ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


Politique et environnement: un système dont le moteur à explosion tourne sur 3 pattes

Assez du politique, des médias et des intellectuels SANS LES CITOYENS!

Le gouvernement veut d’une transition énergétique qui fonctionne: il doit activer le piston citoyen enrayé par près de 50 ans de mise au placard de tout un peuple. Ou c’est tout le système qui explosera. Et comme nous l’a dit Montesquieu des civilisations, il aura péri par l’exagération de ses principes…

Afin donc d’éviter le pire, le clash, c’est bien le moteur à explosion du système qu’il faut revoir, et le piston citoyen qui doit être activé. C’est souhaitable vu la nécessité d’un nouveau départ avant que tout s’arrête, car cela finira ainsi sinon… Mais c’est possible aussi politiquement, financièrement, et autre…

Retrouvons-nous dans un de mes prochains articles qui se proposera de donner quelques pistes concernant ce peuple placardisé, la nécessité primordiale d’une renaissance de la vie politique et la révision du financement des partis appartenant à la majorité qui mettra fin à l’un et qui conduira à l’autre selon moi..


Les gilets jaunes: un mouvement issu de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir

Pendant près de 50 ans, le pouvoir, à l’appui de l’autorité d’une technocraties débridée qui a voulu tout contrôler, n’a eu de cesse pendant ces cinquantaine dernières années d’écarter par trop le pays de la Constitution telle qu’elle avait été conçue dans «la perspective tracée par le général de Gaulle» .

Les lieutenants de cette entreprise de remises en cause douteuses de la Ve République ou de bricolages politiques sortis d’une méthodologie proche du caporalisme ou autre du genre et à visée notamment européistes pour la contourner, n’ont jamais accepté cette réforme de la Constitution engagée par le général de Gaulle en 1962 permettant l’élection du Président de la République au suffrage universel.

Ce fut pourtant une prévoyance qu’il voulut avoir pour que le peuple en cas de grands périls que feraient courir par une tendance que pourraient avoir ceux qui nous dirigent à abuser de leurs prérogatives par exagération des principes républicains, démocratiques définis dans la Constitution.

Globalement, ceux qui nous dirigent depuis si longtemps ne veulent plus de la Constitution (qu’on dit abusivement depuis peu avoir été taillée sur mesure pour le général de Gaulle mais que lui avait voulu pour les français.

Et les membres du gouvernement actuel, prétendument déterminé à faire ce que les membres des gouvernements précédents n’ont pas eu le courage de faire, ne font pas autrement si ce n’est que par un effet trompeur du fonctionnement en zigzag qui consiste dans ce que les gouvernements en place font depuis 50 ans: vouloir faire croire toujours qu’il fait ce que les autres avant lui n’a jamais eu le courage de faire.

Mais nous sommes toujours sur le même registre de langue propre aux abstractions arbitraires du pouvoir.

(Voir prochainement le 2ème épisode d’une longue série d’articles qui suivront sur ce sujet difficile des gilets jaunes, de la colère de tout un peuple qu’on doit à 50 ans d’incurie du pouvoir et en quoi selon moi une révision du financement des partis serait appropriée comme pouvant être une des conditions importantes pour contribuer au succès d’une renaissance de la vie politique devenue par tout le monde ou presque une nécessité primordiale mais à laquelle rien d’aucun bord ne semble encore en mesure d’apporter de réponse qu’embryonnaire ou douteuse).


Tout ira en empirant tant que le peuple ne fera pas entendre sa propre voix.

Griveaux commence à nous chauffer les oreilles, avec son «Le ras-le-bol de ces 40 années où on n’a pas fait les choses !». Car, ce que fait dans la précipitation le gouvernement auquel il appartient va de pair avec ce qu’ont fait dans la lenteur les gouvernements précédents qu’il critique. Griveaux, l’hôpital qui se moque de l’infirmerie, la poêle qui se moque du poêlon, cette manie proprement tyrannique très à la mode surtout depuis 18 mois qu’ont les politiques issus des partis de gouvernement de faire retomber leurs erreurs, leurs fautes sur leurs prédécesseurs qu’ils n’ont surpassés en rien. Sauf en pire ou qu’en apparence.

Que se passe-t-il qui montre qu’il en est bien ainsi quand depuis près de 50 ans ils n’ont fait que « ne pas faire les choses » ce dont accuse Griveaux ses prédécesseurs et ce qu’il appelle agir, soit ce que fait le pouvoir en place sans tenir compte le moins du monde de la situation des français qu’il aggrave de jour en jour. Il n’y a pas de différence. Il n’y en a pas parce que si c’était sur le registre de l’inaction que les gouvernements antérieurs étaient critiquables, ça procédait des mêmes fautes qui étaient au grand jamais de ne pas tenir compte de la situation des français…

Et bien si on comprend ce que parler veut dire, tout ce qu’on doit à l’arrivée d’E Macron ne peut être vue que comme un durcissement des politiques antérieures.

Avant alors de nous demander comment faire pour que ça change, la question devant venir à l’esprit est quand, à partir de quoi tout deviendra enfin possible.

C’est tout simple: lorsque le peuple aura sa propre voix, et qu’il se donnera les moyens politiques de base pour la nourrir, la développer, l’organiser, la faire entendre… S’il veut s’en donner la peine, regarder où il faut, tout cela est à portée de main, à sa portée comme il va s’en rendre compte en emboîtant le pas dans celui des « gilets jaunes »; mais à leur suite politiquement et ce dans l’harmonisation des idées et des connaissances de tous les citoyens…


Sur qui compter parmi les opposants à Macron vus par les français comme pouvant jouer un rôle important…

Que les opposants à Macron se renforcent ne prouve pas que Macron est mis en difficulté . Du moins pas comme on pourrait le penser.

