ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Le mythe Macron-Juppé « des candidats de la France qui va bien »

Lu dans le FIGAROVOXTRIBUNE du 29/04/2016. D’après Julien Landfried(1),

Les deux roues de secours de l'UMPS?

Alain Juppé et Emmanuel Macron: les deux roues de secours de l’UMPS si Sarkozy ne parvenait toujours pas à revenir sur le devant de la scène ou Hollande à faire oublier sa politique sarkhollandaise.

 » Macron est l’incarnation du profond désir des classes supérieures de voir traiter prioritairement ses problèmes avec le raisonnement suivant : il faut que la France qui va bien aille encore mieux et développe pleinement ses (grandes) potentialités », « pour que la France aille mieux » (sous-entendu: tout le monde, « la France qui va mal »…y-compris).

Si cette « France qui va bien » allait mieux, comment ceux qu’il situe dans la « France qui va mal » pourraient-ils aller mieux? « mieux » honnêtement et sincèrement bien sûr; c’est-à- dire: au sens qui aille pour leur plus grand bien. C’est carrément se moquer du monde que de prétendre cela, alors que c’est justement le contraire à quoi nous assistons de plus en plus en France et dans le monde; à savoir que plus ceux dont la situation est bonne s’améliore plus leur nombre diminue, plus ceux dont la situation s’aggrave plus leur nombre augmente; et que cette tendance est d’autant moins invariante qu’elle est le fait d’une technocratie organisée en véritable caste constituée de personnalités aussi différentes que Macron ou Juppé qui passent pour s’opposer sur le fond, mais qui sont en réalité surtout rivales. Ce qui est précisément tout le problème puisque les options qui en résulte ne varient toujours que sur la forme et de façon donc illusoire.

Et puis, peut-on comme il le fait parler d’un côté de « France qui va bien » et de l’autre, de « France qui va mal » si ce n’est que pour faire bon poids en résonance au récemment « la France va mieux » de François Hollande?

Autre affabulation: il résume l’élection de 2017 au vote Macron ou Juppé le seul choix possible qui sera à faire contre M. Le Pen et L. Mélenchon. Comme si on pouvait déjà se projeter au 2 e tour des présidentielles de 2017 alors que la campagne qui la précède ne sera officielle que dans plusieurs mois.

Ce que nous rapporte Julien Landfried à travers cet article n’est-il pas qu’une vision manichéenne de la société française: une vision qui tend à susciter le plus largement possible un effet d’entraînement au courant qui s’est formé à droite autour de Juppé (Homme à droite mais de gauche) et autour de Macron (homme à gauche mais de droite).

C’est une vision superficielle, dont l’argumentation est basée sur une approche sensible et non intelligible de la réalité. Le phénomène Macron-Juppé n’est qu’une théâtralisation de la politique UMPS qui n’a plus comme recours pour se maintenir en 2017 que d’abandonner le système d’alternance à bout de souffle qu’elle avait installé et de reparaître sous une nouvelle forme écran, plus jeune, plus ci plus là blabla…

Une évolution qui n’amènerait à rien de bon puisqu’elle ne rassemblerait essentiellement que des gens déterminés mais pas lucides et lucides mais pas déterminés, les deux catégories les plus opposées et inefficaces qui soient.

Pour ne prendre qu’un exemple, comme quoi cette présentation de la société française avec d’un côté, «une France qui va bien» (l’élite..) et de l’autre, « une France qui va mal »(les peu diplômés) n’est pas acceptable parce qu’elle obscurcit la vision de la réalité plus qu’elle ne l’éclaire, parler de France qui va bien et de France qui va mal ne traduit de la vie sociale qu’une forme contractée de celle-ci qu’on ne peut que relativiser impérativement sous peine de témoigner à son sujet d’un discours fautif, sinon.

Quand il parle des élites, qu’il rattache systématiquement à sa « France qui va bien », il se trompe. Il s’éloigne de la réalité. Il confond, couche supérieure de la société du point de vue fiscal, social, économique et du point de vue intellectuel, moral, spirituel…une couche de la société que ne recouvre pas que « ceux qui réussissent ». Car l’élite se situe autant dans les couches supérieures que inférieures de l’une et l’autre de ses »France »!

  1. Julien Landfried est membre du conseil scientifique de la Fondation Res Publica. Il a publié Contre le communautarisme (Armand Colin, 2007).


