ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Poster un commentaire

Hollande peut-être de retour, un signe de faiblesse des candidats du système , y-compris les mieux placés à l’orée de 2019

«Des proches de François Hollande planifient son possible retour»,  nous détaille Sophie de Ravinel dans le Figaro d’hier soir . À quelle autre fin peuvent bien poursuivre ces proches de Hollande, lui qui, après avoir été le Président « normal » le plus invraisemblable qui soit, voudrait devenir le Président « humain », si ce n’est pour pousser à la roue les candidats du système les mieux placés en situation de faiblesse à l’orée de 2019. Et même au delà.

Avec ou sans le retour de Hollande , on est au moins sûr d’une chose: en bon technocrate, le peu qu’il pourra faire profitera au candidat du système le mieux placé. Comme ça a été avec Sarkozy (1) en 2007 mais ça aurait été Royale : c’était pareil. Comme a a été avec Hollande avec son  » Le changement c’est maintenant » en 2012 comme ça aurait pu être Sarkozy avec sa « France forte ». Comme ça a devait être Macron en 2017 pour faire semblant de piquer les fesses de l’éléphant. Pourquoi alors en serait-il autrement en 2019, en 2020 et en 2022: je me le demande, tant que les français se laisseront faire ???

1 les technocrates ne passent pas nécessairement par l’ENA. La technocratie n’a pas attendu l’ENA pour exister.


Poster un commentaire

Bonne chance à la France face ce soir à la Croatie et retour demain sur l’autre match qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019!

À cette finale de Coupe du Monde de football 2018, n’étant pas croate mais français quoi de plus naturel que de souhaiter bonne chance à la France et que le meilleur gagne!

Retour donc dès demain et les jours qui vont suivre sur ce match et aussi sur celui qui se jouera celui-là à Strasbourg en 2019.

Ce sera pour moi l’occasion de vous raconter prochainement le coup de pouce que Macron est venu donner, devant les parlementaires qu’il a réunis sous les ors de Versailles, aux Républicains avec sa mise en scène «des vilains nationalistes» moins manichéenne que Guillaume Tabard veut bien le dire, en quête surtout d’une opposition docile contre lui.

 


Poster un commentaire

«Les anciens soutiens de Macron sortent le carton rouge», comme si sa seule personnalité était la cause du mécontentement des citoyens…

Après la comédie des divisions des Réputés-Républicains, (une comédie à seule fin de ratisser plus large sur le tout-venant républicain avant les européennes et agir en Républicains En Marche ensuite), voici – toujours sur le même registre – la phase «Bertrand, Bussereau, Villepin, Borloo et consorts».

Dits «anciens soutiens de Macron – anciens: reste à vérifier -, ils sortent le carton rouge» titrait Marion Mourgue il y a deux jours dans le figaro. Après l’avoir soutenu depuis l’entre-deux-tours de la présidentielle jusqu’à maintenant, pour ne citer qu’eux, il serait devenu «arrogant et coupé d’un certain nombre de réalités» pour Dominique de Villepin, décevant pour Dominique Bussereau, Hervé Morin et François Baroin, «désagréable» pour Jean-louis Borloo etc. Sur le registre cette fois de la remontrance, il serait pour Vincent Trémollets de Villers devenu critiquable «lui le président qui s’était fait connaître et apprécié (nous dit-il) pour son énergie réformatrice et son constant pragmatisme» aurait « pris le risque de restaurer une disposition de méfiance qu’il voulait évacuer de la politique en «dérivant de vidéos anecdotiques en micro-polémiques, de «en même temps» en profondes contradictions.

Mais tout ça c’est du cinéma, de la récup pour faire porter sur sa seule personnalité la responsabilité du mécontentement des populations qui n’en peuvent plus de la politique de Macron à mesure qu’elles réalisent comment, catégories après catégories, poussées les unes contre les autres depuis un an, la politique menée par Emmanuel Macron les a rendues corvéables à merci au diktat de l’argent roi tout-puissant. Ce ne peut tout de même être pour retomber dans les griffes de Xavier Bertrand et compagnie qui restent solidaires des mesures prises par le pouvoir en place responsables du mécontentement grandissant des français.