Le tableau que nous dresse Carl Meeus du paysage politique en France montre surtout qu’elle est partagée entre plus de 25 minorités.

C’est en soi assez surprenant. Mais avec ceci de très particulier que parmi celles-ci c’est la minorité que Nicolas Hulot représente qui fait le meilleur score devant toutes les autres figurant au tableau alors qu’il n’est pas un politique mais un ancien présentateur vedette de TV; au même titre que l’astronaute Claudie Haigneré, David Douillet et tant d’autres qui n’en étaient pas non plus des politiques.

Autre particularité, de taille celle-là, ces minorités se présentent globalement en 2 catégories distinctes dont celle qui recueille le plus de soutien est aussi celle qui porte sur les minorités la plus divisées et incapables de s’entendre. Vient ensuite la catégorie des minorités qui recueillent moins de soutiens mais qui concernent des populations plus homogènes qu’il n’y paraît.

Elles peuvent se montrer divisées contre Macron aussi vite qu’elles peuvent se retrouver réunis derrière une même tête de liste qui obéit à celui (en l’occurrence Macron) auquel ces populations se disaient opposées quelques temps avant…


La démission de Hulot va être surtout une occasion pour Macron de durcir sa politique

En quoi Macron est-il affaibli par la démission de Hulot? Nicolas Hulot était son ministre fétiche à ses heures glorieuses jupitériennes qui lui ont permis le – jusques-là impensable – saccage du code du travail, etc, etc, etc.

Premier point. Maintenant que cette page gréco-romanesque est tournée, Nicolas Hulot lui est plus utile à l’extérieur. Car, en même temps, la perte de popularité que le départ du gouvernement de hulot fait subir à Macron, le sert. Par contrecoup.

D’ailleurs en est-il affecté: pas le moins du monde. Il a même dit «souhaite(r) pouvoir toujours compter sur son engagement d’homme libre et convaincu, là où il décidera d’être». Hulot se fera un plaisir de lui savonner la planche si c’est – c’est! – le but du jeu.

Deuxième point. E. Macron n’a pas (n’a plus) besoin d’être populaire. Il a besoin d’être impopulaire. D’abord, ça va affermir ses soutiens en interne. Aussi toutes « les pleureuses » vont le rejoindre. Et pour le reste, il va pouvoir durcir encore plus sa politique antisociale et antidémocratique puisqu’il a plus rien à perdre.

De plus, ce départ de Hulot va profiter aux partis traditionnels qu’on disait déconfits. Il leur doit bien ça. C’est à eux principalement qu’il doit son élection et qu’il la leur devra encore si pour le peuple (dans les grandes lignes) – les miracles dans ce sens n’existent que trop en politique – Macron retrouvait grâce à leurs yeux.

Les montagnes russes avec les intentions de vote sont toujours une question de calendrier et de ne jamais mettre tous les œufs dans le même panier. Plus généralement, et même par définition, ce qui profite aux Républicains, au PS, aux écolos… profite à La République en Marche… Quoi d’étonnant là-dedans, sous des colorations différentes ils adhèrent à la même politique. Ce qui empêche tout libre cours à une vraie démocratie.


Erik Tegnér (LR) « prônant une union des droites »: autant chérir les causes dont on déplore les effets…

Erik Tegnér ne devrait pas faire de vieux os en politique. Il ferait mieux de s’atteler, se concentrer à remettre en place le social et l’économie que Macron a déséquilibré de toute part, à ce qui préoccupe les français et qui leur fait le plus besoin…

Autant chérir les causes dont on déplore les effets pour paraphraser Bossuet. Il me fait penser à ce que disait Shakespeare des feuilles qui poussent en dernier sur les arbres dont Shakespeare disaient qu’elles sont les premières qui tombent en automne…

Cette idée « d’union des droites » n’est pas de nature à rassembler une force en assez grand nombre ni de façon assez unitaire pour affronter la politique de Macron qu’elles disent vouloir combattre. Il est trop loin d’être le seul à l’incarner.

Bon nombre de ses prétendus opposants tant de gauche que de droite n’en sont que des adversaires de façades prêts à le soutenir ou à reprendre le flambeau avec plus de rigidité que lui encore à la moindre occasion…


Le risque pour Macron est le même que pour ses adversaires de façade…

D’après Bernard Sananès (1) «le vrai risque pour Macron» ce serait qu’il ne puisse pas «encore réformer rapidement en profondeur»…

Où va-t-il chercher ça quand ce sont justement ses réformes à tout berzingue antidémocratiques et antisociales qui exaspèrent le plus les français, si ce n’était alors que pour renvoyer à son adversaire de façade en chef (Laurent Wauquiez) pour qui depuis un an ce que Macron «a fait ne produit aucun résultat et qu’on ne peut pas gâcher quatre ans de plus». 

Mais, Bernard Sananès croit-il ce qu’il dit: il y a fort à parier que non! Car, ce que ne peuvent dire les politologues du système, le risque pour Macron c’est que les français en grande majorité comprennent que, de Maël de Calan à Laurent Wauquiez en passant par Valérie Pécresse et de Olivier Faure à Stéphane Le Foll en passant par Benoît Hamon, ce n’est que la sauce qui change.

Mais ça sera le même plat, la même cuisine avec des baratins différents. Sauf que Macron peut dormir tranquille: la France est un pays de minorités en plus grand nombre qu’ailleurs et qui sont incapables de s’entendre intelligemment!

  1. Bernard Sananès, président de l’institut Elabe