« N’est-il pas enfin grand-temps de faire Bien? » Alors, qu’est-ce à dire en politique, faire bien? I / III

En allant et passant d’un politique à la plupart des autres, n’est-ce pas François Hollande, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, qu’est-ce à dire faire bien?

S’il n’est jamais trop tard – comme on dit – pour bien faire », n’est’il pas souvent trop tard ou grand-temps pour faire BIEN? »

Voyons alors, ce que peut bien vouloir dire concrètement arrêter de « bien faire », d’une part; et « faire bien »… en politique, mais aussi en économie et en société, d’autre part. Et d’autre part encore, voyons dans la foulée, pourquoi, avant de risquer agir « maintenant » dans n’importe quel sens, doit-on d’abord et toujours et de toute urgence voir sur ces questions de quoi il retourne exactement. A ce propos, alors…

Arrêter de bien faire, qu’est-ce que c’est?

Même si c’est formulé en d’autres termes, n’est-ce pas toujours ce qu’on nous dit, d’arrêter de bien faire, souvent avec beaucoup de retard et à tort et à travers? Et n’est-ce pas pourtant ce qu’on ne continue à faire d’autre qui n’est toujours que de bien faire?

Comme ici, avec le diesel qu’on veut nous taxer au prix du sans plomb « maintenant » parce qu’on a laissé pendant trop longtemps l’industrie automobile équiper la plupart des véhicules avec des moteurs qui en consomment pour mieux ensuite retourner cette économie vers l’énergie électrique et mieux ainsi redonner un nouvel élan à un système basé sur le maintien coûte que coûte d’une économie dominante sur une économie dominée dont le peuple ne veut que de moins en moins et auquel système les hommes-de-pouvoir veulent redonner une seconde vie.

Comme là aussi, avec la politique qui est menée en ce moment consistant principalement à tout faire, y compris laisser le chômage de masse se développer, pour nous préparer honteusement et pour le coup à un retour de massue à l’emploi, par un régionalisme outré, organisé surtout au mépris des principes anthropologiques les plus élémentaires, qui privera le plus grand nombre d’entre nous de leur vrai avenir, de leur vraie vie qui leur sont en propre.

Exemple ne serait-ce avec Emmanuel Macron, devenu le chéri de 70 % des français lui vouant quasi sans borne des qualités, des compétences , dont rien ni personne ne semble apparemment pouvoir les dissuader; lui qui pourtant, prêt à tout et tout le gouvernement et plus à l’appui, fait tout pour que l’Etat décide à notre place de – de quoi j’me mêle! – de notre orientation professionnelle et autre.

Peut-on et doit-on alors, continuer comme ça et surtout comment et que faire pour sortir de ces impasses? Chaque chose en son temps, revenons un instant à Emmanuel Macron.

« les jeunes générations veulent être des entrepreneurs, pas des fonctionnaires »

Quand on est un ministre de l’économie, est-ce bien la place de dire, depuis Londres où il se trouvait dernièrement devant un parterre de chefs d’entreprise mécontents du système économique français et qui auraient quitté notre sol soit disant pour cela et s’adressant par médias interposés  à la France, « les jeunes générations veulent être des entrepreneurs, pas des fonctionnaires », semblable à d’autres balivernes de ce genre qu’il a dit par ailleurs, sinon pour nous donner, les jeunes plus spécialement,  en pâture à des chefs d’entreprise afin de les faire revenir en France et de nous persuader que nous avons tout lieu de soutenir sa politique et celle du gouvernement, alors que en s’y conformant, cela le serait au prix inacceptable d’une mise à plat du code du travail et autres – certes nécessaire à bien des égards – mais passée au rouleau compresseur de l’ultralibéralisme mondial: voilà, qui ne doit pas être.

D’autres exemples sont légion. Très bientôt, je publierai un document très synthétique mais assez détaillé tout de même, résumant selon moi, ce qu’ont pu donner plus de trente ans de « bien faire » et en quoi nous n’avons plus d’autre choix dorénavant que de faire bien et en quoi ça peut consister.

Passons tout de suite donc, aux autres chapitres prévus à ce sujet et dont le deuxième s’intitulera: Faire bien en politique, qu’est-ce que c’est?

Et sous l’égide de Johann Wolfgang Von Goethe qui justement disait que le meilleur des gouvernements sera celui qui permettra à chacun de se gouverner lui-même.

En l’occurrence, quand va-t-on crocher dans ce bois dur, qu’il ne faudra pas attendre quand il sera trop tard pour s’y mettre? De quoi méditer pour la suite en attendant plus. A bientôt!

Michel baude

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