Xavier Bertrand a beau jeu quant à lui de se prétendre soucieux de la situation des « milieux de cordée, ceux qui bossent, et qui savent pertinemment qu’ils ne peuvent compter sur personne parce qu’ils ne sont jamais aidés»? Là, c’est encore reprendre le mécontentement des français vis à vis de la politique de macron pour la détourner de son but premier qui est très loin de porter sur sa seule personnalité d’homme arrogant exerçant un pouvoir sans partage qu’il lui reproche.

Le but alors de ce cinéma est évident: laisser le moins d’espace à une vraie opposition à la majorité de sorte à ne voir le mécontentement des citoyens que, par la manière dont va évoluer l’opinion en faveur et en défaveur de Macron, pour que seule sa personnalité soit mise en cause. Un moyen, toujours le même, et à des fins surtout et notamment électorales d’établir un rapport de force, à trois éléments contre un, en défaveur de toute vraie opposition au pouvoir. Comme au temps de l’UMPS, mais dans une forme plus subtile.

Dans tout cela, comment laisser les élites dire alors que c’est au peuple comme on l’entend de plus en plus ces temps-ci que s’appliquerait la critique très fine que Bossuet adressait aux dignitaires de son temps leur reprochant de déplorer les effets dont ils chérissent les causes alors que c’est aux élites qu’elle devrait s’adresser. C’est bien elles encore ici qui déplorent les effets néfastes de la politiques d’Emmanuel Macron (jusque-là on est d’accord) mais non les vraies causes. Qui sinon elles chérissent leurs causes, quand au lieu de trouver une explication à ces effets dans la politique menée depuis un an qu’Emmanuel Macron est au pouvoir en grande part « grâce » à eux, ils veulent la voir dans un certain changement de manière d’être et autre de se comporter que Emmanuel Macron aurait contracté; à savoir que le pouvoir lui aurait tourné la tête, et que sais-je d’autre. C’est bien que tout cela n’est que mise en scènes, comédie des élites dont cette manière grotesque de faire se double se double aussi de cette manière tout aussi grotesque d’être…


Poster un commentaire

Au capitaine revient de gouverner et aux passagers de fixer la destination, ou alors c’est la galère.

Quand on veut être nombreux, c’est pour être soi-même fort parce que tout seul on est trop faible. Par exemple pour déplacer un arbre, que l’orage a mis en travers de notre chemin; et que par conséquent on va devoir être suffisamment nombreux si pour le dégager le seul moyen va être de se mettre à plusieurs; ce qui va à son tour impliquer de devoir vouloir être nombreux pour être fort.

C’est là le domaine élémentaire de l’entraide. C’est le b a ba de la vie en communauté qui consiste à chercher (élire) les personnes les plus à même (en terme de moyen et de manière qu’il va falloir déployer pour régler le problème dans les meilleures conditions: délai, praticité…). Il ne viendra à personne – quoique dans le monde compliqué dans lequel nous sommes de nos jours ce ne serait pas étonnant – d’aller chercher à cent lieues voire à mille l’aide dont on a besoin et qu’on a à deux pas. Comme dans « le 22 à Asnières », le sketch hilarant de Fernand Raynaud (1)…

Mais ce qui vaut pour l’entraide au quotidien ne vaut pour la politique. Car, si dans le domaine de l’entraide au quotidien le contact avec la communauté, le rapport avec elle ne concerne que des démarches spontanées qui font appel le plus souvent au bon sens qui portent à trouver les solutions les plus simples (la subsidiarité), donner les premiers secours. Ça va être la plupart du temps de trouver (d’élire) des personnes sur la base, le principe selon lesquels il faut être assez nombreux pour se tirer d’embarras sur la route un soir d’orage.

En politique, c’est très différent. C’est même radicalement différent. Enfin, si on veut sortir de la caricature navrante de la politique et du pouvoir à laquelle on assiste depuis des décennies. En politique, le domaine de l’entraide n’est plus que de vouloir ni de devoir être nombreux pour être fort mais, et aussi bien pour le capitaine du bateau que les passagers, mais de vouloir et devoir être fort pour être nombreux.

