vraie démocratie.


Erik Tegnér (LR) « prônant une union des droites »: autant chérir les causes dont on déplore les effets…

Erik Tegnér ne devrait pas faire de vieux os en politique. Il ferait mieux de s’atteler, se concentrer à remettre en place le social et l’économie que Macron a déséquilibré de toute part, à ce qui préoccupe les français et qui leur fait le plus besoin…

Autant chérir les causes dont on déplore les effets pour paraphraser Bossuet. Il me fait penser à ce que disait Shakespeare des feuilles qui poussent en dernier sur les arbres dont Shakespeare disaient qu’elles sont les premières qui tombent en automne…

Cette idée « d’union des droites » n’est pas de nature à rassembler une force en assez grand nombre ni de façon assez unitaire pour affronter la politique de Macron qu’elles disent vouloir combattre. Il est trop loin d’être le seul à l’incarner.

Bon nombre de ses prétendus opposants tant de gauche que de droite n’en sont que des adversaires de façades prêts à le soutenir ou à reprendre le flambeau avec plus de rigidité que lui encore à la moindre occasion…


Le risque pour Macron est le même que pour ses adversaires de façade…

D’après Bernard Sananès (1) «le vrai risque pour Macron» ce serait qu’il ne puisse pas «encore réformer rapidement en profondeur»…

Où va-t-il chercher ça quand ce sont justement ses réformes à tout berzingue antidémocratiques et antisociales qui exaspèrent le plus les français, si ce n’était alors que pour renvoyer à son adversaire de façade en chef (Laurent Wauquiez) pour qui depuis un an ce que Macron «a fait ne produit aucun résultat et qu’on ne peut pas gâcher quatre ans de plus». 

Mais, Bernard Sananès croit-il ce qu’il dit: il y a fort à parier que non! Car, ce que ne peuvent dire les politologues du système, le risque pour Macron c’est que les français en grande majorité comprennent que, de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse et de Olivier Faure à Stéphane Le Foll en passant par Benoît Hamon, ce n’est que la sauce qui change.

Mais ça sera le même plat, la même cuisine avec des baratins différents. Sauf que Macron peut dormir tranquille: la France est un pays de minorités en plus grand nombre qu’ailleurs et qui sont incapables de s’entendre intelligemment!

  1. Bernard Sananès, président de l’institut Elabe


Comment la droite pourrait-elle apparaître autre que «critique envers Macron» sans être «en ordre dispersé»?

La droite n’est critique envers Macron que pour relayer sa politique dans l’hypothèse où, il deviendrait plus qu’il ne faut impopulaire comme il est à le craindre vu ses mesures antidémocratiques, antisociales, où aussi son déficit d’image allant grandissant pourrait remettre en cause en profondeur son action.««

L’enjeu des Républicains, et pas seulement eux, n’étant que la survie du système. Ce qu’ils ne peuvent laisser paraître à aucun prix: ils sont trop dépendant d’un électorat de plus en plus volatiles… Ils perdraient sinon tous les électeurs qui se sentiraient trahis.

C’est pourquoi la droite doit se montrer + que jamais dispersée. Est-ce pour cela que ses leaders sont pour autant divisés? Tout ça c’est du théâtre laissé à l’appréciation de chacun. Le seul soldat à sauver est le sacro-saint Économisme. Ainsi n’ont-ils d’autre choix que de se diversifier, d’apparaître (de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse) sous tous les profils possibles propres à chaque grand créneau électoral. Le but du « jeu » est de remettre d’une manière ou d’une autre le plus de France possible dans leurs rangs. C’est fort heureusement loin d’être gagné.

sachant – cela dit – qu’ils se raccorderont illico presto dès que le temps des reports viendra… Ceci se vérifie aussi avec la gauche de gouvernement, celle-ci étant bien plus solide qu’on veut bien le croire. Car si le maître au pouvoir, au Parlement a changé de visage avec l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an dernier, on est toujours sous commandement de type Umps…


Entre social et économie: un équilibre à retrouver, une entreprise à reprendre à zéro

Si l’heure en politique serait bien à se montrer enfin «capable de formuler un discours offensif en direction (…) de tous ceux que les progressistes vouent aux poubelles de l’histoire» comme le suggère Jean-Claude Pacitto (1) à la droite (sous peine sinon de disparaître), je ne vois pas du tout, à cette fin, en quoi la difficulté à surmonter qui lui incomberait consisterait à savoir «articuler intelligemment le culturel et l’économique».

