ne vous méprenez pas !

"POUR ALLER NI VITE, NI LENTEMENT, MAIS DROIT…"


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Et si ce temps de confinement était une occasion pour devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres ! ¡ ! ¡ !

Confinement pour cause de coronavirus et après. Oui! Je crois que c’est là un vrai sujet et aussi une belle occasion. Je crois également que si nous étions -et ça laisse évidemment de la place à toutes celles et ceux qui auraient ici ou là des choses à m’apprendre (*)- je crois donc que si nous étions préparés dès notre plus jeune âge à devenir plus soucieux et moins sourcilleux les uns envers les autres. Ce virus aurait peut-être été plus vite repéré voire anticipé et il ne se serait pas propagé sur toute la planète de manière aussi virulente.

Apprendre les uns des autres. Quand je vois à quel point les médias, les autorités incendient, c’est bien ça, les réseaux sociaux, alors que depuis 20 ans qu’ils sont ouverts à tous les vents mais aussi à tous les excès, pendant que durant tout ce temps ils ont allègrement laisser faire.

Pire que laisser faire, ils ont souvent -j’ai de nombreux exemples personnels- la modération a été bien des fois à contre courant du bon sens. Il y aurait à faire l’historique de toute la modération depuis l’an 2000 pour mesurer le prix que nous payons de ces excès de tous bords. Nous verrions que ce prix est pour beaucoup celui que nous devons en grande part à la diffusion quasi unilatérale de l’information, une situation qui tient au trop peu de cas, trop restrictif, qui est fait des lanceurs d’alerte. Ce que nous serions chacun en puissance et dans une mesure raisonnable, utile et pour le plus grand bien de la communauté, si nous étions plus soucieux que sourcilleux les uns envers les autres. Et là, je crains pour tout ce qui reste à faire pour nous préparer les uns les autres qu’on n’y soit pas vraiment décidés.

Mais c’était le sens de mon propos d’aujourd’hui: peut-être, et à l’instar de st Paul disant qu’il vaut mieux tirer une opportunité d’une calamité plutôt que de tirer une calamité d’une opportunité, ne serait-il bon de mettre à profit ce confinement, entre autre opportunité, à celle justement se rapportant à cette question.

D’autant que si nous restons trop peu nombreux à nous préoccuper de ce sujet, tandis que ces mots, que ce soit celui de »soucieux » ou de « sourcilleux » sont de plus en plus pris l’un pour l’autre, j’ai peur qu’une fois le confinement sera terminé, les mauvaises habitudes reprenant très vite leurs droits, les choses n’aillent encore qu’en s’aggravant.

  • du reste toute ma vie n’a été que, aussi loin que je me souvienne, que d’apprendre des autres, notamment qu’il faut transmettre)


«Louis XIV créa les fonctionnaires. Ils ont pris ensuite sa place et depuis rien ne va plus…»

Si une évolution vers plus de démocratie participative ne nuit pas, croire que c’est par ce moyen qu’on va régler la crise politique est une erreur: la démocratie doit conserver sa forme représentative initiale. Sur ces points je suis d’accord avec J Julliard; de même que comme lui je déplore qu’on «estime qu’il y ait des régimes préférables à la démocratie».

Pour le reste, je suis beaucoup plus partagé.  Quant à dire par exemple, que, comparé aux «différents régimes qui se sont succédé en France depuis la Révolution française: tous présentent des insuffisances supérieures aux nôtres»; ce, pour dénier que notre démocratie est malade, quand justement des crises politiques toujours plus graves se succèdent à cause des dommages que l’administration lui a infligé, en adjoignant la décision (domaine de l’autorité) à l’habilitation de faire (exercice du pouvoir) seul champs d’application qui lui revenait.

C’est oublier que l’administration telle qu’on la connait de nos jours vient bien des fonctionnaires que Louis XIV a créé il y a environ 3 siècles pour écarter les nobles des fonctions du pouvoir en représailles aux troubles qu’ils occasionnèrent pendant la Fronde.

Le rôle des fonctionnaires était bien alors de se plier aux décisions du roi. Ils détiennent bien toujours ce pouvoir. Sauf qu’en plus de ça, ce sont eux qui décident aussi à sa place.

De là selon moi l’enchaînement des crises où«la multiplicité des facteurs n’est qu’un ensemble de causes et de conséquences secondes qui ne peuvent expliquer celui-ci…

Louis XIV créa les fonctionnaires destinés à travailler à son service pour exercer des fonctions opérationnelles du pouvoir. Mais peu à peu, ils ont pris sa place qui était celui d’exercer les fonctions fonctionnelles du pouvoir soit liées à l’exercice de l’autorité. Ils les exercent également et quasi sans partage dès lors; et depuis rien ne va plus…


L’amateurisme au pouvoir est bien plus critiquable que celui qu’on lui reproche

Malheureusement pour les français, l’amateurisme reproché au gouvernement et à sa majorité n’est pas celui plus que louable que décrit Hollande.