Parce que pour qu’une traversée en bateau se fasse dans de bonnes conditions, si c’est au capitaine que revient de gouverner le bateau c’est aux passagers de fixer la destination, ou bien c’est la galère.

Et si dans un pays démocratique, républicain on repart après chaque mandature dans une nouvelle galère pour  les cinq ans, c’est bien que l’union ne fait la force pour quelque chose de bien, de louable, de normal qu’en société mais qu’elle la fait pour quelque chose de mal, de méprisable, de condamnable en politique. Si bien que si Blaise Pascal a pu affirmer que ce qui est fort n’est pas juste et ce qui est juste n’est pas fort ce n’est que vrai à ceci près que ça n’obéit qu’à un phénomène qu’on a laissé se développer parce qu’on en ignore les mécanismes le plus souvent par négligence. Par négligence intellectuelle quand par lassitude devant la multiplication des difficultés, par commodité personnelle étant donné notre distance par rapport aux événements. Par négligence morale quand on n’est pas directement concerné ou pire quand on y a un avantage.

Pour toutes ces raisons, on a fini par croire après Blaise Pascal que si le juste et le fort étaient contradictoires, c’était une fatalité au lieu d’y voir surtout un phénomène lié à un processus involutif bien que très fortement installé mais n’étant qu’un processus d’origine humaine demeure réversible comme celui qui avait conduit au tabagisme, à alcoolisme où tout autre processus ayant conduit aux pires fléaux dont on vient à bout quand on se donne la peine de les étudier, de les expliquer, d’enclencher les mécanismes de mise en route des processus inverse…

À commencer par admettre qu’en politique il faudrait, il faudra instaurer sur ces principes un rapport de force d’égal à égal entre tous les membres de la communauté. C’est là qu’il va y avoir encore du travail…

  1. le sketch « le 22 à Asnières,  quand le téléphone était encore manuel et que ne pouvant obtenir de l’opératrice des téléphones le fameux « 22 à Asnières » parce que – d’être tombé semble-t-il sur une opératrice obnubilée pour les appels vers les grandes Capitales – il se voit dans l’obligation de faire qu’on le branche sur New York pour avoir enfin quelqu’un à qui demander qu’on lui passe son « 22 à Asnières » pour joindre – qui c’est qui? – peut-être, son beau-frère qui est à deux pas. Pour – qui c’est quoi? – peut-être, qu’il vienne le chercher à la gare…


Poster un commentaire

Quand la droite va-elle se reconstruire pour former une véritable opposition à Macron?

Désolé de dire ça à ceux qui ne veulent pas faire travailler Laurent wauquiez pour construire une véritable opposition à Macron, mais «l’obsession des «castings», c’est l’argument facile pour ne pas entendre ce qu’on a à lui dire sur ce sujet.

Il sait très bien que la question du casting et non des castings obligerait les (réputés) Républicains à reconnaître que le projet qu’ils disent avoir en cours d’élaboration est parachevé depuis longtemps. Et que c’est la forme qu’il aura qui pose problème.

Ils se heurtent à un électorat de plus en plus multiforme, volatile, indécis et remonté contre Emmanuel Macron qui les empêche de se positionner par rapport à lui dont ils se montrent proche ou éloigné selon comme s’oriente l’opinion dans son ensemble en constante incertitude. D’où leur embarras, leur hantise pour présenter le casting, pour dire qui seront les têtes de liste aux européennes tant les Républicains de Droite, de Gauche et du Centre craignent un 09 mars à l’italienne aux européennes.

En perpétuel décalage entre leur discours et leurs intentions réelles, ne pouvant mettre toutes leurs «œufs» dans le même panier ils tiennent un double langage. Laurent Wauquiez en tête, avec son «Arrêtons de créer artificiellement des différences», alors qu’il n’a de cesse (comme s’il n’avait d’autre choix de multiplier les lignes politiques au sein de leur parti pour canaliser ses troupes…


Poster un commentaire

«Une crise de la masculinité sans précédent» et plus d’un siècle de rigidité du pouvoir

Eugénie Bastié a fait son enquête. Elle dénonce «une crise de la masculinité sans précédent» que traverse l’Occident. Jusque-là je suis entièrement d’accord avec elle. Mais, comment la laisser dire que  «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» en seraient responsables quand ces trois phénomènes de société ont plus d’un siècle de rigidité du pouvoir pour seule et même origine.