Ce, sous couvert que «le big business, à qui elle fait toujours les yeux doux, [serait] désormais acquis aux thèses progressistes». N’est-il pas plutôt que, traditionnellement la droite est le monde des affaires et la gauche celui de la démocratie?

Tout ça a-t-il pas volé en éclat? L’une comme l’autre ne sont-elles autres de plus que les deux faces d’un même affairisme?

N’est-ce pas là alors qu’un équilibre entre social et économie serait donc à reprendre à zéro !

«Jean-Claude Pacitto est maître de conférences HDR en sciences de gestion à l’université Paris-Est»


F. Hollande, un adversaire de façade à E. Macron: au même titre que moult autres personnalités politiques

François Hollande , se fiche bien de ne peser que pour 17% des français dans l’hypothèse d’un éventuel retour à la course à l’Élysée en 2022… François Hollande en bon technocrate qui se respecte reste avant tout un adversaire de façade à Emmanuel Macron. Manière de se diversifier, tels des jongleurs, ils se repassent la balle. Sauf que là, tout se joue sur le ton des dissensions, des rivalités, du « duel logique » pour faire illusion.

Alors, au même titre que Nicolas Sarkozy ou moult autres personnalités politiques moins en vue, une chose est sûre (selon moi): François Hollande, énième supplétif du candidat du système qui sera le mieux placé en 2022, candidat ou pas à cette élection, aura si besoin est le soutien qui se doit d’E Macron. Envers ou contre censément son propre intérêt, il se fera un plaisir de lui fournir le râteau électoral à sa taille si c’est nécessaire.

C’est là « l’esprit d’équipe » actuel des politiques, pourvu qu’un maximum de citoyens n’y voie que du feu. La règle en est très simple: si vous ne voulez plus de Hollande voici Macron! si vous ne voulez plus de Macron voici Hollande! Et si vous ne voulez plus ni l’un ni l’autre, ce ne sont pas les adversaires de façade des uns et des autres qui manquent!

Dans l’éventualité donc d’un retour à la course à l’Élysée en 2022 -, François Hollande se fiche bien de ne peser que pour 17% des français prêts à le soutenir. Ce serait d’ailleurs très intéressant de savoir combien parmi eux ont voté pour Emmanuel Macron. On comprendrait ce que « cartels électoraux » et « élection piège à cons » veulent dire. Et tant d’autres choses du genre…


Hausse du déficit extérieur: des chiffres « juteux » pour enclencher une nouvelle vague de réformes antisociales

Qu’ils soient déficitaires ou excédentaires, ces chiffres étant essentiellement indicatifs d’une valeur quantitative, sont par définition toujours inquiétants; ce qui ne veut pas dire toutefois qu’ils soient affolants.

Le fait est que les chiffres ont toujours d’inquiétants (au sens propre, concret et positif du terme) qu’ils appellent (à partir des données sensibles qu’ils reflètent) à préoccuper notre esprit à raisonner sur leur réalité intelligible. Autrement dit, à ce que derrière leur aspect à l’état brut, ils révèlent de facto.

Or, dans une économie développée comme en France qui ne doit pas tant que ça à E. Macron, F. Hollande ou autre, ce déficit (quand bien même il serait passé au deuxième trimestre de 10,6 milliards à 11,6 milliards) est largement compensé par les investissements qui le creusent; mais aussi par l’activité très importante du commerce intérieure, notamment dans le secteur du tourisme…

Il faut d’autant arrêter de regarder ce déficit du commerce extérieur sous l’angle trop fermé, étroit des chiffres que, c’est en regardant ainsi les chiffres que nous risquons tomber dans le piège du gouvernement qui a tout intérêt à développer dans l’opinion une vision alarmiste des chiffres pour mieux impulser une nouvelle salve de réformes antisociales par ordonnances à la rentrée sous le prétexte fallacieux d’un déficit extérieur chronique…


Bonnes vacances, bon été!

Rendez-vous à la rentrée. Pour ma part, je la démarrerai sur une critique que je fais au pouvoir dans son ensemble par la manière par laquelle il a géré l’affaire Benalla.

On verra comment (certes très habillement), il a fait de cette affaire un moyen de polarisation des grands et nombreux mécontentements dont il est à l’origine sur le terrain de son choix: faire que tout converge essentiellement vers un duel entre La Rem et les Républicains.

