ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Affaire Benalla, le scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sert pour bruire la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales…

Cette affaire Benalla a pris des proportions volontairement exagérées, inadaptées telles, qu’elle ne peut qu’être à mettre en parallèle avec les difficultés que le mécontentement des français poserait au pouvoir s’il s’étendait trop et qu’il a lui-même provoqué par ses mesures brutales, antisociales qu’il leur inflige.

Comment les français pourraient-ils en être satisfait, tant depuis à peine plus d’un an qu’il exerce sous étiquette « En Marche », il ne fait que les matraquer fiscalement, administrativement de manière effrénée qui plus est arrogante, humiliante, insultante. C’en est à un point tel que ce mécontentement est en train de se développer à la vitesse d’un incendie capable de renverser le gouvernement. Plus grave encore: il pourrait remettre en cause toute la politique menée depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron l’an passé.

Et c’est là l’explication de tout le chambard fait autour des agissements de ce premier de cordée de la bavure sécuritaire en tout genre. Alors – oui! – fallait-il démêler les responsabilités des parties prenantes dans cette affaire. Or, les français n’ont que le moyen de la contestation pour se faire entendre. Et tout ce remue-ménage inimaginable ne vise alors qu’à briser surtout toute possibilité de convergence sinon des luttes de ce qui motive le mécontentement global des français. À même de se sentir avoir été fragmentés, ceux-ci pourraient s’unir pour mettre fin aux abus dont ils sont victimes – ce que le pouvoir cherche à éviter.

D’où les proportions volontairement inadaptées qu’a pris cette affaire Benalla et l’intérêt pour le pouvoir que les raisons de tout ce raffut (trop embarrassant pour lui à leur sujet) restent secrètes. Du moins pendant quelque temps: celui qui lui permet de sortir du trou d’air descendant qui pourrait bien mettre La République En Marche en l’air. C’est le pétrin dans lequel s’est fourré La République En Marche d’avoir voulu aller trop vite dans les réformes pour profiter au maximum de l’effet de surprise que nous a joué Emmanuel Macron sur le registre du « vrai Président » et qui pourrait bien la faire imploser dans sa chute si leurs commanditaires ne trouvent pas de parade tout de suite à ce mécontentement grandissant que la politique brutale du gouvernement inspire aux populations. Mais après 12, 13 mois de pouvoir, ce registre est déjà usé. Il lui faut repartir sur d’autres bases et en même temps enjamber l’obstacle.

C’est là que Alexandre Benalla rentre en scène avec les écarts de conduite qui lui collent aux fesses depuis bientôt trois mois pour ses faits de violence et le dénouement qu’on sait qui tombe à pic pour faire diversion, occuper l’espace médiatique. Tout cela n’était avant tout qu’un montage de bruits de casserole liés à ces fameuses bavures en attendant de faire passer la grosse pilule, que les troupes fraîches arrivent pour reprendre le contrôle de la situation, et que tout reparte comme avant… Déjà, la polémique a viré au « mais oui mais non ».

N’assiste-t-on pas depuis peu à deux sons de cloches se faisant écho: celui d’un côté du « hou! mais ça n’va pas s’passer comme ça » et de l’autre celui disant (pas plus tard que hier soir sur BFMTV avec franz olivier giesbert) que « des affaires comme ça …    il y en aura d’autres… Ou encore celui du «pourtant, dans ses débuts, il avait tout fait pour restaurer une fonction dont la dignité passait aussi par une forme de distance et de rareté».

Et puis dans huit jours tout sera rentré dans « l’ordre ». On dira qu’il avait « pété les plombs« … À moins que – on peut rêver – vraiment les français se décident quand ils disent qu’ils ne lâchent rien de passer aux actes…

Quoiqu’il en soit, cette affaire Benalla aura été un scandale-coupe-feu dont le pouvoir se sera servi pour briser la colère qu’a propagé le pouvoir dans le pays par ses mesures brutales, antisociales. Ne nous l’enlevons pas de la tête…