Pour comprendre bien de quoi on parle, qu’on n’a plus trois mais quatre phénomènes et que ceux-ci sont bien liés comme énoncés dans cet article où, parmi ces phénomènes inquiétants en continuelle expansion, la rigidité du pouvoir est partout source d’augmentation et d’aggravation des crises. le dernier élément en date à ce propos, comme quoi il en sera toujours ainsi tant que le pouvoir ne se remettra pas en cause suffisamment est dans la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église, pris au piège qu’il est par plus d’un siècle de rigidité du pouvoir dans lequel est tombé le pouvoir lui-même .

L’homme jeune, moderne, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne fait qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà, faute de toute véritable remise en cause du pouvoir.   tellement  que  Voilà ce qui arrive quand on attribue à «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire ont engendré une crise de la masculinité sans précédent»    à l’origine n’a rien à voir avec   à quelle rigidité toujours opérante on a à faire avec le pouvoir, constatons que ces deux phénomènes en sont conséquence. le dernier en date est la crise sociopolitique actuelle consécutive à toutes celles qui se sont succédé une à une depuis plus de quarante ans (rien n’a changé comme il fallait depuis un an) et qui a vu le président de la République Emmanuel Macron avec le pape dans un rapport montrant clairement qu’il était au moins autant venu chercher son titre de chanoine d’honneur de la Basilique du Latran que les secours de l’Église.

L’homme jeune, moderne, les grandes qualités, l’esprit de camaraderie qu’on ne peut enlever à Emmanuel Macron ne font qu’occulter cet aspect de la relation amicale presque affective qu’il a établi avec le pape François mais qu’on ne peut pas ne pas associer à la grande difficulté dans laquelle il se trouve tout particulièrement face à elle avec cette crise sociopolitique qui affecte aussi l’Europe et très au delà donc de la France tout l’Occident. Tout cela doit nous indiquer de façon patente qu’on est moins dans une crise de l’autorité mais plus dans une crise du pouvoir. Ne reste plus qu’à démontrer que c’est bien dans l’entêtement dans une rigidité insupportable dont font preuve tous ceux qui sont dépositaires de l’autorité dont se nourrit cette crise. Ces crises.

Si donc il y a bien une crise de la masculinité sans précédent, des interactions entre ce phénomène, la révolution féministe et l’avènement de la société égalitaire, suite à des erreurs, des fautes commises pendant plus d’un siècle par des gens détenteurs de l’autorité mais plus assoiffés de pouvoir que de justice dont ils n’ont le plus souvent que le vocabulaire, c’est d’avoir ignoré trop longtemps une donnée anthropologique qui définit une différence fondamentale autre que physique et anatomique qui existe entre l’homme et la femme et qui ne pouvait conduire qu’à cette crise du pouvoir. Le type même de crise involutive qu’on doit, de prendre pour la cause ce qui n’est en réalité que la conséquence d’une autre cause dont la particularité est d’être première.

Quelle est cette donnée anthropologique qu’on ignore et que les hommes et les femmes de pouvoir se sont complu de méconnaître abusivement depuis trop longtemps, quelle est cette donnée anthropologique notamment physiologique autant sociologique, si ce n’est que si l’homme davantage que la femme est plus naturellement porté à développer des qualités d’invention, à l’inverse la femme davantage que l’homme est plus naturellement porté à développer des qualités d’application. Et donc en quoi plus d’un siècle de rigidité du pouvoir est bien entre autre la cause de la crise de la masculinité? C’est bien que nos dirigeants se voulant que trop être les seuls détenteurs de la vérité, sont responsables de ce que les qualités d’application sont devenus prédominantes sur les qualités d’invention. Car il avaient tout intérêt à installer cette prédominance, leur principale préoccupation étant de se faire obéir au mépris même de la vérité. Ce qui n’a fait que développer la féminisation de la société, cette révolution du féminisme, cet avènement de la société égalitaire, cette crise de la masculinité, et tous ces grands problèmes de masse qu’on ne fait que remplacer par d’autres plus graves. Et si on persiste par exemple à croire que «la révolution féministe et l’avènement d’une société égalitaire» seraient la cause de la «crise de la masculinité sans précédent», craignons que ces trois phénomènes ne feront que s’amplifier ainsi que toutes les autres crises que nous traversons par ailleurs. À commencer, les féministes redoubleront de détermination, les «cucks, ces «hommes qui cherchent sans cesse l’approbation des femmes» que fustigent – et ne feront que fustiger davantage – les «trolls» comme s’en inquiète Eugénie Bastié. ne feront que fustiger davantage».