En premier chef, pour les Européennes en 2019, ce qui fait que les Républicains tardent à dévoiler leur programme, prétextant qu’il est en cours d’élaboration. Ce qui est faux bien évidemment, le jeu étant entre eux et La Rem de ratisser le plus large possible chacun de leur côté pour ensuite additionner leurs forces sur le candidat le mieux placé de leurs troupes. Un classique umpsiforme…

Bonne vacances et bon été en attendant!


Pour une vraie «loi Avenir Professionnel» !!!

«Les hommes ne sont pas faits pour les places, ce sont les places qui sont faîtes pour eux»; pour eux tous et non que pour une certaine et petite partie d’entre eux».

Si Jacques-Olivier Martin n’a peut-être pas tort de reprocher à François Hollande d’avoir [lancé] « en fin de mandat la formation en urgence de 500.000 chômeurs pour maquiller la courbe du chômageoù a-t-il vu que Emmanuel Macron était «un peu plus sérieux et audacieux que» lui pour ce qui est de « tenter de relever le défi » en la matière? En clair, où a-t-il vu avec sa «loi Avenir Professionnel» que Emmanuel Macron ne maquillait pas la courbe du chômage à sa manière aussi? A priori de surcroît! Et oui a priori, car baignés que nous sommes dans le sensible selon lequel l’homme se définit à sa valeur économique, tout se résout à relier le progrès social à ce qu’une place (un emploi) soit donné à chacun pour que tout aille bien. Autant dire alors « vivat, au temps de l’esclavage!

Plus encore: parce que ce n’est pas « maquiller la courbe du chômage que de traiter comme du bétail des millions de pauvres gens que les prédécesseurs d’Emmanuel Macron ont poussés dans la nasse du chômage de masse (les livrant au nom de la « méritocratie » à tous les sous-emplois).

Le seul exploit dont pourra se glorifier E. Macron, s’il réussit avec sa «loi avenir professionnel» le tour de force d’infléchir la courbe du chômage,  sera d’avoir fait passer les chômeurs d’une nasse dans une autre. Car tout cela n’est qu’un subterfuge.

L’Etat se sera déchargé de ses obligations régaliennes les plus élémentaires: celles liées par exemple à la cohésion sociale dont la mise en oeuvre des conditions qui y veillent, la maintiennent et la développent est à sa charge. Ceux qui sortiront par ce moyen du chômage resteront des chômeurs, sauf qu’il ne porteront plus ce nom-là. Qui plus est, le prétendu ex-chômeur sera devenu un travailleur obligatoire et – bon coup pour un Etat qui ne s’assume plus! – notre prétendu ex-chômeur ne recevra d’indemnité en rapport à son nouveau statut de chômeur que du revenu qu’il ne retirera que d’un emploi subalterne. quand alors, les cotisations de chômage ne financeront plus les chômeurs mais la machine qui les broient.

À moins donc que cette vision basique de L’Etat ne nous effleure pas du tout, aller voir dans cette «loi avenir professionnelle» une vraie solution au chômage de masse n’est qu’une dérobade. Surtout si celle-ci ne s’inscrit en aucune manière et de façon claire, nette, précise dans une optique, la seule qui vaille (surtout au XXIe siècle), celle selon laquelle «les hommes ne sont pas fait pour les places» mais celle où «ce sont les places qui sont faîtes pour eux» ou pire, pour une certaine et petite partie d’entre eux seulement. 


Affaire Benalla, le scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sert pour bruire la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales…

Cette affaire Benalla a pris des proportions volontairement exagérées, inadaptées telles, qu’elle ne peut qu’être à mettre en parallèle avec les difficultés que le mécontentement des français poserait au pouvoir s’il s’étendait trop et qu’il a lui-même provoqué par ses mesures brutales, antisociales qu’il leur inflige.

Comment les français pourraient-ils en être satisfait, tant depuis à peine plus d’un an qu’il exerce sous étiquette « En Marche », il ne fait que les matraquer fiscalement, administrativement de manière effrénée qui plus est arrogante, humiliante, insultante. C’en est à un point tel que ce mécontentement est en train de se développer à la vitesse d’un incendie capable de renverser le gouvernement. Plus grave encore: il pourrait remettre en cause toute la politique menée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an passé.