C’est celui qui a donné à Macron, à ses lieutenants et alliés de tous bords une majorité absolue de façade leur permettant de passer au forcing des lois et réformes tout juste bonnes le plus souvent pour produire un simulacre de renouveau sociopolitique et autre. Sans cet amateurisme bien huilé, ils n’auraient rien pu faire des 40 ans d’atomisation de la société que ses prédécesseurs lui avaient apporté sur un plateau. On en est là donc , que grâce -si j’ose dire – à cet amateurisme utile au gouvernement, que ne raillent bidon que leurs amis de l’opposition de façade pour piquer de la voix à toute vraie opposition à cette mascarade de pouvoir.

C’est ainsi qu’ils ont pu casser par exemple le code du Travail qu’ils avaient au préalable soigneusement gavé de clauses devenues bien redondantes comme un fruit mûr. Mais qu’il ne fallait dénoncer que lorsque l’atomisation de la société aurait atteint le quota sans lequel le coup du code du Travail obèse, celui le la PMA pour toutes qu’ils ont donné aux couples de femmes et qui donnera la GPA aux couples d’hommes, celui de la transition énergétique qu’ils ont donnés aux entreprises du CAC 40 qui conduira bon mal an à un accroissement d’un endettement insupportable des ménages…

Sans tout cet amateurisme, tout cela, ajouté à tous les pseudo résultats positifs engrangés depuis 2 ans 1/2, tout cela aurait été remis à plus tard: ce que Hollande, étant de mèches avec eux ne peut nous le dire évidemment ! ! !


Vote de la PMA au Sénat, manichéisme progressiste et mollesse complice des conservateurs

Sans le tour de force extravagant par lequel au cours du temps l’élite dirigeante a fait de la gauche un progressisme et de la droite un conservatisme: deux termes, soit dit en passant, issus de leur vocabulaire, Jamais le Sénat n’aurait voté la PMA qui plus est pour toutes.

Pourquoi a-t-elle été voulue en effet pour toutes, pendant que dans un équilibre droite gauche classique elle aurait dû ne rester accessible que dans des cas particuliers autorisant tout au plus des dérogations; car Bruno .Retailleau président du groupe LR au Sénat avait tout à fait le charisme, les arguments pour gagner la bataille qui était la sienne contre cette loi qui insiste-t-il «dépasse de très loin la seule question de la PMA pour toutes».

Mais, contre toute logique, il l’a quoique de justesse belle et bien perdue. Et tous ses coups d’éclats auront beau le faire rentrer quand viendra l’heure dans l’Histoire par la grande porte, le modèle ultra libéral anglo-saxon  qu’il accuse si justement de toutes parts, c’est tout de même le vote de la PMA qui s’est imposé; et que les espoirs de Bruno Retailleau et de tous ceux aussi qui ne pouvaient compter peu ou prou sur lui se sont évanouis.

Tout cela parce que la vie politique n’étant plus qu’une affaire entre conservateurs et progressistes n’est plus qu’un jeu d’appareils entre les «et-et» (et de droite et de gauche) et les ré-ré (les républicains réunis, réunis pour quoi faire: le plus souvent pour faire bloc avec les progressistes). Là donc est le grand responsable des causes profondes de cet échec; et non comme le prétend Bruno Retailleau, l’égalitarisme ou le dévoiement de l’égalité qui n’est quel que soit le nom qu’il lui donne que le corollaire d’une certaine mise sous tutelle inacceptable de tout vrai rapport droite gauche.

Plus concrètement, jamais le Sénat n’aurait seulement voté cette PMA pour toutes, si la droite et la gauche, à défaut de l’avoir toujours été comme cela aurait dû être depuis le temps, si elles étaient devenue les 2 familles politiques d’idées  et non les 2 familles politiques de personnes qu’en ont fait le progressisme et le conservatisme en réduisant la droite et la gauche à l’état de satellites au service de l’un et l’autre, au cours de ces 40 dernières années.

D’ailleurs, s’il doit souligner par extraordinaire que ce soit qu’une majorité LR se trouve en accord avec des personnalités aussi éloignées politiquement d’eux que Sylviane Agacinski, Michel Onfray, José Bové, Alexis Escudero… c’est bien qu’on est face à un progressisme manichéen et-de-droite-et-de- gauche en sa faveur et un conservatisme mou organisés tous deux en force d’appoint pour faire passer les réformes qui fâchent tout en marginalisant les connexions possibles entre les éléments gênants de l’intérieur comme de l’extérieur…


Pour reconquérir la souveraineté du peuple, « Patience et longueur de temps Font plus que force ni que rage »

Ce que ne peut reconnaître Jacques Julliard* , l’une des têtes pensantes de l’élite dirigeante et en tant que tel précisément, c’est leur échec qui n’est pas que celui d’E Macron…

À savoir, que si en plus de 40 ans de comédie inhumaine du pouvoir ils ont réussi à détruire politiquement la souveraineté populaire que de Gaulle avait donné aux français, ils n’en sont pas débarrassé pour autant. Ils n’arrivent pas à la leur ôter du crâne. C’est dans leur esprit qu’elle est, souhaitons-le, à tout jamais ancrée.

Ainsi, la reconquerront-ils (politiquement) lorsque enfin ils comprendront que là doivent converger tous leur efforts. Aussi, face à cette éventualité, les élites dirigeantes n’ont comme seul recours que le pourrissement de la situation pour faire que le temps joue en leur faveur.