Poster un commentaire

Pourquoi le «limogeage de Virginie Calmels» n’était qu’une mascarade

Ce limogeage n’était qu’une mascarade des Républicains. Cette dramaturgie du «limogeage de Virginie Calmels» n’était que pour faire croire que le risque de division est la raison principale au fait que leur projet politique n’en serait qu’en cours d’élaboration alors que celui-ci est fixé dans le marbre depuis des lustres.

La difficulté relève plutôt de ne pouvoir dans la durée en donner une forme définitive qui convienne à un électorat de plus en plus multiforme, volatile et indécis, cet état de l’électorat n’étant que le résultat des attentes que furent les-leurs pour ouvrir la voie à l’incrustation de la politique d’Emmanuel Macron qu’ils ont à cœur de continuer  en même temps qu’ils s’en défendre. D’où leur embarras pour présenter le casting destiné à savoir qui seront les têtes de liste des Républicains aux prochaines élections devant avoir lieu en 2019, 2020 et 2022. Comment out ça ne serait qu’invention fantaisiste, sans fondement, quand depuis un an les Républicains se disent tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division est exclue?  Que venaient faire alors les proportions exagérées qu’avait pris cette histoire de tract que reprochait Virginie Calmels à Laurent Wauquiez, ce désaccord et qui a démarré il y a plus de trois semaines, a atteint son apogée toute la semaine dernière et qui s’est achevé en point d’orgue il y peu n’aurait-il pas dû se régler entre eux deux entre « quat-z-yeux » au sein de l’exécutif. Si film il y a c’est avec le «limogeage de Virginie Calmels» et toute la dramaturgie qui à gravité autour qu’il existe. Et l’on peut aisément imaginer, ça tient parfaitement la route, que les Républicains, Laurent Wauquiez en tête, aient eu besoin de cette petite dramaturgie pour se remettre le plus insensiblement possible en ordre de bataille face à l’opinion. Tout cela s’explique très bien par le fait qu’ils ne peuvent pas dévoiler leur projet politique non parce qu’il est en cours d’élaboration comme il disent; mais à cause d’une condition embarrassante qui les empêche d’en parler trop à l’avance ne pouvant savoir quelle forme acceptable lui donner sans avoir (ce qui serait contre-productif électoralement) à en changer tous les quatre matins tant il est très certainement très proche sur le fond, de la politique d’E. Macron ce qu’il ne peuvent laisser paraître à aucun prix se voulant incarner – et pour cause – la principale opposition.