Et c’est là l’explication de tout le chambard fait autour des agissements de ce premier de cordée de la bavure sécuritaire en tout genre. Alors – oui! – fallait-il démêler les responsabilités des parties prenantes dans cette affaire. Or, les français n’ont que le moyen de la contestation pour se faire entendre. Et tout ce remue-ménage inimaginable ne vise alors qu’à briser surtout toute possibilité de convergence sinon des luttes de ce qui motive le mécontentement global des français. À même de se sentir avoir été fragmentés, ceux-ci pourraient s’unir pour mettre fin aux abus dont ils sont victimes – ce que le pouvoir cherche à éviter.

D’où les proportions volontairement inadaptées qu’a pris cette affaire Benalla et l’intérêt pour le pouvoir que les raisons de tout ce raffut (trop embarrassant pour lui à leur sujet) restent secrètes. Du moins pendant quelque temps: celui qui lui permet de sortir du trou d’air descendant qui pourrait bien mettre La République En Marche en l’air. C’est le pétrin dans lequel s’est fourré La République En Marche d’avoir voulu aller trop vite dans les réformes pour profiter au maximum de l’effet de surprise que nous a joué Emmanuel Macron sur le registre du « vrai Président » et qui pourrait bien la faire imploser dans sa chute si leurs commanditaires ne trouvent pas de parade tout de suite à ce mécontentement grandissant que la politique brutale du gouvernement inspire aux populations. Mais après 12, 13 mois de pouvoir, ce registre est déjà usé. Il lui faut repartir sur d’autres bases et en même temps enjamber l’obstacle.

C’est là que Alexandre Benalla rentre en scène avec les écarts de conduite qui lui collent aux fesses depuis bientôt trois mois pour ses faits de violence et le dénouement qu’on sait qui tombe à pic pour faire diversion, occuper l’espace médiatique. Tout cela n’était avant tout qu’un montage de bruits de casserole liés à ces fameuses bavures en attendant de faire passer la grosse pilule, que les troupes fraîches arrivent pour reprendre le contrôle de la situation, et que tout reparte comme avant… Déjà, la polémique a viré au « mais oui mais non ».

N’assiste-t-on pas depuis peu à deux sons de cloches se faisant écho: celui d’un côté du « hou! mais ça n’va pas s’passer comme ça » et de l’autre celui disant (pas plus tard que hier soir sur BFMTV avec franz olivier giesbert) que « des affaires comme ça …    il y en aura d’autres… Ou encore celui du «pourtant, dans ses débuts, il avait tout fait pour restaurer une fonction dont la dignité passait aussi par une forme de distance et de rareté».

Et puis dans huit jours tout sera rentré dans « l’ordre ». On dira qu’il avait « pété les plombs« … À moins que – on peut rêver – vraiment les français se décident quand ils disent qu’ils ne lâchent rien de passer aux actes…

Quoiqu’il en soit, cette affaire Benalla aura été un scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sera servi pour briser la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales, antisociales. Ne nous l’enlevons pas de la tête…


Hollande peut-être de retour, un signe de faiblesse des candidats du système , y-compris les mieux placés à l’orée de 2019

«Des proches de François Hollande planifient son possible retour»,  nous détaille Sophie de Ravinel dans le Figaro d’hier soir . À quelle autre fin peuvent bien poursuivre ces proches de Hollande, lui qui, après avoir été le Président « normal » le plus invraisemblable qui soit, voudrait devenir le Président « humain », si ce n’est pour pousser à la roue les candidats du système les mieux placés en situation de faiblesse à l’orée de 2019. Et même au delà.

Avec ou sans le retour de Hollande , on est au moins sûr d’une chose: en bon technocrate, le peu qu’il pourra faire profitera au candidat du système le mieux placé. Comme ça a été avec Sarkozy (1) en 2007 mais ça aurait été Royale : c’était pareil. Comme a a été avec Hollande avec son  » Le changement c’est maintenant » en 2012 comme ça aurait pu être Sarkozy avec sa « France forte ». Comme ça a devait être Macron en 2017 pour faire semblant de piquer les fesses de l’éléphant. Pourquoi alors en serait-il autrement en 2019, en 2020 et en 2022: je me le demande, tant que les français se laisseront faire ???

1 les technocrates ne passent pas nécessairement par l’ENA. La technocratie n’a pas attendu l’ENA pour exister.


Bonne chance à la France face ce soir à la Croatie et retour demain sur l’autre match qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019!

À cette finale de Coupe du Monde de football 2018, n’étant pas croate mais français quoi de plus naturel que de souhaiter bonne chance à la France et que le meilleur gagne!