C’est la tactique que J Julliard emploie tout au long de son article à nous bourrer le mou avec son appel à « une nouvelle fêtes de la Fédération ». Tout ça pour nous faire passer d’une ornière dans une autre.

Car si les français sont devenus individualistes, c’est bien à eux qu’ils le doivent et par là qu’ils les tiennent encore aujourd’hui. Le tout étant qu’ils dépassent « leur » individualisme pour faire d’eux leurs petits soldats. Aux français donc de sortir -ils le peuvent- de ces ornières le plus tôt possible par une action réfléchie… Et là ‘y a du boulot! Mais « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage » (La Fontaine) 

*«Le portrait de Macron en «Hamlet au pont d’Arcole» que nous brosse J Julliard est beaucoup plus dithyrambique & beaucoup moins réquisitorial qu’il se veut

ceci afin de faire passer son bilan pour beaucoup plus positif qu’il n ‘est»…  C’est un portrait qui se veut sévère pour faire mine d’aller dans le sens général des critiques dont fait abondamment l’objet Macron à juste et injuste titre; mais ce portrait est un vrai panégyrique en forme seulement de réquisitoire pour mieux le défendre, là où pourtant, et surtout sur son bilan, il serait beaucoup à critiquer…


Nous avons un défenseur des droits, mais nous n’avons pas de « défenseur des lois »

Voilà peut-être aussi ce qui fait le problème qu’on a avec cette réforme des retraites, qui a le défaut selon moi d’avoir -je pense pour plus longtemps qu’on veut bien le dire- mis vent debout: 1) attelé à cette réforme des retraites, un pouvoir qui se met à vouloir trop incarner la justice; et 2) ceux qui la réprouvent -comme c’est tout de même leur droit- à vouloir ne voir dans la justice surtout qu’un rempart pour ne lui opposer pour toute fin de non recevoir, qu’un refus.

Jules Simon* (1814-1896)nous avait prévenu, si « le Devoir est le seul et souverain maître des actions humaines… parce qu’il y a avec lui des accommodements… [tandis qu’il] n’y en a pas avec la Justice. Elle seule [argument-il avec beaucoup de justesse] est immuable, indépendante des opinions et des actions humaines… »

… Là Jules Simon n’épargne ni le gouvernement, ni ceux qui le soutiennent ni ceux qui le réprouvent… Quant à sa conclusion elle est terrible, sans appel et vaut pour tous, du plus grand au plus petit d’entre nous. « Parler de justice là où prime le Devoir c’est, -ajoute-t-il- « quitter la justice, qui est une intuition de l’absolu, pour suivre [les] appréciations vaines [qu’on en a], c’est livrer la morale à ses ennemis, c’est à dire à la passion et à la force ».

Il en est bien ainsi quand nous avons à faire d’un côté à un pouvoir dont le défaut précisément est de se vouloir « juste » (comment le pourrait-il et est-ce là ce qu’on peut attendre de lui?); et avec un peuple partagé entre ceux qui le soutiennent (30 à 36% de la population: c’est pour le moins très peu! et quelle crédibilité ont-il quand nombre d’entre eux appartiennent à des catégories sociales très favorisées pour qui repousser de 3 à 5 ans l’âge de départ à la retraite ne posent réellement aucune difficultés?) et, ceux qui trouvent cette réforme « injuste » (60 à 70% de la population, et là ça fait beaucoup, mais de l’un à l’autre que représentent-ils en proportion du peu de solutions et autre qui les rassemblent?).

Aussi, je le maintiens, nous n’avons pas -si ce n’est Jules Simon peut-être?- de défenseur(s) des lois, quelque chose qui aiderait à une sorte de co-traitance peuple élites pour ce qui est de retendre s’il y avait besoin des liens élus citoyens.

C’est peut-être ici ou là où trouver le préalable aux réformes que tout le monde appelle de ses vœux mais avec un manque de recul évident… *Jules Simon, Philosophe, homme politique, auteur entre autre de « Le Travail » et « Le Devoir »…


Tocqueville, l’anti-capitalisme et l’anti-communisme qu’il renvoie tous 2 dos à dos

Le problème qu’on a avec le duel, Alain Badiou et les exaltés du libéralisme, c’est l’anti-capitalisme des premiers et l’anti-communisme des seconds.

Si d’ailleurs Nicolas Baverez peut dire que «Tocqueville (1805-1859) nous permet de comprendre la crise que traversent nos démocraties», ce n’est pas seulement comme il le dit en raison du risque de décrochage d’un pouvoir laissant le champs libre à des forces faisant courir à la démocratie de voir l’État brimer toute liberté au nom de la volonté du peuple.

Il aurait très certainement renvoyé les uns comme les autres dos à dos.

Car si son temps était de dénoncer les dangers que faisaient courir à la liberté au nom de la volonté du peuple, le risque n’était pas encore comme actuellement au danger que fait aussi courir la liberté poussée à outrance à une partie de cette volonté populaire dans ce que le pouvoir a à entendre d’elle…