Alors que depuis un an les Républicains s’étaient dit tout entier consacré à la reconstruction de la droite, que toute division étaient exclues, comment Laurent Wauquiez a-t-il pu laisser la nouvelle se répande en long et en large dans la presse quand le bruit des portes qui claquent entre eux deux a été le plus fort? Avait-il lieu d’attendre ce moment le plus mal choisi pour limoger Virginie Calmels ?  Est-il seulement à l’origine de cette décision? Beaucoup d’autres questions de cet ordre restent sans réponses. Mais, que n’avons-nous vu que tout cela n’était que du bruitage. Un bruitage tout ce qu’il y a de plus assourdissant dans le but par trop évident d’éveiller notre attention sur des niaiseries de vaudeville et nous rendre sourd à un aspect douteux de leur projet politique en vue des prochaines élections de 2019, 2020 et 2022. Cet aspect indicible de ce projet étant qu’ils doivent mettre impérieusement en sourdine que ce projet devra ne témoigner d’un courant très fort d’opposition à Emmanuel Macron que si ce dernier devenait trop impopulaire dans les mois qui vont suivre (comme on a tout lieu de le penser étant donné la dureté de sa politique sur le plan social); ou au contraire ce projet devra-t-il prêter le flanc à E. Macron si (comme on peut le penser aussi étant donné la proximité très grande  quoiqu’on en dise d’E. Macron avec les Médias à grande écoute, les élites et la grande influence que ce beau linge sait exercer sur les masses) s’il parvenait contre ce que voudrait la logique sociale à rester le mieux placé jusqu’à la fin de son mandat. Car quelle que sera la forme de ce projet, une chose est sûre, il se proposera de continuer la politique rigidiste d’E. Macron. D’une manière ou d’une autre. C’est dans l’air du temps qui n’est pas du tout à la démocratie: les personnels politiques ne sont plus là pour rester bien longtemps mais toutes leurs opérations se suivent comme les pignons d’une même roue dentée. Aussi doivent-ils user de toutes sortes de stratagèmes.

Ainsi, ce différend intenable au sujet de ce tract dont Virginie Calmels disait avoir regretté la diffusion – trop ouvertement au goût de Laurent Wauquiez -, n’aurait trompé personne sans toute cette dramaturgie. Notamment sur le fait qu’elle a participé amplement à cette diffusion, quand dans un contexte d’afflux migratoire sans précédent en Europe et d’affolement quasi général qu’il a produit sur leurs populations, quand donc dans ce contexte Virginie Calmels sur des plateaux de télévisions vient nous dire que ce tract (scandant  «pour que la France reste la France») « impose…  une ligne unique à la famille de la droite», qui serait «une ligne identitaire et populiste»… Sans parler de la pub qu’elle s’est fait, combien nombreux sont-ils tous ceux comme Nicolas Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, Alain Juppé, Thierry Mariani et tous les autres qu’on n’entendait plus et à qui elle a redonné une occasion formidable de reprendre de concert de la voix?

Quel est celui qui ignore que Laurent Wauquiez est le rassembleur « du monde ancien » en quête des électeurs partis au FN/RN, à DLF, au PCD et autres « amoureux de la France »; quel est celui qui ignore que le départ de Virginie Calmels a donné le coup d’envoi en fanfare à tous les électeurs de droite et du centre qui se reconnaitraient dans la ligne «DroiteLib» pour ne pas dire Macron-compatible et plus qu’elle a fondée; que les Républicains  ont aussi d’autres lignes politiques, tel valérie, Guillaume Peltier,  Qui igore le parcours épique de Virginie, comment de endémol France elle est passé à Endémol Monde; puis la première adjointe à la mairie de Bordeaux qu’elle est devenue etc, etc, etc; bref, tout ce qui fait d’elle combien elle avait le profil pour jouer le rôle de dissident à Wauquiez que seul un membre de la direction des Républicains pouvait jouer; combien pour Alain Juppé « elle « a des convictions. Et du courage (comme) elle vient de le montrer»; combien pour Mariani Thierry (sur twitter) autant elle méritait d’être (virée), autant elle «retrouve sa totale liberté de parole, n’étant plus membre de la direction des Républicains» sa liberté depuis une semaine le numéro deux des Républicains; depuis quand et pourquoi Laurent Wauquiez la limogée; Thierry Mariani  encore, lui qui a «appelé à une alliance avec le FN» ce parce que selon lui quand on n’est pas solidaire et qu’on ne démissionne pas, on est viré; ce parce que selon Damien Adad porte parole des Républicains elle a quelque part « falli » au «principe de loyauté d’autant plus qu’elle (appartenait ) à l’équipe dirigeante»; ceci dit tous lui accordent l’entière liberté de donner le coup d’envoi en fanfare de sa «DroiteLib», le mouvement qui plaide pour « une droite équidistante » de la politique menée par Emmanuel Macron et de celle proposée par le Front national, « sans pencher d’un côté ni pencher de l’autre »… Bon vent si ça leur chante mais quand cesseront-ils en revanche de nous en faire!