Retour donc dès demain et les jours qui vont suivre sur ce match et aussi sur celui qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019.

Ce sera pour moi l’occasion de vous raconter prochainement le coup de pouce que Macron est venu donner, devant les parlementaires qu’il a réunis sous les ors de Versailles, aux Républicains avec sa mise en scène «des vilains nationalistes» moins manichéenne que Guillaume Tabard veut bien le dire, en quête surtout d’une opposition docile contre lui.

 


«Les anciens soutiens de Macron sortent le carton rouge», comme si sa seule personnalité était la cause du mécontentement des citoyens…

Après la comédie des divisions des Réputés-Républicains, (une comédie à seule fin de ratisser plus large sur le tout-venant républicain avant les européennes et agir en Républicains En Marche ensuite), voici – toujours sur le même registre – la phase «Bertrand, Bussereau, Villepin, Borloo et consorts».

Dits «anciens soutiens de Macron – anciens: reste à vérifier -, ils sortent le carton rouge» titrait Marion Mourgue il y a deux jours dans le figaro. Après l’avoir soutenu depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle jusqu’à maintenant, pour ne citer qu’eux, il serait devenu «arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités» pour Dominique de Villepin, décevant pour Dominique Bussereau, Hervé Morin et François Baroin, «désagréable» pour Jean-louis Borloo etc. Sur le registre cette fois de la remontrance, il serait pour Vincent Trémollets de Villers devenu critiquable «lui le président qui s’était fait connaître et apprécié (nous dit-il) pour son énergie réformatrice et son constant pragmatisme» aurait « pris le risque de restaurer une disposition de méfiance qu’il voulait évacuer de la politique en «dérivant de vidéos anecdotiques en micro-polémiques, de «en même temps» en profondes contradictions.

Mais tout ça c’est du cinéma, de la récup pour faire porter sur sa seule personnalité la responsabilité du mécontentement des populations qui n’en peuvent plus de la politique de Macron à mesure qu’elles réalisent comment, catégories après catégories, poussées les unes contre les autres depuis un an, la politique menée par Emmanuel Macron les a rendues corvéables à merci au diktat de l’argent roi tout-puissant. Ce ne peut tout de même être pour retomber dans les griffes de Xavier Bertrand et compagnie qui restent solidaires des mesures prises par le pouvoir en place responsables du mécontentement grandissant des français.

Xavier Bertrand a beau jeu quant à lui de se prétendre soucieux de la situation des « milieux de cordée, ceux qui bossent, et qui savent pertinemment qu’ils ne peuvent compter sur personne parce qu’ils ne sont jamais aidés»? Là, c’est encore reprendre le mécontentement des français vis à vis de la politique de macron pour la détourner de son but premier qui est très loin de porter sur sa seule personnalité d’homme arrogant exerçant un pouvoir sans partage qu’il lui reproche.

Le but alors de ce cinéma est évident: laisser le moins d’espace à une vraie opposition à la majorité de sorte à ne voir le mécontentement des citoyens que, par la manière dont va évoluer l’opinion en faveur et en défaveur de Macron, pour que seule sa personnalité soit mise en cause. Un moyen, toujours le même, et à des fins surtout et notamment électorales d’établir un rapport de force, à trois éléments contre un, en défaveur de toute vraie opposition au pouvoir. Comme au temps de l’UMPS, mais dans une forme plus subtile.

Dans tout cela, comment laisser les élites dire alors que c’est au peuple comme on l’entend de plus en plus ces temps-ci que s’appliquerait la critique très fine que Bossuet adressait aux dignitaires de son temps leur reprochant de déplorer les effets dont ils chérissent les causes alors que c’est aux élites qu’elle devrait s’adresser. C’est bien elles encore ici qui déplorent les effets néfastes de la politiques d’Emmanuel Macron (jusque-là on est d’accord) mais non les vraies causes. Qui sinon elles chérissent leurs causes, quand au lieu de trouver une explication à ces effets dans la politique menée depuis un an qu’Emmanuel Macron est au pouvoir en grande part « grâce » à eux, ils veulent la voir dans un certain changement de manière d’être et autre de se comporter que Emmanuel Macron aurait contracté; à savoir que le pouvoir lui aurait tourné la tête, et que sais-je d’autre. C’est bien que tout cela n’est que mise en scènes, comédie des élites dont cette manière grotesque de faire se double se double aussi de cette manière tout aussi grotesque d’être…


Au capitaine revient de gouverner et aux passagers de fixer la destination, ou alors c’est la galère.

Quand on veut être nombreux, c’est pour être soi-même fort parce que tout seul on est trop faible. Par exemple pour déplacer un arbre, que l’orage a mis en travers de notre chemin; et que par conséquent on va devoir être suffisamment nombreux si pour le dégager le seul moyen va être de se mettre à plusieurs; ce qui va à son tour impliquer de devoir vouloir être nombreux pour être fort.

C’est là le domaine élémentaire de l’entraide. C’est le b a ba de la vie en communauté qui consiste à chercher (élire) les personnes les plus à même (en terme de moyen et de manière qu’il va falloir déployer pour régler le problème dans les meilleures conditions: délai, praticité…). Il ne viendra à personne – quoique dans le monde compliqué dans lequel nous sommes de nos jours ce ne serait pas étonnant – d’aller chercher à cent lieues voire à mille l’aide dont on a besoin et qu’on a à deux pas. Comme dans « le 22 à Asnières », le sketch hilarant de Fernand Raynaud (1)…

Mais ce qui vaut pour l’entraide au quotidien ne vaut pour la politique. Car, si dans le domaine de l’entraide au quotidien le contact avec la communauté, le rapport avec elle ne concerne que des démarches spontanées qui font appel le plus souvent au bon sens qui portent à trouver les solutions les plus simples (la subsidiarité), donner les premiers secours. Ça va être la plupart du temps de trouver (d’élire) des personnes sur la base, le principe selon lesquels il faut être assez nombreux pour se tirer d’embarras sur la route un soir d’orage.

En politique, c’est très différent. C’est même radicalement différent. Enfin, si on veut sortir de la caricature navrante de la politique et du pouvoir à laquelle on assiste depuis des décennies. En politique, le domaine de l’entraide n’est plus que de vouloir ni de devoir être nombreux pour être fort mais, et aussi bien pour le capitaine du bateau que les passagers, mais de vouloir et devoir être fort pour être nombreux.

Parce que pour qu’une traversée en bateau se fasse dans de bonnes conditions, si c’est au capitaine que revient de gouverner le bateau c’est aux passagers de fixer la destination, ou bien c’est la galère.

Et si dans un pays démocratique, républicain on repart après chaque mandature dans une nouvelle galère pour  les cinq ans, c’est bien que l’union ne fait la force pour quelque chose de bien, de louable, de normal qu’en société mais qu’elle la fait pour quelque chose de mal, de méprisable, de condamnable en politique. Si bien que si Blaise Pascal a pu affirmer que ce qui est fort n’est pas juste et ce qui est juste n’est pas fort ce n’est que vrai à ceci près que ça n’obéit qu’à un phénomène qu’on a laissé se développer parce qu’on en ignore les mécanismes le plus souvent par négligence. Par négligence intellectuelle quand par lassitude devant la multiplication des difficultés, par commodité personnelle étant donné notre distance par rapport aux événements. Par négligence morale quand on n’est pas directement concerné ou pire quand on y a un avantage.

Pour toutes ces raisons, on a fini par croire après Blaise Pascal que si le juste et le fort étaient contradictoires, c’était une fatalité au lieu d’y voir surtout un phénomène lié à un processus involutif bien que très fortement installé mais n’étant qu’un processus d’origine humaine demeure réversible comme celui qui avait conduit au tabagisme, à alcoolisme où tout autre processus ayant conduit aux pires fléaux dont on vient à bout quand on se donne la peine de les étudier, de les expliquer, d’enclencher les mécanismes de mise en route des processus inverse…

À commencer par admettre qu’en politique il faudrait, il faudra instaurer sur ces principes un rapport de force d’égal à égal entre tous les membres de la communauté. C’est là qu’il va y avoir encore du travail…

  1. le sketch « le 22 à Asnières,  quand le téléphone était encore manuel et que ne pouvant obtenir de l’opératrice des téléphones le fameux « 22 à Asnières » parce que – d’être tombé semble-t-il sur une opératrice obnubilée pour les appels vers les grandes Capitales – il se voit dans l’obligation de faire qu’on le branche sur New York pour avoir enfin quelqu’un à qui demander qu’on lui passe son « 22 à Asnières » pour joindre – qui c’est qui? – peut-être, son beau-frère qui est à deux pas. Pour – qui c’est quoi? – peut-être, qu’il vienne le chercher à la gare…